Les crèmes et moi
(23 novembre)
Une dame m'a téléphoné de Suisse (la Suisse, ses industries chimiques et pharmaceutiques...) pour me parler de produits de beauté.
- Madame, comme toutes les femmes de votre âge, vous utilisez des crèmes et des produits de beauté?
- Non.
- Vous aimez être naturelle, alors?
- Oui.
- Madame, je ne vous parle pas de maquillage, mais vous utilisez bien une crème de soin, ou une crème de jour?
- Non, je vous assure, je n'utilise rien du tout.
- ...
Ben oui, c'est comme quand on leur dit qu'on n'a pas la télé, ça les laisse sans voix, ces démarcheurs à domicile.
Celà dit, ce n'est pas tout à fait vrai que je ne me crème pas. Surtout en ce moment. Mon ventre serait à vif, tant je l'aurais gratté, si je ne me tartinais pas de crème pour apaiser les démangeaisons. Néanmoins, il ne s'agit pas d'une crème anti-vergetures (Dehnungen, "extensions", en allemand) à très cher (la Suisse, ses prix exorbitants...), mais d'une gentille crème à l'huile d'argan du cosméticien breton.
Pour le reste, ma foi... J'ai encore oublié de me mettre de la crème sur la figure, ce matin. Et quand je me dis que tiens, ou lala, mais j'ai des rides, là! et que j'achète une crème spécifique, de nuit, parce que le soir, j'ai plus le temps de penser à m'enduire le visage, j'en mets au mieux trois soirs de suite avant d'oublier le pot dans le tiroir. J'ai même des pots intacts, dans ce tiroir, des produits achetés en solde parce qu'ils avaient l'air sympatiques, et qui attendent tranquillement que je daigne finir leur confrère entamé pour entrer en action. Parfois, un pot entamé finit à la poubelle, parce qu'ouvert depuis trop longtemps.
C'est de famille, aussi: ma mère, que je sache, n'utilise pas la moindre crème. Et ma grand-mère a toujours dit qu'elle ne s'était jamais rien mis sur la figure (et qu'elle ne s'était jamais épilée, non plus). Elles ont fini ridées, oui, bien sûr. Mais je ne les ai jamais trouvées laides.
En bref
(20 novembre)
K. est reparti, après une semaine passée avec nous. Je sens que ça va être dur pour Numérobis, d'autant que le prochain retour est à une date très incertaine.
Le Pirate s'est emparé du livre de bibliothèque de son frère (celui emprunté à l'école) quand il s'est rendu compte qu'il pouvait en lire le titre ("C'est à moi") tout seul. Bon, à l'intérieur, c'est plus compliqué, mais abordable avec un peu d'aide.
La fenêtre de la cuisine et celle de la chambre sont restées ouvertes pratiquement toute la journée, et ce soir, il faisait encore 17 à 18° dans l'appartement, que je ne chauffe pas encore.
J'ai l'air d'avoir avalé un ballon (de foot?), et je ne suis pas la seule. J'en déduis que c'est la reprise, vu qu'un statisticien a expliqué l'autre jour qu'en cas de crise, c'est bien connu, la natalité baisse. Jamais vu autant de femmes enceintes, donc l'économie se redresse.
En maternelle, en revanche, c'est la crise: la directrice de l'école de Numérobis m'a demandé confirmation de son départ fin décembre. Elle attend depuis six mois la libération de cette place, je n'ose pas imaginer sa liste d'attente!
La crise aussi chez mes globules rouges et dans mon portefeuille, ça ne va pas être simple, ce déménagement...
Les idées opportunes de Numérobis
(18 novembre 2009)
Oui, nous sommes mercredi matin, et je suis chez moi. Grâce à une occasion excellente fournie par mon fils cadet.
Ce week-end déjà, il avait commencé à tousser gras. Lundi matin, sa maîtresse avait appelé pour que je vienne le chercher, mais elle m'a ratée de peu à la maison, et mon portable n'avait plus de batterie. Hier mardi, rebelotte. C'est l'autre maîtresse, elle insiste: maison, portable, lycée. Bien sûr le lycée ne me trouve pas. Et le portable était resté dans ma salle, alors que justement elle appelait pile-poil à l'heure de la pause. Mais j'ai vérifié à midi: un appel en absence, de la maternelle. Ok, j'ai compris, je vais récupérer mon fils.
Les élèves qui auraient dû avoir une interro dans l'après-midi sont ravis. Moi aussi: il y avait justement une réunion alakon mardi soir, qui menaçait de finir vers 19h. Et le mercredi, c'est le jour où il faut courir. Or il est hors de question que je lève mon fils malade aux aurores pour l'abandonner toute la journée au centre aéré, où il ne fait pas la sieste. Il a besoin de se reposer, de voir un médecin aussi peut-être... et moi aussi. En tout cas pour la sieste.
Non mais je ne vais pas faire du zèle,non plus, hein. Tant pis pour les bulletins que j'aurais dû remplir hier après-midi.
Organisation sudiste...
(15 novembre)
Jeudi, en allant travailler, je traverse sur un passages qui desservent l'école, quand la Schülerlotse (ouais, la dame qui fait traverser, quoi) me prévient que, à partir de lundi, on ne passera plus là. Les travaux de réfection des canalisations d'eau seront arrivés sur l'avenue, le passage piéton sera remplacé par un fossé. Il faudra faire le tour de la (petite) place.
Bon, fort bien. Mais lundi (demain), c'est le 16, non? Et le lundi 16, la rue en face sera fermée pour cause de pose des illuminations de Noël.
Donc, je résume: l'arrivée sur la place devant l'école se fera presque comme avant, sauf peut-être au niveau du fameux passage clouté, ou il y aura soit circulation alternée, soit bloquage des voitures. La sortie, elle, ne sera plus possible que par une rue (ou deux, avec au mieux circulation alternée dans l'avenue en travaux).
Ce rond-point est déjà aisément bloqué, à cause notamment de l'arrêt de bus.
Moi, je prévois un joyeux braudel pour demain!
Qui a fait ça?
(13 novembre)
L'expression de la reconnaissance, est, chez mes enfants, pour le moins curieuse.
L'un comme l'autre s'est exclamé, en retrouvant sa chambre un soir: "Mais qui est-ce qui a fait ça?"
"Ca", chez Numérobis, c'était, la semaine dernière: vider le coffre à jouets pour remettre ensemble les morceaux épars, ramasser les éléments dispersés au sol, faire un tas propre et net avec les éléments de construction en mousse répandus à travers la pièce, ranger juste assez pour que la chambre ne ressemble plus à une écurie. Et en profiter pour faire disparaître les jouets cassés, direction la poubelle avant le déménagement.
"Ca", chez le Pirate, c'était, hier matin: vider la caisse pleine de jouets et de poussière, jeter du même coup les morceaux de bonshommes perdus (un bras ici, un ninja unijambiste par là, une main ou une tête de ceci, une jambe de cela...), trier dans des boîtes séparées les lEgOs, mEcanOs et autres plAymObils, se demander que faire de tous ces dinosaures, trouver une boîte pour les crayons perdus et donner aux pauvres ce vieux jouet électronique bruyant. Puis s'attaquer aux tiroirs du lit. Le grand ne fermait plus parce qu'un des petits du dessus, disloqué, était tombé dedans, et parce qu'un nombre incroyable de machins en bloquait le tour. Il a donc fallu d'abord dégager tout ce qui était tombé de l'autre côté du lit (lEgOs, mEcanOs, plAymOs et morceaux de puzzles dépareillés), puis sortir le petit tiroir, le remettre en forme et en place, avant de pouvoir replacer le grand tiroir sous le lit, lui-même recalé correctement dans son coin. Et encore, ce n'est pas fini. Aujourd'hui, je m'attaque à l'intérieur du fameux grand tiroir...
Et après, je me demande pourquoi j'ai mal au dos.
Horoscope (petite note en attendant mieux)
(10 novembre)
Des fois, mon horoscope me prédit des trucs sympathiques. Cette semaine, par exemple, amélioration de ma situation financière (ah bon, il y a une âme charitable qui va financer mon déménagement?).
Et ben c'était vrai: j'ai trouvé 5 centimes par terre, aujourd'hui!
Fantaisies professorales
(7 novembre)
On parle souvent des perles du bac, ou du brevet des collèges. Et bien je vous assure que les cahiers de vie de mes enfants sont assez riches en fautes diverses et variées. Je vous passe la grammaire; après tout, moi aussi, quand je suis fatiguée, je fais des fautes d'accord.
Mais après la maîtresse qui goûte "avec la langue et avec le palet" (sûrement un ustensile de cuisine que je ne connais pas), voici la maîtresse qui parle des "cultivations" d'arbres fruitiers (bon ok, elle a l'air d'avoir des ennuis de santé qui peuvent la stresser).
Deux dictionnaires, ça fait un peu cher, comme cadeaux de Noël...