A sec
(10 juillet 2026)
Cet hiver, il a beaucoup plu. Je crois qu'on avait établi un record de jours successifs sans soleil. On n'en pouvait plus de toute cette eau, et on voulait... autre chose.
Avril a été conforme à un mois d'avril, plutôt clément par ici. Et puis en mai, ma foi il a fait frais, et je me souviens d'avoir ressorti mon dicton "en mai, remets ton gilet".
En juin, on a vu fleurir cet affichage dans les abribus:
Parce qu'il commençait à faire chaud, et que la Bretagne avait atteint un premier niveau d'alerte sécheresse. Et puis, on a eu une première vague de chaleur, si inattendue que les corps ont souffert: le P'tit Mousse a saigné du nez tous les jours. Il en a un peu plaisanté, faisant le compte des cours / salles / professeurs qui avaient été témoins de ces épistaxis*.Comme j'avais repéré des ventilateurs sur le bonqwoin, je me suis dépêchée, au moment où on annonçait la deuxième vague de chaleur, d'en acquérir un. Cet objet est indispensable dans la chambre occupée par le P'tit Mousse, sous le toit. Et nous avons relativement bien supporté cette deuxième vague, peut-être aussi parce qu'elle a duré moins longtemps.
Les températures un peu descendues, et juste avant deux jours fort humides (on parle de crachin breton, seulement, pas de grosses pluies dévastatrices), j'ai tondu mon herbe. Je me suis vite rendu compte que c'était probablement la dernière fois que je passais la tondeuse avant longtemps; mais il fallait bien couper la tête aux herbes folles, non?
Et puis la troisème canicule est arrivée. L'herbe jaunit, j'ai cru rêver quand j'ai vu un employé municipal tondre les bordures, lundi: deux jours plus tard, ce qui était encore un peu vert dimanche avait pâli. Et dans l'après-midi de ce mercredi, j'ai reçu ça:
Ce qui m'étonne, c'est que le préfet avait pris sa décision dès le vendredi 3, et que les mairies et les citoyen·es n'ont été informé·es que 5 jours plus tard. Comme ça tout le monde a eu le temps de laver sa voiture / remplir sa piscine / noyer son jardin. Mercredi matin (à 10 heures), j'avais été un peu choquée de voir que la mairie faisait encore arroser les fleurs des plates-bandes.
Chez moi l'herbe tondue est jaune, il ne reste d'un peu vert que la partie laissée vaguement en friche (parce que la nouvelle rallonge est trop courte, excellent prétexte pour vérifier les bienfaits de l'absence de tonte), les pissenlits et autres adventices craquent sous les pas, les fleurs grillent, bien que les pieds des arbustes soient à l'ombre les uns des autres. Je n'arrose que la menthe, la sauge et la mélisse, qui sont à mi-ombre, et la verveine et les framboisiers, qui souffrent énormément. Et bien sûr, j'attends le soir pour effectuer cet arrosage, avec l'eau que le chat n'a pas bue et qui est celle que je tire du robinet en attendant qu'elle chauffe pour la vaisselle.
J'ai mis un récipient avec de l'eau aussi, au fond du jardin, mais je ne sais pas si les oiseaux l'ont trouvé et peuvent boire dedans quand le chat n'est pas là (ce serial killer nous a rapporté un troglodyte mercredi soir, il ne faisait manifestement pas assez chaud pour qu'il renonce à la chasse).
Et quand j'entends les voisins se préparer pour aller à la plage à 9 heures et demie, ça m'agace; parce qu'ils vont être au bord de l'eau au moment le plus chaud de la journée. C'est sûrement très bien pour fuir la chaleur chez soi, mais j'espère pour leur peau qu'ils ont un bon parasol. Enfin, tant que les gens ne comprennent pas que la plage, c'est mieux avant 11 heures (ou après 17 heures), ça me va très bien, je peux profiter dans le calme:
* épistaxis est le nom savant (et grec) du saignement de nez. Un mot entendu à Chypre en version originale, il y a belle lurette, quand le P'tit Mousse s'est mis à saigner du nez au moment de l'embarquement et qu'une hôtesse a fait déplacer l'infirmier de l'aéroport pour savoir s'il était raisonnable de faire monter cet enfant dans l'avion.





3 Commentaires:
L'une de nos petites filles souffre également d'épistaxis et ça peut être impressionnant.
Bleck
Le paradoxe breton, il peut beaucoup pleuvoir, mais comme il n'y a peu de nappe phréatique, il y a peu de réserve !
J'espère qu'il y a belle lurette, l'infirmier de l'aéroport avait autorisé le P'tit Mousse à monter dans l'avion ✈️
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