(9 septembre - ce titre est une private joke familiale, désolée)
Quand j'étais petite, je ne me souviens pas avoir vu mon père beaucoup bricoler. Ou alors, en pestant contre tel clou ou telle vis qui ne s'enfonçait pas correctement à l'endroit prévu, ou contre une notice de montage mal conçue (ceci n'est-il pas un pléonasme?).
Au collège, j'ai eu trois ans de cours d'EMT (éducation manuelle et technique) avant que cette matière ne se mue en "technologie", ce qui nous a valu un an sans cours, les professeurs étant parties en formation. En tout cas, c'est l'impression qui me reste (Diablotin corrigera peut-être). J'y ai appris à utiliser une scie, poncer, vernir, poser un motif en mosaïque, mais aussi à repasser (avec une pattemouille!) et un peu à coudre. C'est en physique que nous avons appris des rudiments d'électricité en concevant de petits circuits. Munie de ce maigre bagage, je me suis sentie capable, au lycée, de vernir moi-même ma commode. Et je pense que ces cours d'EMT (que nous n'appréciions pas plus que cela) nous ont au moins permis de nous rendre compte que nous pouvions toutes et tous faire quelque chose de nos dix doigts.
Quand je me suis mise en ménage, c'est le futur père de mes enfants qui bricolait. Il a conçu deux tables, des étagères et une bibliothèque, posé du papier peint et même démonté un escalier pour faire passer un sommier (décidément, les sommiers...), dans les différents logements que nous avons occupés. En revanche, c'est moi qui avais repeint les portes de la maison qu'il occupe encore (et je m'étais fait copieusement enguirlander, parce que ce n'était pas la bonne couleur); je croyais avoir mis la photo du résultat sur ce blog, mais je ne retrouve pas le billet. Et puis, lasse d'attendre qu'il veuille bien s'en occuper,c'est moi qui avais démonté le siphon du lavabo pour le changer. Peut-être eût-il suffit de changer le joint, mais cela ne m'est pas venu à l'idée, à l'époque.
Lorsque j'ai quitté le domicile conjugal, j'ai dû bricoler assez vite sous le lavabo (encore), parce qu'il manquait un petit écrou pour que la bonde puisse fermer. Manifestement, les propriétaires sont encore moins bricoleurs que moi, puisqu'ils ne l'avaient pas fait. En revanche, pour l'évier, l'agence de location a fait intervenir un plombier. Mais il n'empêche que je suis aussi capable de démonter un siphon, chose tout de même fort utile quand vous avez un papa qui bouche son évier avec de la graisse (et oui, chaud, c'est liquide, mais froid, c'est solide!) ou que certains membres de votre famille ont des cheveux longs qui forment un bouchon dans l'évacuation du lavabo. Il me semble qu'il s'agit là de bricolage de base, dans la mesure où il s'agit de dévisser, démonter puis remonter et revisser, en s'assurant qu'il n'y a pas de fuite.
En matière de fuite, si c'est la chasse d'eau qui goutte, et que votre Gribouille s'amuse à chasser les gouttelettes qui tombent, le ternet mondial regorge de vidéos pour vous aider à changer le joint, en fonction du modèle de votre chasse d'eau. Cela m'a été utile aussi, dans la maison de location. Et c'est là qu'il est temps de rappeler aux dames qu'elles sont capables de changer un joint, elles aussi. En cherchant un "tuto" pour mon robinet d'arrivée d'eau (je n'avais pas bien compris à quoi l'un des écrous était vissé, et n'arrivais pas à l'enlever), j'ai trouvé une vidéo où un monsieur faisait faire tout le travail par sa collègue, tout en donnant les explications (que je n'ai pas regardées jusqu'au bout, j'avais juste besoin de comprendre le démontage).
Souvenez-vous, j'avais aussi eu recours à la toile pour planter mon poteau de fil à linge, pour le plus grand ébahissement du vendeur et de mon papa. Mais là, je veux bien admettre que c'est un peu plus compliqué, notamment parce qu'il faut maintenir le fut droit pendant l'opération. Et j'avoue que cela rentre dans la catégorie des travaux qui me laisseraient un peu démunie, toute seule.
Souvent, les choses que je n'ose pas faire seule nécessitent, ou me paraissent nécessiter, un outillage un peu particulier. Je n'ai pas de perceuse, et ne saurais probablement pas poser seule une tringle à rideaux. Mais j'ai une collègue qui a réalisé seule une rambarde d'escalier, avec des scies dont je n'ai pas même retenu le nom. Elle est plus douée que mon papa pour les travaux dans une maison, cela ne fait aucun doute.
(Ça n'est pas chez moi, mais là, il y a un truc qui cloche avec le pavage, non?)
Revenons toutefois aux outils. Quand il s'est agit de remettre en place la porte qui cachait l'ex frigo, j'ai été acheter les charnières, et je savais qu'il me fallait aussi un tournevis en étoile pour enlever une barre de fixation devenue inutile et qui empêchait de placer une charnière. Parce que ça ne suffisait pas qu'il y ait des tournevis plats et des cruciformes, maintenant, il y a des étoiles. Et pour que ce soit encore plus compliqué de trouver le bon tournevis, bien sûr, il y a deux tailles, et une dénomination qui n'a rien à voir avec le schmilblick (genre HP 25 et HP 27). J'avais pris une photo de la tête de vis, elle était pour ainsi dire à l'échelle, je suis rentrée avec un modèle que j'ai emboité dans la vis avant de retirer l'étiquette-emballage, et j'ai vu que je n'aurais pas besoin de retourner échanger le bidule.
Les vis qui m'ont donné du fil à retordre, ce sont celles de la douille du luminaire. Parce que j'ai quelque part, mais je ne sais pas où, un lot de trois petits tournevis pour ces petites vis minuscules qu'on trouve au dos des appareils électroniques, à la fixation des branches de certaines lunettes et... dans les douilles. Il a fallu que je rachète un set de tournevis à plusieurs têtes. En revanche, pas question de payer 25 euros pour la pince à dénuder préconisée par les tutoristes de la toile. Au collège, nous avions ôté la gaine des fils avec nos ciseaux; cette fois-ci, j'ai utilisé un cutter. Toujours en faisant bien attention. Le plus difficile, dans cette opération de mise en place d'un abat-jour, ça a été de travailler avec les bras en l'air et la tête renversée. Ce ne sont pas des conditions idéales pour voir ce qu'on fait ni maîtriser ses gestes. Mais je ne me suis pas entaillé de doigt. Le risque électrique était écarté: j'avais coupé le courant au disjoncteur.
Voilà tout ce baratin pour dire que je peux effectuer de menus travaux chez moi, je n'ai quand même pas deux mains gauches. Mais j'aimerais bien connaître quelqu'un qui pourrait poser deux chatières, afin que Monsieur Ouille puisse aller à sa litière dans le garage cet hiver sans que nous n'ayions à subir les courants d'air. (Et non, je ne fais pas confiance au père de mes enfants pour le faire. Ma collègue, peut-être?)
Vous ne voulez quand même pas que je vous fasse un bilan de la rentrée le jour-même? J'ai autre chose à faire (ou pas, vu qu'en général, le jour de la rentrée des élèves, il n'y a pas cours) et j'ai programmé ce message pour que vous ayez un petit quelque chose à vous mettre sous la dent en attendant la reprise des publications ennuyeuses.
Pendant ces vacances, je n'ai pas bougé. Enfin ça, c'est ce qu'on dit de façon familière quand on n'a pas quitté son adresse habituelle pour voir d'autres paysages.
En réalité, j'ai bougé un peu, parce que ma soeur du Canada était là, et que nous voulions passer du temps un peu ensemble, et que nos enfants se voient un peu aussi. Donc, il y a eu la visite de la citadelle de Port-Louis, une séance de laser-game, un tour dans un labyrinthe et puis la découverte du cairn de Gavrinis.
Par rapport à celui de Barnenez (essayez de taper ce mot dans l'outil de recherche, j'avais mis une photo il y a quelques années), il est ridiculement petit. Mais c'est l'intérieur qui est remarquable.
Le couloir et la chambre sont bordés de gravures que les archéologues ne savent pas vraiment interpréter. Nous avons eu la chance de faire la visite avec une jeune femme qui connaissait remarquablement son sujet et savait aussi très bien en parler. Et puis, comme il faut prendre un bateau pour se rendre sur cette petite île du Golfe du Morbihan, les kilomètres parcourus en valaient la peine.
Bien sûr, j'ai fait aussi un peu de randonnée, mais pas trop à cause de la chaleur. Et puis j'ai bougé dans mon jardin. Il paraît que du point de vue de l'effort physique, une heure de jardinage vaut une heure de marche. Ce ne sont certes pas les mêmes muscles qui sont sollicités, mais c'est bien aussi d'alterner, non? En tout cas, j'ai passé quelques heures à arracher du lierre. De toute façon, la "pelouse" est grillée et pleine de "mauvaises" herbes, alors soulever de la terre poussière pour tirer les tiges rampantes ne peut pas être une catastrophe. J'espère avoir aussi liquidé le fatsia dont j'ai découvert fin août qu'il poussait le long du mur mitoyen, derrière le camélia des mésanges (qui semblent revenues, elles).
Et puis, je me suis activée dans la maison, pour vider des cartons (il en reste quelques uns) et trouver une nouvelle place à leur contenu. Il fallait entre autres que mon bureau soit fonctionnel pour la rentrée. Et pouvoir de nouveau écouter des CD sur mon lecteur du siècle dernier est un vrai bonheur. Il a fallu également remonter la porte du placard qui a contenu un frigo encastré jusqu'au début de l'été. Le gars qui a payé pour venir le démonter avait enlevé les charnières, qui semblaient liées au réfrigérateur. J'ai fini par en acheter d'autres et les poser.
En matière de bricolage, je me suis aussi occupée du tiroir du bas de la commode, qui coinçait: je l'ai enlevé pour passer les rainures au savon de Marseille, avant de le remettre. Ça glisse nettement mieux! J'ai enfin posé le luminaire acheté à Anne (qui en fait autant en une journée que moi en une semaine) il y a des mois, parce qu'il va falloir de nouveau allumer, le soir.
(Oui, maintenant, ce sont les Billy qui font moche.)
Et j'ai changé le robinet d'arrivée d'eau des wc du haut. Gribouille avait repéré, quelques jours après notre installation, un bac de glace vide sous la cuvette. Je m'étais dit que ce n'était pas bon signe, ce récipient ayant certainement servi à recueillir l'eau d'une fuite. Mais je n'ai rien remarqué avant le mois de juillet, quand j'avais deux enfants à la maison (et donc, plus de tirages de chasse d'eau). Il y avait bien une fuite. Le robinet d'arrivée portait même des traces de corrosion. Je l'ai démonté
pour constater qu'il manquait carrément un des deux joints. Donc j'ai racheté ce qu'il fallait et remonté le tout. Et j'en ai profité pour revisser la lunette, qui avait une méchante tendance à s'esquiver quand je m'asseyais dessus.
D'un point de vue énergétique, il vaut mieux faire chauffer un plat au micro-ondes et laver sa vaisselle au lave-vaisselle. Dans un cas, on économise l'électricité, et dans l'autre, il paraît qu'on consomme moins d'eau.
(C'est sec, partout.)
Enfin, pour réduire la consommation d'eau, il faut remplir le lave-vaisselle, pas juste y laver trois assiettes et deux casseroles. Et c'est là que ça se complique, pour moi. Car, si j'ai suffisamment de vêtements pour attendre de remplir le lave-linge avant de lancer une lessive, j'aurais beaucoup plus de mal à rentabiliser l'utilisation d'un lave-vaisselle. J'ai certes des assiettes et des couverts pour 6 personnes, et aussi pléthore de tasses et mugs pour le petit déjeuner, le thé et la tisane de mamie du soir, mais pour les casseroles et autres poêles, il faut que je lave au moins une fois par jour.
Peut-être que je devrais me renseigner sur les lave-vaisselle miniatures, conçus pour les couples sans enfants? En attendant, je fais très attention. Et je n'utilise même pas la technique des deux bacs, supposément plus économe en eau. Je mets ma vaisselle dans l'évier, je fais couler l'eau dans une bassine le temps qu'elle chauffe (ça servira pour tirer la chasse d'eau, ou arroser les fleurs en période de canicule), et puis je lave en mettant le liquide vaisselle sur une éponge, et je rince dans l'évier, si bien que l'eau de rinçage vient mouiller la vaisselle sale. C'est une technique que j'ai adoptée en camping, quand je devais utiliser une bassine parce qu'il n'y avait pas de bonde pour fermer l'évier. Elle nécessite d'ouvrir et de fermer sans arrêt le robinet, mais je vous assure qu'à la fin, il n'y a que 4 à 5 litres de liquide dans la bassine. Evidemment, il faut plus d'eau quand il y a beaucoup de gras à nettoyer.
Celui qui va me coûter cher en eau, c'est Monsieur Ouille. Il ne boit qu'au robinet (ou dans la cuvette des toilettes; la tête plus bas que l'arrière-train, quoi).
Et bien sûr, il ne sait pas fermer quand il a fini. J'ai bien testé la fontaine à eau, mais cet animal joue au plombier et démonte régulièrement l'engin, renversant ainsi le précieux contenu.
Et le micro-ondes du titre? Il n'y en a pas plus que de lave-vaisselle dans ma cuisne. Mais j'avoue que ça me manque un peu. Et comme j'ai réussi à me débarrasser du frigo encastré, il se pourrait que je profite de la prise pour brancher un four à micro-ondes.
L'un des avantages de passer l'été chez moi, j'ai que j'ai du temps pour vider des cartons et ranger mes affaires. Sauf que je manque un peu d'endroits pour tout caser, et que je passe donc beaucoup trop de temps sur lebonqwoin à chercher des meubles qui rentreraient dans le peu d'espace disponible et contiendraient mon bazar (et oui, la déchèterie est aussi une option, par exemple pour les cours de préparation à l'agrégation du CNED).
Et là, il y des trucs qui m'agacent. D'abord, les gens qui ne répondent pas quand on leur envoie un message. Potentiellement, c'est parce que leur article est déjà vendu. Mais alors, pourquoi est-ce qu'ils ne retirent pas l'annonce du site? Ou bien, ils croient que c'est un message automatique (moi non plus, je ne réponds pas à ces messages, envoyés par défaut si on n'a pas décoché une case et qu'on met un objet dans ses "favoris"); mais ces envois automatiques ont une formulation bien reconnaissable, et je m'efforce de personnaliser mes demandes. Et puis, la notification pré-enregistrée ne s'inquiète que de la disponibilité du meuble, alors que moi, je veux connaître ses dimensions.
(Je fais les vide-maisons, aussi. Aviez-vous déjà vu une si belle collection d'obus décorés?)
Et là, le moment est venu d'évoquer la nouveauté qui m'énerve particulièrement: la rédaction des descriptions par l'intelligence artificielle. Le logiciel "regarde" les photos et en tire le texte à publier. Ça commence toujours par "Je vends [un machin], idéal pour...", et puis il y a des tirets avec le matériau (présumé), la couleur et l'utilisation. Ce qui peut donner des descriptions cocasses, quand il y a différents matériaux (le cas n'est pas prévu) ou que l'informatique analyse mal la couleur. Une étagère en métal (noir) et bois reconstitué peut se voir décrite comme étant en bois de coloris argenté. Un vase vert et or peut se voir attribuer la couleur rouge (de toute façon, l'IA n'envisage qu'un seul coloris). Et comme cela ne peut pas se voir sur des photos, les descriptions générées automatiquement ne précisent jamais les dimensions. Mais les gens, pour savoir si votre étagère / secrétaire / coffre va trouver sa place chez moi et si je peux la / le transporter dans ma voiture, j'ai besoin d'en connaître les mensurations!
Heureusement, il y a des utilisateur·rices qui relisent les propostions de l'IA et qui corrigent ou ajoutent des renseignements. Et des gens sympatiques qui répondent, y compris quand je m'excuse parce que, finalement, leur meuble est trop grand pour ma petite maison.
Quand j'ai visité la maison, j'avais pris des mesures un peu partout, l'une de mes inquiétudes étant de savoir si mon sommier allait passer l'escalier, bien étroit. Evidemment, l'émissaire du notaire m'a garanti que ça passerait, la locataire ayant eu "des lits doubles " (oui, il a carrément utilisé le pluriel).
J'ai dû me planter dans mes mesures ou dans les calculs, parce que, vous l'aviez compris, le jour du déménagement, le sommier a dû rester au rez-de-chaussée, et mon matelas, par terre.
Pendant les premières semaines, j'avais un peu l'impression d'être au camping, entre les affaires pas déballées, le lit par terre et la vaisselle que je faisais dans une bassine (la même que quand nous allions camper, justement), parce que l'évier n'était pas relié au tout-à-l'égout.
Le P'tit Mousse me rappelait régulièrement que je devais racheter un sommier (ou plutôt deux), et moi je lui disais qu'il fallait d'abord payer le plombier. Pourtant, une fois l'évacuation aux normes, j'ai laissé traîner encore jusqu'au début des grandes vacances et aux... soldes.
Alors oui, sans doute, j'aurais pu trouver mon bonheur sur Lebonqwoin, en cherchant bien. Après tout, je ne suis pas la seule à avoir besoin de deux sommiers de 70 cm (et non pas deux fois 90 cm, comme l'avait suggéré un déménageur encore plus nul en maths que moi), et ça doit pouvoir s'acheter en seconde main. Mais je ne suis pas certaine que ça serait rentré dans ma voiture, et je n'avais pas envie de faire des kilomètres avec un véhicule surchargé.
Donc l'option soldes m'allait très bien, d'autant que la vendeuse m'a proposé un revêtement coloré pour les sommiers, justement parce que ce tissu-là sortait de la gamme et permettait une réduction de 30 %.
J'ai passé commande pendant une vague de canicule, et j'ai été livrée deux semaines plus tard. Deux sommiers fabriqués en Bretagne ont donc trouvé leur place dans le cadre de lit payé par ma grand-mère. Et on se fiche pas mal du coloris de leur tranche. Depuis, j'ai beaucoup moins de mal à me lever le matin; parce que je dois avoir passé un peu l'âge de dormir au ras du sol.
Gribouille a été un peu surpris, quand il est revenu dans la chambre avec le lit monté. Et puis il a décidé qu'il fallait aller voir dessous, où il a eu un peu de mal à rentrer et d'où il a fallu que je lui rappelle comment il devait faire pour sortir.
Il y a 14 ans, pratiquement jours pour jours, nous rendions les clefs de notre location bretonne, après avoir emménagé dans la première maison dont j'ai été propriétaire.
Le moment était mal choisi, entre les jours fériés qui réduisaient l'ouverture de l'agence et la visite des correspondants allemands qui limitait mes disponibilités. J'avais essayé de négocier trois jours de rab pour finir le ménage, mais ils n'avaient rien voulu entendre. J'avais donc fait ce que je pouvais, et ce n'était quand même pas si mal.
Seulement, la c*n*sse de l'agence de location et les propriétaires en avaient décidé autrement. Le jour de la visite pour l'état des lieux de sortie, il pleuvait. J'avais laissé une serpillère sur le pas de la porte, mais Madame C* l'a enjambée, laissant immédiatement la trace de ses pas sur le carrelage de l'entrée, et s'exclamant derechef "Vous n'avez pas fait le ménage?". La suite a été à l'avenant, avec recherche des grains de poussière et mauvaise foi évidente, comme lorsqu'elle n'a pas retrouvé les traces sur le carrelage mentionnées dans l'état des lieux d'entrée (peut-être parce que je les avais nettoyées?).
Bref, la propriétaire est venue elle-même faire un grand ménage dans sa maison chérie, et elle a envoyé une facture indiquant 9 heures de travail, qui ont été ajoutées à d'autres petites choses, l'accumulation du tout excédant la somme versée en caution deux ou trois ans plus tôt. Ce papier nous a été envoyé en même temps qu'un état des lieux bourré de fautes d'orthographes (je me souviens en particulier des "accros" par terre). Bien sûr, nous avons refusé de payer la différence, c'était déjà beaucoup de ne pas nous rendre la caution, et j'ai refusé de signer le document tant que l'orthographe ne serait pas correcte. Chacun ses points d'exigence...
A l'époque, les 9 heures de ménage m'avaient parues totalement exgérées. Mais je m'en suis souvenue quand j'ai dû nettoyer la maison que j'ai louée avant d'en racheter une rien qu'à moi. Je crois bien que j'ai passé une douzaine d'heures à dépoussiérer et récurer, tellement l'autre c*nne m'avait traumatisée. Néanmoins, la différence, c'est que la maison que nous rendions il y a 14 ans était presque neuve, et que j'y avais déjà passé quelques heures. Alors que celle que j'ai quittée récemment est ancienne, et que les douze heures de ménage s'entendent depuis le départ.
Quand les déménageurs ont emporté le frigo, ils ont remis au jour quelques trésors que Gribouille avait perdus en dessous. Entre autre une noisette, ce genre de chouette petite bille dont il a semé un certain nombre d'exemplaires en divers coins du rez-de-chaussée. Comme je n'ai même pas passé un coup de balai le jour du départ, il y avait fort à faire. J'avais établi une liste, qui allait des stores aux bouches de VMC, en passant par les plintes et les interrupteurs.
Et puis, il y avait quelques traces d'humidité à traiter, par exemple dans ce qui fut la chambre du P'tit Mousse, ou bien les traces au niveau de la tête de lit du Pirate. Cet enfant (qui n'en est plus un) n'a pas couché souvent là, mais il avait tout de même marqué son territoire:
Il me parassait riqué de frotter le papier peint pour bien dégraisser, et les propriétaires avaient laissé les chutes au-dessus du dressing, donc j'ai pris mon esprit d'aventure à deux mains et j'ai effectué un petit raccord. Ma technique n'est pas très au point, et il y a des cloques, mais à dire le vrai, il y en aussi sous le papier posé avant mon arrivée...
En tout cas, la dame de l'agence n'a rien vu / rien dit. Il faut dire aussi qu'elle aurait eu beau jeu de me faire des remarques... Au départ, nous avions convenu d'une pré-visite dix jours avant l'état des lieux de sortie. Et puis, la nouvelle locataire (cette maison ne se loue-t-elle qu'à des femmes en instance de divorce?) a demandé si elle pouvait emménager un peu plus tôt. Ensuite, c'est l'agente qui a eu un empêchement, et la pré-visite n'a finalement eu lieu que trois jours avant la remise des clefs, ce qui m'aurait vraiment laissé peu de temps pour faire des retouches.
Bref, la dame a constaté qu'il restait un peu de poussière sur quelques murs (ah oui, j'avais pensé aux plafonds, aux coins, aux suspensions, mais pas au centre des murs...), que la hotte était certes encore sale, mais un peu moins qu'à mon entrée dans les lieux, que j'avais réparé la bonde du lavabo (fastoche, il manquait juste un écrou) et qu'il faudrait quand même changer les fenêtres. Elle a ouvert de grands yeux quand je lui ai dit qu'on m'avait prélevé un mois entier de loyer (alors que la nouvelle locataire arrivait le 10) et assuré que je serai remboursée avant la fin du mois. Ce qui fut fait: trop perçu du loyer et caution intégrale sont arrivés sur mon compte en moins de deux semaines. Ouf!
Mon jardin est très chouette, j'y découvre sans arrêt de nouvelles choses (y compris des trous dans l'herbe, dans lesquels je trébuche), mais il y a un truc qui me chagrinait, c'était la disparition du fil à linge.
Il y a eu, à une époque, un fil (de fer) tendu entre trois poteaux, sur le côté sud du jardin. Mais les occupant·es successif·ves ont eu envie de planter des tas de trucs, et se sont probablement dit qu'il valait mieux le faire sur les bords, si on voulait pouvoir continuer à tondre sans soucis. Je peux donc passer la tondeuse facilement, il n'y a pas de recoin biscornu ou de rosier / rhododendron / dahlia à contourner, mais je ne peux plus tendre de fil entre les poteaux à linge:
Depuis le montant le plus proche de la maison, on ne voit pas le suivant. Ce deuxième poteau avait une magnifique casquette de lierre, que j'ai retirée pour laisser respirer un rosier qui pousse à son pied, et aussi parce que c'est lui que je voulais utiliser pour installer ma corde.
Le troisième poteau ressemble à ça:
Le lierre est plus récent, il reste un morceau de l'ancien fil à linge, mais l'emplacement était le moins favorable à un réemploi, à cause de l'érable (du Japon) qui pousse beacoup trop près. (Je ne suis pas certaine que les plantations le long des murs d'enceinte respectent la réglementation en matière de distances.)
J'avais donc un montant en béton près de la maison, et un autre à peu près au milieu du jardin, mais je ne savais pas quoi en faire. Jusqu'à ce qu'une annonce sur Lebonqwoin me donne la solution: un monsieur proposait un seul poteau à linge, l'autre étant hors d'usage. J'ai regardé sur la toile comment il fallait s'y prendre pour sceller ce genre de machin dans la terre, ça n'avait pas l'air trop compliqué, alors j'ai acquis le poteau de mes rêves.
Chez le marchand de matériaux de construction, j'ai trouvé le béton qui va bien, "sans malaxage", et j'ai demandé au vendeur comment l'emporter. Le monsieur m'a demandé où était ma voiture, parce que le sac pesait 25 kg et qu' "il eût été préférable" que je me gare plus près. Diantre, il cause drôlement bien, cet homme. Bon, il était nouveau et a quand même demandé à son chef ce que c'était que ce béton bizarre pendant que je rapprochais ma voiture, mais non, la madame ne s'était pas trompée, c'était bien ce qu'il lui fallait pour planter son poteau.
De retour à la maison, j'ai réquisitionné le P'tit Mousse pour qu'il m'aide à sortir le sac de la voiture, puis à positionner et tenir le poteau pendant que je jouais à la bricoleuse. Et puis j'ai laissé le poteau en place. Mais ce n'était pas tout à fait du goût du jeune homme, qui, après le goûter, a demandé quand nous allions installer le fil. Parce que, tant qu'à faire, autant terminer ce que nous avions commencé. Et voilà, avec l'aide de mon fils, j'ai maintenant une corde à linge fonctionnelle dans mon jardin:
(Et Gribouille peut toujours chercher, le P'tit Mousse a soigneusement ramassé tous les petits bouts de plastique que nous avons coupé pour réussir à passer le fil dans les divers trous.)
Il y a quelques années, j'ai eu une élève d'origine néerlandaise qui s'appelait Roosmarijn (oui, comme Rosemary en anglais, c'est bien la plante, paraît-il symbole de fidélité amoureuse à cause de son feuillage persistant, et dont le nom commence comme celui de Roméo - je suis en train de lire Shakespeare dans le texte); elle se faisait appeler Roos (Rose, quoi), peut-être que la seconde partie de son prénom était trop souvent écorchée par les Français·es, ou bien elle trouvait ridicule de porter le nom d'un aromate.
Je ne peux évidemment pas publier de photo de cette élève (et d'abord, je n'en ai pas), mais il se trouve que dans mon jardin, il y a un romarin, et pratiquement juste devant, un rosier.
Il y avait aussi un romarin, en pot, dans le jardin que j'ai quitté récemment. Et puis, il y a ces arbustes qui font haie, devant la supérette:
Donc je n'aurais pas été en panne d'inspiration sur le sujet.
Et encore, je suis nulle en cuisine, ce qui m'empêche de vous montrer les utilisations de cette plante. Je m'en suis aussi servie pour éloigner les mites, il me semble, ces bébêtes n'aimant pas vraiment les odeurs fortes.
Dimanche, J'ai voulu vérifier si j'avais bien déjà publié une photo de plant de colza. Il est en effet possible qu'elle ait en réalité été affichée comme photo du mois sur l'ancien site du Dr CaSo.
Bref, je suis tombée sur de vieux messages, que j'ai relus, et notamment celui-ci, qui m'a amusée parce que, aujourd'hui encore, le P'tit Mousse (qui devait avoir entre 2 et 4 ans à l'époque) enlève ses chaussettes dès qu'il en a l'occasion. C'est bien simple, en fin de semaine, il n'enfile ce type de vêtement que s'il doit sortir. Ce qui est un peu embêtant, c'est que, comme à l'époque, il retire ses chaussettes n'importe où, et qu'elles n'atteignent que difficilement le bac de linge sale (et pas toujours par paire). En pleine adolescence, cet enfant est probablement le moins ordonné de la fratrie. Alors, il y a des mois, j'avais commencé à lui demander de ranger son bordel bazar, en prévision du déménagement. Il s'y est pris le samedi, pour retourner le dimanche soir chez son père en me laissant ça:
Vous pouvez voir dans le coin à droite des boites de puzzles ouvertes. J'avais reçu la consigne d'y ranger les pièces que je trouverai au milieu du reste.
Il m'a fallu plus d'une heure pour en arriver là:
Vous voyez peu de différence, parce que les petits cartons devant les puzzles contiennent les livres de l'étagère qui est hors champ, sur la gauche. Encore deux heures de travail le lundi soir pour qu'enfin, tout soit emballé:
(Photo prise un peu plus tard, après le passage d'un bon coup de balai.)
Je vous avoue que, une fois ce temps perdu pour le reste, j'ai effectué une petite danse de la victoire. Enfin débarrassée du bazar de cette chambre! Sauf que, le lendemain matin, j'ai reçu un message du P'tit Mousse me demandant si je ne pourrais pas chercher sa convocation pour l'oral blanc de français. Elle devait être quelque part, pliée... Autant dire que j'ai envoyé cet enfant balader. Il connaissait le jour et l'heure 😉, il est allé à son oral sans préparation convocation.
Ca y est, dimanche, le beau temps étant de la partie, j'ai laissé Gribouille s'aventurer à l'extérieur.
Il est resté très prudent, dépassant à peine les marches qui mènent au jardin, pour commencer. Il a même passé un certain temps sur le rebord de la fenêtre qu'on voit sur la droite de la photo. Si elle n'offre pas une vue fantastique, elle avait le mérite d'être au soleil.
Et puis, ayant bien observé les alentours, le lendemain, il a demandé à ressortir dès que je suis rentrée du travail, et cette fois, il a quitté le jardin. En passant par le portillon (ouvert par le vent) qui donne sur une impasse. Et il s'est dirigé vers le site de l'institution voisine, dont j'avais prédit qu'il serait un chouette endroit pour se balader. Je ne sais pas s'il est effectiveemnt allé jusque là, mais en tout cas, je préfère qu'il parte dans cette direction, puisque, de l'autre côté, c'est la rue.
Ce soir, Gribouille a encore fait un petit tour à l'extérieur. Mais comme il a encore des choses à découvrir à l'intérieur, et qu'il est tout de même un peu froussard, il ne réclame pas trop de pouvoir poursuivre l'exploration du jardin. Tant mieux pour les oiseaux, qui ont l'air de fréquenter volontiers les lieux.
C'est ma couleur préférée, le bleu, sous toutes ses nuances...
Et on le trouve partout:
Dans le bleu du ciel, au dessus du lycée, lundi, quand j'ai fait l'aller et le retour entre les deux établissements à pied (deux fois 45 minutes, ça descend et ça remonte) pour profiter du beau temps et économiser le carburant.
Le bleu est aussi la couleur de la porte de la nouvelle chambre du P'tit Mousse.
Et mercredi, cela ne faisait aucun doute, il avait déjà largement investi les lieux.
Dire qu'il m'avait fallu plus de deux heures pour mettre son bazard dans les cartons...
A sa décharge, son étagère est trop haute pour cette chambre (très mansardée), et il a donc peu d'espace pour ranger ses affaires.
En fin de semaine, j'ai fait des aller-retours vers les bacs de tri et la déchèterie, et je suis tombée sur cette boîte, qui fut bleue et bien jolie (toutefois, je me demande si le couvercle va bien avec le fond).
Et puis, j'ai essayé de me promener un peu, pour ne pas rester sur cette impression de poussière accumulée dans l'ancienne maison. Et je me suis souvenue que, pour "couleur", j'avais pensé à celles du balisage des sentiers de randonnée.
Le bleu, c'est la couleur des petites boucles. Celle-ci se marche en plus ou moins une heure, selon la vitesse adoptée et la boue dans certains passages.
Il ne faut pas oublier d'admirer les myositis, sur bord du chemin.
C'est la saison, j'ai en même trouvé (un pied!) dans mon jardin.
Et puis, si je n'avais rien trouvé de mieux, je vous aurais montré juste ce gobelet:
C'est l'unique rescapé d'un lot de six. Les cinq autres ont été oubliés (par moi) dans une auberge de jeunesse autrichienne lorsque nous avons fait le tour du Lac de Constance à vélo, il y a des années. Lui était resté bien sagement à la maison. parce qu'il est bleu, et que c'est ma couleur préférée. J'aurais donc eu tendance à le prendre pour boire, alors qu'en itinérance, ma couleur, c'était le violet / mauve, le bleu étant pour quelqu'un d'autre.
(Chacun sa couleur, ça évite de partager les microbes quand on n'a pas eu le temps ou l'ocasion de faire la vaisselle.)
Pour Monsieur Ouille, le déménagement a été une rude épreuve. (Pour moi aussi, mais j'ai envie de parler du chat, aujourd'hui. Parce que j'aime bien raconter les choses du point de vue des chats, et que la dernière fois, c'était là.)
Pour le moment, Gribouille n'a pas testé le jardin, mais il a fait le tour de la maison, des coins et des recoins, du sol au plafond.
(Le dessus des placards de la cuisine n'avait manifestement pas été nettoyé.)
Et donc, il y a des choses qu'il aime, comme l'escalier, qui n'a pas de rambarde pleine, mais des barreaux, et ça, c'est quand même drôlement chouette pour jouer.
Le chat a aussi très vite retrouvé sa chambre:
Au début, c'était une blague, dans l'ancienne maison, cette histoire de chambre. Gribouille avait élu domicile dans la pièce que le Pirate a quelques fois occupée. Le lit, sous lequel il jouait à Forboillare, était aussi un bon endroit pour faire la sieste. Ce lit est maintenant dans le salon / chambre d'ami, et c'est là que mon chat passe le plus clair de son temps. Et comme il semble y dormir aussi la nuit, je devrais pouvoir fermer la porte de ma chambre...
Ce qui lui plaît manifestement moins, c'est que la porte d'entrée donne directement sur la rue (et dans la rue, il y a des voitures). Je ne peux pas lui donner tort sur ce point. Il n'a pas encore découvert qu'on pouvait aussi sortir par l'arrière, sur le jardin. J'attends encore un peu, ce nouveau logement étant trop près de l'ancien: je ne voudrais pas qu'il retourne, par erreur, là où je n'habite plus.
Pas de chance pour Gribouille, j'ai aussi changé ses croquettes. Et celles-là ne lui plaisent pas, confirmant l'observation que j'avais déjà faite qu'en achetant de la nourriture pour chats pas chère, on fait vraiment des économies: on paie moins, et elles durent plus longtemps...
Il y a, depuis une bonne dizaine de jours, une petite polémique autour de Timothée Chalamet, l'acteur ayant expliqué que le ballet et l'opéra, non merci, qui ça peut bien encore intéresser. Je trouve un peu dommage de ne pas avoir la question à laquelle il a fait cette réponse (entre: "pour vous, quel est le type de spectacle le moins intéressant?" et "que pensez-vous de l'opéra?", le contexte me paraît un peu différent) et puis il me semble aussi l'avoir entendu dire quelque chose du genre "avec tout le respect que je dois aux gens qui travaillent dans ces domaines", mais enfin les réseaux sociaux se sont déchaînés, les opéras de l'hémisphère Nord ont répondu (pas celui de Sydney, à ma connaissance), entre autres comme ceci:
Si l'opéra de Paris a finement joué en montrant un extrait de son spectacle actuel, Nixon in China, où l'on voit des joueurs de ping-pong (Timothée est actuellement en promotion pour un film où il joue un pongiste), je n'ai vu personne ressortir la scène de Dune où il danse pour éviter les vers de sable et mettre dessus les noms des pas qu'il exécute, avec un commentaire du genre: "alors comme ça, tu n'aimes pas la danse?"
Bref, si on me demandait, à moi, quelle est ma passion, je répondrais certainement la danse. Et, comme leur disait leur publicité sur les sacs roses des années 1980 et 1990, la danse, c'est
En dehors de la danse, vous connaissez ma passion pour les mots, ceux de toutes les langues, et même les systèmes linguistiques, que j'aime bien comparer. Ce qui explique que j'aie beaucoup de livres à emballer pour mon déménagement. Mais ils font partie des objets les plus simples à ranger dans un format contraint, et je remercie mon ancienne passion pour le jeu Tétris...
Depuis que je suis passée chez Prune pour avoir la fibre, j'ai reçu quatre coups de téléphone à propos du rendez-vous d'installation. Je n'ai pas pu répondre aux trois premiers, parce que mon portable était en mode silencieux: je ne décroche jamais quand je suis au travail. Il y a eu chaque fois un message, dont un le samedi matin où Fabien m'annonçait qu'il allait rappeler le lendemain et que je ne devais pas hésiter à décrocher. (Oui, j'étais au boulot samedi matin, pour les portes ouvertes; non, Fabien ne m'a pas téléphoné le dimanche.)
(Ouvertes, les portes, on a dit.)
Le dimanche, j'ai regardé la petite vidéo qui va bien sur le site dédié et j'en ai conclu qu'il fallait que j'aille faire quelques vérifications dans la maison, parce que je ne me souvenais pas d'un raccordement téléphonique aérien, mais que je ne voyais pas non plus où il y aurait pu y avoir un regard pour un câblage souterrain. J'ai raté l'appel du lundi matin (à 8 h 34, j'étais déjà en cours), inspecté la maison et ses alentours dans l'après-midi, je n'ai pas mieux compris la situation, et j'étais en train de me dire qu'il fallait que je contacte le fameux numéro quand il s'est affiché sur mon écran.
Fabienne (ils sont recrutés sur leur prénom, chez Prune, ou bien j'ai mal entendu?) m'a posé les questions auxquelles j'avais tenté de répondre sur le site, et quand je lui ai expliqué que le poteau pour le raccordement aérien était au bout de mon jardin, mais qu'aucun fil n'arrive jusqu'à ma maison, et que je ne voyais pas non plus de regard, elle m'a dit que ça arrivait, certaines maisons peuvent être cablées en "aéro-souterrain", et dans ce cas, il n'y a effectivement pas de point de contrôle pour la partie enterrée de la ligne. Evidemment, le formulaire ne tient pas compte de ce cas particulier; mais maintenant, au moins, Prune est au courant.
Une autre qui est drôlement bien informée, c'est la Régie des Eaux. Je traîne, et je ne l'avais toujours pas contactée pour faire mettre l'abonnement à mon nom. Et bien je viens de recevoir un mail m'expliquant que, selon leurs informations, j'aurais acheté (très joli conditionnel, dans le message) la maison de telle adresse, et que je si je ne m'abonnais pas dans les quinze jours, ils allaient couper l'eau. J'ignore qui m'a dénoncée, mais comme il faut que ce soit quelqu'un qui pouvait donner mon adresse électronique, je soupçonne le notaire. Je vais donc compléter le formulaire que je n'ai pas eu besoin de demander et me mettre en conformité.
Décidément, chaque fois que je vais dans mon nouveau jardin, je découvre quelque chose.
Après m'être réjouie de la présence d'orties (en deux endroits, dont je pense ne préserver qu'un seul), je me suis aperçue qu'il y avait aussi ça:
Un plant de buis. Et bien sûr, mangé par la pyrale.
Alors, pardon, mais je ne vais pas faire mon Idefix, sur ce coup-là. Ce pied est encore petit, il a sans doute été placé là pour être taillé en boule, au départ. Il est beaucoup trop près du mur et en lisière d'un genre de bac: il n'a pas d'avenir si on le laisse pousser. Je vais donc le couper à ras, ou presque. En tout cas, je vais éliminer toutes les branches feuillues. S'il repart, je tenterai de maîtriser sa pousse (en le mutilant façon bonzaï); sinon, bon débarras!
(Je n'ai pas trouvé de bambou, j'espère qu'effectivement il n'y en a pas, parce que ça aussi, c'est difficile à maîtriser.)
Vous m'excuserez, je ne peux pas bloguer, j'ai jardinage.
Car le soleil est enfin de retour (mais peut-être pas pour longtemps).
Et sinon, comme Gogole ne voulait pas m'afficher cette photo du jardin d'en face, j'ai tapé la date du jour et retrouvé ce cliché pris l'an dernier:
Une fresque murale, qui n'a pas remporté le concours auquel elle prétendait.
(Et au fait, j'y pense: il y a, au pied de l'arbre tortueux de mon nouveau jardin, des feuilles qui ne laissent aucun doute quant au fait que le commentaire anonyme de l'autre jour était dans le vrai: c'est bien un noisetier; les chatons dans les branches auraient déjà peu m'orienter dans ce sens...)
Pour des raisons bien légitimes, Anne nous demande d'anticiper dès aujourd'hui la photo du dimanche.
J'ai donc profité d'une éclaircie pour passer dans le jardin de ma nouvelle maison. Je n'avais en mémoire que cet arbre, en plein milieu du jardin:
Je ne compte pas les rosiers, auxquels je n'avais pas prêté attention lors d'une première visite, ni les hortensias qui ont trop poussé. (L'ancienne propriétaire se désole du fait que sa locataire n'a pas entrenu le jardin, et que le gazon, notamment, est envahi par la mousse. Or cette mousse semble empêcher l'aillet de pousser, et il n'a pour le moment colonisé que les bordures. Et puis, comme ça, j'aurais moins de scrupules à effectuer des modifications; mais d'abord, je crois que je vais laisser passer l'été pour voir ce qui pousse, dans ce jardin. Pour l'instant, on dirait qu'il n'y a ni jonquilles, ni primevères.)
C'est que ce machin qui ne perd pas ses feuilles en cache un autre, plus grand, tout au fond:
Je n'aime pas tellement les palmiers, au pied desquels rien ne pousse (sauf des ronces! que je ne suis pas sûre de conserver, parce qu'elles sont à l'ombre et donneront peu de mûres). C'est sans doute pourquoi j'avais oublié sa présence.
Je préfère le saule tortueux qui s'était fait discret, mais commence à porter des chatons:
J'envisageais de planter des framboisiers et du cassis, mais, depuis que j'ai vu les rosiers, je ne vois pas trop où il y aurait de la place pour ces petits fruitiers. A moins que les fraisiers repérés dans une plate-bande soient des faux, auquel cas je pourrai les remplacer.
Voilà, c'est signé, je suis (de nouveau, mais seule, cette fois-ci) propriétaire d'une petite maison (dans le bourg, pas paumée en pleine campagne).
Ce qui veut dire que je dois préparer mon déménagement; et, comme ma demeure sera plus petite que celle où j'habite actuellement, faire du tri et de la place. Je dois retourner prendre des mesures, parce qu'il se peut que toutes mes bibliothèques ne rentrent pas. Mais je me suis déjà débarrassée du bureau que Numérobis n'a jamais utilisé (merci Le bonqwoin).
Ce qui est amusant, c'est que, pour une fois, mon horoscope de la semaine dernière avait prévu les évènements:
Bon, d'un autre côté, il ne m'a pas appris grand chose, puisque la signature et l'enlèvement du bureau étaient programmés depuis quelques temps. J'aurais pu l'écrire moi-même, cet horoscope.
L'autre truc embêtant, mais somme toute logique, c'est que les propriétaires remettent la maison que j'habite en location, et qu'il va donc y avoir des visites. Deux sont déjà prévues, et j'ai dû faire un peu de rangement dans l'antre la chambre du P'tit Mousse. Ce n'est pas très agréable, de devoir montrer son intérieur à des inconnus. (Quand nous avions quitté notre première location en Bretagne, il n'y avait eu qu'une seule visite, pendant que j'étais en Allemagne; je crois que devant le manque de ménage, l'agence avait préféré attendre que la maison soit vide pour y amener de potentiels locataires...)
La France grelotte, le pays est paralysé par la neige.
Ah bon? Pas le moindre petit flocon par ici. Du verglas, un tout petit peu, mais franchement, ça ne valait pas la peine de suspendre les transports scolaires pour autant. Ou alors, au cas par cas, certains endroits ayant été plus touchés que mon coin à moi.
Surtout, la présence d'élèves en plus grand nombre (il en manquait un tiers, lundi et hier) aurait permis, grâce à la chaleur humaine, de réchauffer plus rapidement les bâtiments. Car dans les deux lycées que je fréquente, (presque) tout le monde a eu froid, en ces deux premiers jours de classe. Parce que, bien sûr, les établissements n'ont pas été chauffés pendant les vacances, que ce sont, malgré des travaux plus ou moins récents, de relatives passoires thermiques, et qu'il faisait donc entre 10 et 15 degrés dans les salles de cours.
Cela ne m'a pas vraiment dérangée. J'avais un bon pull, et puis, chez moi, il ne fait pas bien chaud non plus. J'ai beau régler la chaudière pour avoir une température ambiante de 20°, il ne fait que 15 à 16, dans mon salon. Et je ne vous parle pas de la chambre. Quand j'ai loué, l'agente immoblière m'a affirmé que les propriétaires ne chauffaient jamais l'extension où je dors, le radiateur du salon suffisant à assurer une température convenable dans cette pièce. L'aspect (brûlé) du convecteur électrique démentait absolument cette affirmation, et, de fait, si je ne chauffe pas, la température peut descendre à 10°, pendant la nuit, dans ma chambre.
Et vous savez quoi? Ca ne me dérange pas forcément. Hier soir, j'ai réchauffé un peu avant de me coucher. Et puis j'ai pris ma bouillote (la vraie) et Gribouille s'est installé à mes pieds. Nantie de ça et sous ma couette en polaire, avec une chemise de nuit en polaire aussi, j'ai bien dormi. J'ai même eu un peu chaud, à un moment (les hormones, sans doute); en tout cas, j'ai enlevé les chaussettes avec lesquelles je m'étais endormie. Il y a des nuits où j'ai froid, et je redoute un peu les nuits à venir, qui s'annoncent venteuses, mais je trouve toujours un moyen de me réchauffer.
Quand j'étais encore mariée, cela étonnait toujours ma belle-mère quand elle me voyait descendre au petit déjeuner, l'hiver, sans avoir encore enfilé mon pull. (Il était parfois sur mes épaules, tout de même.) Mais c'est que sa maison à elle était, de mon point de vue, surchauffée, avec plus de 20 degrés dans la cuisine. C'est tellement plus facile de s'adapter à un froid raisonnable qu'à la chaleur!
(Aujourd'hui, c'est la Sainte Barbe, patronne des pompiers, mais on va éviter de parler des recherches sous les décombres, hein, cette idée fugace n'est pas la meilleure.)
Un jour, je suis entrée chez le notaire, parce que j'avais vu sur la toile mondiale, où je consultais les annonces immobilières à la recherche de la perle rare, que l'étude vendait une petite maison sympathique dans le coin, et je me suis dit qu'il fallait tenter ma chance.
Le négociateur m'a reçue, m'a posé quelques questions et en a conclu que cette demeure n'était pas pour moi. Il y avait quelques travaux à prévoir, et je préférais une maison prête à habiter. Mais, me dit-il, il y avait, pratiquement en face de son bureau, un bien qui venait d'entrer sur le marché, et qui pourrait me convenir.
Nous sommes donc allés visiter cette petite maison de ville, avec sa petite véranda et son petit jardin.
Et elle m'a plu tout de suite. Alors je suis revenue la voir avec un mètre, pour vérifier quelques mesures (se posait notamment la question de savoir si mon buffet trouverait sa place, et si un sommier double passait l'escalier). Je crois avoir déjà raconté que je n'avais pas trop aimé que le gars de l'étude me dise qu'on changeait de meubles comme de maison, à propos de ma commode; mais comme je pense pouvoir caser tout ce à quoi je tiens, j'étais ravie.
Et puis, il y a eu une période de latence, parce qu'un des diagnostics indiquait une non-conformité. Un autre acquéreur s'était aussi montré très intéressé par la maison, m'a-t-on dit. Mais c'était peut-être juste pour me faire peur et que je me décide? J'avais poursuivi mes recherches sans être vraiment emballée par les autres lieux visités. Et je n'avais même pas demandé à voir un nouvel appartement dans ce vieux manoir, parce qu'il était semi-enterré en rez-de-jardin avec les fenêtres du salon donnant sur le parking.
Après la consultation d'un plombier à propos des travaux à effectuer, j'ai fait une offre. Plus basse que ce que demandait la propriétaire, évidemment (et là encore, le gars a tenté de m'influencer en insinuant que ma proposition était un peu trop basse). Cependant, j'avais bon espoir: la maison était sur le marché depuis l'été et n'avait pas encore trouvé preneur, elle est exposée plutôt au Nord et il serait difficile de la vendre en plein hiver. Je ne sais pas quels arguments a utilisés le négociateur, mais mon offre a été acceptée.
C'est donc sans avoir jamais vu l'annonce concernant ce bien que j'achète une maison dans le même bourg que celui où je réside déjà. J'ai reçu hier l'offre de prêt de la banque (en dait, non, c'est un document préalable, mais c'est en bonne voie), il va falloir songer aux cartons...
(Je viens de retrouver, en cherchant autre chose, l'origine de la photo de port néerlandais publiée il y a peu comme reflet... Comme quoi, les recherches permettent parfois de trouver des choses tout à fait inattendues.)
Prof d'allemand et maman d'un Pirate et d'un Numérobis majeurs et vaccinés, ainsi que d'un P'tit Mousse de 16 ans. Et n'oublions pas Monsieur Gribouille le chat!