Eglises basques

(27 août 2016)

Lorsque nous avons été à Saint-Jean de Luz, nous avons bien sûr jeté un oeil dans l'église Saint-Jean Baptiste, où eu lieu le mariage de "Louis", comme l'appelle affectueusement le P'tit Mousse depuis qu'il a failli s'enrhumer dans les jardins de Versailles.
Et j'ai été plutôt surprise d'y voir des balcons, comme au théâtre:

Si l'honorable Guide Vert évoque bien ces galeries, il ne les explique pas pour autant.
Il m'a fallu attendre quelques jours, et la visite du charmant village de La Bastide-Clairence,  pour avoir une explication.
Vous voyez ici, sur la droite, le côté Sud de l'église Notre-Dame de l'Assomption, ou plutôt, du préau qui en fait le tour, et sous lequel se trouve un cimetière. Il paraît que les membres des familles les plus anciennes se font encore enterrer dans ces caveaux.
De là, on voit encore mieux les dalles:
Mais on remarque aussi un escalier, qui conduit tout droit aux galeries intérieures:
Dans l'église, j'ai trouvé des panneaux explicatifs et le pourquoi des balcons dans ces églises. Il semblerait qu'ils aient été construits à une époque* où la population était trop abondante pour entrer dans l'église, tout simplement pour gagner de la place. A l'inverse de ce qui se passe dans Shakespeare ou chez Rostand, ce sont les hommes qui montaient dans les galeries, tandis que les femmes, chargées par ailleurs de l'entretien des tombes (il y en avait aussi à l'intérieur), restaient en bas.

*au temps pour moi, Michelin dit très bien dans son introduction sur l'architecture basque que ce fut au XVIème siècle: l'évêque de Bayonne suggéra alors cette solution peu onéreuse d'agrandissement des églises aux habitants d'Ossès, qui furent imités un peu partout.

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Révisons les frontières

(24 août)

La première fois que j'ai eu l'impression de ne pas habiter en France, c'était lors d'une grève à la radio. Comme j'habitais dans le Nord, je me suis mise à écouter la RTBF, et j'ai pu constater que les prévisions de la météo belge correspondaient bien mieux à ce que je vivais chaque jour que celles prodiguées depuis Paris.
Plus tard, nous avons déménagé dans le Sud, et, il me semble en avoir déjà parlé ici (mais franchement, je suis en vacances et je n'ai pas envie de chercher), le phénomène s'est reproduit, dans le sens où, au bord de la Méditerranée, le temps était souvent bien plus clément que ce qu'annonçait la radio nationale.
Et aujourd'hui, quand j'entends "toute la France est touchée par une vague de forte chaleur. Hydratez-vous", je me sens un peu comme Astérix au fin fond de son petit village d'Armorique. Chez nous, il pleut. Certes, nous avons eu deux jours de soleil magnifique, au point que le P'tit Mousse est parti à la voile en t-shirt (et je crois bien que c'est le premier de mes enfants à faire du bateau en manches courtes), mais cet après-midi, il a été prié d'emporter sa polaire et son k-way.
Je ne sais pas quel temps il fait à Biarritz ou à Strasbourg, en ce moment. Mais je crains fort que la fameuse canicule touche essentiellement la région parisienne. Et que les journalistes, comme d'habitude, soient centrés sur leur chère capitale. C'est comme pour les vacances scolaires: avez-vous remarqué que les programmes télé proposent des soirées adaptées au public d'âge scolaire pendant les vacances de la zone parisienne? Cela fait râler mes enfants, qui ne peuvent pas regarder le film du dimanche soir parce qu'ils ont école, le lendemain, eux. Pourtant il me semble que les zones de congé ont été calculées pour répartir à peu près équitablement les vacanciers. Ce qui signifie que, pendant que les Parisiens sont en vacances, seuls 1 / 3 des Français le sont (oui, je sais, en pratique, il y a au moins une semaine de chevauchement)...
La France est un pays centralisé, où tout, des lignes de train aux manuels scolaires ("décris ta rue", dans certains collèges ruraux, est vraiment une consigne aberrante); il me semble qu'il serait temps
de remettre en question ce modèle, qui pose des problèmes bien plus graves que la simple justesse des commentaires météo.

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Dans les verts pâturages

(18 août 2016)

De retour du Pays Basque, une région où tu peux faire de la randonnée au milieu des moutons,
camper au milieu des moutons,
(camping du réseau Bienvenue à la ferme)
manger du fromage de brebis (oui, nous sommes revenus avec un authentique Ossau-Iraty fermier),
mais aussi voir d'énormes papillons:
(photo prise en mode normal, même pas besoin de la macro!)

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Des nouvelles

(14 août 2016)

Z'ai reçu une carte postale d'un çat qui habite au pied de la montagne, dans un camping. Il dit que c'est drôlement pratique pour manzer: il suffit devenir quand les zens manzent. Il a vu passer la Madame, et il dit qu'elle est vacement plus zentille que les Allemands qui veulent même pas qu'il goûte aux croquettes de leur cien. Il a même été sur ses zemoux! Ze suis pas sûre d'être d'accord, passque les zenoux de la Madame, c'est ma place réservée...

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Quel travail!

(8 août)

Ah, mais non mais moi z'ai un travail monstrueux, hein, c'est épuisant, ze dois finir la préparation du voyaze des humains, passque tous seuls, y z'y arrivent pas...
Voilà, ze crois que là, z'ai trouvé un bel endroit pour faire la sieste!

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Les voisins

(4 août)

Auzourd'hui, ze vais vous présenter nos voisins.
D'abord, l'a Le Sat. C'est un peu débile, comme nom, vu que c'est une fille, ce çat; mais c'est la voisine qui l'appelle comme ça.
Le Sat, elle est pas gonflée: elle est dézà rentrée cez nous, quand la porte elle était ouverte, et même, elle a visité presque toute la maison. Faut dire que la Madame et les enfants, ils lui font des câlins, des fois, dehors, ou alors ils zouent avec elle. Au printemps, elle s'était installée dans notre zardin, à l'ombre de la haie pas bien taillée, pour faire la sieste:
De l'autre côté de la haie, l'a Clocette. C'est la Madame qui l'appelle comme ça, passqu'elle connaît pas son vrai nom et qu'elle a un grelot autour du cou, la pauvre. Comme ça, on l'entend avant de la voir arriver, c'est carrément handicapant pour çasser. Clocette, ze suis pas sûre qu'elle soit là tout le temps. C'est comme le petit cien de l'autre voisine. La Madame, elle avait pris Clocette en photo pendant les vacances de printemps, et puis on l'a plus revue, mais là, elle est revenue.
Elle croit qu'elle est cacée?
Comme voisins, on a aussi un petit çat qui grandit pas. Il paraît qu'il a plus que 4 ans, mais il est plus petit que moi. C'est un zenre de siamois ou de persan plein de poils et qui crace, il me fait peur!
Sinon, l'a aussi un çat noir et blanc qui ressemble au Félix des publicités, mais lui, il se laisse pas approcer. C'est plutôt un çat errant, ze crois qu'il habite dans la granze de la ferme, avec les vaces. Bon, d'accord, si il habite là, il est pas vraiment errant; mais qu'est-ce que ze voulais dire, c'est qu'il est pas habitué aux humains.

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Soirée télé

Le samedi soir, c'est FortBoilard!

Et c'est drôlement bien, FortBoilard, passque ça dure longtemps, comme émission, et l'a même pas de coupure de publicité, alors moi, ze peux faire un grand grand câlin avec la Madame. Ou des fois, avec le grand garçon (il est aussi grand que la Madame!), pendant que la Madame elle prépare du çocolat çaud pour tout le monde. Enfin, pas pour moi, moi z'aime zuste le lait, ze comprend pas pourquoi les humains ils razoutent du çocolat et de la cannelle dedans?

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