Sur tous les fronts

(7 novembre)

Dimanche soir, tout allait presque bien. C'aurait été parfait s'il n'avait pas fallu retourner travailler le lendemain.
Lundi soir, par acquis de conscience, j'ai fait un troisième traitement anti-poux. Le P'tit Mousse étant passé chez le coiffeur, il avait les cheveux bien trop courts, à l'arrière du crâne, pour cacher quelque parasite que ce soit. Sauf que, au moment de le peigner avant le shampoing, il me dit "ça me gratte, là", en désignant le sommet de sa tête. Et devinez quoi? Il y avait encore trois bestioles à cet endroit-là! je me demande s'il va falloir en remettre une couche...
Dans la nuit de lundi à mardi, le P'tit Mousse et Numérobis ont déclaré une gastro. Je vous passe les détails, mais bien sûrs, ils n'ont pas été à l'école hier. C'est K. qui les a gardés en début de matinée, mais comme il devait partir pour Rennes, il m'a envoyé des messages sur mon nouveau téléphone pour me tenir au courant et j'ai décidé de rentrer, en lisant tout ça à la récréation. Donc, j'ai demandé l'autorisation de m'absenter por mes deux dernières heures de cours. On m'a dit "oui, mais il faudra un certificat médical".
Punaise! Un certificat médical, pour deux heures d'absence! (On va me compter la journée, j'ai déjà râlé à ce propos quelque part sur ce blog, mais ce n'est pas ce qui m'agace le plus.) Je m'absente à peine, et il faut trouver un médecin qui ait un petit trou dans son planning pour établir un papier afin de satisfaire la bureaucratie. En dehors de cette paperasse, le médecin n'a rien fait: une gastro, ça passe tout seul, il n'y a pas besoin de médicament. J'ai eu de la chance, l'épidémie de gastro ne fait que commencer, et celle de grippe ne frappe pas encore. Mais pourquoi surcharger un cabinet médical pour une absence si brève? Ne pourrait-on, une fois dans l'année, me faire confiance et m'accorder cette "journée" de garde pour mes enfants sur ma seule bonne foi? Est-ce qu'un éventuel abus coûterait vraiment plus cher que les 25 euros que la sécu va devoir me rembourser?

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11 degrés

(5 novembre)

Lundi dernier, nous sommes donc retournés faire les radios du rachis de Numérobis. La manipulatrice qui est venue le chercher l'a, comme la semaine précédente, appelé "Neuvine". Ils l'ont gardé une dizaine de minutes pour le radiographier sous tous les angles. Et puis nous avons attendu le compte-rendu.
Quand j'ai sorti les radios de l'enveloppe, je suis d'abord tombée sur celle où il est allongé sur le dos. Qui ne montre rien de particulier. Cependant, le compte-rendu, lui, parle bien d'une rotation à partir de "T8" (la huitième vertèbre thoracique), avec une déviation de 11°, laquelle est toutefois corrigée en "décubitus dorsal" (c'est-à-dire quand il est allongé sur le dos). Et il y a aussi une différence de niveau entre les têtes fémorales: la podologue avait raison.
Bon, la bonne nouvelle, c'est que le médecin auquel j'en ai parlé le soir même (parce que le Pirate avait rendez-vous, j'aurai peut-être à en reparler) a dit que ce qu'il lui fallait, outre des semelles orthopédiques (il les aura jeudi), c'était de la kiné. Et c'est tout, pour le moment.
Il n'y a plus qu'à prendre rendez-vous, alors! (Parfois, j'ai l'impression d'être la secrétaire de mes enfants.)

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Les vacances de Numérobis

(1er novembre)

Il est temps de rattraper un peu le retard de Numérobis sur ce blog. Cet enfant discret, qui fait si peu parler de lui, bon élève et on ne peut plus normal (en dehors de ses crises de migraine) a trouvé un moyen de se faire remarquer un peu.
Tout a commencé par un mal de pied un peu curieux. Il avait mal au talon. J'ai pensé "maladie de Sever" et je l'ai emmené chez le médecin, qui a pensé la même chose et prescrit une radio des pieds. Sauf que, mon médecin étant consciencieux, il n'a pas regardé que les pieds de Numérobis. Il lui a fait le coup de se mettre derrière lui pour le faire pencher en avant. Et déjà, rien que debout, Numérobis présente une déviation du talon. Et hop! Une prescription pour des semelles orthopédiques. Et puis, penché en avant, Numérobis présente les symptômes d'une scoliose. J'ai bien vu et reconnu la bosse que présentait ma soeur. Et hop! Une radio du dos, aussi...
Pour la podologue, j'avais obtenu un rendez-vous avant les vacances, mais comme j'étais vraiment fatiguée, j'ai oublié et dû recontacter la dame. Donc ce par quoi nous avons commencé, dès le premier lundi des vacances, c'est la radio des pieds. Normalement, le rachis devait être radiographié le même jour, sauf que l'appareil venait de tomber en panne, et que la secrétaire nous a donc redonné un rendez-vous pour la semaine suivante. Le radiologue n'a lu la prescription qu' à moitié, il n'a fait de clichés que pour la maladie de Sever (rien de concluant) et ne s'est pas soucié du pied valgus. Never mind, Numérobis devait voir la podologue le lendemain.
Il y a bien  longtemps, une collègue m'avait prévenue qu'un podologue s'intéresse à toute la jambe, et fait donc aussi enlever le pantalon. J'avais prévenu mon fils, mais la praticienne a su préserver sa pudeur en lui faisant juste relever le bas du pantalon pour voir ses chevilles. En revanche, elle a posé des tas de questions et l'a regardé et palpé sous toutes les coutures, des pieds à la tête. Il lui a semblé percevoir une asymétrie au niveau du bassin, et elle a demandé à voir les radios du dos quand nous les aurions. Elle a aussi demandé s'il portait des lunettes. Oups! Déjà le médecin qui nous avait rendu les résultats du scanner crânien nous avait suggéré d'aller voir un ophtalmo. Je crois que ça s'impose vraiment...
Le lendemain (mercredi dernier, donc), c'était plus cool: Numérobis était invité au Laser game pour l'anniversaire d'un copain. Bon, ça c'est un peu corsé quand la maman m'a demandé si mon fils pourrait venir chez eux pour faire la recherche de latin, mais j'ai malgré tout répondu que bien sûr, nous étions disponibles pratiquement tout le temps, pendant les vacances.

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12 degrés

(30 octobre 2018)

12°, c'est la température relevée ce matin dans la chambre du P'tit Mousse. Il faut dire qu'il a fait bien froid, cette nuit: la rosée avait givré.
Le chauffage?
Hum, comment dire... Comme il me faut toujours un certain temps avant de mettre mes (bonnes) idées en pratique, j'ai attendu presque jusqu'aux vacances pour contacter le plombier et lui demander de venir faire l'entretien de la chaudière avant la remise ne route du chauffage. Evidemment, il n'avait pas le temps, et il m'a répondu que je pouvais bien remettre le chauffage, il viendrait après. Théoriquement, pas de soucis. Je sais appuyer sur le bouton qui active la circulation de l'eau chaude dans le circuit des radiateurs. Sauf que. Ca fait au moins deux ans que la pompe ne repart pas sans un coup de pouce du plombier. Et donc, là, nous avons une vague chaleur qui émane du radiateur de la cuisine, et c'est tout.
Heureusement, nous avons investi il y a deux ans dans un nouveau poêle à bois.
Z'adore ce truc!
Mais, étant donné la configuration de la maison, ce poêle ne réchauffe vraiment que la cuisine et notre chambre, à l'étage. Alors, pour le P'tit Mousse, c'est chien chaud et couette+housse en flanelle. Numérobis a aussi son animal chauffant, désormais. Et cette nuit, j'ai rappelé aux enfants qu'ils pouvaient mettre des chaussettes, s'ils avaient vraiment trop froid (aux pieds)...

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Je suis née un mardi

(24 octobre)

Hier, c'était mon anniversaire.
Et ma banque m'a envoyé un chéquier.
Je me demande si j'ai le droit de dépenser tout l'argent que je veux...

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Ca commence bien!

(20 octobre)

Le P'tit Mousse se grattait la tête depuis des semaines. J'avais regardé, mais je n'avais pas aperçu la moindre petite bête, ni aucun oeuf.
Et puis, je me suis mise à me gratter la tête. J'ai passé le peigne à poux dans mes cheveux. Celui recommandé par la pharmacienne. J'ai bein arraché quelques cheveux, mais sans y rien trouver.
Et puis, j'ai commencé à avoir des boutons dans le cou. Comme des petites piqûres d'insecte.
Alors, j'ai dit: stop! et je suis allée acheter de la lotion anti-poux.
Je l'ai appliquée ce matin sur le crâne du P'tit Mousse. Et j'ai vu le premier parasite capillaire, mort sur le champs. Ensuite j'ai appliqué la lotion dans mes cheveux avant de peigner mon fils. Je lui ai fait mal, mais j'ai aussi décroché une belle quantité de petites bêtes. Je lui ai lavé les cheveux avant de me peigner. Sans surprise, mes cheveux étaient également habités.
Les draps sont lavés, une partie des vêtements aussi, mais la lutte continue; il reste sa couette et notre couverture. Et puis, il faudra tout recommencer dans une semaine. (Voire encore la semaine suivante, j'ai l'impression que lui et moi nous grattons encore.) Quelles chouettes vacances!

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Quelle sportive êtes-vous?

(17 octobre)

Le dimanche soir, elle (se) pose des questions auxquelles elle invite aussi ses lecteurs à répondre.
La semaine dernière, ou peut-être même celle d'avant, une de ces questions était la suivante: Quel(le) sportif(ve) êtes-vous?
Il y a quelques années, j'aurais sans doute répondu que je n'étais pas sportive. Et pourtant, quand j' y réfléchis, cela doit faire sept ou huit ans que j'ai repris la danse.
La danse et moi, c'est une histoire un peu compliquée: j'ai avais fait un an, en CE2. Et puis, pour une raison qui m'échappe aujourd'hui, peut-être de la fierté mal placée, j'avais arrêté. Tout en rêvant d'entrer à l'école de ballet de l'Opéra de Paris, pendant un an ou deux. Ensuite, j'ai dû oublier un peu, jusqu'au moment ou je me suis mise à la gym, avec l'association sportive du lycée. Ca n'a pas duré longtemps non plus: comme je me suis déchiré le ligament croisé (du genou) en cours de sport, j'ai arrêté. C'était bien pratique, aussi: je n'avais aucune envie de m'exhiber en justaucorps pour les compétitions scolaires. L'année suivante, je me suis fait opérer du genou. C'est cette année-là, je crois, que ma petite soeur a commencé la danse, chez le même professeur qui m'avait appris les bases. A ma demande, ma mère s'est renseignée pour savoir si je pouvais reprendre des cours. Ce que je fis l'année suivante. A 17 ans.

A partir de ce moment, j'ai pris une heure, puis deux par semaine. J'ai continué même quand je suis partie en Allemagne par le programme Erasmus (il a fallu que prenne mon courage à deux mains pour tester deux ou trois cours de danse et choisir une prof qui avait étudié en Angleterre, ce qui donnait un mélange linguistique assez curieux, je me souviens des "coupé under " et "coupé over"). Et quand j'ai été mutée dans le Nord, j'ai retrouvé un cours. J'ai fini par y danser avec adultes et des ados qui fréquentaient le lycée dans lequel j'étais rattachée administrativement.
Et puis, je me suis cassé la jambe (bêtement, en glissant dans la gadoue). Et je suis tombée enceinte. J'allais aux cours de danse avec mon gros ventre et la peur de recasser mon tibia sur une pirouette. Après la naissance du Pirate, je n'ai pas repris, nous avons déménagé dans le Sud, Numérobis s'annonçait, et après lui le P'tit Mousse. Ce n'est qu'en Bretagne que j'ai de nouveau eu envie de danser, et que je me suis inscrite à un cours. Depuis sept ou huit ans, donc.
Vous me direz peut-être que la danse n'est pas un sport. Et je vous accorderai que je ne suis pas sûre, effectivement, que cette heure hebdomadaire fasse de moi une sportive. Mais il ne faut pas oublier que, depuis 5 ans au moins, je vais à la piscine tous les mardis scolaires. Et que je nage 1km sans difficulté. Ce qui, d'après ce que j'ai lu dans je ne sais plus quel magasine stupide féminin, est déjà une petite performance. C'était même la longueur minimale pour participer à une course en mer, du côté de Nice, cet automne. Bon, nager en mer, ce n'est pas comme nager dans un bassin à 30°. Il n'empêche que je suis assez fière de ce résultat, et que cela m'autorise à me considérer comme une sportive de niveau (très) modeste.
Mais n'allez pas me demander de me mettre à la course!

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