Harcèlement

 (21 février)

En dehors des gens* qui me harcèlent au téléphone pour je donne des sous à telle ou telle bonne cause, il y a eux, qui m'envoient des SMS dès qu'ils font une collecte à 15 km à la ronde:

(C'est moi, ou il y a deux numéros différents pour faire stopper ces messages?)
Alors que pour le sang comme pour le reste, ma politique est de donner une seule fois par an.

En ce qui concerne les dons sanguins, en réalité, je me protège, aussi, en limitant ma participation. Depuis que j'ai (eu) des problèmes d'anémie, je fais attention. Et comme j'ai de petites veines que le froid rend encore plus difficiles à piquer, j'essaie de choisir une collecte plutôt en été.

* Ca fait un bout de temps que je n'ai pas reçu d'appel d'une intelligence artificielle. C'est dommage, parce que je viens de voir une vidéo qui suggérait, pour s'en débarrasser, de demander à faire répéter les questions, parce qu'on a pas compris. Il faudra que je teste cette technique, si d'aventure Clara ou Fabien rappellent.
 

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Revisiter le passé. Ou comment j'aurais pu être responsable de la mort de ma mère

 (8 avril)

Quand j'étais petite, Maman a fait une méningite. J'étais en grande section de maternelle (qui ne devait pas s'appeler comme ça à l'époque, mais peu importe), et je suis restée seule avec mon père pendant que ma mère était à l'hôpital. Ma petite soeur, elle, a été gardée par mes grands-parents, pour qui la méningite était une maladie horrible, puisqu'elle avait emportée leur fillette de 4 ans pendant la guerre.

Je n'ai aucun souvenir de cette époque. Tout ce que j'en connais, c'est ce qu'on m'a rapporté.

La semaine dernière, ma soeur, qui avait l'occasion de se faire vacciner contre les oreillons, se demandait si ça en valait bien la peine. Elle ne trouvait rien dans son carnet de santé, et m'a demandé, si, par hasard, je savais.

Comme je n'en savais pas plus qu'elle, j'ai cherché dans mon carnet de santé, et je lui ai envoyé la photo de la page des maladies infantiles, où un médecin de SOS médecins avait noté les oreillons, début mai 1979. Et je précise à ma soeur que ça ne veut rien dire, pour elle, parce que c'est l'époque de la méningite de Maman et qu'elle (ma soeur) était potentiellement à l'abri de la contagion chez nos grands-parents.

Ce à quoi ma soeur répond d'abord que la méningite peut être une complication des oreillons, chez l'adulte. Et je lui dit que le premier médecin qui avait vu notre mère avait effectivement posé un diagnostic d'oreillons. Puis ma soeur m'écrit qu'elle-même a bien eu cette maladie (elle a retrouvé la bonne page de son carnet de santé) fin mai. Le pédiatre les a diagnostiqués la veille de l'hospitalisation de Maman (qui est également mentionnée dans ce carnet de santé, pour la consultation des quatre ans, je suppose).

J'ai demandé à Gogole. Le temps d'incubation des oreillons est de 15 à 21 jours.

C'est donc moi qui ai transmis la maladie à ma petite soeur, mais aussi très vraisemblablement à ma mère, qui a développé cette terrible complication.

Quand j'étais plus jeune, je crois que plus ou moins tout le monde considérait le premier médecin qui avait vu Maman comme un incapable, avec son diagnostic d'oreillons. Or, avec les antécédents familiaux, c'était une conclusion aussi logique qu'évidente. Peut-être qu'il aurait dû pousser son examen un peu plus loin. Peut-être que le second médecin, celui qui a envoyé ma mère aux urgences (mais si mon père l'a accompagnée, qu'a-t-il fait de ses filles pendant ce temps? Je n'en ai aucune idée.), était plus expérimenté, ou qu'au contraire il ne voulait prendre aucun risque. En tout cas, il est certain que quand ma mère est entrée dans le service, quelqu'un a dit que si elle passait la nuit, ce serait bon. Il était hors de question d'essayer de la transférer dans un hôpital plus compétent. On dirait aujourd'hui que son pronostic vital était engagé.

Ma mère s'en est sortie. Elle s'est même bien remise de l'hémiplégie qui l'a certainement frappée. Trois ans plus tard, elle a donné naissance à ma deuxième petite soeur.

Et aujourd'hui, je sais comment elle a attrapé cette méningite.

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Ping-pong médical: fin de la saison 2

 (25 février)

J'avoue que je suis un peu perplexe et ne sais pas trop par quel bout prendre ce point final.

Tout va bien le polype pressenti n'en était même pas un, et les analyses ne révèlent aucune cellule suspecte. J'ai juste découvert en lisant le rapport que les trompes mesurent (en tout cas, les miennes) 50 mm, ce qui fait une longueur de 5 cm sur laquelle je n'aurais pas parié. Ca, c'est le bon côté.

Le côté plus ambigu, le voici: le Dr Coche avait trois quart d'heure de retard et n'était manifestement pas très bien luné. Sa porte claquait pratiquement à l'entrée de chaque nouvelle patiente. Avant moi, il a orienté une dame vers un confrère pour un suivi de grossesse. Voilà qui m'a paru curieux, puisqu'il est équipé pour les échographies et que des accouchements se pratiquent à la clinique. Mais peut-être que la dame voulait accoucher à l'hôpital public?

Quand enfin mon tout est arrivé, il n'y avait plus personne dans la salle d'attente. Le "Comment va Mme [moi]?" m'a paru un peu distant, à cause de l'usage de la troisième personne, et puis le médecin avait l'air de ne pas vraiment se souvenir de la raison qui m'amenait, alors qu'il avait sous son clavier le rapport du laboratoire. Rapport dont il m'a expliqué très clairement les conclusions. Mais c'est bien là le seul moment où il a montré un peu, sinon d'empathie, du moins de compréhension pour l'ignorante des termes médicaux que je suis.

Ensuite, il m'a demandé de me déshabiller, et dit "je vais vous examiner", sans préciser comment, comme d'habitude. Chez le docteur Coche, cette phrase peut avoir au moins trois sens, suivant l'instrument qu'il utilise. Il faudrait peut-être qu'il apprenne à préciser s'il va procéder à une échographie (et avec quelle sonde) ou un examen visuel. Alors que je lui avait parlé de la dureté des cicatrices, il ne les a même pas regardées, sauf à travers cette sonde échographique. Il m'a quand même prescrit une crème pour les masser, tout en ayant l'air de penser que je m'inquiétais pour rien.

Et ensuite, j'ai eu l'impression qu'il était pressé de me voir sortir. Soit qu'il était fatigué (peut-être son retard s'expliquait-il par un cas compliqué en début d'après-midi, ou par une intervention plus longue que prévue au bloc, le matin), soit qu'en bon père de famille, il avait promis à ses enfants de rentrer pour le goûter (et à 16 h 30, j'étais encore en face de lui), soit qu'il en avait juste assez de causer à des bonnes femmes. En tout cas, je me suis demandé, en sortant, si l'ablation de mes "annexes", a défaut d'avoir une véritable indication médicale, ne lui avait pas servi surtout à arrondir sa fin de mois lui payer sa semaine de vacances (entre l'intervention et ce rendez-vous).

Il me semble que lors de ma première consultation, je l'avais déjà trouvé un peu froid. Ensuite, il était très bien. Et voilà qu'il était de nouveau dans un mauvais jour, cette fois-ci. J'espère que ce n'est pas juste parce que je suis devenue une patiente sans intérêt.

(Et ne me conseillez pas de changer de praticien, j'ai eu assez de mal comme ça à trouver un gynécologue.)

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Ping pong médical: questions à la chaîne (édité)

 (14 février 2025)

Il faut bien le dire, avec ses 10 salles en bloc opératoire, la clinique où je finissais de me réveiller, la semaine dernière à la même heure, reçoit les patients un peu à la chaîne.


 Lorsque je suis arrivée, avec la fournée de à 9 h 30, il y avait déjà des gens qui sortaient, la plupart avec sur l'oeil un cache qui ne laissait aucun doute sur l'opération qu'ils venaient de subir.

La salle d'attente était pleine, et d'autres patient·es venaient encore, certains avec une paire de béquille encore sous plastique. Une dame arrivée avant moi commençait à s'impatienter, parce que l'infirmière ne l'appelait toujours pas. Mais une affichette stipulait bien que les patient·es étaient reçu·es suivant l'horaire prévu des interventions, et non par ordre d'arrivée.

L'infirmière m'a appelée juste avant cette dame. Et elle a commencé à me poser des tas de questions, pour s'assurer de mon identité et pour vérifier que j'avais bien suivi le protocole. [Si tu savais, Madame, à quel point je respecte les instructions, tu m'enverrais peut-être voir un psy.] Oui, je m'étais bien douchée avec le savon antiseptique, non, je n'avais rien mangé et pas mis de lait dans mon thé. [Du miel, en revanche, parce que l'anesthésiste m'avait conseillé de le faire; ou alors, il avait parlé de jus de pomme, mais comme celui que j'ai à la maison est artisanal, il y a un peu de dépôt au fond, et j'ai préféré m'abstenir plutôt que de risquer d'être refoulée, comme cette vieille dame qui avait avalé un jus d'ananas. Non, mais, du jus d'ananas, quelle hérésie! C'est un fruit à pulpe, à éviter absolument avant une anesthésie.]

Et puis l'infirmière est passée aux questions plus étranges. Est-ce que j'avais des problèmes d'incontinence urinaire? Non [et je croyais qu'on allait me poser une sonde, de toute façon?]. Est-ce que j'avais enfilé mes bas? Non, mais ils étaient dans mon sac. Des bas ou un collant? [Un collant? Sérieux, Madame? Je viens ici pour une intervention gynécologique, tu crois vraiement que ça va être pratique, avec un collant? Et puis les recommandations post-opératoires conseillent d'éviter les vêtements serrés; si c'est pas serré, un collant...] Est-ce que je m'étais bien épilée? Oui. Avec une tondeuse, ou avec une crème? [Mais, heu, ça fait vraiment une différence? Ou bien c'était une question piège, pour s'assurer que je n'avais utilisé ni rasoir - ça, je comprends, il y a risque de coupure - ni cire ou dépilateur électrique - ça, je ne comprends pas?] Et elle m'a fait avaler trois médicaments.

Après quoi une autre infirmière m'a conduite dans une autre salle d'attente, où j'ai retrouvé pour quelques instants la dame qui râlait, avant qu'on ne vienne nous chercher pour que nous puissions nous changer. Et une troisième personne m'a donné ma tenue de bloc, a vérifié que j'étais bien moi, et m'a redemandé si j'avais procédé à la dépilation. Quelque chose me dit qu'elle était peut-être chargée d'effectuer un contrôle visuel, mais elle ne l'a pas fait.

La-dessus, un brancardier m'a conduite, à pied, à l'entrée de la salle de préparation au bloc. Et c'est une nouvelle infirmière qui s'est occupée de moi, après m'avoir [encore] fait décliner mon identité. Il fallait refaire une prise de sang, parce que la dernière avait plus de trois semaines, et qu'un des résultats n'est valable que 21 jours. J'aurais pu demander lequel, mais j'ai seulement pensé qu'en fait, c'était idiot, une analyse sanguine ne peut évidemment être qu'une photo à l'instant T, et je suis sûre que mon taux de ferritine, par exemple, n'avait pas évolué dans le bon sens depuis la dernière fois. Cette infirmière-là m'a demandé j'avais des questions.Elle a aussi vérifié que j'avais bien pris les médicaments à l'accueil. Et elle m'a redemandé si j'avais des questions. Je n'en avais pas. [Mais que veux-tu que je te demande, Madame? A quelle heure on mange? Vous préparez combien de patient·es chaque jour? Le chirurgien est de bonne humeur?]

Quelqu'un est arrivé par derrière pour emmener le brancard dans la zone d'attente des salles 9 et 10, sans vérifier mon identité. Face au mur, je contemplais la courbe un peu irrégulière de mon rythme cardiaque quand le Dr Coche et son équipe sont arrivés. Il a demandé si je venais bien pour une annexectomie bilatérale et un grattage de polype. L'infirmier anesthésiste s'est présenté et a demandé s'il y avait des allergies. Et c'est là que je suis devenue intéressante, parce que je dis tout le temps que je suis allergique à la bétadine, ce qui a provoqué un petit émoi de l'autre côté du lit, où on a fait des propositions pour l'antisepsie. Et puis une dame qui ne s'était pas présentée m'a demandé pourquoi je venais, et je lui ai répondu que le médecin venait de le dire [non mais ho ça va bien les questions idiotes!].

On m'a transportée au bloc, je suis passée sur le lit [ou bien on parle de table?], l'assistant d'Iron Man m'a posé le masque à oxygène sur le nez. On m'a attachée, et puis quelqu'un a dit "on va y aller", j'ai vu du coin de l'oeil qu'on tripatouillait quelque chose dans la perfusion, j'ai senti une chaleur envahir tous mes membres.

Et je me suis retrouvée en salle de réveil.

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Ping pong médical, fétichisme et mécanique auto

 (11 février)

Il ne vous a pas échappé que j'ai subi (de mon plein gré) la semaine dernière une opération de stérilisation*.

Je me suis présentée à la clinique à l'heure dite, avec mon petit sac, et j'ai été reçue par une première infirmière qui m'a posé tout un tas de questions (peut-être un billet sur ces questions, un jour). Elle voulait en particulier savoir si j'avais enfilé mes bas. Le médecin avait effectivement prescrit des bas de contention, à porter "en journée après l'intervention". Après, pas avant ni pendant. Néanmoins, sur les conseils de sa secrétaire, j'avais non seulement été chercher lesdits bas à la pharmacie, mais aussi pris soin de les mettre dans mon sac pour la sortie.

Et voilà qu'on me demandait de les enfiler en même temps que la si seyante tenue de bloc. (Tenue qui comporte désormais un slip, on prend soin de la pudeur des patient·es; ce qui, dans le cas des deux dernières anesthésies générales que j'ai subies, était un peu inutile, puisqu'il était évident que cette pièce de vêtement allait être retirée pour passer la caméra. Mais je m'égare.) Il ne me manquait plus que des gants pour être couverte intégralement, et je me suis prise à sourire du contraste entre cette tenue presque intégriste (la blouse de bloc est trop courte) et celle qui me resterait sur le corps une fois installée. De là à imaginer un médecin fétichiste n'opérant que des femmes en bas...

Juste avant l'entrée au bloc, l'équipe est venue (plus ou moins) se présenter, et ça m'a mise de bonne humeur, parce que l'infirmier anesthésiste a annoncé qu'il travaillait avec le docteur [Iron Man], ce qui m'a fait penser à mes enfants. Il faudrait que je leur raconte que j'avais été endormie par Iron Man, quand même.

Et c'est là qu'on entre dans l'atelier de mécanique automobile. Je n'ai évidemment rien perçu de ce qui se passait pendant les interventions successives; mais j'ai eu le rapport, et sur ce compte-rendu d'opération, il est écrit "extraction des pièces". Des pièces? Je ne suis pas une voiture, quand même! Déjà, l'anesthésiste qui m'avait reçue il y a deux semaines avait parlé de jetter mes ovaires à la poubelle (ce qui va advenir, certes, mais l'image est un peu violente), et voilà que maintenant, on ne les considère plus que comme les pièces d'un puzzle ou d'un jeu de société. Peut-être qu'ils ont joué au Docteur Maboul en fait, et j'espère juste qu'ils ont retiré les bons éléments...

[Blague à part, je crois que le Dr Coche a fait du très bon travail, je n'ai pour ainsi dire pas eu de douleurs - la douleur et moi, voilà qui mériterait aussi un billet - ni de saignements par la suite; j'attends seulement de voir comment vont tourner les cicatrices.]

* C'est comme ça que le Pirate a interprété la chose, lorsque j'ai annoncé à mes fils que j'allais subir une ablation des ovaires.

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Alignement des horaires

 (5 février)

J'ai déclaré cette fin de semaine une méchante rhino-pharyngite. Ce qui est fort fâcheux, en raison de l'opération prévue vendredi.

Quand j'ai rempli la "check liste" envoyée par la clinique, lundi, j'ai indiqué une modification de mon état de santé depuis la visite chez l'anesthésiste. Et un message "une infirmière va vous recontacter" s'est affiché. L'ennui, c'est que me téléphone est en mode silencieux, quand je suis en cours, et que j'avais peur de rater l'appel.

Mardi matin, à 7 h 58, mon téléphone a sonné. J'étais en train de m'installer pour commencer un cours, j'ai rejeté l'appel et entendu le bip annonçant le dépôt d'un message. Je pensais que c'était l'infirmière, qui n'avait pas perdu de temps.
Erreur.
C'était, comme je l'ai compris un peu plus d'une heure plus tard, la secrétaire de mon médecin, que je devais voir le jour-même pour renouveler mon ordonnance de Levothyrox. Mon médecin était souffrant (à force d'ausculter des patient·es grippé·es, sans doute) et mon rendez-vous annulé. Si je voulais, je pouvais rappeler, sans garantie que la secrétaire décroche (étant donné tou·tes les malades de la grippe ou d'autre chose qui appellent chaque matin).

J'ai rappelé illico presto, et expliqué que oui, c'était relativement urgent, vu qu'il me restait à peine une semaine de traitement (le rendez-vous était pris depuis des semaines, calculé pour être juste avant l'échéance de vendredi). Et puis, j'avais besoin d'un avis sur mon nez bouché. Si j'acceptais de voir un autre médecin? Oui, bien sûr. 14 h 40? "C'est un peu juste", dis-je, car je finissais à 13 h 05, et il me fallait le temps de ranger mes affaires et de faire le trajet. La secretaire a répondu que c'était le premier rendez-vous et qu'il n'y aurait pas de retard. J'ai pris le créneau quand même.

Je suis arrivée pile poil. En revanche, le médecin (le remplaçant d'Asta Cadran, qui a désormais sa place au cabinet) ne m'a reçue qu'un gros quart d'heure plus tard. Et l'infirmière qui devait m'appeler a eu le temps de me joindre pendant que j'étais dans la salle d'attente. Je lui ai dit que j'attendais l'avis d'un médecin, et elle m'a demandé de la rappeler après, en précisant de demander [nom d'une collègue partie en retraite].

Le médecin m'a examinée, et il a fait un test trois en un qui a révélé que je n'ai ni le Covid, ni la grippe A, ni la grippe B. Il m'a dit aussi que je devrais aller mieux vendredi (de fait, je vais déjà mieux, c'est le P'tit Mousse qui mouche, maintenant). Ce qui a rassuré l'infirmière de la clinique.
Et donc, l'intervention devrait avoir lieu comme prévu dans deux jours.

(L'autre face de la passoire thermique désacralisée. La porte mystérieuse se situe approximativement au même niveau que la parabole.)


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Ping pong médical: trouble identitaire

 (22 janvier)

En vue de ma prochaine opération, je devais voir hier l'anesthésiste, et il y avait une prise de sang à faire, avec "détermination du groupe sanguin si carte invalide".

Je me suis présentée au laboratoire il y a une dizaine de jours, avec ma dernière carte de groupe sanguin. Etablie à Fréjus en 2009, je ne vois pas trop à quelle occasion, mais peu importe. La secrétaire, à l'accueil, me dit que oui, a priori cette carte est encore valable, et puis elle vérifie mon dossier et se rend compte que j'ai changé de nom.

Et là, rien ne va plus. Pour être valide, une carte de groupe sanguin doit correspondre à l'identité de son porteur (ou de sa porteuse). Or, si ma carte Vitale et les médecins me connaissent sous mon nom à moi que j'ai depuis un lustre, ma carte d'identité (et mon passeport) son à mon ex nom d'épouse, tout comme cette vieille carte de groupe. Le dilemme est donc le suivant: garder la carte et me faire enregistrer à ce vieux nom à la clinique (mais je ne suis pas très sûre de me réveiller si on m'appelle comme ça), ou refaire une carte de groupe sanguin, avec une pièce d'identité à mon nom de naissance.

Et voilà à quoi m'a servi mon passeport canadien. Il ne porte, lui, que le nom que mon père m'a transmis.
Il faudra que je pense à le prendre aussi, le jour de l'opération, si on veut vérifier mon identité.

J'ai donc désormais deux cartes de groupe sanguin, avec exactement les mêmes informations médicales, mais l'une est au nom d'une Française qui n'existe plus, et l'autre au nom d'une Canadienne (qui n'a pas de permis de séjour 😉 ).

Il est urgent que je prenne rendez-vous pour faire refaire ma carte d'identité (Je garde le passeport au nom de mes enfants, c'est bien moins enquiquinant pour voyager avec le P'tit Mousse, encore mineur, sans avoir à prouver que je suis bien sa mère et que je ne suis pas en train de l'enlever.)

(Et à part ça, l'anesthésiste avit une heure de retard, je me serais bien endormie dans la salle d'attente.)

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En eau froide

 (18 décembre)

Cette année, mon emploi du temps me permet d'aller à la piscine une semaine sur deux. Ce qui m'a permis d'apprendre que j'avais perdu une quarantaine d'euros en n'utilisant pas ma carte, l'an dernier, pour cause d'incompatibilité d'emploi du temps. 😢

La semaine dernière, j'ai bipé, et ce n'est qu'ensuite que la dame de l'accueil m'a signalé que, la chaudière du chauffage de ville ayant sauté, l'eau était froide. Enfin, pas glaciale non plus, puisque les bassins étaient à 27° (au lieu de 30 ou 31), paraît-il. Ils avaient bien essayé de remettre en route leur chaudière au gaz, mais ça ne marchait pas vraiment non plus...

Je me suis donc dirigée d'abord vers les douches, et j'ai constaté qu'il y avait, contre toute attente, de l'eau bien chaude. Celle du bassin était plus fraîche, mais, comme j'étais en mouvement, ce n'était pas vraiment gênant. Je n'ai fait que 30 longueurs, cependant c'est plutôt parce que l'anémie me coupe un peu le souffle et parce que je voulais sortir avant le cours d'aquagym que parce que j'avais froid.

C'est à la sortie que j'ai eu une mauvaise surprise. Il n'y avait plus d'eau chaude pour les douches. Et comme j'avais prévu de me faire un shampoing, j'ai dû faire l'admiration des aquagymnastes qui sortaient en restant sous cette eau entre 20 et 25°. D'un autre côté, quand j'étais ado et que nous allions à la piscine avec le collège, il arrivait que les douches ne soient pas très chaudes non plus (et on essayait toutes les douches pour en trouver une à la bonne température).

J'ai très bien survécu, je ne suis pas tombée malade, tout va bien (anémie mise à part).

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Ping pong médical: balles neuves

 (13 décembre 2024)

(Pour celles et ceux qui n'ont pas suivi la saison 1, il y a deux ans, tapez "ping pong" dans la barre de recherche du blog, vous aurez, en prime, un vieil article sur mes deux aînés quand ils étaient encore bien jeunes.)

Figurez-vous que je suis encore anémiée. Mais cette fois, on a fait la prise de sang pour vérifier que je l'étais, puisque la cause est évidente.

J'ai revu le gynécologue (auquel j'ai décidé d'attribuer le pseudonyme de Dr Coche, sur ce blog) à la fin du mois dernier, et je lui ai raconté la galère hémorragique du mois précédent, dont je vous épargne les détails. Bien sûr, il a procédé à un examen, et il a vu deux choses. D'abord, le kyste ovarien repéré l'an dernier a grossi. Ensuite, il y a un polype utérin (qui lui avait échappé l'an dernier); lequel est susceptible d'expliquer à lui seul des règles très abondantes.

La solution proposée par le docteur est assez simple: une hytéroscopie, pour aller retirer le polype (et le faire analyser). Comme ça, je pourrai dire que chacun de mes orifices naturels a été exploré par une caméra. Le médecin a prétendu que "l'hystéroscopie, c'est la coloscopie du gynécologue", ce qui ressemble tout de même beaucoup à une fanfaronnade, dans la mesure où un utérus est beaucoup moins long qu'on colon, d'une part, et où la préparation du patient est beaucoup moins chiante compliquée, d'autre part. Mais si ça lui fait plaisir...

Et pendant que je serai sous anesthésie générale, il va procéder aussi à une "annexectomie bilatérale sous coelioscopie", c'est-à-dire qu'il va passer une caméra par le nombril (orifice certes naturel, mais normalement fermé depuis la naissance) pour retirer les deux ovaires. J'ai failli demander pourquoi les deux, alors qu'il n'y a qu'un kyste, mais j'avoue que ça m'arrange un peu, parce que sans ovaires, plus de règles, et on verra bien si la ménopause est désagréable.

L'anesthésie est programée juste avant les vacances de février, comme ça je pourrai me remettre tranquillement (il semblerait que les suites opératoires d'une coeliscopie ne soient pas fort agréables). Le rendez-vous avec l'anesthésiste est pris, et j'ai déjà les ordonnances pour après l'opération. Cette fois, pas question de me laisser seule chez moi le soir même, je passerai donc la nuit à la clinique.

(L'art de casser la monotonie d'une façade par les fenêtres)
Le docteur Coche avait par ailleurs demandé une prise de sang pour vérifier le taux de ferritine, et, sans surprise, il est très bas. Son idée était de me prescrire un traitement, le cas échéant. Cependant, comme je n'avais pas de nouvelles une semaine après l'examen, il a fallu que j'appelle le secrétariat et que je réclame. Et j'ai été hier soir chercher l'ordonnance, ce qui m'a permis de passer à la pharmacie avant de rentrer chez moi.


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Et puis quoi encore?

 (4 décembre)

Les magazines féminins ne savent plus quoi inventer. Je découvre, dans l'un d'eux, fourni avec le journal du dimanche, que tout le monde pourrait souffrir

d'amnésie

des

fessiers.

Ca vous fait rire? Moi aussi.

La définition de ce mal de la sédentarité, c'est quand une personne n'arrive plus à contracter volontairement ses muscles fessiers.


A ce moment de la lecture de l'article, j'avoue que je me suis levée et que j'ai vérifié que je ne souffrais pas d'amnésie. Mais je vous rassure, tout va bien.


Il faut dire que l'un des moyens d'échapper à cette pathologie est de monter au moins trois escaliers par jour.

Trois "escaliers"? Cette nouvelle dénomination, déjà rencontrée dans un autre article, me laisse perxplexe. Est-ce qu'on parle d'étage, ou véritablement d'escalier, ou encore de nombre d'ascensions?


Parce qu'un escalier, on peut le monter sur un seul niveau, ou sur deux, ou sur douze, et l'effort fourni n'est évidemment pas le même.

Personnellement, quel que soit l'établissement dans lequel je travaille, je suis obligée de réaliser au moins une ascension par jour.


Mais, alors que dans l'établissement du bas de la côte, je monte systématiquement trois étages (sans compter celui qui mène à la salle des professeurs, où je m'arrête en passant), dans celui du haut de la côte, un seul étage me mène à destination.


Ce qui veut dire que, le mardi, je monte trois escaliers (dont un en deux étapes, donc, avec cet arrêt au stand en salle des professeurs), mais huit étages.

Et en plus, je grimpe la côte entre les deux établissements.

(Et bien sûr, je redescends, mais manifestement, cela ne compte pas.)

Et je n'ai pas tenu compte de l'escalier qui, chez moi, mène à l'étage de la salle de bain.

Autant dire que mon postérieur ne risque pas de perdre la mémoire.

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Non mais chérieux?

 (12 octobre 2024)

Je suis malade, une bonne rhino-pharyngite, le truc qui fait couler le nez, tousser et bouche un peu les oreilles et le cerveau. Je n'étais vraiment pas en forme pour assurer mes deux heures de cours, hier. Mais je n'avais pas envie non plus de me démener pour avoir un rendez-vous chez le médecin et perdre un jour de salaire.

Pas de bol mon oreille sélective fonctionnait encore assez pour identifier l'andouille qui, discutant avec son voisin d'un truc qui n'avait rien à voir avec le cours, a prononcé le mot "enQlé", alors que sa maman avait rendez-vous le soir même avec le professeur principal pour une petite mise au point. Quelques minutes après, j'ai aussi entendu "mais comment elle a fait pour entendre?" Je n'en sais rien, ce sont les mystères des oreilles de prof, qui font répéter les élèves parce qu'ils ne comprennent pas ce qu'ils disent, mais qui entendent les propos qui ne leur sont pas destinés.

En revanche, mon oreille a eu bien du mal avec cette employée d'un centre d'appel qui voulait me soutirer des sous au profit des réfugiés libanais, et qui, au bruit de fond ambiant, ajoutait un chuitement qui la rendait diffichilement compréhenchible. Je travaille en ce moment sur l'intégration des personnes porteuses de handicap. Elle ne doit pas être considérée comme telle, elle a juste un gros défaut d'élocution qui est très gênant pour son travail. Certes, on ne peut pas la discrimer pour cette raison; il n'en reste pas moins que c'est désagréable pour les gens qu'elle appelle. Elle ne fait vraiment pas un boulot facile.

Rien que pour la vue, ça valait quand même la peine d'aller travailler, hier matin...

(Et oui, j'ai donné des sous au HCR, c'est la moindre des choses, je trouve l'attitude de Benjamin difficilement justifiable.)


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Elles bougent!

 (30 avril)

Elles bougent, c'est le nom d'une campagne de promotion pour attirer des filles vers des métiers traditionnellement genrés au masculin.

Mais là n'est pas mon propos aujurd'hui.

Ce qui bouge, ce sont les dents de Numérobis.

Quoi, à son âge?

Oui, mais c'est fait exprès. Souvenez-vous, cet enfant porte des bagues, mais pas aux doigts (enfin si, pour ses doigts, il en a une, depuis son stage de découverte des métiers, mais c'est une autre histoire).

Quand on lui a posé son appareil dentaire, en septembre, il avait les incisives supérieures qui se chauvechaient. L'incisive gauche centrale passait sur sa voisine (de droite), qui elle-même se faisait difficilement une place à côté de l'incisive latérale de droite.

Comme je vois mon fils une semaine sur deux, et que l'évolution s'est faite petit à petit, je ne l'ai pas vraiment remarquée.

Jusqu'à dimanche, quand j'ai vu de mes yeux vu un espace entre ses incisives centrales. Oui, Mesdames et Messieurs, les dents du P'tit Mousse retrouvent un alignement normal, et elles ont chacune leur place dans cette ligne.

En même temps, si le traitement n'avait pas fonctionné, ç'aurait été un peu curieux.

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Pourquoi tu tousses?

 (6 mars 2024)

Quand Numérobis est arrivé chez moi la semaine dernière, il toussait depuis une semaine. Son père l'avait gardé à la maison les deux derniers jours d'école, il lui avait proposé d'aller voir un médecin, mais l'enfant (oui, bon, il sera majeur dans trois mois) avait refusé.

Le dimanche, il avait retiré son corset, qui le gênait pour tousser. J'ai dit que ce n'était pas séreiux, que si ça continuait j'allais l'emmener chez le médecin, parce que là, ce qu'il lui fallait, c'était un antibiotique (je m'y connais en mauvaise toux, allez donc voir dans les archives de janvier et février 2009).

Et puis je n'ai rien fait (pas sérieux, non plus).

Le jeudi, à l'heure du goûter, Numérobis a dit "ah, mais c'est pas possible d'avoir mal à la gorge comme ça", et j'ai décroché le téléphone. Parce que j'en avais assez, et qu'il était évident qu'il devait voir un médecin. La secrétaire était encore là, je n'ai pas eu besoin de geindre (j'ai même commencé par dire que mon fils avait 17 ans, à cet âge-là il pouvait bien attendre jusqu'au lendemain) pour obtenir un rendez-vous le soir-même.

Et dix minutes plus tard, Numérobis restait plié en deux de douleur après une quinte de toux.

Le médecin est à quelques minutes à pied. Nous y sommes allés en voiture. Et la démarche de mon fils, sa manière précautionneuse de s'installer dans le véhicule, m'ont rappelé son père, quand il avait eu son problème au poumon.

Il y avait un peu de retard, mais le médecin a pris le temps de poser des tas de questions et d'ausculter Numérobis. Maux de tête? Courbatures? (Grippe?). Mal de gorge? (Angine?) Il avait mal sous les côtes, du côté droit, elle lui a demandé s'il avait des troubles digestifs et a essayé de palper (appendicite?), mais il a un peu trop d'abdos 😜. Il s'est laissé tester pour la grippe et le Covid (NEG) et l'angine bactérienne (NEG). Et pendant qu'on attentait les résultats des tests, elle a écouté sa respiration. Et commencé à froncer les sourcils. Elle n'a pas du tout aimé non plus quand son patient a crié de douleur après une nouvelle quinte.

Infection pulmonaire.

Le médecin a regardé sa montre, tenté de retrouver l'adresse de la pharmacie de garde (un renseignement précieux, mais difficile à avoir) et finalement appelé la pharmacie du bourg, où nous nous rendons le plus souvent, pour qu'ils nous attendent avant de fermer. Numérobis avait besoin d'un antibiotique et devait pouvoir prendre sa première dose le soir même. Et si ça ne s'arrangeait pas d'ici deux jours, il faudrait penser aux urgences (ou éventuellement tenter le cabinet, il y aurait quelqu'un le samedi matin).

Tout ça n'était pas très rassurant. Je suis rentrée dans la pharmacie cinq minutes après l'heure officielle de fermeture, et la préparatrice a verrouillé la porte dès que j'en suis ressortie. Numérobis a pris son traitement, deux jours plus tard il allait nettement mieux, même s'il toussait encore. Je l'ai donc ramené chez son père confiante dans sa guérison.

Depuis, c'est moi qui tousse. Je pense que j'ai bénéficié du sens du partage de mon fils, qui a transmis le virus initial à sa mère et à son petit frère. Courbatures et fièvre, c'est sûrment la grippe. Je vais mieux, mais je surveille cette toux persistante qui m'essouffle.

J'ai aussi deux bonnes nouvelles: Numérobis est désormais considéré aussi comme canadien. Et j'ai récidivé dans le sauvetage anti-gaspi, cette fois avec un colis italien. Miam!



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Motivées

 (25 novembre)

J'aurais bien un article à écrire sur le vendredi noir, la réparation et les dévendeurs, mais je n'ai pas le temps de structurer tout ça...

Alors je vais vous parler d'un truc agréable, dans mon métier, pour changer.

Entre collègues, on se plaint beaucoup des élèves tire au flanc, de ceux, et surtout celles, pour lesquel·les le moindre petit bobo est prétexte à une visite à l'infirmerie ou que leurs parents gardent chez eux s'ils (elles) ont "mal au ventre" un jour de devoir. De notre temps, ce n'était pas comme ça. Nous, nous n'avons jamais mis les pieds à l'infirmerie que pour les visites médicales...

Alors, c'est sûr, il y a des abus. Mais il reste aussi des élèves motivé·es par les apprentissages. Des élèves qui viennent en cours malgré un mal de tête qui se lit sur leur visage (pas plus tard que lundi dernier, tiens). Et des élèves qui, bien que gravement malades, font tout leur possible pour suivre les cours comme tout le monde.

J'ai déjà eu plusieurs élèves atteintes d'un cancer. L'une était en rémission, elle est arrivée chauve (sous un petit bonnet que je me suis bien gardée de lui demander d'enlever) en seconde et repartie bachelière trois ans plus tard. La deuxième venait avec son crâne rasé et avait souvent des soins à l'infirmerie pendant mon cours, son emploi du temps était un peu aménagé, mais elle a toujours tenu à rendre les devoirs demandés. Et la troisième, cette année, ne peut pas être en classe.

C'est une jeune fille que je connais depuis son entrée au lycée. L'annonce du cancer de cette petite boule de bonne humeur nous a tous affectés. Alors, quand il a été question de lui permettre de suivre les cours à distance grâce à un robot, j'ai dit oui (certain·es collègues ne veulent pas qu'on trensmette leur image). Et depuis, à chaque cours avec son groupe, je vais chercher Beam et je l'allume pour qu'elle puisse suivre. Elle ne fait pas qu'écouter. Elle intervient aussi, y compris pour corriger les erreurs de ses camarades, quand elle est en forme. Et mercredi dernier, elle s'est même portée volontaire pour présenter son exposé, alors que les autres rechignent et veulent gagner du temps.

Alors, bien sûr, ça demande un peu d'organisation. Je dois quitter ma salle habituelle, pour que le robot ne voyage pas trop loin, et penser à scanner les documents, pour que l'élève puisse les lire sur son ordinateur. Mais comme je trouve le retour très positif (je me sens utile), je suis tout à fait disposée à faire ces petits efforts.

Il y a dans ce même groupe une autre élève remarquable. Elle a eu des ennuis de santé petite, et le COVID en a ravivé une partie. La semaine dernière, sa maman nous a annoncé qu'elle serait absente quelques jours. Mais l'élève est tout de même également volontaire pour présenter son exposé dès mercredi prochain. Quel contraste avec celles qui demandent à passer le bac en deux ans parce qu'elles ne se sentent pas bien dans leur tête!


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En escadrille

 (20 septembre 2023)

Il y a deux semaines, j'ai emmené le P'tit Mousse se faire poser les bagues supérieures de son appareil dentaire. Il y avait là un de mes élèves, et un petit frère d'un copain de mon fils.

Le vendredi, j'ai dû emmener Numérobis d'abord à la pharmacie, pour avis, puis chez le médecin, pour consulation (je suis sûre que le fait d'avoir vu d'abord le pharmacien a joué en notre faveur pour avoir un rendez-vous aussi rapidement), parce qu'il faisait une infection sous son corset. Son père m'avait téléphoné la veille au soir (ah oui, c'était une semaine chez papa), il était prêt à l'emmener aux urgences pour ce qui ne m'a semblé être qu'un gros furoncle, quand je l'ai vu le lendemain. Numérobis n'a pas porté son corset de la fin de semaine, mais il s'est occupé tout seul des pansements. Et j'ai pris un rendez-vous en urgence avec l'orthoprothésiste.

Le dimanche soir, j'ai entendu un léger choc, et un "pling", avant que le P'tit Mousse ne se mette à gémir. Il venait de se faire agresser par le coin du couloir, ce qui avait fait sauter une des bagues toutes neuves. Et comme je n'avais pas de glace à mettre sur sa lèvre, elle a enflé pendant la nuit. J'ai téléphoné dès le lendemain chez le dentiste, slalomé entre mon emploi du temps et celui du P'tit Mousse, et obtenu un rendez-vous pour le mercredi après-midi suivant. Il y avait là encore un de mes élèves.

La veille, mardi, sur ma semaine et mes heures de trou, j'ai récupéré Numérobis au lycée, et puis je l'ai emmené déposer son corset pour modification, et je l'ai ramené au lycée pour l'heure de midi. Ca tombe bien, c'est juste à côté du collège où j'avais cours deux heures plus tard.
Jeudi, j'ai profité d'une pause méridienne très longue pour aller récupérer le corset.

Vendredi, j'étais tranquille chez moi, je faisais un peu de rangement, quand mon téléphone a sonné, peu après 16 heures.
- Bonjour, c'est le collège...
Quoi, le collège, à cette heure-ci, ils sortent dans moins d'une heure, il y a vraiment urgence, là?
- Le P'tit Mousse me dit dit qu'une de ses bagues s'est décollée.
- Encore?
- J'appelle pour que vous puissiez prendre rendez-vous rapidement.
Bien joué. J'ai demandé quelle bague c'était, et rappelé le dentiste. Qui avait déjà terminé sa journée (bon ça va, on lui pardonne, c'est une toute jeune maman). J'ai donc encore exploité un trou de mon emploi du temps pour prendre rendez-vous, le mardi en début d'après-midi, cette fois (tant pis pour la physique). Et devinez quoi? Il n'y avait pas d'élève à moi; juste des personnes d'un certain âge, et même, d'un âge certain.

(Oui, c'est systématiquement moi qui emmène le P'tit Mousse chez le dentiste: il est sur ma carte V, c'est moi qui paye et qui me fais rembourser... Mais je pense que l'an prochain, mon fils sera capable d'aller tout seul à ses rendez-vous, puisque le dentiste est si près du lycée qu'en général, c'est plutôt devant ce dernier que je trouve une place de stationnement.)

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Elle préfère les médecins femmes

 (30 mai)

Un jour, une collègue avait expliqué qu'elle avait plus ou moins toujours été suivie par des médecins hommes, et que, le jour où elle avait rencontré son nouveau médecin traitant, qui est une femme, elle avait vu la différence. Elle se sent beaucoup mieux avec elle.

Je dois dire que, moi aussi, je préfère parler à une femme. Je les sens plus à l'écoute.

Et ce n'est pas qu'une impression. J'ai pu le vérifier pas plus tard que la semaine dernière.

Quand j'avais été voir le gynécologue, au mois d'août, il m'avait prescrit une mammographie. Et comme il m'avait dit que ce n'était pas urgent, j'avais décidé d'attendre la fin de cette année scolaire pour faire prariquer cet examen assez peu agréable. Comme ça, j'aurais les clichés avant la prochaine visite chez le médecin; et comme on serait l'année de mes 50 ans, ça compterait peut-être pour le dépistage organisé.

J'avais donc rendez-vous la semaine dernière. Il a fallu mettre à jour mon dossier, parce que l'ordinateur ne me connaissait que sous un nom que je ne porte plus. Et puis attendre un peu. Le temps de voir passer un homme fort affairé qui, à peine entré dans la salle d'examen, disait à la patiente "allongez-vous, Madame". Pour que je l'entende aussi bien, la porte ne devait pas encore être fermée...

La technicienne qui pratiquait l'examen m'ayant annoncé qu'elle allait d'abord me poser quelques questions, je ne me suis pas déshabillée tout de suite. Et elle a déroulé son questionnaire, sur un ton assez bienveillant, comme si elle se souciait vraiment de savoir à quel âge j'avais eu mes règles et combien de temps j'avais allaité mes enfants. Ensuite, elle m'a fait installer dans la salle d'examen voisine, où le médecin allait, éventuellement, pratiquer une échographie.


 

Le monsieur affairé est entré et m'a dit de m'allonger. Et c'est donc à moitié nue, dans une position marquant une infériorité, que j'ai dû répondre de nouveau au questionnaire sur mes antécédents. Sauf que le docteur n'avait pas bien lu sa fiche, et qu'il y est allé d'un "Ménauposée depuis?" qui m'a un peu choquée. J'aurais dû lui répondre "J'aimerais bien lire l'avenir", ou quelque chose comme ça, mais ça ne m'est pas venu à l'esprit. J'ai juste pensé qu'il manquait du tact le plus élémentaire.

Et j'ai repensé à ma collègue qui préfère les médecins au féminin. Comme elle a raison!

(Et donc, cet examen va bien rentrer dans le cadre du dépistage organisé; et à la première lecture, il n'y a rien de suspect.)

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Comment créer la panique pour rien

 (25 février)

Numérobis aurait dû voir la spécialiste pour son dos au mois de décembre. Mais, comme nous avons su fin septembre qu'une sortie scolaire était programmée pile-poil ce jour-là, j'avais téléphoné (immédiatement) pour faire décaler le rendez-vous. Au mois de février.

Avant d'aller voir le médecin, il convenait de faire une radio du dos du patient, sans le corset, qui devait être ôté au moins six heures avant. Etant donné que le service de radiologie m'avait donné un rendez-vous à 9h du matin, Numérobis a dormi sans son corset. Et nous sommes allés faire irradier sa colonne vertébrale. La modernité des installations est telle qu'on ne nous donne plus le compte-rendu immédiatement, mais qu'il nous parvient par mail. Qu'à cela ne tienne, j'ai jeté un oeil sur les clichés à la sortie de la clinique, et ce rachis m'a semblé assez droit, quoique passablement déformé. En rentrant à la maison, j'ai vérifié en comparant avec la dernière radio avant la mise en place du corset: à vue de nez, le dos s'est redressé.

En soirée, j'ai consulté ma messagerie pour trouver le compte-rendu, et j'ai failli hurler. "Scoliose évolutive". Quoi? Mais vous comparez avec quoi, au juste? Le dernier examen, il l'a fait avec son corset, donc forcément, c'est moins bien. Non? Avec un cliché de mars 2021? Ca m'étonnerait, le compte-rendu de 2021 notait un angle de pratiquement 30°, et là, vous nous parlez de 12° pour le vieux cliché (ce qui était la mesure avec le corset, en juillet, si je ne m'abuse). Est-ce que vous ne vous êtes pas un peu emmêlé les pinceaux dans vos archives, dites-moi?

En tout cas, une à qui ce compte-rendu n'a pas plu du tout, c'est Asta Cadran. Dès qu'elle l'a reçu, elle a paniqué téléphoné. Sans laisser de message. Heureusement, quand j'ai demandé à Gogole à qui était ce numéro, il m'a dit que c'était celui du Dr T. Celui qui a pris sa retraite il y a 3 ou 4 ans. Très au courant, Gogole. Bon, donc j'ai rappelé le cabinet médical, Bonjour, c'est Madame [mon nom à moi], vous avez essayé de m'appeler? Ah? (incompréhension au bout du fil) C'est peut-être parce que mon fils P'tit Mousse [nom des enfants] a rendez-vous demain? Vous avez aussi un fils qui s'appelle Numérobis? (ce que c'est que de porter un autre nom que celui de ses enfants) Oui. La remplaçante du Dr [nom du médecin traitant] a reçu le compte-rendu des radios, il faudrait que vous preniez rendez-vous rapidement.

J'ai rassuré tout ce petit monde : la secrétaire en lui disant que Numérobis avait rendez-vous la semaine suivante chez sa spécialiste, et Asta Cadran, dès le lendemain, en lui expliquant que le compte-rendu comparait deux choses qui n'avaient rien à voir (oui, bon, ce n'est pas tout à fait exact, mais le détail des erreurs de ces conclusions aurait été un peu long à expliquer; et puis je ne veux pas avoir l'air d'en savoir plus qu'un médécin qui a sauvé le doigt du P'tit Mousse). Et mercredi dernier, la spécialiste a confirmé que j'avais raison. Elle est très contente du dos de Numérobis, et envisage de lui faire quitter son corset pour les vacances d'été.

(Rien à voir, mais j'ai ramassé ça à côté du container pour les recyclables, cette semaine.)


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Ping-pong médical: débriefing

 (10 février 2023)

Souvenez-vous, les gens: au mois d'octobre, j'avais avalé une mini-caméra pour filmer mon intestin grêle de l'intérieur.

Il a fallu un bout de temps au Dr Médoc pour analyser les images. Je n'ai eu le compte-rendu que pendant les vacances de Noël. Et si je ne vous en ai pas fait part tout de suite, c'est parce que tout le monde s'en fiche éperdûment que je voulais voir mon médecin traitant avant, pour être sûre d'avoir bien compris. Or mon médecin, je n'avais pas l'intention d'aller la voir avant le renouvellement de mon ordonnance pour le Levotruchox.

Le compte-rendu disait "angiodysplasies", soit de petites altérations de la paroi du grêle, occasionnant de micro-fuites, en gros. Il situait ces lésions à plus de "2 heures post-pylore". Ca m'a presque fait rire, cette manière de mesurer les distances. Le pylore, comme vous l'avez peut-être appris comme moi en cours de sciences naturelles (à une époque où on ne disait pas encore SVT), c'est le muscle qui ferme l'estomac, en bas (en haut, c'est le cardia, merci Mme Bessaguet). Et donc, il a fallu plus de deux heures à la caméra, après avoir franchi ce sas, pour trouver la première fuite. Il y en a quatre ou cinq en tout. Apparemment trop petites et trop inaccessibles, vu la distance, pour qu'il soit intéressant de chercher à les cautériser. La balance bénéfice / coût et durée de l'opération penche en faveur d'une non-intervention. En revanche, je peux continuer à manger du fer...

Ma première réaction a été de penser que je ne pourrai plus donner mon sang. La seconde a été de me dire que je n'avais pas du tout envie d'avaler des petites pilules marron jusqu'à la fin de ma vie.

Si le médecin a confirmé le premier point, me déconseillant effectivement de partager ma précieuse hémoglobine, elle m'a dit aussi que pour le fer, on allait surveiller et supplémenter quand / si c'était nécessaire. Donc, là, par exemple. Car si la numération révélée par la prise de sang est satisfaisante, le taux de fer est encore bien bas. Donc j'en reprends pour trois mois, avec vérification dans six mois, en même temps que la THS...

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Les rendez-vous de Numérobis

 (16 janvier)

Numérobis étant suivi pour son dos, il aurait dû voir sa spécialiste en décembre. Sauf que ce jour-là, il y avait une sortie scolaire à Paris. Dès l'annonce de la date du voyage, j'ai appelé pour faire décaler le rendez-vous. Nous étions en septembre, peut-être début octobre, il n'y avait pas de disponibilité avant février. (En revanche, la libération de notre créneau du 14 décembre a dû faire un·e heureux·se.) Aujourd'hui, ce rendez-vous approchant, je me suis dit qu'il fallait s'occuper de celui pour la radio de contrôle. J'y pense depuis quelques jours; j'avais même essayé d'obtenir une date sur internet, mais cela ne fonctionne pas, soit il n'y a aucune disponibilité, soit je ne peux pas prendre rendez-vous pour ce type d'examen sur le site (ben alors, pourquoi figure-t-il dans la liste?). J'ai donc appelé. Cinq minutes d'attente. Ils feraient mieux de revoir les possibilités de réservation sur internet... Bref, il va se faire photogaphier le rachis un mardi à 9heures. Pendant les vacances. Il va être ravi.

L'autre difficulté de Numérobis, c'est qu'il n'a plus de passeport. Le sien périme à la fin du mois. Or nous devrions aller au Canada cet été. J'ai donc, dès la rentrée aussi, cherché un créneau sur la toile pour faire renouveler le précieux sésame. Et je n'ai pas trouvé de rendez-vous avant la fin avril. S'il faut encore deux mois pour établir le document, nous devrions l'avoir tout juste pour le début des vacances d'été. Alors, quand j'ai entendu la semaine dernière à la radio une communicante gouvernementale vanter un nouveau service de l'ants qui permettrait d'obtenir une date à mois de 50 jours pour faire faire ses papiers d'identité, je me sui dit qu'il fallait aller voir. Et:


Encore une publicité mensongère...

Entre-temps, la situation se complique un peu, puisque, de côté du père, il y a une modification de l'adresse. La propagande régionale, au moment des élections, montrait une carte indiquant que toute notre commune était dotée de la fibre, ce qui était sans doute dans les tuyaux, mais n'est pas encore réaliste. Une des conditions pour avoir la fibre, c'est d'avoir un réseau de voirie tout bien numéroté. Quand j'ai rempli le formulaire de pré-demande du passeport de Numérobis, il habitait encore un lieu-dit. Adresse que le logiciel national refusait de reconnaître. Il me proposait le choix entre une impasse et un chemin (ou une route?). J'étais bien incapable de choisir; j'aurais eu tendance à dire "impasse", puisque c'est un cul-de-sac, mais je me serais trompée. Et surtout, j'étais bien incapable de donner un numéro. La maison a reçu son numéro la semaine dernière. Quand je vais faire demander un justificatif de domicile, je ne suis pas sûre que nous pourrons encore en avoir un qui corresponde à l'adresse renseignée en septembre. Pourtant, c'est la même maison. J'espère que la personne qui prendra la demande sera compréhensive.

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Ping pong médical: avaler la balle

 (7 novembre)

Pendant les vacances, j'ai repris mon régime sportif à base de riz et de nouilles (bon, en fait, juste du riz un midi, vu que le soir je devais manger liquide) afin de me préparer à l'étape suivante, qui était d'avaler un comprimé de la taille d'une pastille aux plantes suissses:

Comme vous pouvez le constater, ce comprimé est électronique et contient un objectif pour filmer tout sur son parcours, et aussi un dispositif pour faire de la lumière, puisque que je ne dispose d'un éclairage interieur.

Avant de me le confier, à une heure où mes enfants dormaient encore, l'interne a d'abord fixé à ma taille une ceinture avec des capteurs. Elle n'a pas su me dire pourquoi il fallait que le t-shirt entre ma peau et cette ceinture soit en coton, évoquant juste une histoire de conductivité. Je soupçonne, moi, qu'il s'agit plutôt d'éviter tout problème en cas de surchauffe. Mais peut-être suis-je pessimiste. L'interne m'a d'abord essayé une première ceinture, qui était trop grande. La taille intermédiaire ne m'allait pas non plus. Et, telle Boucle d'Or, je suis repartie avec la ceinture la plus petite.

Ensuite, il a fallu synchroniser le boîtier et la pillule, que j'ai pu avaler sans problème. Et l'interne a vérifié que le tout fonctionnait: j'ai vu des images de mon oesophage sur le petit écran...

La recommandation étant de bouger un peu dans la journée avant de revenir, et aussi de manger un peu (mais pas tout de suite), j'ai donc quitté un hôpital encore pratiquement désertique. L'employé du ménage n'avait même pas terminé de passer sa machine sous la verrière...

Je suis rentrée chez moi, et je suis ressortie faire deux ou trois courses, à pied. Et puis j'ai attendu d'avoir le droit de boire, et ensuite j'ai accompagné le P'tit Mousse à la médiathèque, avant de le faire manger, avec son frère (moi, je devais patienter encore une bonne heure). Et comme je trouvais le temps long, je retournée marcher un peu.

Quand je suis retournée à l'hôpital, c'était le milieu de l'après-midi. Le parking était plein et il y avait quelques patients dans la salle d'attente pour les gastro-entérologues, mais moi, je suis passée devant tout le monde. L'interne a d'abord vérifié que la capsule était arrivée au bout du parcours désiré. Si elle n'avait pas déjà été dans le côlon, j'aurais dû marcher dans les couloirs pour l'aider à descendre. Mais les images visionnées à mon retour montraient semble-t-il ce qu'il fallait, et la jeune femme a pu me déséquiper.

Maintenant, j'attends. C'est qu'il y avait quand même sept heures de vidéo. Si j'ai bien compris, le médecin ne visionne pas tout (pardon pour ce jeu de mots, mais ce serait parfaitement chiant, je pense), un logiciel quelconque crée des photos à partir de l'enregistrement. Ensuite le médecin regarde et convoque le patient pour lui dire ce qu'il a vu. Ou bien peut-être que s'il n'y a rien à voir, le patient ne revient pas? En tout cas, ça fait douze jours que j'ai rendu mon film, et je n'ai toujours pas de nouvelles.

A l'heure qu'il est, la capsule doit attendre au fond de la station d'épuration qu'un archéologue du futur la découvre...



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