Les haricots magiques

(15 mai)

L'autre jour, Numérobis est arrivé dans la cuisine en se plaignant de son pull: "Mais pourquoi tu me laisses des habits trop petits?" demandait-il en montrant ses bras qui dépassaient des manches d'une bonne douzaine de centimètres. Hum. Parce que je me suis trompée de pile de linge. Ce pull est maintenant au P'tit Mousse. Taille 3 ans, donc; pas étonnant qu'il soit trop court pour son grand frère. Mais il est un peu surprenant tout de même que Numérobis, bientôt 7 ans, rentre encore dedans. Quoique... le Pirate a réussi l'autre soir l'exploit de confondre son bas de pyjama et celui qui est déjà trop court pour Numérobis: il s'est retrouvé avec un corsaire (taille 4 ans).
Mes enfants sont des haricots: tout en longueur. Du coup, ils ont le choix entre les pantalons trop longs et les pantalons trop larges (à la taille)... Et ils poussent vite, bien arrosés qu'ils sont par le climat breton. Le Pirate a tout juste eu le temps d'user ses pantalons en taille 10 ans. Numérobis n'a même pas porté certains vêtements en taille 5 ans (entre nous soit dit, c'est un peu une arnaque, cette taille intermédiaire, je suis sûre qu'elle n'existait pas quand j'étais petite). Heureusement qu'il a un petit frère! Il me semble tout de même qu'ils ont particulièrement bien grandi, cette année, notamment le cadet, qui avait sans doute un peu stagné pendant la dernière année de maternelle.
Si j'étais une bonne mère, je prendrais rendez-vous chez le pédiatre pour les faire dûment peser et mesurer...

Libellés : ,

Boucle d'Or et les trois Ours

(10 mai 2013)

Ma nièce n'est pas vraiment Boucle d'or, mais mes fils sont capables de se comporter comme des ours.
Le P'tit Mousse n'est pas prêteur, c'est là son moindre défaut. Il n'entend, à dire vrai, le prêt que dans un seul sens. S'il était ravi de pouvoir jouer avec le piano (j'aime la brousse et la jolie savane...) de sa cousine, il était en revanche beaucoup moins disposé à lui prêter ses jouets. Même ceux avec lesquels il ne joue plus vraiment.
Quant à la tablette (oui, ma nièce n'a pas encore un an et demi, mais elle a déjà une tablette), elle a fait le bonheur de Numérobis. Certes, l'âne trop trop rigolo n'est plus tout à fait de son âge, mais la fonction appareil photo, avec ses effets spéciaux, et plus encore la possibilité d'enregistrer des vidéos, ont enchanté Numérobis et le Pirate. Et quand j'ai vu la chorégraphie que le cadet avait filmée, je me suis dit que vraiment, cet enfant devrait faire de la danse. Seulement, la danse, c'est pour les filles, alors il résiste à mes incitations.
Il y a eu aussi des parties de poussage de tracteur, une fois que le P'tit Mousse a laissé sa cousine s'asseoir dessus. Et une crise de "j'ai pas envie", un soir où j'ai voulu coucher mon dernier avant son bébé de cousine. C'est qu'il est grand, lui. Il sait mettre ses chaussures tout seul, manger avec une fourchette et souffler dans un mouchoir ("Allez, viens te moucher, montre à ta cousine comment on fait, elle ne sait pas encore, elle.")
Bref, quelques cris, des larmes quand la pauvre enfant est tombée de la dernière marche de l'escalier (mais maintenant, elle sait très bien descendre à reculons), mais aussi des rires et du bonheur pour tous les quatre. Et pour leurs mères aussi.

Libellés : ,

Et cette machine dans ma tête

(2 mai)

Dans ma tête, depuis quelques temps, c'est un peu le fouillis.
Il y a ce couple de collègues qui se séparent. Elle a mon âge, à quinze jours près, et il la trompe.
Il y a l'inspecteur qui ne me trouve pas assez engagée dans mon métier.
Et cette question qui surgit: peut-être que ce métier ne me plaît pas?
Il y a des doutes et des incertitudes.
Il y a des questions auxquelles je ne suis pas sûre de vouloir répondre.
Il y a ce sentiment d'impuissance devant le désordre qui règne aussi à l'extérieur de moi: cette maison a plus que besoin d'être rangée.
Il y a un besoin de jeter, de faire de la place.
Il y a cette envie de faire une pause, de partir deux jours ou une semaine, mais où, et quand?
Il y a cette vieille passion, la danse, qui ressurgit au détour d'un reportage sur Arte.
Il y a ce sentiment d'avoir raté un certain nombre de choses.
Il y a des pensées qui s'entrechoquent.
Il y a du beau et du moins charitable.
Il y a une sensation de vide.
Il y a l'impression d'être débordée, surchargée de tâches, entre le travail, la maison et la famille. L'impression d'arriver à saturation.
Il y a des envies inassouvies.
Il y a des hauts et des bas.
Il y a un besoin de changement, mais pour aboutir à quoi?
Tant de choses, trop de choses...

Libellés :

Les vacances avant les ponts...

(29 avril 2013)

Les vacances de printemps, ça a commencé dès le jeudi d'avant, avec une après-midi sur la plage, sous prétexte d'accompagner les élèves et leurs correspondants au char à voile.
(Ici aurait dû se trouver une photo que, pour une raison obscure, je n'arrive pas à importer. Mais vous pourrez peut-être la voir dès demain.)
Les vacances, ça a continué avec un petit séjour à La Rochelle.
Et ça été l'émerveillement un peu inquiet du P'tit Mousse devant les poissons de l'Aquarium.
Ce furent aussi les coups de soleil, parce que la ville est si blanche et qu'il faisait si beau.
Ca été le Pirate, vêtu d'un t-shirt saumon et d'un jean vert (celui-là même dont ses camarades avaient dit que c'était un pantalon de fille), qui réclame un collier en nacre (et sa mère qui, après avoir tenté un "c'est pour les filles", a décidé de ne pas être sexiste; après tout, si le Pirate veut être ridicule, c'est son problème).
Ca été Numérobis qui fait son lit, le matin, à l'hôtel, sans que personne lui ait rien demandé.
Ca été un P'tit Mousse ultra courageux qui marche et marche et trouve encore l'énergie de monter en haut de la Tour Saint-Nicolas.

Ce fut l'excursion en bateau jusqu'à Fort Boyard, pour le ravissement des plus grands.
Ca été l'émotion de retrouver le nom de mon ancêtre sur la base de données des Français partis émigrer "en Canada", base consultable dans la Tour de la Chaîne (ce qui explique peut-être la présence de Québécois à l'Office du tourisme).
Ca été des tas de repas au restaurant, des frites pour les enfants et c'est encore deux kilos en plus sur ma balance.
Et comme les vacances, ce n'est pas fini, il reste de la brioche vendéenne pour le petit déjeuner, et puis cette semaine, le Pirate tente le catamaran, et ma soeur  vient nous voir avec sa fille.

Libellés : , ,

Requête curieuse

(26 avril)

Non mais des fois, je sais pas si c'est parce que c'est les vacances ou quoi, il y des gens qui posent de drôles de questions. Et qui croient trouver la réponse sur mon blog.

Cette question-ci, par exemple: "Comment s'appelle le frère d'Emilie Jolie?"

Là, je peux répondre, parce que je sais qu'Emilie Jolie (celle de la comédie musicale) n'a pas de frère. Celle qui a un frère, c'est l' Emilie des albums de Domitille de Pressensé que je lisais quand j'étais petite et qui sont revenus à la mode, avec dvd et tout le toutim. Et son frère, il s'appelle Stéphane (et sa cousine, Sidonie, et le hérisson, c'est Arthur, mais là n'est pas la question).

De rien.

Libellés : , ,

Brevet blanc

(23 avril)

Ce texte est écrit à partir de mots et expressions relevés sur une copie de dictée de français. Les graphies de l'élève sont en italiques. Le texte original (assez lugubre) est tiré, je crois, de l'Antigone d'Anouilh.

L'orthographe, cette inoccence persécuter par les élèves, ceux qui croient que, quand on est entre sois, on peut écrire n'importe quoi, n'importe comment. Il aurait peu être pu arriver autre chose, mais on a plus qu'a crié, quand on lit leurs copies. C'est celà, le drâme des accents, ces méchants acharner à se poser n'importe où. C'est inioble, parce qu'on c'est qu'il n'y a plus d'espoir, le sâle espoir de les voir un jour écrire sans massacrer la grammaire. Ce n'est pas très repossant d'essayer de comprendre ce qu'ils avaient a dire, ce qu'on avait jamais dis de manière aussi maladroite.

J'aurais pu en faire un aussi (avec les mêmes expression) sur les corbeaux qui ont chassé les pigeons afin de construire un nid sur notre cheminée, mais je crois que je vais juste retourner mettre le feu aux branchages amassés dans mon âtre.

Libellés : ,

Bravo la Poste!

(dimanche 21 avril, mais 2013, hein, mon blog n'est pas si vieux que ça...)

Ceux qui me suivent depuis un certain temps savent que nous avons déménagé assez souvent. Il y a un peu plus de trois ans, nous étions encore à Fréjus. Et nous n'habitons notre maison actuelle que depuis un an. Nous avons donc rempli plusieurs fois des contrats de réexpédition du courrier (le dernier est arrivé à expiration à la Toussaint) et signalé maintes fois notre changement d'adresses à divers organismes.
Ce qui ne nous empêche pas, surtout moi, de recevoir parfois du courrier étrangement adressé. Par exemple, à Noël, et bien que le courrier n'ait plus été censé nous suivre depuis deux mois, j'ai reçu une carte de voeux d'une amie qui ignorait notre dernier déménagement. Ceci s'explique probablement par le fait que notre code postal n'a pas changé: la lettre est parvenue au bon centre de tri, et les postiers s'étant renseignés, ils ont confié le pli à la préposée qui assure notre tournée depuis le début de notre séjour breton (souvenez-vous, notre facteur nous a suivis!).
Mais le courrier que j'ai reçu cette semaine a eu beaucoup de chance de me parvenir. Les employés de la Poste, voyant qu'ils s'agit d'un reçu fiscal (c'est écrit sur l'enveloppe), ont peut-être fait un effort particulier? Toujours est-il que la lettre porte certes mon nom, mais aussi mon ancienne adresse bretonne. Ce qui ne serait pas un problème si le code postal n'était pas parfaitement erroné: pour une raison que j'ignore, c'est celui de Fréjus. Le courrier a donc dû partir là-bas, d'où il a été réexpédié vers le bon centre de tri, dont le code postal a été ajouté au stylo sur l'enveloppe. De là, même processus que pour la carte de voeux.
Au fond, peut-être que ce genre de lettre amuse les facteurs, en leur permettant de sortir un peu de la routine du tri et de la distribution. Mais je suis bien contente tout de même qu'ils se donnent autant de mal pour faire parvenir le courrier à destination.

Libellés : , , ,