Da liegt ein Missverständnis vor

(13 juin)

Dimanche dernier, nous étions (encore) à cette course un peu folle, et avec deux embarcations, je vous prie.
Le Pirate a récupéré un bateau qui a plusieurs fois remporté cette compétition déjantée, tandis que le P'tit Mousse et moi-même concourrions sur un modèle construit par K. il y a deux ans.
Dans notre manche familiale, nous avons pris un assez mauvais départ, et puis, grâce aux conseils avisés du Pirate (et à l'inexpérience des autres pilotes?), nous avons viré en tête à la bouée. La foule amassée sur le ponton s'est alors mise à crier "Charlotte! Charlotte!" J'ai cru qu'elle encourageait une jeune fille qui se serait prénommée Charlotte, et qui était sur le rafiot juste derrière nous avec son père. Ca m'a quelque peu énervée. Mais qui était donc cette Charlotte qui avait tant de fans, alors que c'est nous, le P'tit Mousse et moi, qui menions la course? Nous avons pagayé encore plus fort et franchi la ligne les premiers (avec une avance confortable, m'a-t-on dit). Non mais!
Le soir, en y repensant, je me suis dit qu'en fait, si ça se trouve, "Charlotte", c'était nous. parce qu'il y avait vraiment beaucoup de monde pour scander ce prénom, quand même. Et que, de là où il était, le public n'arrivait peut-être pas à lire correctement le nom de notre bateau. En plus, avec ses cheveux trop longs, le P'tit Mousse pouvait tout-à-fait passer pour une jeune Charlotte.
Dire que j'ai été encouragée par une foule en délire et que je ne m'en suis pas rendu compte!
En finale, nous devions retrouver, outre le Pirate vainqueur de sa manche en catégorie adulte, deux bateaux taillés pour la vitesse. Un peu coincés au départ, nous avons laissé le Pirate terminer deuxième derrière un jeune kayakiste à cheveux longs. Mais nous nous sommes courageusement battus pour la troisième place, comme le prouve la photo finish:

(photo K.)

Le P'tit Mousse a ramé si fort que j'étais passablement mouillée, nous sommes arrivés derniers, mais peu importe: nous nous sommes bien amusés, et je suis convaincue que le public a apprécié le spectacle.
Ce qui est dommage, c'est qu'étant restée costumée en concurrente pendant un bout bon de temps, je n'ai pas pu faire de photos des autres bateaux sur l'eau avant la parade finale...

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Cruelle ironie

(11 juin)

Le sort est parfois bien cynique.
Le message de samedi dernier était programmé. Si bien qu'une photo de Flourig est apparue le jour de la mort de Makhno.
Vendredi matin, Makhno a probablement fait un AVC. Je l'ai vue pédaler dans la semoule, comme paniquée ou folle de douleur, et puis se relever et marcher de manière un peu étrange. Elle ne semblait pas avoir quoi que ce soit de cassé, mais elle ne descendait aucune marche, et j'ai dû lui apporter les croquettes dans la cuisine. Ensuite, je suis allée travailler, un peu inquiète quand même.
Et quand j'ai remis en route le CD de l'auto-radio, il a joué cette chanson:


(Avez vous remarqué le décalage entre la version anglaise et la violence des paroles françaises? "et me laisser mourir" devient "I can't find my way home")

J'y ai vu un mauvais présage, et j'avais raison. Makhno a semble-t-il perdu la vue au cours de la journée, elle souffrait en silence, se plaignant parfois un peu. Elle a fini par aller se cacher dans les toilettes, où elle a convulsé. Le samedi matin, nouvelles convulsions, et un chat apathique, se traînant et se tordant par terre. Alors, quand le vétérinaire m'a dit qu'il n'y avait plus rien à faire, je l'ai laissé endormir mon chat.




Makhno avait 16 ans, et c'était le plus gentil chat de la terre. Elle nous a offert des cadeaux pour nos anniversaires, elle nous attendait pour nous accueillir en miaulant et en agitant la queue de bonheur quand nous rentrions le soir.


Petite, elle rapportait une (fausse) souris qu'on lui lançait. Plus tard, elle s'est mise à tendre la patte pour avoir des caresses.


Makhno aimait le yaourt et le jardin, et elle comprenait quand on parlait d'elle.


Elle avait la peau sensible: elle se léchait jusqu'à en perdre les poils quand les puces l'attaquaient, il lui fallait un collier en cuir, et je venais tout juste de comprendre qu'elle ne supportait pas non plus toutes les croquettes.



Maintenant, Flourig est toute seule, et je crois que ça lui fait un peu drôle.

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Ben quoi?

(8 juin)

Ze comprends pas pourquoi la Madame elle dit qu'elle doit ranzer son bureau.
L'a encore une petite place pour moi, tout va bien.


(Flourig)

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Effectif réduit

(5 juin)

Cette semaine est un peu spéciale.
Le Pirate est à l'internat (pour sa dernière semaine de cours).
Numérobis est en Angleterre. C'est la première fois qu'il part tout seul, et il s'est montré très autonome dans la préparation (je ne sais pas ce qu'il y a dans sa valise, mais il l'a faite à 16h la veille du départ et a encore vérifié avant de se coucher qu'il n'avait rien oublié).
K. et moi sommes donc seuls avec le P'tit Mousse. Et aujourd'hui, K. étant à Rennes pour son travail, je me suis retrouvée en tête à tête avec mon petit dernier. Lequel était par ailleurs invité à un anniversaire.
Donc, comme je m'ennuyais un peu, je me suis dit que, tiens, dis donc, si j'allais voir sur pr ono te s'il y a des nouvelles du voyage scolaire (vu que Numérobis n'a pas de téléphone pour se plaindre de la bouffe ou de la météo).
Il y avait 85 "communications", parce que je ne les regarde pas souvent. Et quand je vois ce genre de message, franchement, je me dis que j'ai raison:

Message de la plus haute importance?

(Et sinon, les enfants qui sont en Gleterre vont bien.)

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Reconquête du mois de juin?

(1er juin 2019)

Je viens de terminer de remplir tous les bulletins, après avoir déjà complété les livrets des élèves de première et terminale pour le bac. Les conseils de classe des secondes ont déjà eu lieu. Ceux des autres classes commencent lundi. Et les cours finissent vendredi soir.
Alors, l'impression, c'est un peu:

(pardon)

En attendant les convocations pour le bac, qui ne devraient pas tarder, et les copies pour la fin du mois...

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Inattendu



(29 mai)

Il y a quelques semaines, elle demandait qu'on lui parle d'un truc qui avait mal commencé et bien fini. Je ne voyais pas trop quoi raconter. Mais ça correspond finalement assez bien à un de mes cadeaux de Noël. Ma belle-mère m'avait offert un bon-cadeau pour le théâtre préfectoral. Comme j'ai un peu tardé, il n'y avait plus de place pour le spectacle que j'aurais aimé voir. Alors je me suis rabattue sur "les métamorphoses du clavecin", qui proposait un mélange de clavecin et de percussions, à l'ancien théâtre. Le vieux bâtiment sentait l'humidité.  Mais j'ai été plutôt heureusement surprise. D'abord, je supporte mieux la musique de Bartok que ce que je pensais. Et puis, il y a des associations de percussions et de clavecin vraiment sympathiques.
Ce qui m'a plu le plus, toutefois, c'est le rappel. J'y ai découvert un compositeur sud africain, Grant McLachlan, et j'ai eu un peu de mal à retrouver ses compositions pour clavecin et percussions africaines sur le web, mais voici un exemple de ce qu'il a écrit (il fait aussi des musiques de films ou de documentaires, et des compositions chorales):

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Quand ça sonne, c'est qu'il n'y a personne

(23 mai)

Je me suis arrêtée, en revenant du lycée, pour prendre enfin la photo de ces visages, au carrefour de Ty Sanquer.


Une tête, mais de qui ou quoi?

Celui-ci n'est-il pas beau? Une femme avec sa coiffe, peut-être?
J'ai eu peur un instant que la petite mamie qui est sortie de la maison au même moment ne m'enguirlande parce que je photographiais sa maison sans autorisation. Mais en fait, elle voulait juste parler un peu. J'ai appris que la maison était à son arrière-grand-père, du "temps des diligences", déjà.
(Une ancienne porte cochère voisine m'avait déjà aiguillée vers l'hypothèse d'un ancien relais de poste.)
Et puis, comme une sonnerie intempestive venait de la sortir de la sieste, elle a abordé le sujet des appels téléphoniques publicitaires. Car le téléphone fixe, maintenant, ne sert pratiquement plus qu'à ça. L'autre jour, chez nous, il a sonné à presque 23heures! (Et je me suis demandée si ce n'était pas l'internat du Pirate qui appelait.) Pendant les vacances de Pâques, j'avais tenté une statistique. Jamais moins de deux appels par jour. Et la plupart du temps, personne au  bout du fil quand je décrochai.
Sur une douzaine d'appels auxquels nous avons répondus, deux seulement étaient passés par des humains. Le premier s'adressait à des retraités, le second venait d'une ONG qui quémandait des sous (il y a eu une vaste campagne au moment où on parlait déclaration d'impôts et réductions fiscales sur toutes les antennes). Le troisième appel était un message prétendûment enregistré au nom de la CAF à propos d'un crédit pour l'isolation. Je note que ces appels ont nettement diminués depuis qu'il n'est plus question de payer moins d'impôts grâce à tous ces petits investissements (un don aux oeuvres est-il un investissement?).
Avant-hier, K. a décroché à l'heure où sa maman appelle habituellement. Mais c'était Jean-Luc M. Et il a juste dit bonjour avant de raccrocher. Nous ne voterons pas pour lui...

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