En attendant pire

 (31 mars 2021)

On ne sait pas ce que nous réserve l'avenir. Pas sûre que le premier avril soit vraiment rigolo, cette année.

Alors, en attendant, profitons de petits bonheurs simples comme cette composition, vue dans la salle d'une collègue:



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Il y a des jours...

(29 mars)

 Il y a des jours où on se rend compte qu'il y en a qui n'ont vraiment pas de bol.

Ce matin, sur Pronote, un long message d'une maman pour expliquer l'absence de sa fille, et qui se termine comme çà:

"Je m'excuse pour ce pavé : je suis malentendante et les conversations téléphoniques sont trop pénibles pour moi (je suis sur la lecture labiale). N'hésitez pas à me contacter par mail ou sms."

Lecture labiale? Mais la pauvre, comment fait-elle avec ces p^£*!$ de masques?

Et puis, cet après-midi, comme j'allais chercher Numérobis sorti plus tôt du collège, j'ai entendu l'aveugle pester après son chien. (Oui, je dis "l'aveugle" avec un article défini, parce que je ne connais que lui, dans le coin...) Il a fini par appeler "Il y a quelqu'un?", et un jeune homme qui passait à côté n'a pas répondu. Alors je suis allée voir. Ils étaient perdus. Pas bien loin de leur trajet habituel, mais l'aveugle n'avait plus de repère, et le chien était bien incapable de comprendre ce qui se passait. Alors je les ai guidés jusqu'au rond-point. Presque comme il faut, en indiquant les obstacles (ah ah, la poubelle en plein milieu du trottoir!) au lieu de dire juste "attention". Sauf que j'ai oublié la marche du trottoir. Le chien, qui avait commencé à se croire en vacances parce que j'étais là (son maître lui a rappelé "travail"), ne s'est pas fait avoir: il a marqué un stop devant la dénivellation. Je les ai laissés au rond-point, après avoir indiqué la route qu'ils voulaient prendre (et au bord de laquelle je les ai souvent vus).

Est-ce que nous ne pourrions pas tous apprendre, à l'école, quelques rudiments de langue des signes, et comment nous comporter avec un aveugle ou une personne en fauteuil qui a besoin d'aide?

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Balade en presqu'île (ou presque)

 (27 mars)

Pour la fin de semaine, je vous propose une petite randonnée tranquille du côté de Châteaulin. Je l'ai tentée il y a environ un mois, par un beau soleil...

12 kilomètres, au départ de l'ancienne gare de Châteaulin, une boucle sympathique qui passe d'abord par les sous-bois, puis un peu de campagne au milieu de la ville, et finit le long du canal.

En sortant du couvert des arbres, un petit chemin herbeux bordé de fleurs printanières (jonquilles et muscaris).

Vient ensuite un passage un peu aride, au milieu des cailloux, et pas très bien balisé non plus. Mais j'étais bien toujours sur le sentier, puisque j'ai fini par arriver au canal.


 Je me suis trouvé un chouette endroit pour pique-niquer (en fait, il y a des espaces aménagés régulièrement, et notamment aux écluses), avant de faire demi-tour en passant par un sous-bois charmant.

En longeant le canal, j'ai rejoint la zone habitée, et trouvé cette amusante boîte à livres à côté du camping:

Je n'ai pas pensé à l'ouvrir pour voir ce qu'on pouvait y trouver ou vérifier qu'elle était fréquentée. Son emplacement, en tout cas, m'a semblé judicieux.

Et après environ trois heures de marche, j'étais revenue à mon point de départ, d'où je suis partie en direction de Camaret, mon point de chute pour randonner en presqu'île de Crozon.



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Le printemps est de retour

 (23 mars 2021)

La campagne se couvre de jaune: les genêts, le colza, les primevères ensoleillent champs et bords des routes.

Les arbres fruitiers et les haies bourgeonnent, les magniolas sont en fleur.

Les oiseaux piaillent et cherchent un coin tranquille pour bâtir leur nid.

Les choucas explorent de nouveau les cheminées.

Les souris viennent se ravitailler dans le placard...



... et la chaudière est en panne de fioul (pourtant, je vérifie régulièrement, mais il faut croire que j'avais d'autres soucis, la semaine dernière).

(Il faudra que je vous raconte, aussi, mes randonnées de février; elles me paraissent assez adaptées à la saison qui commence.)

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A distance

(17 mars)

Jusqu'au premier trimestre de cette année scolaire, un des effets de la pandémie était la dispense de conseils de classe pour un grand nombre de professeurs. Il est en effet interdit de réunir plus de six personnes dans une même salle, quand une partie de ces personnes vient de l'extérieur. Et comme, en conseil de classe, il y a une ou deux places prévues pour les parents, ça limite le nombre de professeurs qui peuvent y assister.

Mais je vous rassure, le Ministère, ou en tout cas l'académie, a trouvé une solution.


Le conseil de classe en visio-conférence. Sur place, au lycée, il y a le "président du conseil", soit le chef d'établissement ou son adjoint. Il y a aussi le professeur principal, un ou deux élèves délégués (ça dépend s'ils sont présents dans l'établissment la bonne semaine) et, si tout va bien, un autre professeur. Les parents sont attendus, mais je dois dire que jusqu'ici, ils jouent un peu l'Arlésienne. Sur trois conseils auxquels j'ai réussi à me connecter, je n'ai pas entendu une seule fois qu'un parent était présent.

Quant au reste des professeurs, ma foi, ils sont peu nombreux à tenter l'aventure. D'abord, il faut bien reconnaître que tout le monde n'est pas nécessairement équipé ou n'a pas la connexion qui va bien. Et puis, le temps de rentrer chez soi, de ranger ses courses, on est déjà en retard. Et je comprends ceux qui, par principe, refusent d'assister au conseil depuis chez eux. Certes, on peut couper sa caméra et il vaut mieux couper aussi le micro pour éviter la réverbération du son. Mais du coup, justement, tout ce qui fait la pertinence d'un conseil, c'est-à-dire l'interaction et la réactivité par rapport aux remarques des autres, disparaît. On ne discute plus (avec qui, d'ailleurs, puisqu'il y a tout ou plus quatre ou cinq personnes de l'équipe pédagogique?). Moi, je suis le conseil en mode "radio", et parfois en faisant autre chose (je ne suis pas la seule: l'autre jour, un collègue de maths corrigeait manifestement des copies pendant qu'on causait d'élèves qu'il n'avait pas). Si je veux dire quelque chose, je passe par le "chat" et c'est l'ajoint qui relaie (ou pas).

C'est d'autant plus frustrant que, puisque les parents ne viennent pas, on aurait à chaque fois pu réunir plus de professeurs et avoir de véritables échanges.

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Secret médical?

 (13 mars)

Il paraît que la plateforme doct0_lib n'est pas fiable, parce que les données ne sont pas correctement cryptées. Ce n'est pas une nouvelle, pour moi.

En revanche, je me demande ce que je dois penser de la conversation téléphonique que j'ai eue ce matin.

En septembre, quand j'avais emmené les enfants chez le médecin pour leur révision annuelle pour m'assurer que tout allait bien, elle avait évoqué la nécessité de refaire une radio du dos de Numérobis en début d'année civile. L'information était restée dans un coin de ma tête (qui a parlé de "charge mentale"?). J'y ai repensé avant les vacances de février, et puis j'ai oublié. Mais cette semaine, après une visite chez le kiné (qui trouve que ça ne s'arrange pas), j'ai décidé de prendre le taureau par les cornes. Et donc, j'ai cherché l'ordonnance pour prendre rendez-vous. Impossible de mettre la main dessus. J'avais bien celle de l'an dernier, et l'ordonnance pour le vaccin du P'tit Mousse, mais pas de papier pour la radio.

Alors, j'ai appelé au cabinet médical. Où on m'a demandé de rappeler, parce que le médecin n'était pas présent ce jour-là, et puis la secrétaire médicale disait que c'était l'affaire de sa collègue. Bon, elle avait déjà pu retrouver la trace de toutes les ordonnances délivrées à mes enfants, et je savais pourquoi je ne trouvais pas celle qu'il me fallait: elle n'avait jamais été faite. Donc j'ai rappelé pour avoir la collègue, qui, sur seule indication de l'identité de mon fils, a retrouvé (et lu à voix haute) ce que le médecin avait noté lors de la dernière visite, constaté qu'il manquait une ordonnance, et fait une note au praticien pour que je puisse avoir le précieux sésame lundi.

Fantastique. Ca épargne du temps à tout le monde (pas besoin de déranger le médecin ni de revenir le voir). Sauf que. A aucun moment, la secrétaire n'a pris la peine de vérifier (en me demandant la date de naissance de Numérobis ou une autre information confidentielle) que j'étais bien la mère de cet enfant. Si ça se trouve, une personne mal intentionnée pourrait se faire passer pour moi et avoir accès aux informations que le médecin a notées à mon sujet lors de ma dernière visite. Ou juste savoir combien de fois j'y suis allée depuis un an. Je n'ai pas grand chose à cacher, mais je me demande si les secretaires médicales sont astreintes au même secret que les praticiens du cabinet...

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Sauvée par la technologie

 (10 mars)

Il n'y a pas si longtemps, je râlais contre ma voiture qui trouvait que, avec le froid, la pression des pneus était trop basse.

Samedi dernier, il ne faisait pas bien chaud, et elle m'indiquait que les pneus avant n'étaient pas à la bonne pression. Mais une roue arrière non plus. Et, malgré le réchauffement, le pneu arrière gauche restait orange sur le tableau de bord. Alors, dans l'après-midi, j'ai fait défiler l'affichage jusqu'à obtenir la pression des pneus. Et là, horreur et putréfaction, la pression arrière gauche était à 1,9, alors que la roue d'en face affichait 2,4 (bar).

Il y avait évidemment un problème. Et comme j'avais un peu de temps avant de récupérer le Pirate à la voile, je me suis arrêtée dans une station service pour regonfler un peu mon pneu.

Et j'ai compris:


Bibendum avait attrapé une magnifique vis.

Ca ne m'empêchait pas de rouler, et la voiture a fait encore une centaine de kilomètres avec cette indésirable pendant la fin de semaine. Mais je suis allée au garage dès lundi pour faire réparer mon "mneu" (c'est la prononciation des garagistes locaux), pour la modique somme de 25 euros. Autant dire que ça m'a coûté dix fois moins cher que si j'avais dû changer mes deux caoutchoucs (sans parler de l'économie pour la planète).

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Le vendredi, c'est écologie (mais si, souvenez-vous - 2)

 (5 mars)

Je vous avais déjà parlé de la lessive de cendres.

Une collègue qui ignorait qu'on pouvait la filtrer pour laver son linger m'en a suugéré une autre utilité. Les cendres humectées lavent très bien les vitres des inserts ou des poêles, la preuve:


Ca, c'est la porte du poêle avant lavage.

Et, avec des cendres, un peu d'eau et de l'huile de coude, voilà le résultat:


(Si vous cherchez la recette de la lessive de cendres, c'est par là, et pour les autres articles du vendredi écologique, voyez l'été 2019.)

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