J'ai fait du grec
(25 avril 2009)
J'ai revu ma pneumologue.
Elle est enceinte, et il paraît que c'est un deuxième garçon.
A part ça, je vais bien: aucune bactérie détectée par les analyses de crachat ou de sang, un taux d'anticorps certes un peu curieux, mais rien d'inquiétant. Je reste juste dilatée des bronches, c'est-à-dire fragile. Pour éviter une prochaine pneumopathie, je devrai me faire vacciner contre la grippe et mon ex-copain le pneumocoque; et aussi fuir toute personne malade, ah ah ah, comme elle dit, étant prof, ça risque d'être difficile. Et les cours de langue avec un masque sur la figure, je ne suis pas sûre que ce soit très efficace (pédagogiquement, je veux dire).
Pneumopathie. C'est juste un habillage grec pour dire "maladie du poumon". Rien de plus, mais les médecins aiment bien déguiser les maladies en grec. Ils disent "phlyctène" au lieu de cloque ou pustule, ça fait savant (et beaucoup plus propre, aussi). Evidemment, pour des patients qui ont fait un peu d'études, c'est un peu décevant. Mon papa aime bien raconter que, étant allé consulter pour des maux de tête à répétition, il avait cloué le bec au médecin qui avait diagnostiqué une "céphalalgie": "Oui, c'est ce que je vous ai dit en arrivant", a répondu mon papa, professeur de lettres classiques. Céphalalgie, de "képhalè", la tête, et "algos", la douleur.
Certes, il y a encore des gens qui ne maîtrisent pas le grec. Et même, il y en a de plus en plus. Des racines qui pourraient être connues ne le sont pas. Ainsi ma mère ne se rappelait plus le nom de son examen (elle va très bien aussi, merci), quand j'ai suggéré "endoscopie...", terme à mon avis générique pour le passage d'une caméra miniature à l'intérieur du corps par des voies plus ou moins naturelles, elle m'a corrigée: "Hystéroscopie". Ben oui, lui dis-je, "hystéro-", ça veut dire "utérus", en grec. "Oui, mais je n'ai pas fait de grec, moi", me répondit ma mère. D'accord, néanmoins ce n'est pas vraiment en cours de grec que j'ai rencontré beaucoup d'utérus, non plus. Le passage le plus sexe dont je me souvienne, c'est ce pauvre Oedipe racontant qu'il avait labouré le sillon déjà labouré autrefois par son père. Non, l'utérus grec, je le connais à cause de l'hystérie, maladie considérée comme féminine; et, comme ce qui caractérise la femme, c'est son utérus (voir l'anglais "women", paraît-il apparenté à "womb", l'utérus), la maladie a reçu le nom grec de cette caractéristique féminine. Ma mère, même sans avoir fait de grec, aurait pu le savoir; d'autant que sa mère à elle avait subi une hystérectomie.
Enfin, avec ce mot savant, ma mère a au moins eu l'impression de passer un examen sérieux (je ne dis pas qu'il ne l'était pas; mais pour le médecin, c'était probablement un examen de routine). Quant à moi, les "-scopies" ne m'impressionnent plus vraiment.
Libellés : langage, santé
J'ai refait du grec
(28 novembre)
A la cantine, une collègue et moi nous sommes gentiment fait chambrer à cause de ce que nous avions regardé à la télé samedi soir. Il faut dire que nous avons habituellement l'une et l'autre du mal à suivre les conversations sur les émissions en vogue, que nous n'avons pas le temps (ni l'envie) de regarder. Or, samedi, nous étions devant notre
petit écran à regarder les reconstitutions historiques des batailles de Marathon et de Salamine, docu-fiction "en grec ancien et persan sous-titrés", comme s'en vantait la chaîne franco allemande. Si la collègue a beaucoup apprécié les reconstitutions et images de synthèse, j'étais, moi, en compagnie d'un connaisseur qui m'a fait remarquer quelques incohérences. K. m'ayant aussi demandé si c'était bien du grec ancien qu'on entendait, je me suis plus intéressée à la langue (que je n'ai pas
pratiquée depuis près de 20 ans).
Au début, j'ai eu un peu de mal. Et puis des mots m'ont sauté à l'oreille, comme
hudor, l'eau, prononcé avec un h aspiré pour marquer l'esprit rude. J'ai constaté aussi que l'un des acteurs principaux devait être un grec moderne. Il prononçait en effet les thêta comme des
th anglais et les chi comme des
ch allemands. J'ai eu un peu de mal avec des formes qui me paraissaient des pluriels, jusqu'à ce que je comprenne qu'il s'agissait en fait de datifs, et que les acteurs prononçaient les iotas souscrits (
en toï polemoï, au combat). En somme, il m'a semblé que j'avais encore de beaux restes. Et puis, je suis dit que les films en version originale sous-titrée étaient vraiment une bonne chose quand on apprend une langue: sans tout comprendre, on repère nécessairement des mots; et parfois, on a la bonne surprise de décoder une partie du message avant qu'elle ne soit traduite, les différences de construction entre les langues entraînant un décalage entre ce qui est prononcé et ce qui est écrit. Du coup, j'ai décidé de passer un extrait de film à mes cinquièmes.
Comme quoi, même un samedi à 22 heures, je reste prof (et passionnée de langues).
Libellés : école, langage, loisirs
J'ai fait du grec (2)
(6 mai 2009)
Le retour des vacances de printemps est pour les profs le moment de l'arrivée des "specimens enseignants", manuels gratuits envoyés par les éditeurs qui espèrent les faire adopter par l'établissement. L'enseignement de l'allemand étant en voie de disparition, et les principaux éditeurs ayant renouvelé leurs séries pour l'allemand récemment, je n'attends pas grand'chose.
Mais j'ai quand même eu un catalogue. Avec une petite double page pour l'allemand. Alors j'ai feuilleté, en avant et en arrière, et que vois-je? Un manuel de grec. Même deux. MES manuels de grec. Ceux avec lesquels j'ai découvert cette langue il y a plus de 20 ans. Toujours en usage!
Vous me direz, en 20 ans, le grec n'a pas tellement évolué. Et "Héphaïstos est un dieu boiteux" depuis au moins 2000 ans, alors!
Alors? Dans mon souvenir, ces manuels sont en noir et blanc. Les seules illustrations sont des gravures, je ne me rappelle pas une seule photo. Il me semble que l'éditeur aurait pu, tout de même, faire un effort et moderniser un peu sa présentation, histoire de rendre cette antique langue un peu plus attractive. Parce que, de toute façon, on n'aura jamais d'enregistrement mp3 de Platon ou d'Aristophane...
Libellés : école, humeur
Mon papa était content
(11 novembre)
Bien qu'ayant enseigné les lettres classiques pendant des années, mon papa n'avait encore jamais posé le pied dans un pays où on parle grec. Certes, Chypre n'est pas une île grecque (bien qu'on y voie pratiquement plus de drapeaux de ce pays que de drapeaux chypriotes) et n'est même pas dans l'espace Schengen, mais enfin on y parle un dérivé de la langue d'Homère. Et pour qui a fait du grec ancien, il est toujours possible de déchiffrer le grec moderne. Et même de comprendre quelques mots au passage (et de plus en plus en plus de mots au fur et à mesure du séjour -
Prosochi parakallo). En ce qui concerne mon papa, il était même capable de lire les journaux et de comprendre globalement ce qui s'y disait.
En dehors de la langue, bien sûr, ce qui intéressait mon papa, c'était aussi la culture. Il a dû voir déjà des sites antiques en Afrique du Nord (avec ses parents, il y a une éternité), et aussi en Italie. Mais c'étaient des ruines de Rome, et non d'Athènes. Là, il s'est régalé de colonnes doriques et de mosaïques. Il était fier, aussi, quand je lui ai dit que non seulement j'avais déchiffré l'inscription "
oi prôtoi oinon piôntes", mais qu'en plus, je l'avais comprise ("les premiers buveurs de vin"). Et il était ravi de constater que ses petits-fils ont déjà quelques notions de mythologie. Ce la lui donne certainement le sentiment d'avoir transmis quelque chose.
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| La mer (et mon papa) à Paphos. |
Ce qui a moins plu à mon papa, qui aime bien râler, ce sont les groupes de touristes. K. ne les aime pas non plus: au musée archéologique de Nicosie, nous avons laissé passé un premier groupe devant nous, pour nous retrouver coincés, des touristes Allemands arrivant derrière. Leur guide, moyennement aimable, a demandé à mon papa, qui prenait son temps devant une vitrine, de se pousser. "
They want to hear", a-t-elle dit. Ce à quoi elle s'est vu répondre "
I want to look".
Quand j'étais petite, je ne savais pas où me mettre quand mon papa se mettait à râler. Là, j'ai laissé faire aussi. Jusqu'à ce que le guide dise à son groupe, en
a parte et avec l'impunité de ceux qui pensent qu'on ne les comprend pas, quelque chose qui ressemblait à "...
Greis". Et là, mon sang n'a fait qu'un tour. Certes, mon papa commence à vieillir, mais ce n'est pas encore un vieillard ni un pauvre vieux, et je me suis retournée pour dire à cette pimbêche qu'elle pouvait rester polie, non mais ho: "
Seien Sie nicht unhöfflich, ja?" Paf! Ca lui a cloué le bec. Et aucun membre de son groupe n'a dit quoi que ce soit non plus. Pas de chance, nous sommes une famille cultivée et polyglotte.
(Et encore quelques photos de Chypre à suivre, programmées pour passer des lundis au soleil.)
Libellés : humeur, loisirs
Huit ans de grec
(26 octobre)
Réponse deux en une aux interrogations de Bleck sur ma scolarité modèle.
Ce n'est pas pour me vanter, mais j'ai fait huit ans de grec ancien. De la quatrième au concours de l'Ecole Normale Supérieure, où j'ai fini par obtenir la note de 29/60 en version, ce qui est vraisemblablement la raison pour laquelle j'ai été sous-admissible.
Pour les non-initiés, j'explique: la sous-admissibilité, à l'époque, était une mention purement honorifique, qui ne permettait pas de passer l'oral mais donnait une équivalence de DEUG en n'importe quoi. Y compris en droit, je crois, car un ancien élève de mon Papa a usé de ce stratagème pour passer directement en année de licence.
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(Mont Palatin)
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En ce qui me concerne, je n'ai pas utilisé cette possibilité. J'avais déjà acquis les UV (pour les jeunes: on parlait d' "unités de valeur") nécessaires au DEUG (on dit "L1 et L2", aujourd'hui) d'allemand, en partie par équivalence, en partie en passant un examen (pour la linguistique historique) au début de ma deuxième khâgne. Car oui, j'ai redoublé cette deuxième année de classe préparatoire. J'en ai profité pour faire inverser sur mon bulletin les langues vivantes, afin d'obtenir une équivalence de DEUG d'anglais (en faisant croire à l'université que c'était là ma première langue vivante). Diplôme que j'ai obtenu par ailleurs en passant aussi les examens de deuxième année.
Je crois que j'ai passé ces examens en septembre, parce qu'en fin d'année, j'étais déjà bien occupée avec le concours de Normale Sup. Et j'ai dû profiter de l'été pour lire les cours qu'une bonne fée m'avait procuré. J'ai passé aussi, après trois ans de classe préparatoire, les examens de troisième année en allemand. Et obtenu sans difficulté les UV de traduction et de grammaire. Mais pas celles de littérature ni d'histoire. Et il devait me manquer aussi des UV complémentaires.
Et c'est ainsi que j'ai, en quelque sorte, redoublé ma licence (alors que j'avais aussi été autorisée à tripler la khâgne). Il a bien fallu suivre les cours sur le romantisme allemand et les Discours à la Nation allemande de Fichte. Et comme unité complémentaire, j'ai réussi à m'inscrire en cours de russe, bien qu'il ait théoriquement été impossible de commencer un cours pour grand débutant en troisième année.
D'une certaine manière, j'ai donc été redoublante deux ans de suite, mais pas dans la même filière...
Libellés : école
Intolérante
(14 février)
J'aime le français, ses mots et sa grammaire. J'ai une maîtrise de la langue probablement supérieure à la moyenne, forcément, un père prof de lettres classiques n'allait pas laisser ses enfants dans l'ignorance des plaisirs linguistiques. Soyons honnête, ça ne m'empêche pas de faire des fautes, j'en ai même corrigé (tiens, et pourquoi je ne le sens pas, là, l'accord avec le COD?) récemment d'assez laides trouvées dans les archives de ce blog.
Le problème, c'est que l'ignorance des autres me navre et m'exaspère. Je ne supporte pas qu'on oublie d'accorder les participes ou qu'on écrive "tâche" quand il s'agit d'une saleté. Si ma lessive venait à bout de toutes les tâches, elle repasserait le linge, aussi. La traductrice imbécile qui croit qu'on peut "prétendre s'intéresser à une vitrine" m'agace aussi, parce qu'on m'a appris au lycée que "
to pretend", c'est
faire semblant. Prétendre, en français, signifie revendiquer ou affirmer avec force.
Mais les fautes d'accord, de traduction ou de grammaire qui m'écorchent les oreilles (ou les yeux) ne sont rien à côté des lacunes lexicales de mes élèves. Je me souviendrai longtemps de la fois où il a fallu que j'explique le mot "
chaotisch", qui est absolument transparent, à condition cependant de connaître le sens du mot
chaos en français. Parfois, je m'en amuse, comme lorsque je leur dis de regarder à l'antépénultième ligne du texte. D'autres fois, je tombe des nues, parce qu'ils ne connaissent pas un mot qui me paraît évident (heureusement, il y a des dictionnaires dans la plupart des classes).
Certains sont plus durs de la comprenette que d'autres: il y en a un qui ne s'habitue toujours pas à ma façon de conjuguer le verbe s'asseoir. Je lui répète pourtant inlassablement chaque semaine "assieds-toi". Mais je suppose qu'il est incapable de conjuguer correctement ce verbe. Certes, même la surveillante à qui mes cinquièmes ont demandé de l'aide l'autre jour ne fait pas mieux. J'avais demandé aux élèves de traduire "il est assis devant la télé", et elle leur a expliqué que c'était une phrase au passé composé. Non Madame, c'est du présent; tu me reverras toi aussi la conjugaison du verbe s'asseoir, qui est pronominal (encore un gros mot).
Quand on est ignorant, au moins, on ne fait pas semblant, comme cette autre traductrice qui fait mine de savoir le grec, se permettant de mettre des notes là où l'auteur n'en avait pas mis (décidément, quand le COD est
en, je n'accorde pas). Quand l'auteur juge qu'il faut une explication, elle ajoute une paraphrase de l'expression grecque dans son texte. Pour le reste, elle ne met rien, jugeant son lecteur assez fin pour comprendre que
kyria veut dire Madame. Alors, la traductrice aurait mieux fait de s'abstenir, parce qu'elle ne commence à traduire le grec qu'à partir de la deuxième occurrence. Manifestement, elle ignore que
nero, parakalo veut dire "de l'eau, s'il vous plaît" (ah oui, moi, quand je vais
quelque part, je m'efforce de comprendre ce qui se dit autour de moi, ça me permet d'étaler ma science, comme la confiture, après).
Libellés : école, langage, psyché
Examen de routine
(3 février)
Au départ, je voulais juste un certificat médical de non contre-indication à la pratique de la danse.
Ca s'annonçait un peu compliqué, parce que mon médecin traitant est parti en retraite, et que les autres ont déjà suffisamment de patients. Mais le cabinet médical local a bien voulu me donner un rendez-vous avec un des médecins.
J'y suis allée avec le P'tit Mousse (qui fait de la danse aussi), et le médecin a procédé à son examen de routine, qui inclut une palpation de la thyroïde. Et là, il a senti un truc, un "nodule" qui expliquait la grosseur qu'il m'avait semblé apercevoir dans le miroir (après coup, c'est facile à dire). Comme ce nodule m'était par ailleurs inconnu (je veux dire, aucun médecin ne l'avait détecté, et aucun examen n'avait confirmé sa présence), le médecin a lancé la procédure, qui commençait par une échographie. Ensuite, sil nodule il y avait, il faudrait sans doute faire une ponction.
Il y avait nodule. Le médecin-échographiste qui l'a vu et mesuré a dit qu'il fallait faire une cytoponction (si, Monsieur le correcteur orthographique, ce mot existe, il désigne un prélèvement de cellules, espèce d'ignare, apprends le grec ancien!). J'ai donc pris rendez-vous pour faire la lumière sur cette affaire le 13 décembre. Le jour J, j'étais en avance, mais on m'a envoyée tout de suite en salle d'examen, et le médecin a tenu un discours très rassurant, tout en m'expliquant que je n'aurais pas les résultats moi-même, mais qu'ils passeraient par mon médecin traitant. Les choses devenaient donc sérieuses.
Trois jours plus tard, le médecin qui avait prescrit l'échographie initiale me téléphonait pour savoir qui était mon médecin traitant. je lui ai rappelé que je n'en avais plus, et il avait l'air bien embêté de devoir m'annoncer lui-même ce qu'il avait reçu. Donc, les nouvelles n'étaient pas bonnes. Il a trouvé un créneau dans l'après-midi même (quel chouette début de vacances) pour me dire qu'il y avait des cellules suspectes, dans ce prélèvement, et que donc il fallait enlever le nodule, et peut-être même toute la thyroïde avec, vu l'emplacement du machin. Le nodule est devenu tumeur, il me fallait un médecin traitant et il fait la déclaration illico, et puis il a lancé une procédure d'ALD (affection de longue durée) pour couvrir la suite. Il était plutôt pessimiste et envisageait déjà un traitement à l'iode radioactif. Il a appelé lui-même le secrétariat de l'ORL auquel il m'envoyait, et j'ai eu un rendez-vous le mercredi suivant.
L'ORL, lui, a été plus rassurant. Selon lui, pas d'urgence. l'opération a été programmée pendant les vacances de février (le 14, une date qui ne s'oublie pas), et il parle d'enlever seulement la moitié de la glande. Ce qui m'éviterait peut-être le traitement substitutif à vie. Les analyses sanguines sont normales (la thyroïde et les para-thyroïdes semblent fonctionner normalement) et il n'y a pas de signes cliniques inquiétants. Il ne reste plus qu'à voir l'anesthésiste, la semaine prochaine.
Libellés : humeur, santé
Non, rien...
(11 avril 2015)
Je suis en vacances, nananèreuh! Et vous savez quoi? Grâce à la subtile réforme des zones de vacances scolaires, l'an prochain, la Bretagne sera encore dans la première zone de congés; ce qui veut dire 12 semaines de cours après les vacances de printemps, au primaire du moins. L'élève, je le rappelle, et ses rythmes biologiques, sont au centre des préoccupations. Paraît-il.
A part ça, je suis plutôt de très mauvaise humeur, à cause de cette fichue réforme des collèges, qui supprime les classes bilangues auxquelles l'allemand devait son léger regain. Si un jour on m'avait dit que je serais d'accord avec la P e e p sur un point, j'aurais été fort surprise. Et pourtant, cette fédération de parents d'élèves crie au nivellement par le bas et regrette la disparition des classes bilangues et européennes. Pour une fois qu'il y avait un truc qui fonctionnait bien, que les élèves apprenaient réellement à parler une langue étrangère avec plaisir, paf! on supprime. Et tant qu'à faire, on diminue (encore) les horaires des langues mortes, c'est trop élitiste.
Mais punaise, ils n'ont que des enfants "normaux", les ministres? Ils n'ont jamais croisé un enfant un peu plus intelligent, qui s'ennuie parce que l'école ne lui donne pas suffisamment à apprendre? Sans parler du Pirate, j'ai eu (et j'ai encore) des élèves brillants, nettement au-dessus du lot, auxquels le système scolaire ne propose rien, en dehors peut-être du saut de classe. Une élève de collège, qui étudiait l'allemand depuis la sixième, le latin, et avait choisi une initiation à l'espagnol en prime (le principal avait de l'ambition pour nos élèves, lui), et qui avait 18 de moyenne encore en troisième. Il y a des enfants avides d'apprendre. Des "jeunes" qui méritent de la confiture et auxquels, sous prétexte d'égalité (et d'austérité), on donne le même pain sec qu'à tout le monde. Mais ne devrait-on pas offrir plutôt à chacun selon ses talents? Proposer aussi aux jeunes des banlieues de faire du latin (ou du grec), plutôt que de faire disparaître ces langues pour tous?
Et quand les syndicats lanceront-ils une action claire contre ce projet (entériné, donc), auquel ils sont paraît-il opposés?
Libellés : école, humeur
Vétérinaire
(3 juin 2008)
Vous avez failli avoir une note hier, mais juste au moment où je m'identifiais, je me suis souvenue que les chats avaient rendez-vous chez le vétérinaire vingt minutes plus tard. Donc je les ai attrapés sournoisement au milieu de leur sieste, mis dans leur boîte (oui, au singulier, n'appelez pas la SPA, je vous assure qu'ils préfèrent voyager ensemble) et amenés chez les médecin des animaux.
Comme d'habitude, l'homme de science a tenté de me vendre des croquettes à plus cher, parce que, vous comprenez, les Friskas, c'est bien, mais c'est plein de minéraux pas digestes, et tous les chats finissent par faire des calculs. Et puis, d'accord elles sont un peu (juste un peu?) plus chères, mais elles sont assimilées à 80%, contre 45% pour les Whisbees, donc, en fait, on en donne moins aux chats. Qui de toute façon les trouvent moins "appétantes". Oui, oui, Monsieur. Alors je prends les échantillons, ok, mais je ne pense pas revenir tout de suite pour le gros paquet. Ma belle-mère a eu une chatte qui a vécu 19 ans sans croquettes médicalisées, et qui n'a, je crois, jamais fait non plus de calculs rénaux.
A part ça, le vétérinaire, il se prend un peu pour un pédiatre, des fois. Il dit qu'il va piquer "dans la fesse", alors que les animaux n'ont pas de fesses, et s'il me dit des mots comme "appétant", je l'autorise à parler de "postérieur" ou d' "arrière-train", je vais comprendre aussi bien. Et, une fois les pauvres "fifilles" vaccinées, il me dit qu'elles "ont été bien courageuses". C'est vrai qu'elles n'ont pas émis un son, contrairement à Numérobis lors de son dernier vaccin.
Là où le jeu "vous êtes la maman" marche moins bien, c'est quand il me dit que tiens, j'ai mis des colliers de couleurs différentes pour les distinguer. Parce que mes deux chats sont noirs. Alors qu'une maman confond très rarement ses jumeaux. Et les fermiers distinguent aussi très bien leurs vaches, même si elles ont la même robe. Donc, il devrait savoir que deux chats noirs ne se ressemblent pas forcément comme deux gouttes d'eau. Si vous voulez savoir, "mon chat", la plus vieille, a le museau un peu plus long et elle est plus menue. La plus jeune a le "nez grec" et les talons pelés; et aussi une tache blanche entre les pattes postérieures, mais c'est plus difficile à observer. Je ne vous parle pas même pas du caractère ou des capacités de l'une et de l'autre. Le collier, c'est pour les enfants et tous ceux qui ne voient pas mes chats assez souvent pour arriver à les distinguer.
S'il comptait me flatter dans l'espoir de me voir revenir plus souvent, c'est raté. Parce que 100 euros par an, ça va bien, non mais oh!
Libellés : chats, humeur
J'ai descendu dans mon jardin...
(22 juillet 2020)
Et pour cueillir du romarin, je n'ai pas à aller très loin. Le bac à plantes aromatiques est à deux pas de la porte de la cuisine. C'est pourquoi Flourig va encore jusque là, elle qui s'éloigne le moins possible de la maison.
J'ai lu récemment que le romarin éloigne les mites, je crois que je vais tester la chose...
Pour manger de la rhubarbe, il faudra attendre encore un peu, mais le plant acheté cette année se porte beaucoup mieux que celui que nous avions planté il y a deux ans.
(Il faut dire aussi que Granit lui apporte régulièrement de l'engrais, hum...)
Pour les poires, qui poussent sur le poirier (évidemment!) qui fait de l'ombre à la rhubarbe le matin, je ne sais pas encore si nous pourrons les manger.
Elles ont l'air bien, comme ça, mais le poirier est atteint de tavelure. C'est peut-être la raison pour laquelle il nous a fallu plusieurs années pour comprendre que c'était un poirier... Il y a deux ans, nous avons pu manger quelques fruits, mais le plus souvent, ils sont trop abîmés pour être consommés. Cette année, la météo semble être de notre côté, mais j'ai tout de même aperçu quelques fruits marqués. On verra bien.
Ce que nous attendions aussi avec impatience, c'est que la liane plantée il y a quatre ans, au moins, se décide enfin à porter des fruits. Il faut dire que nous ne l'avions jamais vraiment taillée correctement. Mais ce printemps, enfin, le P'tit Mousse et moi avons vu les premières fleurs. Il y en avait cinq. Pourtant un seul kiwi arrivera peut-être à maturité.
Et puis, dans le jardin, il y a des invités.
Certains sont ravissants, comme ce caloptéryx:
(Moi qui ai fait du grec, je sais que calo-ptéryx, ça veut juste dire qu'il a de belles ailes.) Le P'tit Mousse me dit qu'il a vu aussi une grande libellule jaune, ce qui est une mauvaise nouvelle pour les larves de moustiques.
D'autres hôtes ont l'air tout à fait charmants, eux aussi, mais on se passerait bien de les voir grignoter les plantations:
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| (escargot des bois) |
Heureusement, on trouve aussi parfois des visiteurs discrets qui se font un festin des gastéropodes.
Oui! Il y a un hérisson dans mon jardin, ou peut-être dans celui d'une des deux voisines, il y a suffisamment de tas de bois pour qu'il ait pu s'y installer, et il passe facilement d'un jardin à l'autre, parce qu'il n'y a pas de clôture. Celui-là, on aimerait bien qu'il reste!
Enfin, j'ai laissé les ronces envahir ce qui fût une haie. Elles cachent les troncs sans feuille, de notre côté, et comme ça, nous avons des mûres dans le jardin.
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| (Il se peut que l'image soit à l'envers, j'ai dû la positionner sans mes lunettes.Mea culpa.) |
Libellés : loisirs, maison, régions
Et les langues?
(10 décembre)
Aujourd'hui, on parle de la réforme des lycées. Avec, en ligne de mire, la suppression de l'histoire-géo en TS et les Sciences Economiques et Sociales. En ce qui concerne l'histoire-géo, je me demande dans quelle mesure la manoeuvre ne vise pas à convaincre les bons élèves littéraires d'aller en L, nom d'une pipe, au lieu de se fatiguer à faire des maths. D'autant que l'option maths réapparaît avec un vrai contenu (celui de TES) en TL.
Bref. Je ne suis pas prof d'histoire-géo, mais je sais que j'ai des élèves de TS que cette matière intéresse, et qui veulent pourtant être ingénieurs ou médecins.
Donc je parlerai plutôt de ce qui me concerne moi, et dont personne ne parle: les langues. Il paraît que le ministre voulait revaloriser les langues en section littéraire. C'est sûrement pour ça que l'horaire de langues en L diminue, pour être réduit à 4h30 globalisées pour deux langues, comme dans toutes les autres sections. Et un élève qui prendrait l'option maths, ou du latin (il n'est même plus question du grec?) ne ferait pas plus de langues vivantes. Pardon, le "langues de communication". C'est dit comme ça, et ça me révulse. S'il s'agit seulement de communiquer, il y a, excusez-moi, des langues qui n'ont plus leur place dans l'Education Nationale: j'arrive à peu près à me débrouiller quand je vais en Italie, sans jamais avoir étudié la langue. Exit aussi l'espagnol avec ses subjonctifs qu'on n'apprendra plus.
Certes, il est prévu une option de renforcement d'une langue vivante, 3h par semaine. J'espère qu'on aura le droit d'y faire un peu autre chose que de la communication. Parce qu'il ne faut pas croire, mais même mes élèves de S posent parfois des questions de grammaire assez pointues. Ils ne veulent pas juste commnuniquer, ils veulent comprendre le fonctionnement de la langue pour l'utiliser correctement. Je me souviens aussi de l'exclamation d'un élève, visiblement ravi, quand nous avons amorcé l'étude d'un texte de Zweig, l'an dernier: "Ah, ben lui au moins, il est connu!". Le nivellement par le bas est une imbécilité, cessons de prendre les élèves pour des crétins qui cherchent la facilité.
Mais il paraît que l'association des professeurs de langues vivantes est satisfaite, la réforme va dans le sens de ses demandes. Ah? Peut-être à cause de la généralisation des "groupes de compétences". C'est certes une bonne chose, mais il faut la pousser jusqu'au bout: amener ceux qui le peuvent aussi loin que possible, et supprimer les épreuves du bac telles qu'elles sont pour proposer aux élèves, quelle que soit leur section, un examen correspondant à leur niveau en langue, et dans les 5 compétences: bon, alors, toi, tu es peut-être en L, mais n'espère pas dépasser le A2 en anglais, ta compréhension de l'écrit est vraiment trop limitée, et toi, l'élève de S, tu dois pouvoir décrocher un B2 si tu fait un effort en expression orale en continu.
Et puis il y a, en L toujours, cette fameuse nouvelle matière: littérature étrangère. Puisqu'on ne l'étudie plus en cours de langue... C'est une "DNL", discipline non linguistique, qui sera donc, normalement, enseignée par un professeur d'une autre matière (a priori quand même un collègue de lettres modernes!) en langue étrangère. C'est à dire très certainement en anglais, puisqu'il n'y a souvent qu'une classe de L par lycée, et qu'il paraît peu rentable de faire de petits groupes. Sans parler de la difficulté pour trouver, au moins au départ, suffisamment de professeur habilités à enseigner en étranger. La cohérence voudrait que le programme se concentre alors sur la littérature anglo-saxonne. Dommage pour Goethe, Dante et Cervantès.
Bien sûr, il n'y a encore aucun programme ni aucun modèle d'épreuve de bac disponible. Et comme à la veille de chaque grande réforme, je vais être en congé au moment crucial...
Libellés : école, langage, service public
A sec
(10 juillet 2026)
Cet hiver, il a beaucoup plu. Je crois qu'on avait établi un record de jours successifs sans soleil. On n'en pouvait plus de toute cette eau, et on voulait... autre chose.
Avril a été conforme à un mois d'avril, plutôt clément par ici. Et puis en mai, ma foi il a fait frais, et je me souviens d'avoir ressorti mon dicton "en mai, remets ton gilet".
En juin, on a vu fleurir cet affichage dans les abribus:
Parce qu'il commençait à faire chaud, et que la Bretagne avait atteint un premier niveau d'alerte sécheresse. Et puis, on a eu une première vague de chaleur, si inattendue que les corps ont souffert: le P'tit Mousse a saigné du nez tous les jours. Il en a un peu plaisanté, faisant le compte des cours / salles / professeurs qui avaient été témoins de ces épistaxis*.
Comme j'avais repéré des ventilateurs sur le bonqwoin, je me suis dépêchée, au moment où on annonçait la deuxième vague de chaleur, d'en acquérir un. Cet objet est indispensable dans la chambre occupée par le P'tit Mousse, sous le toit. Et nous avons relativement bien supporté cette deuxième vague, peut-être aussi parce qu'elle a duré moins longtemps.
Les températures un peu descendues, et juste avant deux jours fort humides (on parle de crachin breton, seulement, pas de grosses pluies dévastatrices), j'ai tondu mon herbe. Je me suis vite rendu compte que c'était probablement la dernière fois que je passais la tondeuse avant longtemps; mais il fallait bien couper la tête aux herbes folles, non?
Et puis la troisème canicule est arrivée. L'herbe jaunit, j'ai cru rêver quand j'ai vu un employé municipal tondre les bordures, lundi: deux jours plus tard, ce qui était encore un peu vert dimanche avait pâli. Et dans l'après-midi de ce mercredi, j'ai reçu ça:
Ce qui m'étonne, c'est que le préfet avait pris sa décision dès le vendredi 3, et que les mairies et les citoyen·es n'ont été informé·es que 5 jours plus tard. Comme ça tout le monde a eu le temps de laver sa voiture / remplir sa piscine / noyer son jardin. Mercredi matin (à 10 heures), j'avais été un peu choquée de voir que la mairie faisait encore arroser les fleurs des plates-bandes.
Chez moi l'herbe tondue est jaune, il ne reste d'un peu vert que la partie laissée vaguement en friche (parce que la nouvelle rallonge est trop courte, excellent prétexte pour vérifier les bienfaits de l'absence de tonte), les pissenlits et autres adventices craquent sous les pas, les fleurs grillent, bien que les pieds des arbustes soient à l'ombre les uns des autres. Je n'arrose que la menthe, la sauge et la mélisse, qui sont à mi-ombre, et la verveine et les framboisiers, qui souffrent énormément. Et bien sûr, j'attends le soir pour effectuer cet arrosage, avec l'eau que le chat n'a pas bue et qui est celle que je tire du robinet en attendant qu'elle chauffe pour la vaisselle.
J'ai mis un récipient avec de l'eau aussi, au fond du jardin, mais je ne sais pas si les oiseaux l'ont trouvé et peuvent boire dedans quand le chat n'est pas là (ce serial killer nous a rapporté un troglodyte mercredi soir, il ne faisait manifestement pas assez chaud pour qu'il renonce à la chasse).
Et quand j'entends les voisins se préparer pour aller à la plage à 9 heures et demie, ça m'agace; parce qu'ils vont être au bord de l'eau au moment le plus chaud de la journée. C'est sûrement très bien pour fuir la chaleur chez soi, mais j'espère pour leur peau qu'ils ont un bon parasol. Enfin, tant que les gens ne comprennent pas que la plage, c'est mieux avant 11 heures (ou après 17 heures), ça me va très bien, je peux profiter dans le calme:
* épistaxis est le nom savant (et grec) du saignement de nez. Un mot entendu à Chypre en version originale, il y a belle lurette, quand le P'tit Mousse s'est mis à saigner du nez au moment de l'embarquement et qu'une hôtesse a fait déplacer l'infirmier de l'aéroport pour savoir s'il était raisonnable de faire monter cet enfant dans l'avion.
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Enfumage et marketing
(7 juin 2023)
Dans l'Educ' Nat', ils ont des gens, là-haut au ministère, qui ont des idées géniales bien tirées par les cheveux pour nommer leurs applications. On se demande s'ils ne se moquent pas un peu de nous, quand même.
Par exemple, tout ce qui concerne le bac se passe dans les îles grecques. Peut-être que c'est là qu'ils passent leurs vacances? En tout cas, pour les élèves, il faut aller valider son inscription sur "cyclades". C'est aussi le nom qui apparaît sur les copies numérisables, celles qui portent la mention (véridique, j'avais une photo quelque part) "aucun agraphage". Avec ph, c'est sûr ça fait plus grec...
Quant à nous, on nous envoie sur Santorin pour corriger ces fameuses copie numérisées. Et, depuis cette année, la banque de sujets a reçu un nom rien qu'à elle. Une île grecque, évidemment. Cela fait quelques jours que je navigue autour de sur Délos pour dénicher unepetite plage sympa un énoncé d'épreuve ponctuelle et que je galère. Plutôt que Délos, je propose de rebaptiser ce site Dédale...
Si par malheur nous ne pouvons pas valider la moyenne d'un élève pour le contrôle continu, il faut faire passer une épreuve à ce candidat, afin qu'il ait une note valable pour le bac. J'ai une andouille en terminale qui ne m'a rien rendu de l'année en EMC, elle doit donc subir une épreuve (orale, paraît-il). J'ai deux autres élèves qui n'ont pas fait de devoirs depuis la Toussaint, et dont je ne peux donc estimer le niveau, et je cherche des énoncés en allemand pour eux.
Quand on arive sur Délos, on a accès a absolument tous les sujets de toutes les matières, comme ça, en vrac. Cela semble vaguement rangé par ordre alphabétique, à en croire les énoncés visibles sur la première page, et qui ont des titres en créole ou en néerlandais, par exemple. L'option de filtrage est nullissime, elle n'admet pas la combinaison "allemand LVB". C'est soit "allemand", soit "LVB". J'ai fini par comprendre qu'il fallait aller dans les préférences utilisateur pour ne plus voir que les sujets, classés par langue, par niveau et par type d'épreuve. Et là, surprise: l'EMC n'existe pas! J'avais été prévenue par une collègue, cette matière est inconnue de la banque de données, il n'y a pas d'énoncé disponible. En allemand, ça a l'air mieux, mais à l'usage, voici ce qui se produit:

Je n'ai réussi à ouvrir qu'un seul sujet qui correspond à peu près à ce que j'ai fait en classe (je ne veux pas plomber l'élève, ce n'est pas tout à fait de sa faute si l'infirmière l'a dispensé de la moitié de mes cours, rendant l'évaluation fort compliquée). Je le trouve un peu difficile, j'en voudrais un autre, mais aucun de ceux qui me semblent convenir n'est lisible. J'ai fait le test, sur la première page: quatre sujets sur 10 sont consultables.
Et les notes doivent remonter avant le 14 juin, ainsi que les chefs d'établissement en ont été informés... avant-hier.
Libellés : école, service public
En direct de la Germanie
(26 mars 2012, enfin je crois)
Bonjour les gens!
Je fais ce que je peux pour vous envoyer un petit message de Teutonie où j´ai emmené mes élèves.(Z´avez vu, j´ai trouvé les accents, sauf le circonflexe; mais le clavier est tout bizarre, avec son z au milieu de la première ligne, le ö à la place du m, j´en passe et des meilleures...)
Le voyage en bus a été quelque peu éprouvant, les élèves se relayant pour ne pas dormir. Et bien entendu, la nuit suivante a été écourtée par le changement d´heure. Oui, en Germanie aussi, on change d´heure.
Les Germains mangent un peu n´importe quoi n´importe quand, ce qui étonne toujours les petits
pur beurre Bretons. "Madame, hier soir, on a mangé à cinq heures et demie!" Certes. J´ai moi-meme eu droit à un petit déjeuner gargantuesque, suivi d´une glace vers une heure, puis d´un gouter (décidément, pas de circonflexe) avec un gros morceau de gateau, avant le repas du soir au restaurant, vers 7 heures. Grec, le resto, mais peu importe, le lieu était classé et l´ambiance sympathique.
Si vous etes sages et que j´ai des anecdotes rigolotes à vous raconter, je vous en ferai part la semaine prochaine. Quand j´aurai retrouvé un clavier avec les lettres dans le bon ordre.
Mensch, ist das verwirrend!Libellés : brève(s), langage, régions
Le coup du latin
(10 août)
Ah, ça vous épate, hein, le coup de la question en latin?
Moi aussi, en fait, quand je pense que je n'ai étudié cette langue que pendant quatre ans, et que ça fait 18 ans que je n'en ai pas fait. Il faudra que je m'en souvienne quand mes élèves me diront, à la rentrée, que ça fait deux mois qu'ils n'ont pas fait d'allemand.
En fait, j'ai été aidée par le contexte, et par le fait même que la langue choisie était le latin. Et puis, il se trouve que je connaissais le mot-clé de la question.
Mes parents ont toujours aimé avoir une langue qui leur permette de communiquer sans être compris de tout leur public. Ca a marché avec l'anglais jusqu'à ce que j'aie environ 13 ans. Ensuite, ils se sont retrouvés coincés, parce que ma mère ne parle pas d'autre langue. Ma soeur et moi sommes entrées dans le jeu, quand la troisième était petite. Nous ne parlions pas encore anglais, mais nous pouvions épeler les mots qu'elle ne devait pas comprendre. Ensuite, nous l'avons feintée en parlant anglais avec nos parents, ou sans doute allemand entre nous. Je ne crois que nous soyons passés plus tard au latin (parce que notre petite soeur n'a fait "que" du grec).
En tout cas, c'est bien pratique, de pouvoir se parler sans être compris. K. et moi utilisons peu l'anglais face à nos enfants. Il y a mieux: les anciennes déformations de mots du Pirate, qui ne les comprend plus. On prépare un pique-nique? N'oublie pas les "pichtes"! C'est quoi, Maman, des pichtes?
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