Déconnexion

(19 septembre)

Chez nous, de 22 heures à 7heures du matin, la boîte vivante dort. C'est-à-dire qu'elle refuse de nous transmettre internet. C'est nous l'avons programmée comme ça, à une époque où nous doutions des activités nocturnes du Pirate, souvent levé dès 5 ou 6 heures pour jouer sur son téléphone.
Au début, ça m'agaçait un peu, parce que BLAM! en plein milieu d'une recherche, je n'avais plus de réseau et je ne pouvais plus travailler. Et puis, je me suis habituée. Je consulte les sites de boulot aux heures ouvrables. Et le soir, quand, après le goûter, les devoirs, la piscine/ la danse, le repas, les infos à la télé, la vaisselle et bonne nuit mon grand, il ne me reste plus qu'une demie-heure pour consulter mes mails et la blogosphère, je fais ce que j'ai le temps de faire. Parfois je suis coupée au beau milieu d'un commentaire. Hier, je n'ai pas eu le temps de consulter mon appréciation définitive suite au rendez-vous de carrière de l'an dernier. Et j'ai juste pensé "tant pis, ça peut bien attendre demain".
Evidemment, pour des gens sans cesse connectés, prêts à répondre à un SMS au volant, qui reçoivent leurs mails sur leur téléphone intelligent, je suis bizarre. Quoi? Mais je n'ai pas peur de rater quelque chose? Et bien non. Depuis que mon téléphone portable se décharge à une vitesse folle à moins d'être sur silencieux, je rate encore plus d'appels qu'avant (puisque je le laisse sur "silencieux" en permanence), et ça ne me dérange pas. Je ne vis pas dans l'urgence. Au besoin, je rappelle les gens. Et ils peuvent généralement attendre un jour ou deux que je réponde aux mails qu'ils m'ont envoyés. Ca me paraît moins stressant.
Du coup, je ne suis pas si pressée que ça de remplacer mon vieux téléphone par un objet plus intelligent, doté d'un GPS et de tas de fonctions rigolotes, mais qui m'enverra sans arrêt des notifications pour tout et pour rien. La vie déconnectée a du bon, aussi.

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Les dessous de la rentrée

(15 septembre 2018)

Oui, je sais, je n'ai pas écrit beaucoup, depuis la rentrée. Mais c'est que j'étais occupée à inscrire les enfants ici ou là, les conduire chez le médecin ou ailleurs, essayer de résoudre le problème de l'emploi du temps du Pirate, et surtout, à compléter ses fournitures scolaires.
Je vous ai déjà parlé de la liste abracadabrantesque de sa prof de français. Mais je n'ai pas évoqué un sujet plus sensible, celui de l'inégalité devant les manuels scolaires.
Dans mon établissement, une association fournit, contre quelques euros d'adhésion et un chèque de caution, tous les manuels à tous les élèves qui en font la demande. Pour nous, profs, ça veut dire qu'on ne peut pas changer de manuel tous les ans (mais qui le ferait?), mais aussi que les élèves ont leurs manuels dès la première semaine; pour les familles, cela représente une économie considérable.
Dans le lycée du Pirate, l'association des parents d'élèves se contente d'organiser une bourse aux livres. Le Pirate s'y est rendu en septembre. Il était le seul vendeur, avec en face de lui une dizaine de familles d'élèves entrants en seconde qui auraient bien voulu acheter des livres à moindre coût. Lui-même n'a pas trouvé d'élève sortant de première S pour acheter les siens. Avec K., ils sont allés à la librairie qui rachète et revend (à prix d'or) les manuels des établissements de la ville: ils n'avaient rien pour le lycée du Pirate. Sur la toile, le moindre manuel coûtait 27 euros neuf, et rarement moins de 20 d'occasion. Alors, je me suis tournée vers mon réseau social réel: j'ai fait appel à mes collègues. Et j'ai trouvé tous les livres de la liste.




Ca m'aurait vraiment embêtée de payer une fortune pour des manuels que nous ne pourrons certainement pas revendre à la fin de l'année, réforme du lycée oblige.
Evidemment, ça veut dire aussi que le Pirate a le format le plus lourd, et des tas de noms différents écrits à l'intérieur de ses manuels.
Et puis, au dos, il y a ça:
Un autre des mes collègues faisait, lui, la quête pour son fils, en terminale dans un autre lycée du département.
J'ai parfaitement conscience que nous sommes des privilégiés, et que c'est une chance énorme de pouvoir se procurer gratuitement ces manuels scolaires. Mais je ne comprends pas pourquoi tous les établissements n'arrivent pas à mettre en place un système de prêt contre une somme raisonnable. Pourquoi certains élèves doivent-ils payer, et pas les autres? Où est l'égalité? (Sans parler de la gratuité de l'école.)
(Je sais aussi que certaines filières professionnelles, comme la coiffure ou la boucherie, exigent l'achat d'un matériel coûteux, alors que les enfants qui sont orientés vers ses voies sont globalement issus de familles moins favorisées que ceux qui vont dans l'enseignement général. Il y a, me semble-t-il, une véritable réflexion à mener sur le coût réel de la scolarité, avant d'obliger les jeunes à rester en formation jusqu'à 18 ans.)

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Et après les vacances

(8 septembre 2018)

Après les vacances, évidemment, c'est la rentrée.
C'est le moment où, quand tu lis dans le cahier de texte agenda du P'tit Mousse "Pansser a lartoise", tu te demandes si c'était vraiment une bonne idée d'accepter qu'il passe directement en CM1. Et où tu hiérarchises les priorités dans les fautes à corriger. Donc, T ou D, tu laisses ça à l'orthophoniste, parce que, ça y est, maintenant le P'tit Mousse a un créneau fixe, il ira tous les mardis. AN ou EN, sur ce mot là, c'est problématique, mais le son est bon. En revanche, les deux S, là, il y a une règle qui n'est pas comprise, alors tu réexpliques le coup des voyelles. Et tu laisses tomber la suite, A avec ou sans accent et apostrophe; mon Dieu, il a réussi à faire 6 fautes sur trois mots! Bon, mais la maîtresse, interrogée entre deux portes en fin de semaine, dit que ça va.
C'est aussi le moment où tu reçois la liste des fournitures de la prof de français du Pirate, et où tu la lis à tes collègues (de français) qui hallucinent presque autant que toi:
- deux petits cahiers à spirale
- des copies doubles à petits carreaux, pour s'habituer à celles du bac (ça, c'est une vraie bonne idée)
- 12 intercalaires cartonnés, maxi format
- des fiches bristol, format A4
- 6 surligneurs
- des post-it
- du blanco
- un porte-vues 100 vues avec pochette à l'avant (ça, j'ai deviné, c'est pour présenter les textes de l'oral, ça me paraît effectivement indispensable)
Le stylo-plume est en option, mais vivement recommandé, et je me demande si ça n'obligerait pas mon Pirate à soigner un peu son écriture. Il paraît même d'accord pour essayer.
Numérobis? Il n'y a rien de spécial à signaler, sauf qu'il a mal au talon par intermittence, et que je m'en vais regarder de ce pas ce qu'est la maladie de Sévère si à la mode chez les ados, en attendant de pouvoir avoir un rendez-vous chez le médecin.

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Les vacances, c'est... (dernière)

(dernier mercredi d'août 2018)
Les vacances, c'est quand tu ne sais plus trop quel jour on est, ni quelle heure, d'ailleurs.
J'avais envisagé d'illustrer ce billet d'une photo de mon poignet sans montre, mais avec trace de bronzage, sauf que... les vacances, c'est le moment qu'à choisi mon APN pour délirer. Je n'ai pas encore décidé si c'était juste la nouvelle carte achetée juste avant de partir (l'ancienne étant quasiment pleine, je voulais être sûre de pouvoir faire plus de 30 photos pendant notre voyage) ou bien si c'était le système lui-même.
En tout cas, le premier soir, l'appareil a commencé à me dire que certains fichiers ne contenaient pas de données image. Le lendemain, il n'enregistrait plus aucun cliché, sous prétexte que la carte était "illisible". Je suis donc rentrée avec une petite douzaine de fichiers. Certains n'affichent rien sous le format "mosaïque" de l'ordinateur. D'autres, qui avaient l'air lisibles sur l'appareil photo, s'affichent correctement en miniatures, mais pas en plein écran. Là, par exemple, vous devriez voir une énorme araignée en légo:
Evidemment, comme ça, elle ne fait pas très peur... (Elle se trouve à Legoland, bien sûr, première étape de notre séjour au Danemark.)

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Les vacances, pour Flourig, c'est...

(22 août)

Les vacances, c'est quand la Madame elle sort des grands sacs qu'elle appelle des valises et qu'elle met plein de linze dedans. Des fois, z'essaie de me mettre dans le linze, mais elle me met zamais dans la valise. Alors, cette fois, quand z'ai vu qu'elle préparait tout, z'ai pleuré pour qu'elle m'abandonne pas. Et ça a presque marcé, hein; ils sont partis un zour plus tard.
Makhno, elle s'installe sur le lit du plus petit gasson, quand les humains ils sont pas là. Et moi, ze reste sur le grand lit du haut, avec une couverture de quand on fait la sieste, avec la Madame. C'est comme un doudou. C'est Makhno qui manze le plus de croquettes. Cette fois-ci, elle a tellement manzé que l'avait plus rien, et les humains ils étaient touzours pas revenus. Et puis il faisait çaud, alors on n'avait plus d'eau, non plus, même si la Madame elle en avait laissé un peu partout dans la maison. Alors avec Makhno, on a essayé de boire l'eau dans la litière des humains, mais c'est pas trop facile, de laper dans cette cuvette.
Quand ils sont enfin revenus, on a fait un gros câlin, avec la Madame. Mais le soir, elle a pas voulu que ze dorme avec elle, alors moi, z'ai miaulé "au secours, ze vais mourir, m'abandonne pas!" Et vous savez qu'est-ce qu'elle a dit: "Meurs en silence!". Non mais elle est vraiment pas zentille, hein? Me faire ça à moi, à mon âze!

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Les vacances, c'est... (8)



(15 août 2018)
 


Les vacances, c'est quand la fille de la voisine vient jouer du piano chez sa mère. Elles aiment bien Beethoven, je crois.

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Les vacances, c'est... (numéro 7)

(8 août 2018)

Les vacances, c'est cette plante, qui pousse sur le sable entre la route et la plage, ou juste en bordure de route, au Canada comme en Bretagne, en dont ma flore m'apprend qu'il s'agit de la matricaire souvent rencontrée dans des lectures:


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