Elégance

(23 avril 2018)

Non, nous ne sommes pas encore en vacances. Ici, on jour les prolongations pour intégrer une partie des ponts de mai dans les congés. Officiellement, les cours prennent fin mercredi midi, pour ne reprendre que le... 14 mai.
Bon, cela n'a manifestement pas empêché certains de prendre le soleil, pendant cette fin de semaine.
Néanmoins, il reste des devoirs, et la lecture est parfois quelque peu indigeste...
(Conclusion du P'tit Mousse: je ne suis jamais élégante, évidemment.)

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Fluctuations

(19 avril)

Je ne dis plus à mes collègues que je vais à la piscine, le mardi, parce qu'on me répond:
Beurk, de l'eau en boîte!
Le chlore, ça pue.
Je préfère les vagues.
Quel intérêt, faire des allers-retours dans un bassin?
Et encore, on ne me parle pas de la propreté parfois douteuse des bassins.

Evidemment, je pourrais répondre qu'à cette époque-ci, la mer, c'est froid. Et puis, c'est plus loin que la piscine. Et puis, nager à contre-courant, c'est pas mon truc.
Mais je ne le fais pas, et je retourne glisser dans une eau à trente degrés (avant de me savonner consciencieusement).

Ce qui me gêne le plus, à la piscine, c'est la foule qu'on y trouve parfois. La semaine dernière, il y avait au moins 15 personnes (si, ça fait beaucoup), réparties de manière exceptionnelle sur 4 lignes d'eau. Plus de couloirs, ça veut dire aussi qu'ils sont plus étroits, et qu'il est plus difficile de doubler ou de se croiser sans se frôler, voire donner (ou recevoir) des coups de pied. Et puis, plus il y a de monde, plus il y a de vagues. Ce qui peut devenir franchement désagréable quand on fait du dos crawlé: difficile de ne pas prendre l'eau par le nez ou par la bouche, au moment où on respire.

Allez savoir pourquoi, cette semaine, il n'y avait plus que les trois lignes d'eau habituelles, et au maximum 7 nageurs. Certes, je suis arrivée un peu plus tard que d'habitude, mais c'est justement l'heure d'affluence... Peut-être qu'une partie des nageurs est retournée à des activités de plein air? En tout cas, c'était fort agréable; à la fin, chacun avait son couloir. Je pouvais donc faire des mouvements de brasse bien amples sans craindre de gêner qui que ce soit. Ou nager sur le dos sans risquer de me heurter à un nageur évoluant en sens inverse.
Et ça fait vraiment du bien...

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Danse avec les stars

(14 avril)

 Dimanche dernier, nous avons donné un spectacle caritatif au lieu de profiter du premier vrai beau jour de soleil. C'est que la saison des spectacles de fin d'année est lancée, avec ses répétitions et cours à ne rater sous aucun prétexte (ah ben si, quand même, si on est malade ou qu'on porte une minerve, on a le droit de rester chez soi au lieu de venir enrichir la chorégraphie).
Le P'tit Mousse est très motivé, il danse sur un ancien générique de Fr_ance IntR (que je n'arrive pas à identifier, ça m'agace, c'était une émission du soir) et devra participer au spectacle du samedi et à celui du dimanche. C'est que, quand on est un p'tit gars dans un cours de danse, on devient vite une vedette! Du coup, il a droit à deux samedis entiers de répétition (le matin pour le samedi, l'après-midi pour le dimanche et... son solo) à la préfecture, plus un mercredi après-midi sur la scène, qui heureusement est à côté de chez nous. Le samedi suivant, ce sera mon tour d'y monter, pour un nouveau Bollywood et une autre chorégraphie qui reste à monter.
 Pour l'instant, c'est la danse façon indienne de l'an dernier qui reste ma préférée. La musique me donne vraiment la pêche, et j'aime le costume (même si mes enfants trouvent qu'il me grossit). Il faut juste tenir le rythme...

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Une (nouvelle) mésaventure de Flourig

(10 avril 2018)

La Madame, elle a aucun respect pour mon grand âze.
Non mais ze vous ferait dire que ze suis tellement vieille que l'a plus de place pour un nouveau vaccin, dans mon carnet de santé, hein! (En voilà une bonne nouvelle, ze vais peut-être être dispensée de vétéhinaire...)
Bref.
L'autre zour, ze me sentais en forme, zenre tiens ze vais courir partout, et ze monte l'escalier, et ze redescends, et ze remonte, et ze vais me casser sous le lit, et... zut, z'arrive plus à sortir! Alors z'appelle au secours. La Madame, elle était à son bureau, elle est viendue assez vite. Mais elle a zuste dit: "Ben qu'est-ce que tu fais là?" et: "Si t'es rentrée, tu vas bien arriver à sortir." et elle repartie, et elle a dit au Monsieur, en bas (ze suis pas complètement sourde, hein, faut pas croire!) que ze zouais à casse-casse, mais que z'étais un peu bête, pasque ze miaulais pour dire où z'étais.
Mais ze zouais pas, moi, z'étais coincée! Heureusement, le moyen gasson, celui qui a sa çambre sous le lit (enfin, à l'étaze en-dessous, quoi), il m'a entendue appeler au secours, et il est monté voir, et il est redescendu pour dire que z'étais coincée. La Madame, elle est remontée en disant que c'était n'importe quoi, et elle rigolait à moitié, et l'autre petit gasson il est monté aussi pour voir. Alors l'avait deux enfants qui regardaient sous le lit d'un côté, et la Madame qui m'appelait de l'autre en disant que c'était par là, la sortie, qu'il fallait zuste que ze passe par la tête du lit. Mais moi, ze pouvais pas passer, ou alors, ça faisait trop mal à mon vieux dos. Alors la Madame, elle a fini par faire la seule çose raisonnable, elle a levé un peu le bord du lit pour que ze sorte. Et elle a osé dire que c'était pas très bon pour son dos, ça.
Non mais, on verra quand elle sera vieille! le Monsieur, il a dit aux enfants de bien se souvenir de ça, pour quand elle sera trop vieille pour descendre un escalier. Et de lui dire: "Ben t'as réussi à monter, tu dois pouvoir redescendre!", quand elle sera coincée en haut. Moi, ze l'aime pas trop, des fois, le Monsieur, mais là, ze dois dire que ze suis drôlement d'accord avec lui!

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Charge mentale

(28 mars)

Penser à:
- modifier les appréciations sur Parcoursup
- acheter des oeufs pour le gâteau d'anniversaire avec les copains
- faire les invitations pour les copains
- racheter des lunettes de piscine à Numérobis (avant mardi)
- imprimer la licence de voile du Pirate (pour dimanche soir)
- aller voir chez les soeurs Grene pour des babioles d'anniversaire
- taper une version courte du texte pour les terminales
- voir le responsable de la web-radio et programmer l'enregistrement de l'épisode que les élèves vont écrire
- racheter des copies simples
- vérifier le cahier de liaison du P'tit Mousse
- confirmer le rendez-vous chez l'orthophiniste
- mettre de l'anti-puces aux chats
- acheter un cadeau pour l'anniversaire du copain
- confirmer que Numérobis ira à l'anniversaire de l'autre copain
- préparer le repas de samedi midi
- photocopier les sujets des diverses interros
- acheter du pain
- emmener le P'tit Mousse à la danse, et aller le chercher
- lire les textes du concours d'écriture (où sont-ils, déjà?)
- prendre rendez-vous chez le dentiste (et chez l'ophtalmo?)
- envoyer le chèque pour le fioul
et la lessive, et le ménage...

Mais dès que j'ai vraiment de l'inspiration ou un truc drôle / intéressant / curieux à raconter, je reviens, promis.

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Déjà!

(11 mars)

Les vacances touchent à leur fin.
J'avoue les avoir passées plus à tester de nouvelles recettes de gâteau qu'à corriger les copies du bac blanc (démoralisantes).
Et comme demain, on repart sur les chapeaux de roues avec une réunion à midi et deux conseils de classe (même trois, mais je n'ai pas encore le don d'ubiquité), je suis fatiguée d'avance. Et je n'ai pas encore fini de préparer mes cours; du coup, pour la recette des petits pains briochés à la cannelle, vous attendrez un peu.

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Guerre de religions

(6 mars)

Il y a  dans "mes images" encore quelques clichés de notre escapade automnale à Prague que je comptais vous montrer. Et, ma foi, puisque nous sommes en vacances, pourquoi ne pas le faire aujourd'hui?

Si mes souvenirs sont exacts, il s'agit ici de l'intérieur de l'église Saint-Nicolas de Mala Strana. L'église était en travaux, si bien que la nef était cachée par des échafaudages, mais nous avons pu monter sur la galerie (je n'étais encore jamais montée à "l'étage" d'une église baroque) et admirer le choeur sous un angle inédit. Les architectes de cet édifice sont les Dietzenhoffer.
Le choeur, peu évoqué dans les guides, est un peu violent. C'est la contre-réforme, il s'agit de bien faire comprendre aux protestants où est la vraie foi. Saint François (à droite) et Saint Ignace (de Loyola) prêchent donc le vrai.


Mais Saint Ignace va plus loin, en écrasant carrément l'hérétique avec la foudre divine:

K. a supposé que l'hérétique en question pouvait être Jan Hus, à cause du calot et des nombreux livres. Il est vrai que les Hussites ont longtemps perduré dans la région. Cependant, il manque une barbe à ce mécréant pour parfaire le portrait. A moins que la barbe, à l'époque, n'ait trop fait penser aux Juifs? Il ne faudrait pas se tromper d'hérésie...
Quoi qu'il en soit, je n'avais encore jamais vu de Saint terrasser un être humain avant cette visite. Des Saint Georges ou des Sainte Marguerite réglant leur compte à un dragon, oui. Mais personnifier le Mal? Et pourtant, Dieu sait si mon Papa nous a fait visiter des églises, baroques ou pas!

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