Tourisme local
(5 août 2026)
Cette année, pour des raisons diverses dans lesquelles la paresse a également son rôle, je ne profite pas des grandes vacances pour partir. Mais, dans la mesure où la Bretagne est une région touristique, je n'ai pas très loin à aller pour me sentir en congé.
Depuis le temps que je vais me baigner (ou juste faire la crêpe) à la plage de Sainte-Anne-la-Palud, je n'avais pas encore fait la randonnée dite de la baie, qui passe justement par là. En théorie, le point de départ est au parking du monument à Jean-Marie Le Bris (il paraît qu'il faut dire "Le Brise"), mais j'ai choisi de démarrer à l'aire de stationnement que je connais le mieux, c'est-à-dire celle de la plage.
De ce fait, j'ai commencé par chercher mon chemin dans les dunes. Je dois dire que, une fois quitté le parking et jusqu'à la chapelle, il n'y a plus de balisage, et c'est le bon sens qui recommande de suivre la trace la plus large au milieu des
nids de poule terriers de lapins.
Mais la vue sur la baie de Douarnenez est déjà splendide, et on finit par arriver à la fameuse église.
J'en ai fait le tour, et j'aurais bien pris une photo de l'arche d'entrée de l'enclos (incomplet) si des jeunes gens du voyage n'avaient pas été en train de jouer aux boules précisément sous ce portique.
La fontaine (indissociable des chapelles bretonnes situées en dehors des bourgs) se trouve de l'autre côté de la route; et elle n'est pas tarie, malgré la sécheresse.
Ce qui manque, toutefois, c'est un balisage clair. Pas la moindre marque jaune en vue. Heureusement, la direction de la mer est facile à trouver.
Mais à peine la plage atteinte, il faut tout suite monter. Histoire de constater que certaines maisons jouissent vraiment d'une belle vue.
A dire vrai, à marée basse, il y a un raccourci qui évite de peiner dans la côte avant d'arriver au point de départ officiel et au monument au pionnier local de l'aviation (marin aguerri,dit l'inscription bilingue).
Par grande marée, la mer doit monter jusqu'au pied du banc, ou presque. Mais j'y étais à marée basse, et il y avait surtout des algues vertes (la météo leur est propice).
J'ai encore galéré à trouver le sentier, qui chemine le long d'une petite route de campagne. En vérité j'ai même dû prendre un itinéraire alternatif avant de rejoindre le tracé officiel, et j'ai dû faire demi-tour parce que j'avais raté une bifurcation, qui menait a un charmant petit tunnel de verdure.
Il faut dire que j'étais quelque peu distraite par ce qui se passait dans le ciel, et, pour mon plus grand bonheur, justement de l'autre côté du tunnel.
Voyez-vous cette voile?
Il y avait manifestement un baptême de parapente, dans un champ en lisière de falaise.
Et franchement, ces voiles au premier plan devant la ville de Douarnenez (qu'on devine sur la côte), c'était magnifique.
Mais il a bien fallu les quitter, parce que je devais prendre le sentier des douaniers vers le nord pour retourner à mon point de départ.
L'océan à gauche (pas tout-à-fait à perte de vue: c'est une baie très fermée!), la bruyère, le chèvrefeuille et le reste à doite, le soleil et à peine quelques nuages, vraiment, c'est une balade très agréable.
Et j'ai fini par apercevoir de nouveau la plage de Sainte-Anne. Ce qui est le dernier tronçon du parcours officiel est assez accidenté, avec des rochers dans lesquels on pourrait facilement se casser la figure et franchement, j'étais bien contente de ne pas avoir déjà toute la randonnée dans les pattes pour les franchir.
De retour au monument à Jean-Marie Le Bris, j'avais les pieds biens sales (merci la crème solaire qui a attiré et collé la poussière).
J'ai donc rallongé (encore) un peu le trajet pour longer la plage les pieds dans l'eau. Et vous savez quoi? Ça n'a même pas suffit à me décrasser.
Bref, j'ai dû faire 13 km au lieu des 11,5 prévus, et je n'avais plus trop le temps de lézarder, mais je suis bien contente de ma promenade.
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Les blogopotes au jardin
(14 juin)
Alors voilà, tandis que d'aucun·es se creusaient la tête pour illustrer le thème de la semaine dernière, j'étais quant à moi déjà en train de penser à celui de cette semaine, car je me suis payé (oui, 6 euros, pour la bonne cause) une petite randonnée qui passait, j'en étais sûre, par un jardin local (et pour ainsi dire devant chez moi, quelques kilomètres plus loin).
A travers des sentiers pas toujours accessibles mais exceptionnellement ouverts, dans une campagne un peu sombre du fait de la météo, le parcours prévoyait 11 km de marche.
Et au point le plus haut, le "jardin picart", en libre accès à l'année.
Ce n'est pas le genre de jardin où l'on peut admirer des fleurs ou plantes originales. Du point de vue botanique, il est assez peu entretenu (mais la toile mondiale me rappelle qu'on peut y pique-niquer, comme mes enfants l'avaient fait une année avec l'école).
C'est plutôt un bois ou un sous-bois, et il faisait vraiment très sombre, en y pénétrant, dimanche dernier.
Un dolmen probablement factice plante un décor breton, mais ce n'est pas le thème du jardin. Je ne suis pas certaine, d'ailleurs, qu'il y ait vraiment un thème.
Un sculpteur a mis en scène, dans cet espace, ses oeuvres, qui font appel à différentes techniques.
Il y a de grands tableaux en mosaïque, et je pense que le lieu est évolutif, parce que j'ai l'impression d'avoir vu de nouvelles créations, d'une part, et parce que les allées elles-mêmes ne sont pas encore toutes aménagées.
Il est vrai que le parcours de la randonnée ne passait pas par les mêmes chemins que la dernière fois, ni par le circuit (jaune) habituel, en tout cas au début.
On le croisait ici, à contre-sens. J'ai voulu aller admirer le point de vue, un peu à gauche de la photo, mais des chênes ont poussé et on ne distingue plus les Monts d'Arrée.
Ensuite, il fallait descendre dans le petit bois. C'est toujours un peu aménagé, car on est ecnore dans le jardin.
Je me suis fait dépasser par trois ou quatre personnes qui n'avaient manifestement que faire des oeuvres présentées de part et d'autre du parcours. Pourtant les organisateurs avaient évidemment fait exprès de créer ce détour par le jardin...
Ces installations plus anciennes signalent l'entrée du lieu aux randonneurs (du circuit labellisé), avec le nom de Pierre-Yves Burban.
Pour moi, c'était l'indication que j'étais à peu près à mi-parcours, et qu'il ne restait plus qu'à descendre vers le bourg, non sans admirer la lumière qui baignait les champs (et les éoliennes) un peu plus loin.
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Sous le soleil, exactement
(27 mai)
Comme j'avais promis à Béatrice de promener Liesele, il a bien fallu que je me bouge un peu, au lieu de rester chez moi tranquillement à l'ombre corriger les dernières copies de l'année.
Vous n'êtes pas sans savoir qu'il sévit en ce moment une canicule précoce, et j'ai donc dû composer avec la chaleur. Balader mon invitée de papier, oui, mais pas au risque d'attraper une insolation non plus. En dehors de quelques endroits frais, j'avais envie de l'emmener voir la pointe du Raz, endroit où tout·e finistérien·ne mène ses visiteur·ses, parce que c'est le bout du monde, quand même.
Lundi matin, je me suis donc levée presque à l'heure habituelle, pour pouvoir profiter des heures les moins chaudes du jour. Car j'avais décidé de ne pas payer le parking de la Pointe, mais de me garer à la plage de la Baie des Trépassés, en contrebas. Parce que faire pratiquement une heure de route pour poser sa voiture, marcher 20 minutes jusqu'au point de vue (certes magnifique) et faire demi-tour, cela ne me paraissait pas très intéressant. Et je savais que le sentier côtier relie la Pointe et la Baie.
Au bout de 40 minutes de voiture, j'étais enfin au bord de la mer.
Mais de là, il restait encore 8 km en voiture jusqu'au bout du monde, et certainement plus par le sentier côtier. J'ai donc décidé de poursuivre jusqu'à la plage prévue.
L'endroit est fréquenté par les sufeurs. C'était marée montante, il y avait un petit vent (et par conséquent quelques vagues), et donc déjà quelques vans sur le parking, où j'ai quand même trouvé de la place sans problème. Pas de souci non plus pour retrouver le GR, sur ma gauche.
N'est-ce pas que c'est beau, cette Baie des Trépassés?
La montée était parfois un peu rude, mais la vue tellement agréable, de bout en bout, que j'étais bien contente d'être venue.
On pouvait voir l'île de Sein, au large, et encore les phares qui se trouvent derrière.
Et puis la végétation, ajoncs, bruyères et autres, sentait extraordinairement bon.
Juste après avoir pris cette photo, en me remettant en route, j'ai fait peur à un gros lézard, peut-être bien un
lézard vert occidental, en tout cas, c'est la première fois de ma vie que je rencontre ce genre de reptile dans la nature.
Et, au bout de 50 minutes de montée, je suis enfin arrivée au point le plus occidental de la France.
(C'est nul, parce que sur la photo, on devine à peine Sein, alors que l'île se voyait parfaitement.)
Je suis redescendue par le même chemin, qui était un peu plus fréquenté, y compris par des gens sans chapeau ni casquette, voire avec les épaules et le dos dénudés, ce qui ne m'a pas paru très malin (surtout la dame qui avait déjà manifestement une ride de déshydratation sur un décolleté bien rouge).
Il ne m'a fallu que 40 minutes pour rejoindre la baie, envahie par les surfeurs (cherchez les points noirs, dans l'eau).
Comme cela m'arrive si souvent, j'ai quitté la plage à l'heure où les gens arrivent...
Bilan: un bon bol d'air (iodé), 50 minutes de montée et 40 de descente (en baskets, ce qui n'est pas vraiment un bon choix, car les semelles n'accrochent pas assez), 1 litre d'eau avalé, et j'étais bien contente de trouver la deuxième gourde dans ma voiture, 0 coup de soleil, des vues magnifiques et l'envie renouvelée de partir en rando cet été (mais seulement s'il ne fait pas trop chaud).
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Quatrième (et dernier) jour de l'odysée guérandaise
(5 août)
Mon dernier jour à Guérande était un dimanche, ce qui ne facilite pas les transports. Il devait faire moche, et en plus, la partie du GR qui prolongeait mon parcours était constituée essentiellement de la longue plage de La Baule. Cela s'annonçait un peu triste. J'avais envisagé de marcher ailleurs, mais les sentiers que j'avais repérés étaient en partie inondables, et il avait plu fortement pendant deux nuits, donc j'ai choisi de randonner à l'envers, en rejoignant Pornichet en bus pour revenir à pied jusqu'au même point d'arrivée que la veille.
Vous n'avez pas suivi? Peu importe, mon plan n'a pas exactement fonctionné non plus, puisque je n'ai jamais trouvé le bus de ma correspondance, et que j'ai donc dû aller jusqu'au port d'échouage de Pornichet à pied, avant de faire demi-tour.
A l'aller, j'ai longé la plage par la promenade (qui est en travaux). Il faisait un grand soleil, mais il y avait aussi pas mal de vent. Une dame faisait voler un cerf-volant et il y avait des kite-surfers dans l'eau. Sur la plage, peu de monde en maillot ou dans l'eau, et toutes sortes de vêtements, selon la frilosité des un·es et des autres.
Le petit port d'échouage est plutôt sympathique.
De ce point que je n'avais pas l'intention de dépasser, je suis descendue sur la plage. Cela me permettait d'avoir un autre point de vue, pour le retour. Et comme le sable était humide, il était aisé d'y marcher.
Au milieu de l'architecture en béton, il reste au moins ce vieil hôtel.
Et bien sûr, juste en face, la mer, et même des îles qu'on devinait au loin, mais qui ne se voient pas très bien sur les photos. Je crois qu'il s'agit du récif des Evens.
Etant donné les rouleaux, il y avait quelques surfeurs pour en profiter.
Pour déjeuner, je suis remontée sur le remblai. Je me suis installée sur un banc à côté d'une école de voile.
Comme cette plage, qui se vante d'être la plus belle d'Europe, fait 9 km de long, il y a plusieurs zones pour ranger son bateau, plusieurs clubs pour les enfants, et régulièrement des restaurants. Depuis que mes enfants ont fait de la voile, j'aime bien le bruit des gréments cinglés par le vent; et j'ai donc déjeuné dans un cadre charmant.
C'est peu après que la météo s'est gâtée. Le grain venait du Sud.
Le cliché ci-dessus vise le Nord et Le Pouliguen (la pointe où je n'étais pas exactement passée la veille), tandis que celui du dessous regarde vers le Sud et Pornichet.
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| (Je crois que j'ai pris la même dame en photo, celle qui marche pieds nus en regardant son téléphone.) |
Franchement, j'en avais un peu assez de cette plage, et comme j'ai vu qu'il y avait une espèce de marché dans une rue perpendiculaire, j'ai bifurqué vers le centre-ville.
Et là, il a fallu sortir le Quawouai. C'est dommage, parce que la pluie, associée à de nombreux fils électriques et beaucoup de branchages m'ont dissuadée de prendre en photo les fort jolies villas qui se trouvent derrière le front de mer bétonné. Franchement, je ne comprends pas pourquoi le GR ne propose pas une variante via ce quartier, qui doit avoir environ un siècle et qui est bien moins monotone que l'immensité de la plage et de ces grands immeubles.
J'avais le temps, je savais que la mer était à ma gauche et que je finirais par arriver au port de plaisance, alors je ne me suis pas inquiétée de me perdre dans le lacis de petites rues (pompeusement nommées "avenue").
Je suis arrivée en face du Pouliguen sous la pluie.
Il me restait plus d'une heure avant le bus, alors je suis allée vérifer que la plage avait bien été désertée.
Puis je suis remontée jusqu'à l'office de tourisme, et j'ai même eu le temps de remonter la ligne de bus sur quelques arrêts avant de m'embarquer pour rejoindre Guérande.
C'est fou le monde qu'il y avait dans cette petite ville. Ou plus exactement, à l'intérieur des remparts. Et ces gens pouvaient acheter les mêmes souvenirs, dans les mêmes enseignes, que ceux qui viennent à Quimper, à Concarneau ou à Locronan. A ceci près qu'en Loire-Atlantique, les boutiques de vêtements de ville (qu'on trouve encore à la Préfecture, mais ni dans la Ville-Close, ni à Locronan) sont remplacées par des boutiques de plage. Mais le chocolatier, la conserverie, le magasin de produits cosmétiques responsables sont les mêmes.
Je ne comprends pas bien l'intérêt de suivre la foule dans des villes qui finissent par se ressembler toutes. Un auditeur de France Inter parlait l'autre jour, à propos de surtourisme, de cités transformées en Diznèlande, et c'est un peu l'effet que cela m'a fait. Peut-être qu'il faudrait parler de
Breizhland pour toutes ces villes qui vivent de leur bretonnitude.
Là où les choses deviennent totalement absurdes, c'est que même les souvenirs sont faux. La spécialité de Guérande, chacun le sait, c'est le sel. Il y a donc un certain nombre de boutiques qui vendent du sel et des produits qui tournent autour. A la devanture de l'une, j'ai vu des moulins "spécial sel de Guérande", y compris celui-ci, aux couleurs de la Bretagne, et qui portait, comme quelques autres, une petite étiquette.
Ce sel de Guérande vient.. des Salins du Midi (83, c'est le Var)! (Et accessoirement, ça fait deux ans qu'il a été récolté; donc au moins un an qu'il est apte à être vendu, après séchage.)
Et pour finir quand même sur une bonne note, une photo presque sans touristes dessus, parce qu'il suffit de s'écarter un peu de l'axe (ou de venir tôt le matin) pour être plus tranquille.
(Oui, le soleil revenait, entre deux averses. En Bretagne, il fait beau plusieurs fois par jour!)
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Odyssée guérandaise, troisième jour
(31 juillet)
Au matin du troisème jour, j'ai refait en bus le trajet inverse de la veille au soir. J'ai failli profiter seule de ce moyen de transport, pris à la deuxième station et jusqu'au terminus, mais quelques personnes ont fini par se joindre à moi pour rentabiliser le déplacement de ce moyen de transport.
La voix synthétique qui annonce les arrêts devrait réviser un peu les endroits où la langue française autorise les pauses, car elle a annoncé un étrange "OC Arium-terminus de la ligne", au lieu de nommer d'abord l'aquarium local et de laisser un blanc avant la mention du terminus; mais enfin ce n'est pas bien grave. Quand on est touriste et qu'on ne connaît pas vraiment la ligne, il est toujours agréable d'entendre égrener les noms des stations.
Je suis donc descendue au terminus, et j'ai traversé pour reprendre le GR juste en face.
Il arrive très vite à la mer, dont je ne me lasse pas.
Au Sud du Croisic, la côte est très découpée, avec beaucoup de rochers et peu de plages, si bien qu'elle est restée assez sauvage. Balzac parle de cette côte dans Béatrix, mais je crois qu'il surestime les capacités de déplacement de ses personnages, qui se meuvent dans les blocs de granit avec une aisance surprenante, surtout qu'il y a parmi ces promeneurs une femme en robe longue (et corset).
A l'époque, le chemin n'était certainement pas aussi praticable qu'aujourd'hui. Ce qui m'a amusée, c'est que les notes de mon édition évoquent les noms donnés à certains des rocs. Et si je n'ai pas vus les oreillers, en revanche, l'ours était signalé:
Un peu plus loin, on aperçoit un menhir, qui a paraît-il longtemps servi d'amer.
Néanmoins, la table explicative placée à côté mentionne que ce menhir, bien que classé, a été abattu par les Allemands qui avaient repéré son emplacement idéal pour installer un radar. (Comme quoi, les hommes préhistoriques savaient très bien où planter leurs cailloux.) Il n'a été relevé, un peu plus près de la mer, que dans les années 1960.
Mon téléphone (ou plutôt l'IA de Gogole) a trouvé la photo que j'ai prise de l'autre côté tellement belle qu'il m'en a proposé une version "stylisée".
J'ai continué mon chemin jusqu'à ce moulin sans ailes.
J'aurais bien aimé avoir quelques explications, mais il n'y en avait pas. C'est dommage, parce qu'il y a beaucoup de moulins dans les parages. Il est vrai qu'il y a aussi pas mal de vent, sur la côte. Mais d'un autre côté, je ne suis pas sûre que le blé (ou toute autre céréale) pousse facilement sur un sol gorgé de sel...
J'ai fini par terminer la boucle du Croisic et retrouver la plage que je n'avais pas voulu longer la veille.
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| (Le moulin est toujours visible au fond.) |
Il y avait encore un menhir, en haut de cette charmante plage. S'il n'y avait personne au Club de la petite souris américaine, il y avait du monde sur le sable, et le sentier était lui aussi un peu plus fréquenté.
Et puis le chemin passait au ras des propriétés (un hôtel, si je me souviens bien), sur le granit.
On voit parfois des choses étonnantes, quand on regarde ces rochers. Comment ce morceau de granit s'est-il donc retrouvé en équilibre sur cette faille?
Si le temps était un peu couvert, le soleil est parfois sorti de derrière les nuages pour illuminer la mer.
La question qui se posait était: aurai-je le temps de visiter le grand blockhaus qui devait se trouver pas loin? Les bus, en ce samedi, étaient plutôt rares, et il fallait calculer. Il m'a semblé que c'était trop juste, et j'ai décidé de ne pas chercher le musée. Je n'aurais pas vu le blockhaus si je ne m'étais arrêtée pour manger, après l'avoir dépassé.
Encore une fois, j'ai photographié à l'aveugle, et sans zoomer suffisamment, mais le bloc de béton est là, au-dessus de la plage, derrière les maisons blanches.
J'ai plus d'une fois regretté, sur les sentiers de randonnée, que les points d'intérêt à proximité ne soient pas mieux indiqués. D'autant que j'avais croisé un panneau prometteur, m'indiquant dans quelle direction suivre le GR pour aller vers le blockhaus. Mais la bifurcation, elle, est restée non identifiée.
Quand j'ai aperçu la pointe du Pouliguen, j'ai regardé ma montre et je me suis aperçue que c'était certainement râpé pour le prochain bus.
J'avais 20 minutes pour faire plus de 2 km. Impossible sans courir.
Alors, comme j'avais le choix entre une variante "marée haute" par l'intérieur, et une variante "marée basse", j'ai pris la plus longue et je suis passée par le centre. Je me suis probablement privée du panorama sur la baie de la Baule, mais il y avait aussi des bâtiments sympathiques à voir sur cette variante.
Et puis, sérieusement, la plage du Pouliguen jusqu'à La Baule, à marée basse et quand le temps est couvert, est-ce que c'est si sensationnel?
Il ne me restait plus qu'à flâner le long de la quasi fête foraine et du bras de mer qui sert de port de plaisance pour atteindre mon arrêt de bus, à proximité de l'office de tourisme
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