Casimir Deneuve







(24 septembre 2016)

Jusqu'au début de la semaine, le nom d'Anne Germain m'était totalement inconnu.
Je connaissais bien un lycée Sophie Germain, sans d'ailleurs plus savoir qui est cette Sophie, mais point d'Anne.
Et pourtant, je connaissais sa voix. Il a fallu attendre sa mort pour que je sache qui était la doublure de Catherine Deneuve...
Anne Germain était aussi la voix française de Duchesse, dans les Aristochats.
Et surtout, c'est elle qui chantait le générique de l'Ile aux Enfants.
Toute mon enfance, en somme!



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Jeu de piste

(20 septembre)

Depuis le début de l'été, l'intermarket où je fais habituellement mes courses est en travaux. Le pari de la direction consistait à rénover le magasin tout en continuant à accueillir les clients.
Le chantier a commencé avec la boucherie et la poissonnerie, qui ont été fermées pendant quelques jours, le temps de poser un nouveau carrelage par-dessus l'ancien et d'installer de nouveaux meubles. Un petit coup de peinture plus tard, c'est le rayon pain et crêpes qui déménageait, ainsi que le lait, dans une réserve spécialement ouverte au public. Ensuite, les rayons ont joué au jeu des chaises musicales: un se vidait pour la rénovation, les denrées qu'il contenait étaient déplacées ailleurs, mais il fallait donc faire de la place dans un autre rayon dans un grand jeu de Tétris géant.
Du coup, on voyait les clients chercher ce dont ils avaient besoin, se demandant où étaient les oeufs, regardant dans les rayons à moitié vides si par hasard les chips ne seraient pas là, aujourd'hui. Car l'affichage ne suivait pas toujours.
A dire vrai, je n'ai vu personne s'énerver de ce jeu de piste perpétuel. Il y a bien sûr des gens qui ont décidé d'aller faire leurs courses ailleurs le temps des travaux, et puis, la situation était probablement un peu plus tendue les samedis, mais il me semble que tout s'est plutôt bien passé. Et puis, j'ai découvert de nouveaux rayons, comme ça (je ne savais pas qu'il y avait autant de produits turcs, par exemple).
Maintenant, nous allons avoir un beau supermarché presque neuf, avec des frigos qui ferment!

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Mais que se passe-t-il?

(16 septembre)



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Staying alive

(13 septembre 2016)

Chaque année, c'est la même chose: les jours qui suivent la rentré ne sont qu'un long tunnel plein de péripéties administratives.
Pourtant, cette année, l'école primaire avait fait remplir les fiches de renseignements, y compris pour la garderie, dès le mois de juin. Mais il a quand même fallu vérifier à la rentrée, et corriger en rouge. (Imaginez un peu que K. et moi habitions bien le même lieu-dit, mais situé sur deux communes différentes.) Et puis, je n'ai toujours pas été à la mairie pour confirmer la présence "occasionnelle" de mes enfants à la garderie...
En juin aussi, j'avais pensé à inscrire le P'tit Mousse à la piscine, le mercredi après-midi, parce que je n'avais pas mon emploi du temps, et que je n'étais pas sûre d'avoir le temps de l'emmener le lundi soir. Effectivement, le lundi, c'est trop court. Mais le mercredi, ça ne va pas non plus, parce que le mercredi matin, il va à la piscine avec sa classe. Alors, il a fallu négocier au Forum des Associations, pour obtenir un autre créneau. Le cours du vendredi soir est bien, il a trois copains de son ancienne classe qui y vont.
Mais le vendredi, c'est aussi le jour de l'aïkido, et Numérobis a décidé de se mettre précisément à ce sport, pour retrouver ses copains qui sont passés au collège. Alors on enchaîne, et puis je rentrerai me changer avant mon cours de danse.
Le Pirate va sûrement reprendre le handball à l'UNSS, pour retrouver son copain qui n'est plus dans sa classe, et il faudra aller le chercher le mercredi après-midi, et puis retourner au bourg les semaines où les deux plus jeunes seront au centre de loisirs parce que je finis à midi, le mercredi, et que je dois me dépêcher si je veux arriver avant la fermeture de la garderie. (Et comme je n'ai pas envie de courir toutes les semaines, ils iront de temps en temps au centre le loisirs, comme ça le P'tit Mousse retrouvera son pote et Numérobis râlera qu'il est tout seul. Mais du coup, il faudra que je fasse des allers-retours entre la maison et le bourg.)
Quant à la rentrée scolaire, ma foi, je l'ai trouvée un peu trop portée sur le sécuritaire, et de manière parfois ridicule: à l'école des enfants, il y a tous les matins une maîtresse à la porte du bâtiment principal, qui est verrouillée à heures fixes, mais rien ne m'empêche de passer par la cour si je veux, quand je veux.

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Pavoiser

(1er septembre)

Il y avait longtemps que je ne vous avais pas photographié ma corde à linge...
Mais, là, en regardant par la fenêtre du P'tit Mousse, ça m'a sauté aux yeux:
bleu, blanc, rouge
Je ne l'ai pas fait exprès.
Le Pirate (qui ne rentre que demain), dit que c'est parce que je suis maniaque: je le serais tellement que je range les vêtements par couleur sans m'en rendre compte...

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Yves Ro-chat

(30 août)

Quand nous habitions dans le Nord, Flourig n'avait pas le droit de sortir de l'appartement. Elle s'est pourtant quelquefois échappée par la fenêtre de la cuisine, mais aussi par celle du palier, qui donnait pratiquement sur le toit. A Fréjus, le seul moyen de sortir était aussi une fenêtre donnant sur un toit.
Elle a conservé l'habitude de sortir par le toit jusque dans cette maison, laquelle est pourtant équipée d'une chatière. Mais la chatière semble déplaire à Flourig, qui préfère passer par une vraie porte ou une fenêtre, quand l'ouverture le permet. Et tant pis si les fenêtres donnent sur un toit: elle passe fort bien d'un vélux de la chambre à l'autre, et je la soupçonne d'être capable de sauter dans le jardin depuis le toit de la cuisine (via la dépendance). De telles fantaisies ne sont pas encore venues à l'idée de Makhno, qui, si aucune porte n'est ouverte, se contente fort bien de l'issue prévue pour les félins.
Bref.
Dimanche matin, en arrivant dans la cuisine pour préparer le petit déjeuner, j'ai entendu une cavalcade sur le toit. Et j'ai bientôt vu Flourig rentrer par la fenêtre au-dessus de l'évier, le postérieur enrubanné dans du papier tue-mouches. Un ruban pend habituellement à côté de cette fenêtre, Flourig y avait déjà laissé quelques poils, et je soupçonne le vent (qui soufflait assez fort cette nuit-là) de lui avoir joué un mauvais tour. S'il n'a pas été très difficile de libérer le chat du papier tue-mouches, le résultat n'était cependant pas très satisfaisant...
Et vous trouvez ça drôle?
Numérobis trouvait qu'elle ressemblait à un zombie, j'avais peur qu'elle s'empoisonne avec la glu, et la seule solution, un dimanche matin, m'a semblé être de lui donner une douche, dans l'espoir que l'eau chaude diluerait un peu la colle. Les enfants (en l'absence du P'tit Mousse) étaient enthousiastes, même si Numérobis s'est un peu inquiété de ce que je ne demande pas à K. ses gros gants en cuir pour me protéger des attaques que le chat, selon les récits épiques des tentatives antérieures, ne manquerait pas de tenter.
Je me suis contentée de trouver une veste à manches longues, et j'ai posé le chat dans la baignoire, en le tenant fermement. Numérobis a fermé la porte de la salle de bain, et le Pirate a ouvert le feu les hostilités le robinet. Bien sûr, Flourig a tenté de sortir de la baignoire, mais elle n'a pas réussi, et a donc dû se contenter de miauler son désespoir. Pas un coup de griffes ou de dents. Mais aucun shampoing pour chat non plus à disposition, et l'eau chaude ne suffisait manifestement pas. J'ai donc opté pour le savon d'Alep, avec lequel j'ai frotté le haut de la patte et la queue. J'aurais dû frotter plus longtemps, mais j'en avais assez d'être dans cette position inconfortable, et Flourig en avait aussi passablement marre de ce spa improvisé. Quand je l'ai sortie et enveloppée dans la serviette que j'avais préparée, elle s'est blottie contre moi comme si je la sauvais.
Depuis, elle n'ose plus rentrer dans la salle de bain si j'y suis.
Hier matin, elle avait meilleure allure, cependant, comme il restait quelques touffes collées (et collantes), j'ai décidé d'avoir recours aux ciseaux. Elle aura une coupe ridicule, mais ça ne devrait pas durer trop longtemps, et puis, c'est moins traumatisant pour elle qu'une nouvelle douche.
Elle a tout de même gagné un petit délai pour la prochaine application de produit anti-puces, dans cette histoire...

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Eglises basques

(27 août 2016)

Lorsque nous avons été à Saint-Jean de Luz, nous avons bien sûr jeté un oeil dans l'église Saint-Jean Baptiste, où eu lieu le mariage de "Louis", comme l'appelle affectueusement le P'tit Mousse depuis qu'il a failli s'enrhumer dans les jardins de Versailles.
Et j'ai été plutôt surprise d'y voir des balcons, comme au théâtre:

Si l'honorable Guide Vert évoque bien ces galeries, il ne les explique pas pour autant.
Il m'a fallu attendre quelques jours, et la visite du charmant village de La Bastide-Clairence,  pour avoir une explication.
Vous voyez ici, sur la droite, le côté Sud de l'église Notre-Dame de l'Assomption, ou plutôt, du préau qui en fait le tour, et sous lequel se trouve un cimetière. Il paraît que les membres des familles les plus anciennes se font encore enterrer dans ces caveaux.
De là, on voit encore mieux les dalles:
Mais on remarque aussi un escalier, qui conduit tout droit aux galeries intérieures:
Dans l'église, j'ai trouvé des panneaux explicatifs et le pourquoi des balcons dans ces églises. Il semblerait qu'ils aient été construits à une époque* où la population était trop abondante pour entrer dans l'église, tout simplement pour gagner de la place. A l'inverse de ce qui se passe dans Shakespeare ou chez Rostand, ce sont les hommes qui montaient dans les galeries, tandis que les femmes, chargées par ailleurs de l'entretien des tombes (il y en avait aussi à l'intérieur), restaient en bas.

*au temps pour moi, Michelin dit très bien dans son introduction sur l'architecture basque que ce fut au XVIème siècle: l'évêque de Bayonne suggéra alors cette solution peu onéreuse d'agrandissement des églises aux habitants d'Ossès, qui furent imités un peu partout.

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