Les vacances, c'est... (épisode 4)

(18 juillet)

Les vacances, c'est quand les enfants vont à la voile:
 (Enfin, la voile, c'était la semaine dernière, quand il faisait vraiment très beau, et seulement pour le Pirate et le P'tit Mousse. Cette semaine, ils rangent leurs chambre et déménagent les meubles...)

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Tout a une fin (photo-reportage)

(16 juillet 2018)

Oui, la Coupe du Monde de foot est finie, et on a gagné. Enfin pas moi, mais Messieurs Griezmann, Matuidi, Pogba, Giroud et quelques autres...
Bref.
Ce qui est enfin fini, par ici, ce sont les travaux sur la route. Parce que, quand même, ils avaient commencé en février. La départementale qui mène chez nous a été barrée, à un kilomètre, pendant les deux semaines des vacances de février. Il fallait refaire 7 mètres de route à cause... d'un terrier de blaireau. Et on ne rigole pas, j'en ai rencontré, des terriers de blaireau, quand je faisais des fouilles archéologiques, et ça peut vite être envahissant. Je veux bien croire qu'une telle construction ait sapé le soubassement de la route. Il a fallu faire intervenir un maître de louvèterie pour aller recaser la famille blaireau ailleurs.
Après ça, ils se sont mis à tailler les arbres sur les côtés, pour dégager la vue le passage en hauteur, pour éviter les chutes de branchages sur les fils électriques et la route. Et puis, on vu apparaître des marques au sol, indiquant les endroits où il fallait refaire le bitume. Ce qui fut fait au début mai, comme ça:

Ce qu'on voit déjà sur cette photo, prise deux ou trois semaines après le rafistolage, c'est que les travaux ne se sont pas arrêtés là.
Après avoir effacé le marquage central, les ouvriers ont posé une première bande de goudron,le 15 juin, mais sur une seule voie:

Entre l'ancienne et la nouvelle bande, on voit que le marquage a été gratté.

Vers la préfecture

En sortant de chez nous. Admirez aussi le nouvel arrêt du car scolaire.


Une semaine plus tard, la route était complètement goudronnée de neuf.
Mais apparemment, une couche ne suffit pas. On a vu réapparaître le camion-balai pour nettoyer la route avant la pose d'une deuxième couche:



 Le camion de nettoyage, la goudronneuse et les ouvriers ont décidé de faire une pause juste en face de notre sortie. Et pile au moment où le camion de lait voulait sortir...

Le chauffeur tente de reculer pour ne pas rouler sur le goudron frais.

La route qui débouche sur la départementale, à 100 de chez nous, a carrément été barrée.
Argh! Et je fais comment, moi, pour aller chercher le P'tit Mousse?

Une fois les deux couches posées des deux côtés de la chaussée, il a encore fallu attendre. Et puis, lundi dernier, enfin, on a vu apparaître le marquage qui annonçait la peinture:


 Et hop! le lendemain, nous avions de nouveau un marquage pour notre "cédez le passage". Vous noterez qu'on commence donc le marquage par les côtés. Et même, un seul côté à la fois.


C'est resté comme ça pendant presque une semaine, jusqu'à aujourd'hui, donc, où sont apparues les lignes centrales et le cédez le passage d'en face:

(Les plaques ont été peintes en bleu avant le goudronnage, ils font toujours ça pour ne pas bitumer par-dessus.)
Elle est pas belle, ma route toute neuve?

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Les vacances, c'est... (3)

(11 juillet)

Les vacances, c'est quand tu passes ton temps à glander et à lire au lieu de le perdre sur la toile mondiale.
Alors, oui, je me fais un peu rare. Mais je vous promets un message par semaine, disons, le mercredi, pour poursuivre cette série sur les vacances. Et puis j'intercalerai sûrement deux ou trois billets par-ci, par-là, parce qu'il y a quelques petites choses que je pourrais vous raconter. Il faut juste que je prenne le temps d'écrire tout ça...

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Préférer le train?

(7 juillet)

La fin de semaine dernière, je me suis rendue en région parisienne pour assister à une fête de famille. Comme j'y allais toute seule, et que je ne voulais pas conduire si longtemps, j'ai décidé d'y aller en train.
L'aller s'est très bien passé. J'ai trouvé une place gratuite à 300m de la gare, le chef de train était plein d'humour et nous a servi des imitations d'hommes politiques morts (Chirac, Barre, Marchais, Giscard...) que certains voyageurs n'ont pas reconnus ("C'est l'accent belge. Non, c'est l'accent suisse; ils ne trouvent plus de Français, alors ils prennent des Suisses."), et j'ai eu le résultat du huitième de finale par haut-parleur pendant la correspondance au Châtelet.
Le retour, en revanche, a été rocambolesque.
Déjà, le train est parti en retard parce qu'un contrôleur s'est fait agresser et qu'il a fallu faire intervenir la sécurité. Du coup, forcément, le chef de train aurait pu être de meilleure humeur. Il écorchait quelque peu le français, aussi: les voyageurs étaient priés de "ne rien oublier zà votre place" et d'attendre "l'arrêt complet du train avant d'y descendre".
Et puis, en gare de Rennes, la deuxième moitié du train, celle dans laquelle je me trouvais, a connu une panne irréparable. Nous sommes restés plus d'une heure à quai. Bon, nous étions en gare, nous pouvions descendre, et d'ailleurs, il a fallu le faire pour changer de rame. Car, par bonheur, un autre train était disponible pas trop loin. Il n'empêche que des tas de voyageurs allaient manquer leur correspondance. Nous sommes donc montés dans le nouveau TGV avec deux heures de retard.


Ca nous a permis de faire connaissance avec la boîte d'assistance de la SNCF. Je l'ai trouvée plutôt bien conçue, avec son contenu pour les grands et les petits, sucré et salé (et végétarien, donc pratiquement casher et hallal).

Il y avait même une petite notice pour nous expliquer comment nous pourrions nous faire rembourser une partie de notre voyage.
Le chef de train s'est évertué à trouver des solutions pour les voyageurs en correspondance, il y avait notamment des îliens qui devaient changer à Auray pour Quiberon, où ils n'étaient pas sûrs d'attraper leur bateau. Mais à Lorient, il a fallu descendre. Notre train n'étant jamais arrivé à Quimper, il n'avait pas pu en repartir vers Paris, et c'est celui dans lequel nous nous trouvions qui devait le remplacer, au départ de Lorient, avec des correspondances par TER pour les voyageurs qui venaient des gares suivantes (pour limiter le retard vers la capitale). Heureusement, un autre TGV suivait, dans lequel nous avons pu monter.
Je suis arrivée à la préfecture avec deux heures 20 de retard, au moins. J'ai dû téléphoner à l'école pour prévenir que le P'tit Mousse devait aller en TAP au lieu d'aller chez l'orthophoniste (que j'ai également prévenue), puis en garderie. Je ne me suis pas énervée pour autant, d'ailleurs personne en l'a fait, les gens se donnaient les renseignements qu'ils obtenaient par l'appli ou les contrôleurs, ils s'entraidaient dans la quasi bonne humeur.
Sur le site de la SNCF, le retard reconnu était de 100 minutes, soit moins de deux heures. Je veux bien admettre que le TGV pris à Lorient "Bretagne Sud" entre dans la catégorie "train de remplacement", ce qui, d'après le règlement, ne permet pas de prendre son trajet en compte, mais nous étions à Lorient à 16h 30, alors que le train aurait dû être à son terminus depuis 105 minutes à cette heure-là. Donc le retard à Lorient excédait les 100 minutes, et mon trajet n'était pas terminé. J'ai quand même demandé le remboursement, ils me doivent bien ça...

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Les vacances, c'est... (numéro 2)

(4 juillet 2017)

Les vacances, c'est quand même la signalisation routière se fait la malle:


La vitesse a changé dimanche, sur les routes sans séparateur central. Si l'indication "90" a bien été enlevée en fin de semaine dernière, les panneaux "rappel" se sentent encore un peu seuls, aujourd'hui...

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Les vacances, c'est...

(28 juin  2018)

Certes, tout le monde n'a pas la chance, comme moi, d'être pour ainsi dire en vacances (j'attends les réunions et le pot de fin d'année, mais j'ai échappé aux copies de bac!). Mais cela ne va pas m'empêcher de lancer ce qui pourrait bien devenir la série de l'été, à paraître, donc, tous les jeudis jusque fin août.
Les vacances, c'est quand tu passes la fin de semaine à transformer des fruits au lieu de préparer tes cours:
Confiture et tarte à la rhubarbe (oui, bon, ce n'est pas un fruit), confiture de fraises et framboises, et framboises du jardin attendant d'être cuites avec la pâte à pancake qui intéresse beaucoup Flourig.

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Le candidat au bac

(22 juin)

Avec dix-neuf heures de surveillance cette semaine (et j'y retourne cet après-midi, c'est l'épreuve de LV2), j'ai eu le temps de m'ennuyer d'observer les candidats. Et voici un petit portrait:

Le candidat au bac est le plus souvent un peu stressé. Il l'est même parfois tellement qu'il lui arrive de vomir juste avant d'arriver sur les lieux de l'examen. Mais il peut aussi être très détendu et arriver cinq minutes à peine avant le début de l'épreuve, alors que sa convocation stipule bien qu'il doit être là vingt minutes avant. En effet, il faut un peu de temps pour trouver sa place (surtout le premier jour; quoique, en arrivant le dernier, on n'a justement plus à chercher), sortir ses affaires (surtout pour l'histoire-géo) et placer son sac et son téléphone portable (bien éteint, merci) aux endroits indiqués par les surveillants. Ces derniers doivent aussi rappeler qu'il est interdit de frauder et vérifier les convocations et les pièces d'identité, si possible avant que les candidats n'aient commencé à réfléchir sur le sujet.
Une fois qu'il a découvert le fameux sujet, le candidat au bac reste généralement concentré. Il organise plus ou moins son brouillon, parfois avec des couleurs. La plupart du temps, il utilise les deux faces du papier coloré. De mon temps, on nous expliquait qu'il valait mieux n'écrire que d'un côté, pour ne pas nous embrouiller dans les pages; mais le candidat du vingt-et-unième siècle est sensibilisé à l'écologie. Et puis, il a peur de déranger (les surveillants? ses voisins?) s'il demande encore du papier. Il faut que l'un d'eux se décide à réclamer du brouillon pour que trois, quatre, sept autres mains se lèvent. Le même phénomène se reproduira pour les copies supplémentaires. Parfois le candidat est si concentré sur ce qu'il écrit qu'il ne se rend pas compte qu'un surveillant passe à côté de lui avec la feuille de copie vierge dont il aura besoin dans quelques lignes.
D'autres fois, le candidat au bac prend une pause en dessinant sur un coin de son brouillon. Ou bien il va se dégourdir les jambes en allant aux toilettes. Rares sont ceux qui s'octroient ce petit exercice physique, qui a pourtant le mérite d'apporter un peu d'oxygène au cerveau en ébullition. C'est aussi nécessaire que le sucre des barres de céréales que de nombreux candidats consomment, le plus silencieusement possible.
Dans la dernière heure de l'épreuve, parfois avant, le candidat termine. Il a le plus souvent écrit au stylo bille (bleu) et prend généralement le temps de se relire. Il numérote ses pages et remplit les en-têtes des copies supplémentaires. S'il est stressé, ou consciencieux, et qu'il a rédigé les deux parties (par exemple histoire et géographie, ou SVT et physique en première non scientifique) en commençant chaque fois sur une nouvelle copie, il appelle un surveillant pour être sûr de ne pas se tromper. Le premier jour, il faut lui rappeler de bien compléter les deux parties de l'en-tête, et de reporter le "repère de l'épreuve". Et puis, le candidat rend sa copie, émarge et s'en va après avoir rangé ses affaires et repris son téléphone. Le plus souvent, il a gardé au moins le sujet. Parfois, il a tout mis à la poubelle. Et il arrive même que, dans leur hâte de laisser cette épreuve derrière eux, un ou deux candidats sorte(nt), non pas sans dire au revoir, mais en oubliant son (leur) précieux portable...

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