Avec des parents comme ça

(15 janvier 2017)

En ce moment, nous avons une réunion parents-professeurs par semaine. Deux ou trois professeurs par salle, en mélangeant allègrement les goûts et les couleurs (LV3 et physique-chimie, par exemple). A l'entrée, les parents reçoivent une fiche avec le nom des professeurs de la classe, et le numéro de la salle où trouver chacun. Sur la fiche, il y a les noms de tous les professeurs qui ont au moins un élève dans la classe, par ordre alphabétique de matière. Ce qui signifie que je suis la première à apparaître sur 17 fiches...
La semaine dernière, j'étais en train de m'installer, aucune de mes deux collègues n'était encore là, quand j'ai vu arriver un grand Monsieur tout noir. Sauf un métis, mes élèves sont plutôt pâlichons, surtout à cette époque de l'année. Je prend donc la précaution de demander au Monsieur qui il veut voir avant de le faire asseoir. Moi? D'accord, très bien, de qui ce Monsieur est-il le papa? Lu_rette Machinchose (je jure que le prénom est exact, il m'avait déjà frappée au conseil de classe). Ah ben non, je n'ai pas cette demoiselle comme élève, elle doit faire de l'espagnol, il faut aller voir ma collègue dans une autre salle. Deuxième papa: pour moi aussi? Audrey Bidule, en première L? Vous êtes sûr? Je n'ai pas d'élève qui s'appelle Audrey. Dans aucune classe. Elle doit faire de l'espagnol. "Ah oui, c'est ça, je crois qu'elle avait choisi espagnol."
C'est dingue, quand même! S'ils viennent aux réunions, c'est quand même un peu parce qu'ils s'intéressent à la scolarité de leurs enfants, non? Et alors, ils devraient savoir quelle LV2 leur fille étudie, pour la quatrième année consécutive, ou bien?
A l'opposé, je me demande s'il n'y a pas des élèves assez malins pour dire à leur parents: "Mais tu vois bien qu'ils ont mis tous les profs, même la prof d'allemand alors que je fais espagnol. Pour l'histoire-géo, c'est pareil, c'est une option, c'est pas la peine d'aller voir cette prof..."

(Bon et sinon, rien à voir, sauf peut-être mon vécu de prof, mais quand Macron dit que dans le Nord, l'alcoolisme fait des ravages, c'est juste vrai. C'est quand même la seule région de France où j'ai vu des élèves arriver alcoolisés en classe. Alors, il aurait peut-être été diplomatique d'ajouter que c'est à cause du chômage et qu'il faut redonner du travail aux gens pour améliorer leur état de santé, mais il ne faut pas se voiler la face non plus.)

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Envahisseur

(10 janvier)

Ah non mais ça commence à bien faire, hein!
D'abord, l' a eu les fous qui tapaient sur le toit, qui ont enlevé les fenêtres avant de les remettre, et qui parlaient partout autour de la maison, moi ze savais plus où me mettre pour faire la sieste tranquille. Y sont même rentrés, une fois, à cause d'une bizarre histoire de tuyau de poêle.
Mais y z'étaient partis zuste avant les vacances, c'était bien.
Et puis l'a eu l'autre, là, l'espèce de çat qui est carrément rentré cez nous, zenre "tiens, une çatière, et si ze rentrais voir s'il fait plus çaud dedans?" Le Monsieur, il l'a trouvé bien installé, l'autre midi.
Il a envoyé une photo à la Madame avant de remettre Môssieur Sans Zène dehors. Mais il est revenu, ce çat mal élevé! Le grand garçon il l'a trouvé en rentrant le soir, il l'a remis dehors, mais il pas encore pensé à fermer la çatière, alors Makhno elle a croisé ce malotru avant que le Monsieur le remette à sa place (dehors!) et bloque la çatière.
(La Madame, elle dit qu'il a pas fini de grandir, mais il est dézà plus gros que nous!)
Et quand la Madame elle est rentrée, le Sans Zène, là, il l'attendait dehors, il a fait "ze suis malheureux z'ai froid z'ai faim", et elle l'a laissé rentrer! Et le gars, il est carrément aller se mettre devant la porte du placard à croquettes en çouinant!
La Madame, elle est faible, elle lui a donné des croquettes. Mais elle les a mises dehors. Y voulait pas sortir, l'autre! (Un petit malin, dis donc...) Mais il a manzé dehors quand même, et après, il a eu beau gratter, on lui a pas rouvert. Non mais c'est cez moi, ici, pas cez lui!
On l'a plus revu.
Mais auzourd'hui, l'a encore eu un fou qui l'a sonné à la porte, et moi, ze suis retournée me caçer vite fait. On sait zamais, avec tous ces zens, y pourraient m'attaquer.
Flourig

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C'est ballot...

(4 janvier 2017)

La Ministre nous a envoyé ses voeux en vidéo. Comme d'habitude. Elle doit se dire qu'une vidéo, c'est moins fatigant à lire qu'une lettre. Ou alors, que les profs sont analphabètes. En tout cas, c'est dommage, mais cette vidéo ne s'affiche correctement ni sur le poste du lycée, ni sur mon ordinateur de la maison. De toute façon, je n'ai jamais cliqué sur la flèche des écrans qu'elle nous a envoyés. Et je ne vais sûrement pas me fatiguer à copier-coller le lien dans mon navigateur.
C'est dommage, avec un message écrit, j'aurais pu au moins apercevoir un ou deux mots de sa propagande...

Merci pour vos bons voeux à vous, chères lectrices (et chers lecteurs). Ceux-là, je les ai lus.

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Bonané

(2 janvier 2017)

Nous avons été passer les Fêtes un peu plus à l'Est, histoire de trouver du froid, du givre et même un peu de neige. A peine avions-nous de nouveau franchi la frontière du Finistère que les températures sont redevenues positives.
Peu importe, j'avais pris mes précautions pour vous rapporter une jolie carte de Bonne Année:
Au gui l'an neuf! (comme on dit en breton francisé)
Je vous présente donc mes meilleurs voeux pour cette nouvelle année, que j'espère moins dramatique que celle qui vient de s'écouler...

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Pique-nique de Noël

(22 décembre 2016)

Peut-être aurez-vous un peu plus tard une explication pour ce long silence. Il y a un peu (beaucoup) de fatigue et même de la déprime, là-dessous.

En attendant, voici la recette d'une tarte potimarron et parmesan que j'ai réalisée sous forme de tartelettes pour le "pique-nique" de Noël organisé par l'Amicale du lycée. A la base, il y a une recette trouvée dans Le télégramme, mais que les enfants n'avaient pas trop aimée. Je l'ai donc modifiée (et améliorée), et tout le monde m'en a complimentée.

Préparer une pâte avec 60g de farine de châtaigne, 140g de farine de froment, 100g de beurre et un demi verre d'eau.

Pendant que la pâte repose, préparer la garniture avec:
800g  de potimarron
20cl de crème liquide
3 oeufs
60g de parmesan râpé

Détailler le potimarron en dés (avec la peau, s'il est bio), les faire cuire à la vapeur et réduire en purée (sans ajouter de liquide: le potimarron cuit doit donc être très tendre).
Peser 400g de purée, les mélanger avec le reste des ingrédients.

Etaler la pâte, foncer un moule et répartir la garniture dessus.
Attention, il ne faut pas que l'appareil soit trop épais, sinon, c'est écoeurant à manger: 1/2 à 1cm de garniture suffisent. S'il en reste, vous referez une tarte !

Faire cuire environ une demie-heure, thermostat 6.

Bon appétit!
(Elle se mange froide aussi bien que chaude.)

Comme il restait de la purée de potimarron, j'ai fait un gâteau potimarron-cannelle (la cannelle est ma nouvelle copine), qui était très bon aussi.

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Une semaine de travaux

(3 décembre)

En vrai, j'ai commencé à écrire ce message à la fin de semaine dernière, mais mon ordinateur a pris la fâcheuse habitude de planter quand je vais sur la toile mondiale, et puis j'ai été assez occupée, alors vous n'avez qu'avec une semaine de retard le résumé illustré de l'avancement des travaux.

D'abord, préparer le terrain pour poser les ardoises.

Comme ça.

On progresse vers la partie ancienne.

Il paraît que c'était dans un sale état, dessous...

Samedi (dimanche soir, en fait), on en était là.
Comme cette semaine, je suis souvent rentrée après la nuit, je n'ai pas pu faire les photos au jour le jour. De toute façon, les couvreurs ont progressé assez lentement, à cause de l'état pitoyable de la charpente, dans cette liaison entre les deux parties de la maison (en fait, si nous n'avions pas d'eau dans la maison, c'est parce que les constructeurs avaient mis une couche de plastique entre l'isolant et la partie extérieure du toit). Espérons qu'ailleurs, c'est un peu mieux!

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Intermède jazzy


Cette année, je nous ai payé un abonnement au théâtre local. En fait, c'était d'abord pour permettre à K. d'aller à un concert d'Ibrahim Maalouf. J'avoue que le jazz n'est pas trop ma tasse de thé. La musique arabe, un peu plus. Ca tombe bien, Maalouf jouait Kelthoum. Et puis, le concert a failli être annulé, comme l'avion qui devait emmener les musiciens dans notre préfecture (bienvenue en Bretagne!). Alors ils sont passés par Brest, le concert a été retardé d'une heure (et si nous avions lu nos mails après 17h, nous aurions été avertis), le batteur a réglé sa batterie dès son arrivée dans la salle, les balances ont été corrigées au début du premier morceau, mais ça valait le coup.
Très belle ambiance, un musicien vraiment heureux de partager sa passion avec le public, et les applaudissements avec ses camarades. Vraiment, une belle soirée.

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