Prêter sa voix

(10 février)

C'est une expérience intéressante. Je prête ma voix pour un audio-guide; en allemand. Entendons-nous: je n'ai pas la prétention de guider toute la visite. J'interviens juste de temps en temps pour dire aux gens d'appuyer sur le bouton rouge (ou jaune) s'ils veulent entendre ceci ou cela, ou leur signaler qu'ils peuvent voir un film sur le même sujet sur le mur du fond. La visite, c'est un germanophone qui la commente; c'est lui aussi qui a écrit les textes.
Nous avons donc enregistré quelques petits bouts. Pour les réécouter la fois suivante, avant de procéder à l'enregistrement de morceaux plus grands (2'45, quand même! en introduction à une salle). Et je n'ai, curieusement, pas eu horreur de ma voix. Sans doute à cause de la distance entre l'enregistrement et l'audition. J'ai constaté aussi que mon accent était tout à fait correct. Encore heureux, me direz-vous, pour une prof d'allemand! Mais je n'avais encore jamais eu l'occasion de le vérifier. On me l'avait dit, cependant je ne m'étais jamais entendue. Parce que jamais enregistrée; même pas en labo de langues...
La technique a ceci de merveilleux qu'on peut bégayer, bafouiller, cafouiller sans soucis: ce sera coupé au montage. C'est impressionnant, la manière dont on arrive à supprimer ces petites hésitations et à corriger le flux verbal. C'est peut-être aussi pourquoi je n'ai pas détesté ma voix: elle était déjà "lissée", ce n'était pas vraiment moi qui parlais.

J'ai mis dans ma valise...

(8 février)

En fait, non, je n'ai pas encore fait ma valise pour la maternité. Je rentre seulement dans la 36ème semaine, aussi, il me reste un peu de temps. Mais j'y pense. Et je me suis déjà procurée la liste fournie par la maternité. Il vaut mieux l'avoir, parce que toutes les maternités n'ont pas les mêmes exigences et ne fournissent pas la même chose: pour Numérobis, je me serais retrouvée sans couches, si je n''avais pas eu ce précieux document... La liste de cette maternité sudiste était d'ailleurs particulièrement comique, avec ses "soutiens-gorges d'allaitement (prévoir une taille au-dessus)"; au-dessus de quoi? Du niveau de la mer? Et son siège-auto; dans la valise, vous êtes sûrs?
Bref. J'ai donc sous les yeux celles du CHIC, qui me paraît être beaucoup plus raisonnable. Déjà, on me conseille de préparer deux sacs, un pour la salle de naissance, et un pour le séjour à la maternité.

Pour la salle de naissance, il me faut:
- ma carte vitale et mon dossier médical (au fait, c'est normal que l'anesthésiste n'ait pas demandé de bilan sanguin?),
- "un brumisateur, un peignoir et une paire de chaussons"; ah oui, le fameux brumisateur qui ne me sert jamais (pas le temps), mais que je mettrai quand même, au cas où...
- "des CD si vous le souhaitez..." Effectivement, la dernière fois, j'avais tenté la lecture, mais ça devient vite impossible; c'est sympa, cette histoire de CD,
- "une tenue pour votre bébé: une chemise en coton, un baby gros, une brassière de laine, un bonnet, une paire de chaussettes, une couverture bébé en polaire." Ah ben, ils ne fournissent pas le linge de lit pour bébé, ici? Et ils n'ont pas mis les pieds au rayon layette depuis longtemps, non plus: la dernière fois que j'ai trouvé des chemises en coton pour bébé, c'était il y a 7 ans; il doit m'en rester une, d'ailleurs. Je n'ai jamais vu de pyjama qui s'appellât autrement que "dors-bien", et pour la laine, même Ph_ild'ar met surtout de l'acrylique dans ses fils pour bébé; en plus, à cette époque-ci de l'année, on ne trouve pratiquement plus que du coton, collection été oblige...

Pour le séjour à la maternité, la maman est priée de prévoir:
- linge et nécessaire de toilette,
- "chemise de nuit ou pyjamas (si vous allaitez: préférez les pyjamas et pensez aux soutiens gorges d'allaitement)". Alors je note: une chemise de nuit suffit, mais des pyjamas, il en faut plusieurs... C'est la première fois que je vois des pyjamas sur une liste de maternité; la sage-femme qui nous préparait à l'accouchement, pour le Pirate, nous avait même expliqué qu'il valait mieux les éviter, parce qu'en cas de césarienne, l'élastique du pantalon arrive juste sur la cicatrice. Néanmoins, je vois que ces gens pensent comme moi: quand on veut mettre bébé au sein, c'est quand même beaucoup plus rapide de soulever un t-shirt que de déboutonner une chemise de nuit!
- "slips à usage unique". Ah, là, un bon point: la personne qui m'avait aidée à mettre mes effets personnels après la naissance du Pirate ne savait même pas que ça existait!
- une montre (ou un réveil) et un crayon. Ben oui, pour noter les heures de change et la qualité de la production du bébé; peut-être aussi les heures des tétées...

Pour bébé, il faut prévoir:
- "5 chemises en coton, 5 babys gros, 5 brassières de laine, un bonnet, une couverture bébé en polaire". Au moins, il ne risque pas d'avoir froid. Bon, alors, à la place des chemises, ce sera les bodys que j'ai en stock. 2 brassières, ça ira bien, parce qu'il ne les remettra pas plus de deux fois après sa sortie, on ne va quand même pas faire des frais pour des vêtements qui ne seront pratiquement pas portés (ce serait le premier, encore, je me poserais la question...). Et la deuxième couverture, elle ne sera pas en polaire; j'ai de très chouettes couvertures en coton épais, importées du Canada exprès pour le Pirate, j'en mettrai deux dans la valise, et puis ça fera certainement l'affaire... Il ne faut quand même pas oublier qu'une maternité, c'est chauffé à plus de 20°!
- "un thermomètre électronique", ah, ben, ça tombe bien, je viens justement de le retrouver...
- une tenue de sortie.
Et puis c'est tout. On ne lave pas bébé, vous avez remarqué? Non, parce que je veux bien que le gel de toilette soit fourni par la maternité (c'était le cas dans le Nord, mais pas sur la Côte d'Azur), mais les serviettes, quand même, ça m'étonnerait; bien qu'il soit sans doute plus facile de garantir l'hygiène du linge que celle des thermomètres...

Personnellement, j'ai cru entendre dire que la nourriture était plus que passable, et j'ai donc prévu de mettre aussi un peu de ravitaillement dans ma valise. De toute façon, il n'y a jamais de goûter, à l'hôpital. Et puis de la lecture, aussi. Même si je me ferai probablement mettre la télé, surtout si Polichinelle a la bonne idée de naître pendant les JO (et ne me parlez pas du décalage horaire, un nourisson, ça mange aussi la nuit, à l'heure des matchs de hockey...).

Cartes exprès

(5 février)

Comme vous le savez, quand on déménage, et qu'on a une voiture, on est prié de communiquer sa nouvelle adresse aux forces de police, via la préfecture (ou la sous-préfecture), histoire que les autorités puissent vous retrouver quand un radar vous flashe sur l'autoroute. Ou au cas où votre voiture serait empruntée par des malfaiteurs pour commettre quelque délit.
Si vous n'obtempérez pas dans le mois qui suit votre déménagement, vous êtes passibles d'une amende de 4° classe.
Je me suis donc rendue (dans les temps, ce n'est pas parce que je ne le raconte que maintenant que je n'ai pas scrupuleusement respecté la loi) à la préfecture, munie de la carte grise du visiospace et du formulaire ad-hoc téléchargé sur le net, imprimé sur papier jaune et signé par K. et moi, puisque la carte grise était à nos deux noms (avec des prénoms complètement loups-phoques). Comme c'est moi qui accomplissais la démarche, je me suis inscrite comme "titulaire", K. étant le "co-titulaire". L'agent n'a fait aucun problème, puisque j'avais aussi les deux passeports, et m'a envoyée faire la queue à la caisse. "On vous appelera." Sauf que. Le 3/4 des "Monsieur" appelés ce jour-là étaient des Madames. Soit que Monsieur travaillât, et eut envoyé sa femme accomplir une énième démarche administrative. Soit que, comme dans notre cas, le nouveau certificat d'immatriculation ait été automatiquement édité au nom de Monsieur. Je n'étais plus que co-titulaire, et j'avais perdu mon prénom dans la bataille.
Quand le recommandé promis est arrivé, cinq jours plus tard (alors qu'on annonce à tout le monde un délai de deux semaines), il était bien sûr au nom de Monsieur. "C'est mon mari", dis-je à la factrice, qui me le remit sans broncher contre ma signature. Voyant que la chose venait de Lille, j'en ai déduit qu'il s'agissait bien du nouveau certificat (imprimé par l'Imprimerie Nationale, selon toute vraisemblance sur le site de Flers - en Escrebieux) et je l'ai ouvert sans scrupules. Pour découvrir que cette fois, même mon nom de jeune fille avait disparu. Autrement dit, le "co-titulaire" de la voiture pour laquelle je paie encore pourrait aussi bien être mon fils ou mon beau-père! K. n'est qu'à moitié ravi, lui aussi, puisque son prénom a été corrigé (et oui, ici, les prénoms bretons, ils connaissent!), et que donc il est beaucoup plus facile de faire le lien entre le propriétaire de cette voiture et son permis de conduire à lui, déjà quelque peu entamé. A ceci près que personne ne peut vérifier que la date de naissance coïncide (ben oui, à quoi croyez-vous que sert la date de naissance à indiquer sur le formulaire, si ce n'est à faire le recoupement avec les permis de conduire?). En effet, lorsque j'ai rempli l'imprimé, je n'ai mis que ma date (et mon lieu) de naissance, puisqu'on ne me demandait pas celle du "co-titulaire".
Quelques jours plus tard, K., ayant retrouvé la carte grise de sa moto, m'a envoyée faire la démarche pour l'obtention de son nouveau numéro de plaque (j'avais de toute façon besoin d'aller en ville). Cette fois, l'agent n'était pas du coin, et s'est fait préciser ce qui était le nom et le prénom du "titulaire". En revanche, elle a mal recopié l'adresse. La caissière s'est aussi excusée de m'avoir appelée "Monsieur". Il faut dire que ce jour-là, il y a avait assez peu de femmes enoyées par leur époux; et même, rendons justice au sexe prétendu "fort", j'ai vu un Monsieur accourir à l'intitulé "Madame". J'ai aussi vu une jeune femme venir se plaindre qu'elle attendait son certificat définitif depuis trois semaines. Chez nous, le recommandé est arrivé le surlendemain. Impossible de faire plus rapide. Parce qu'il s'agit d'une moto?
Du coup, j'ai aussi contacté l'assurance pour avoir les nouvelles cartes vertes. Ca devenait d'autant plus urgent que celles valables pour les anciennes plaques en 2010 ont été égarées pendant le déménagement. Nous roulerons donc maintenant avec des véhicules portant des certificats d'assurance valables, et des plaques nouveau modèle.

Impeccable (prononcez "(im)pécop' ")

(4 février)

C'est le mot qui conclut ici une transaction ou une action rondement menée.
Je dois dire que ce matin, il me convenait tout à fait.
A 9 heures moins 20, je m'apprêtai à conduire les enfants à l'école, ils étaient en train de s'habiller pour sortir, lorsque j'ai entendu le bruit d'une voiture sur le gravier. Mais qui donc osait entrer ainsi chez nous? J'ouvre la porte: Tiens, c'est le facteur. C'est vrai, le petit âne vert m'a promis un colis pour aujourd'hui. Le facteur, donc, après avoir salué et fouillé dans son vaste coffre, en sort un énorme paquet. Diantre, j'aurais pensé que la partie encombrante de la commande viendrait plus tard! "Ah, mais ça marche bien, la poste", me dit le préposé. Je n'en ai jamais douté; c'est d'ailleurs pourquoi je défends le service public. Là n'est pas la question, cependant. Le facteur dépose donc l'encombrant colis dans l'entrée (je suis sûre que si je lui avait demandé de le porter au premier, il l'aurait fait; mais je suis contre l'esclavagisme), et conclut: "Impeccab'".
Tu parles, Charles! Non seulement je suis livrée au jour annoncé, mais en plus, à une heure qui me convient. Je suis partie le coeur léger conduire les enfants à l'école, puis j'ai pu me rendre à un rendez-vous que j'avais dans la matinée. Si le facteur était passé plus tard, il aurait trouvé porte close, et j'aurais été bien embêtée pour aller chercher le colis, même à l'agence postale communale; je ne suis absolument pas en état de porter un paquet de ce format, fût-ce sur 20 mètres...
Il y a des jours, comme ça, où on a de la chance.

Gros bébé?

(2 février 2010)

Aujourd'hui, deuxième et avant-dernière visite au CHIC pour voir le gynécologue (nan, mais j'ai fait toutes les vistes prénatales, faut pas croire; seulement, je vous rappelle que j'ai déménagé à Noël!).
Vu qu'il avait été un peu pointilleux sur la glycémie, l'autre fois, je redoutais le pire, avec une glucosurie non nulle (mais inférieure à 0.5 g) et une albuminurie de 0.07 g (il fallait aller les chercher!), mais surtout, hum, trois kilos en plus depuis que j'arrive enfin à me reposer. Et bien non. Il était satisfait du test (le grand, en trois heures) pour le diabète, qui n'a rien révélé du tout, même pas une petite intolérance au glucose. Il a fait son petit prélèvement (coucou, le streptocoque, t'es encore là?), mais il n'a pas commenté l'état du col. Et puis il a mesuré la hauteur utérine et demandé à voir le compte-rendu de l'échographie. Je me demande s'il ne trouve pas ce bébé un peu volumineux, lui aussi (tu parles, ça m'arrangerait qu'une partie des trois kilos soit allée rembourer son popotin plutôt que le mien...).
Et puis il m'a demandé si j'avais des contractions. Et là, heu, comment dire, moi, personnellement, sur une échelle de 1 à 10, je classe les contractions de début de travail en catégorie 2, et celles de fin de travail en 7 ou 8. Dans ma mémoire, il a été bien plus douloureux de se faire opérer de la jambe (j'étais sous morphine, après, quand même) que d'accoucher sans péridurale (oui, je sais, on dit que "le mal joli s'oublie"). Donc, bon, ce n'est pas parce que je ne les sens pratiquement pas, docteur, qu'elles sont négligeables d'un point de vue médical. Et alors, quand il m'a ressorti la loi des "toutes les 5 minutes pendant une heure", je lui ai dit que je viendrais sans doute avant, parce que ça va plutôt vite, d'habitude. Et en plus, c'est un troisième. Donc si j'attends une heure, elles ne seront probablement plus toutes les cinq minutes, les contractions...
Ensuite, il m'a dit que si je n'avais pas accouché début mars, il faudrait prendre rendez-vous avec la sage-femme. Alors que le terme est mi-mars. Il a l'air de penser que Polichinelle va sortir avant. Ou ferait aussi bien de sortir avant. C'est vrai que Mardi-Gras, c'est le 16 février. Mais les deux grands frères sont sagement nés à 39 SA, malgré les prévisions des gynécologues (la veille de la naissance du Pirate, on nous avait dit que ce n'était pas pour tout de suite; et la naissance de Numérobis a été imminente pendant trois semaines).
Théoriquement, je revois le médecin le 23 février. En attendant, je dois encore rencontrer l'anesthésiste, à la fin de cette semaine.

Repérages

(31 janvier)

Quand on arrive dans une nouvelle ville, et même dans une nouvelle région, il faut reconstruire tous ses repères.
Rien que l'adaptation à la maison prend un certain temps: c'est depuis hier seulement que les enfants considèrent que le jardin en fait aussi partie, et qu'ils peuvent aller jouer dehors quand ils veulent (à condition de prévenir).
Quant à moi, j'ai découvert la semaine dernière qu'il y avait une petite épicerie dans le bourg. Chose ignorée par K., qui pourtant est arrivé deux mois avant nous. Il n'a pas non plus exploré la préfecture autant que moi, semble-t-il, puisqu'il ignorait où se trouve le marché couvert du centre ancien. J'y ai découvert l'autre jour une crémerie qui vend du brebis corse semblable à celui que nous trouvions dans le Nord. Très intéressé, K. a voulu savoir où cela se situait. Ce qui m'a permis de répondre sur un ton moqueur: "Comment, tu ne connais pas les Halles Saint-F***, à Q***?" avant de lui donner les indications géographiques utiles à son repérage (rive droite du cours d'eau principal, pratiquement au confluent de l'autre rivière).
J'ai en effet eu l'occasion de marcher un peu dans le centre-ville, à l'intérieur des limites des anciens remparts surtout. L'espace est largement réservé aux piétons, et donc fort commerçant. J'ai trouvé des magasins de vêtements pour les enfants (et éventuellement pour moi, quand je serai revenue à un volume normal). Je cherchais une boutique vendant des couches lavables, et j'ai fini par la dénicher. A côté, il y a même une épicerie qui vend du "mélange pour pain d'épices", un truc que je désespérais de trouver. Dans une autre épicerie, j'ai vu des tisanes comme j'en avais acheté à Serre-Ch. il y a deux ou trois ans. Il y a une brûlerie, on peut trouver du thé et du (bon) chocolat. Et puis il y a partout des vendeurs de macarons, et une crêperie qui vend des galettes sèches à emporter. La seule chose que je n'aie pas vue, et cela me désole un peu, c'est une bonne librairie (francophone; parce que celtique, j'ai trouvé!); néanmoins les pages jaunes m'affirment que c'est moi qui ai mal cherché.
Rien ne vaut la découverte d'une ville à pied. Même si, pour le repérage des centres commerciaux, une voiture est indispensable.

Agence postale communale

(29 janvier)

Ici, c'est la campagne. Il y a des tas d'oiseaux dans le jardin (et aussi des "maisons de taupes"), on croise des lombrics, et hier, un camion plein de cochons est passé devant l'école juste à l'heure des mamans.
Donc, il n'y a pas de vrai bureau de poste, mais une "agence postale communale", ouverte tous les matins et tenue par le personnel de mairie. Un bon moyen pour l'Etat de faire des économies sur le dos des collectivités territoriales. Bref.
Quand tu vas à la poste, il faut parfois attendre que la secrétaire en ait fini avec la personne qu'elle conseille à la mairie. Tu peux la sonner pour signaler ta présence. Et quand tu vas demander un renseignement à la mairie, il arrive que l'agent (communal) sorte tout juste de la poste, qui communique, donc, avec le hall d'accueil. C'est pratique, parce que ça permet d'avoir un service de proximité.
Deux preuves: quand je suis allée me faire inscrire sur les listes électorales, à la mairie, donc, la secrétaire m'a remis deux colis qui nous étaient adressés. Et quand, quelques jours plus tard, j'ai rapporté à la poste du courrier qui n'était pas pour nous (mais adressé chez nous à trois personnes de noms différents!), la jeune fille qui était là m'a demandé si j'étais sûre d'avoir rempli le dossier pour la cantine.
C'est quand même plus sympathique que de devoir prendre la voiture pour aller chercher un recommandé!