Des châtaignes (sans castagne)
(20 octobre)
Pour répondre à Madame Chapeau et Acanthe, voici comment je me suis mise à faire de la crème de marrons.
Au commencement était mon amour des châtaignes. Je crois qu'en fait, ma mère ne devait pas en faire plus d'une fois par an, quand j'étais petite. Parce que nous habitions Paris et qu'il fallait les acheter. J'ai dû aussi apprécier, mais pas plus de quatre ou cinq fois, les fameux "marrons chauds" des vendeurs de rue. A chaque fois, c'était un vrai bonheur, parce que ça se mange avec les mains, parce que ça croustille et que c'est un peu sucré. Le plaisir des châtaignes résidait en partie dans leur rareté.
Et puis, je suis partie vivre en province, et j'ai découvert qu'on pouvait ramasser les marrons dans la nature. Enfin, les marrons, entendons-nous, les "fruits du châtaignier", comme je l'ai récemment vu en titre d'une annonce sur Lebonqwoin. Car l'appelation est trompeuse, et c'est sans doute en partie pour ça qu'une mienne collègue hésite à ramasser le contenu des bogues, ne sachant distinguer entre marron comestible et fruit du marronier. Dois-je vous rappeler que ce dernier est lisse, alors que la châtaigne a un petit plumeau sur la tête (bien qu'on appelle également "marron" le fruit unique d'une bogue de châtaignier, vous suivez)?
Bref, quand nous avons acheté notre maison, il y avait des châtaigniers à proximité, et notamment dans le jardin de la voisine. J'ai ramassé et cuisiné quelques châtaignes, mais apparemment personne ne partageait vraiment mon enthousiasme pour ce semi-féculent. Peut-être parce qu'il faut l'éplucher pour le manger? Toujours est-il que, le jour où la voisine, pour me faire plaisir, a apporté environ deux kilo de fruits de son arbre, il a bien fallu trouver quoi en faire.
Il se trouve que je suis par ailleurs une grande amatrice de confitures faites à la maison, et que j'avais reçu en cadeau un livre contenant tout un tas de recettes. Il en contient deux pour conserver les châtaignes. Je me suis donc mise au travail. Et au fil des années, j'ai apporté mes variations à la recette de base; notamment en réduisant le sucre. Mes enfants n'apprécient pas plus la crème de marron (en tout cas celle que je produis, je n'en ai jamais acheté ni goûté d'autre) que les châtaignes fraîches, alors je n'en fais jamais autant que cette première fois. D'autant que, éplucher les marrons, c'est vraiment fastidieux (et c'est ce qui me prend le plus de temps dans la réalisation de la confiture).

Alors cet automne, quand j'ai vu que les bogues écrasées commençaient à s'amasser au bord des routes, je suis allée me promener dans les bois pour collecter mes premières châtaignes. Il y en a autour du lycée, c'était facile. Mais pour faire de la confiture, il m'en fallait un peu plus, et une balade du côté du manoir local m'a permis une petite récolte, que j'ai mis un peu de temps à transformer à cause de divers contretemps. Mais ça y est, ma crème de marron est en pots, et je la mangerai cet hiver, quand j'aurai fait un sort à un vieux pot de 2024 retrouvé en rangeant récemment le placard à confitures (son étiquette précise "à la cannelle", et à vue d'oeil, il est encore comestible; on verra bien s'il "pop" à l'ouverture).
Libellés : cuisine, humeur
Le bruit des blogopotes
(18 octobre 2026)
Le bruit était beaucoup dans la rue, hier.
Mais j'ai préféré une activité plus calme, qui se termine par le petit bruit sympathique indiquant la clôture hermétique des pots:
Crème (ou confiture) de marrons...
Et sinon, parfois, quand je travaille à l'ordinateur, j'entends un bruit dans la chambre voisine:
Gribouille ronfle...
Libellés : brève(s), cuisine
Lave-vaisselle et micro-ondes
(25 août 2026)
D'un point de vue énergétique, il vaut mieux faire chauffer un plat au micro-ondes et laver sa vaisselle au lave-vaisselle. Dans un cas, on économise l'électricité, et dans l'autre, il paraît qu'on consomme moins d'eau.
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| (C'est sec, partout.) |
Enfin, pour réduire la consommation d'eau, il faut remplir le lave-vaisselle, pas juste y laver trois assiettes et deux casseroles. Et c'est là que ça se complique, pour moi. Car, si j'ai suffisamment de vêtements pour attendre de remplir le lave-linge avant de lancer une lessive, j'aurais beaucoup plus de mal à rentabiliser l'utilisation d'un lave-vaisselle. J'ai certes des assiettes et des couverts pour 6 personnes, et aussi pléthore de tasses et mugs pour le petit déjeuner, le thé et la tisane
de mamie du soir, mais pour les casseroles et autres poêles, il faut que je lave au moins une fois par jour.
Peut-être que je devrais me renseigner sur les lave-vaisselle miniatures, conçus pour les couples sans enfants? En attendant, je fais très attention. Et je n'utilise même pas la technique des deux bacs, supposément plus économe en eau. Je mets ma vaisselle dans l'évier, je fais couler l'eau dans une bassine le temps qu'elle chauffe (ça servira pour tirer la chasse d'eau, ou arroser les fleurs en période de canicule), et puis je lave en mettant le liquide vaisselle sur une éponge, et je rince dans l'évier, si bien que l'eau de rinçage vient mouiller la vaisselle sale. C'est une technique que j'ai adoptée en camping, quand je devais utiliser une bassine parce qu'il n'y avait pas de bonde pour fermer l'évier. Elle nécessite d'ouvrir et de fermer sans arrêt le robinet, mais je vous assure qu'à la fin, il n'y a que 4 à 5 litres de liquide dans la bassine. Evidemment, il faut plus d'eau quand il y a beaucoup de gras à nettoyer.
Celui qui va me coûter cher en eau, c'est Monsieur Ouille. Il ne boit qu'au robinet (ou dans la cuvette des toilettes; la tête plus bas que l'arrière-train, quoi).
Et bien sûr, il ne sait pas fermer quand il a fini.
J'ai bien testé la fontaine à eau, mais cet animal joue au plombier et démonte régulièrement l'engin, renversant ainsi le précieux contenu.
Et le micro-ondes du titre? Il n'y en a pas plus que de lave-vaisselle dans ma cuisne. Mais j'avoue que ça me manque un peu. Et comme j'ai réussi à me débarrasser du frigo encastré, il se pourrait que je profite de la prise pour brancher un four à micro-ondes.
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Encore un peu de douceur
(31 juillet)
L'été, c'est la saison des confitures. De mûres, en particulier. Je m'étais donc mise en quête de ces petites baies gratuites, mais il semblerait que j'aie été un peu impatiente: les mûres ne le sont pas. J'en ai ramené juste assez (100 g tout pile) pour les mettre dans un gâteau.
Aujourd'hui, donc, recette de quatre-quart détourné (ou sublimé, c'est selon les goûts).
Je rappelle que le principe du quatre quart, c'est d'utiliser la même quantité d'oeuf, de sucre, de farine et de beurre (la personne qui avait envoyé la question posée aux jeunes dans l'émission du jeu d'Emile Euros rediffusée mercredi dernier a dû être un peu agacée que cette histoire de proportions disparaisse de la réponse acceptée. Evidemment que, dans un gâteau, il y a essentiellement ces quatre ingrédients!)
Moi, je complique un peu les fractions. J'ai mis:
- 80 g de farine de seigle
- 160 g de farine de blé
- 100 g de sucre blanc
- 80g de sucre muscovado
- 4 oeufs
- 240 g de beurre
et mes 100 g de mûres
J'ai commencé par mettre le beurre dans une casserole pour le faire fondre, doucement.
Pendant ce temps, j'ai mélangé les farines et les sucres, et puis j'ai cassé les oeufs dans le saladier.
J'ai retiré le beurre du feu et allumé le four (180°).
J'ai touillé un peu les oeufs dans le mélange sucre-farine.
J'ai versé doucement le beurre et mélangé jusqu'à obtenir une pâte homogène, dans laquelle j'ai ajouté les mûres avant de bien touiller de nouveau.
Le tout est allé dans un moule beurré, puis au four pour une quarantaine de minutes (peut-être plus, peut-être moins, en réalité je n'ai pas regardé, j'ai fait au "nez" et à la fameuse lame de couteau qui ressort propre et sèche).
Et voilà, un dessert ou un goûter de saison pas trop sucré!
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Intermède courgette
(11 juin 2026)
Allez, une petite recette, pour changer (et parce que ma vie n'est pas tout à fait rigolotte, en ce moment).
L'autre jour, dans mon magasin de producteurs bio, il y avait des courgettes siamoises.
Le genre de truc qu'on ne vous vendra jamais dans un supermarché, parce que c'est carrément hors norme. Je les regardais, en les trouvant sympathiques tout de même, et en me demandant comment on pouvait les accommoder.
Et je me suis dit qu'avec des rondelles en forme de huit ou de lunettes, l'option gratin était toute indiquée.
Voilà bien longtemps (au moins deux ans, d'après les calculs du P'tit Mousse) que je n'avais pas réalisé un gratin de courgettes au bleu.
Il faut donc des courgettes (deux, ou une double comme la mienne!), de la pulpe ou du coulis de tomate, et un fromage bleu (je l'ai déjà fait avec du Roquefort, du Bresse bleu, et, cette fois-ci, du Gorgonzola); un peu de poivre, pour les adeptes (mais pas de sel, à cause du fromage), et pourquoi pas du thym.
On coupe les courgettes en rondelles de quelques millimètres d'épaisseur, et on alterne le couches dans un plat à gratin: courgette, fromage, tomate... avant d'enfourner pour environ une demie-heure.
Ça rend beaucoup d'eau:
Alors il m'est déjà arrivé de mettre du kasha (sarrazin grillé) au fond du plat pour absorber. Avec de la semoule ou du riz, ça doit fonctionner aussi: les céréales vont cuire dans l'eau rejetée par les courgettes, et le plat sera un peu plus consistant, pour les gens qui tiennent à avoir des féculents dans leur assiette.
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Défi de l'avent: odeur
(18 décembre)
Il est encore temps, je crois, de poster un message pour le thème du jour d'Anne, qui est donc "odeur".
Je ne parlerai pas celle de la litière de Gribouille, que j'ai changée hier (la litière, et du coup l'odeur est nettement moins forte).
Dans l'idéal, je vous aurais bien recopié la recette express de pain d'épices que je viens de découvrir; sauf que je ne l'ai pas sous la main, alors je vais vous dire ce dont je me souviens.
Il faut du miel, beaucoup (400 g), de la farine de seigle (140 g) et de la farine à gâteau (je crois que c'est 110 g, mais c'est à que ma mémoire défaille) et 14 cl d'eau (quantité tellement improbable que je l'ai retenue). Et j'allais oublier les 6 g de bicarbonate et autant d'épices (à pain d'épices, ou juste de la cannelle et du gingembre).
Diluer le miel avec l'eau, ajouter les farines, le bicarbonate et les épices, et mélanger pour avoir une pâte lisse.
Mettre dans un moule beurré, puis au four (à 120°, je crois) pour une bonne heure.
Et tadam! La bonne odeur se répand dans toute la maison. (Et la pâte a débordé du moule, aussi...)
Voilà, c'est du pain d'épice vite fait et vite mangé. Evidemment, pour qu'il soit bon, il faut un miel de qualité. La recette initiale parle de miel de forêt, mais je l'ai fait aussi avec du miel de blé noir (on en trouve facilement, par ici) et c'était tout aussi bon.
La cuisine de Noël qui embaume, ce sont surtout des gâteaux, pour moi (je suis nulle en plats salés, sauf la quiche). Et cette année, j'ai refait du Stollen. Le Pirate apprécie tellement qu'il m'a demandé la recette pour faire le sien. (Je crois que j'ai déjà publié cette recette sur ce blog, je vous laisse chercher.)
Dégustation possible à partir de cette fin de semaine...
Libellés : cuisine
Pas tout à fait au pif
(12 novembre)
Lors de ma dernière publication de recette, Bleck m'avait suggéré de mettre des quartiers de pomme au fond du moule et une pâte au pifomètre par-dessus.
J'ai encore des pommes, j'ai recyclé la recette précédente en retirant la partie crumble du dessus et en inversant les couches. C'est très bon.
Donc: couper grossièrement les pommes, les arroser d'un trait de jus de citron.
Faire fondre 75 g de beurre (salé), ajouter 115 g de crème fraîche (cette fois, j'en avais). Mélanger avec 120 g de cassonade. Verser ce mélange sur 150 g de farine additionnée d'une bonne pincée de bicarbonate. Ne pas oublier un oeuf, et, en ce qui me concerne, une demie cuiller de cannelle.
Au four, d'abord à 180°, puis à 160° pour environ trois quarts d'heure. Et puis: à table!
(Et oui, j'ai des tas d'autres trucs à raconter, j'y pense et puis j'oublie, et puis je travaille aussi un peu, entre deux jours chômés.)
Libellés : brève(s), cuisine
Encore des pommes
(24 octobre)
Mystère de l'informatique (et faillite de la sauvegarde automatique): je venais de taper tout mon article, avec photo et lien qui va bien, j'étais en train de le relire, ça a fait "glong" et tout a disparu.
Je recommence:
Il y a bien longtemps que je n'ai pas proposé ici de recette. Or, il me reste encore des pommes à ne savoir qu'en faire, et les vacances me laissent le temps d'en éplucher quelques kilos. Je me suis donc lancée dans de la pâte de fruits, d'une part (elle sèche mal, je viens de tenter une mise au four) et dans un gâteau dont je suis l'héroïne, d'autre part.
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| (Oui, il était déjà à moitié mangé quand j'ai pris la photo.) |
Voici donc la recette, adaptée aux ingrédients dont je disposais dans mon placard:
150 g de farine (blanche)
1/2 c à c de bicarbonate
120 g de sucre roux
75 g de beurre (salé, bien sûr)
1 oeuf
110 g de crème fraîche semi-épaisse
3 pommes
un bon filet de jus de citron
30 g de farine de sarrasin
30 g de beurre en petits morceaux
30 g de poudre de noisettes
30 g de sucre roux
Faire fondre les 75 g de beurre et, dans l'idéal, couper pendant ce temps les pommes en petits dés et les arroser de jus de citron.
Mélanger la farine à pâtisserie et le bicarbonate.
Ajouter 120 g de sucre, puis le beurre fondu et la crème, ne pas oublier l'oeuf.
Etaler la pâte au fond d'un moule (carré, beurré).
Déposer par-dessus les morceaux de pomme, en évitant qu'ils se chevauchent trop.
Du bout des doigts, préparer une pâte à crumble avec la farine de sarrasin, la poudre de noisettes, le beurre et le sucre, et répartir les grumeaux sur les pommes.
Enfourner pour 55 minutes, à 165° (Celsius!).
Les morceaux de pomme fondent à la cuisson, tout en restant tendres, parce qu'ils sont protégés par le crumble. Miam!
En revanche, j'ai trouvé le crumble un peu mou et trop sucré, mais c'est sans doute dû au fait que la recette initiale voulait des flocons d'avoine en lieu et place des noisettes en poudre (les flocons sont plus volumineux pour un même poids, l'équilibre n'est donc pas le même).
Comme mon moule est un peu plus grand que celui préconisé par le livre (mais je n'ai jamais trouvé de moule de 20x20 cm), la couche inférieure était un peu trop fine à mon goût. Mais, bizarrement, il me restait des morceaux de pomme. Je tâcherai d'ajuster les proportions, si une prochaine fois se présente.
Libellés : cuisine
Mangez des pommes!
(14 octobre 2025)
Cette année, les fleurs des arbres fruitiers n'ont pas subi le gel. Il a fait beau, avec juste ce qu'il faut de pluie. Et il n'y a pas que le prunier du jardin qui en a profité. Le pommier croulait sous les fruits, ses branches en traînaient par terre; et, contrairement aux années précédentes, il n'y a que peu de pommes "habitées".
Alors, comme je ne vais certainement pas toutes les manger, même avec l'aide du P'tit Mousse, j'en ai apporté au lycée.
Au départ, je pensai en apporter dans un des lycées le lundi, et dans l'autre le jeudi. Mais je suis loin d'être la seule à crouler sous les fruits. Il y a du trafic de noix, des prunes ont également circulé, et en arrivant dans le second lycée lundi dernier à midi, j'ai vu qu'une collègue avait déjà apporté un cageot de reinettes grises. Donc je me suis abstenue de remettre des pommes là-bas.
En revanche, tout le monde a dit du bien des fruits du pommier de mon jardin, et le carton a été vidé en 24 heures, la semaine dernière. J'ai donc rapporté mon carton rempli hier, et reçu encore plein de félicitations (vraiment, mais je n'y suis pour rien). Une collègue m'a même affirmé que je l'avais réconciliée avec les pommes. Celles-là ont disparu en moins de 10 heures, et j'en ai rapporté pour quelqu'un qui m'en a demandé.
Il m'en reste. Et je vais vraisemblablement en faire encore de la compote, demain. Il y a déjà des pots au congélateur, j'ai tenté la stérilisation pour deux ou trois autres (qui ont l'air de tenir), et je vais finir par manquer de contenants. J'ai fait une tarte, des crumbles, et je vais pouvoir recommencer pendant les vacances, Numérobis va venir nous aider à faire un sort à ces desserts (j'ai de la chance, la tarte aux pommes est une des seules que mange cet enfant qui n'aime pas les fruits). Et bien sûr, je les mange aussi toutes crues!
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Sans allergènes
(22 décembre)
J'avais acheté des bananes, mais les enfants ne les mangent pas, elles seront bientôt trop mûres. Alors, je me suis dit que j'allais les transformer en gâteau. Mais je n'avais pas vraiment le courage de me lancer dans une préparation compliquée.
Un petit tour sur la toile pour vérifier. Les proportions varient selon les recettes, mais il suffit de trois ingrédients. Pas de farine, donc pas de gluten. Pas de laitage ni d'oeuf.
C'est parti!
Ecraser deux bananes bien mûres.
Ajouter 100 à 150g de flocons d'avoine (j'ai misé sur 120).
Ajouter 60g de pépites de chocolat (j'ai concassé en gros le tiers d'une plaquette de chocolat à pâtisser).
Former des petits tas de pâte sur une plaque de cuisson.
Enfourner une quinzaine de minutes à 180° C.
Sans trouver ça excellent, le P'tit Mousse et Numérobis ont bien aimé mes carrés. Ils attendent que je fasse cuire le pain d'épice, mais ce sera pour Noël.
Libellés : cuisine
Gamelle ou cantine?
(8 décembre)
Bien sûr, les professeurs peuvent manger à la cantine. A condition d'avoir une carte de self pour payer leur repas. Dans le lycée du haut de la côte, les plats sont généralement bons, et il y a souvent de très bons desserts (vendredi dernier, c'était Paris-Brest ou Forêt Noire, qui dit mieux?).
Pourtant, comme un certain nombre de mes collègues, j'avais pris l'habitude d'apporter ma gamelle, et de faire réchauffer des restes dans la petite salle attenante à la salle des professeurs. Peut-être avais-je l'impression que les plats de la cantine étaient trop copieux.
Cette année, je continue à apporter mon manger, et à vrai dire c'est bien pratique, le mardi, quand je n'aurais de toute façon pas le temps de déjeuner à la cantine. Mais le vendredi, ça m'ennuie de trimballer ma gamelle depuis le lycée du bas de la côte vers le haut, quand je fais le trajet à pied. Et j'ai donc réapprovisionné ma carte de self, et redécouvert les joies de la queue (écourtée, les professeurs passant devant les élèves) et des bons petits plats. C'est tellement plus agréable que de se contenter des restes de ma pière cuisine!
Libellés : cuisine, école, humeur
Hôtellerie restauration
(5 novembre)
Dans le lycée où j'effectue mon complément de service, il y a un restaurant d'application pour la section hôtellerie-restauration. Mon emploi du temps ne m'offre malheureusement pas la chance d'y manger. En revanche, j'ai déjà croisé dans les couloirs des pingoins élèves en costume de serveur·ses qui se promenaient avec un plateau sur les bras.
Et puis, les élèves du lycée et les adultes en reconversion vendent une partie de leur production. Ce qui est bien pratique, quand il y a une réunion qui se termine tard le soir et qu'on n'a plus envie de cuisiner en rentrant à la maison.
Ce mardi-là au menu: poivron farci, pour 2,50 euros. (C'était en octobre, je ne sais pas ce qu'il y aura dans le frigo de la salle des profs ces jours-ci...)
Libellés : cuisine, école
Faut pas gâcher
(3 mai 2024)
Vous savez déjà que je visite les rayons anti-gaspi des supermarchés et que je possède une appli pour récupérer des invendus alimentaires (je viens de commander des biscuits, en pots de verre). Donc vous vous doutez bien que je cuisine aussi les restes.
J'avais me semble-t-il publié ici une recette de tarte sucrée à base de reliquats de repas (chèvre et oignon rouge notamment), mais je n'ai pas très envie de la chercher maintenant dans les archives.
J'ai réalisé cette semaine deux desserts à partir de restes. En réalité, j'ai mangé pratiquement trois jours avec ce qui me restait du séjour des enfants, la semaine dernière...
Donc, j'avais récupéré le jus de la compote de rhubarbe utilisée pour faire une tarte. Tarte faite avec une partie de la pâte destinée à une tourte au poulet, mais dont il me restait encore une grosse boulette. Et puis j'avais aussi un yaourt périmé à la noix de coco. J'ai vérifié sur la toile mondiale, on peut faire un flan avec du yaourt; ça tombait bien, j'avais deux oeufs.
Pour cette recette, comptez donc un yaourt pour un oeuf, et une cuiller de noix de coco râpée (ingrédient destiné à remplacer la maïzena du flan, et découvert par bonheur dans mon placard). J'ai évidemment ajouté mon sirop de rhubarbe, et bien mélangé le tout.
Une partie de l'appareil est allée sur mon fond de tarte. Et hop, au four!
J'ai mangé ce dessert-là encore tiède, et je ne suis pas sûre que c'était une bonne idée, parce que j'ai nettement préféré les flans cuits directement dans de petits moules (de récupération) et qui avaient eu le temps de refroidir, quand je les ai mangés aux repas suivants.
(Et non, je n'ai pas fait cuire ces ridicules machins seuls dans le four, j'ai fait réchauffer des restes, pendant une partie du temps.)
Libellés : cuisine, écologie
Tout noir
(25 avril)
Je vous avais déjà parlé des gâteaux dont je suis l'héroïne. J'avais envie d'un banana bread et de chocolat, alors j'ai adapté une recette.
J'ai pris
50 g de farine de châtaignes
100g de farine à pâtisserie
1/2 c. à café de bicarbonate
25g de cacao non sucré
40g de poudre de cacao pour petit déjeuner (c'est-à-dire un mélange de cacao et de sucre)
de la cannelle
et j'ai mélangé tout ça dans mon saladier.
Dans une casserole, j'ai fait fondre
90g de beurre (salé, évidemment)
auxquels j'ai ajouté, hors du feu
50g de sucre muscovado
50g de sucre blanc.
J'ai bien mélangé pour obtenir une pâte que j'ai versée dans mon mélange de farines avec
1 oeuf
2 bananes bien mûres et bien écrasées
en faisant attention de ne pas faire voler la farine et le cacao partout au début.
Le tout est allé dans un moule beurré, au four, à 180°C, pendant 50 minutes.
Et hop!
Nous l'avons goûté encore tiède, mais il était aussi prompt à se défaire.
Le lendemain, il était plus solide, mais les enfants l'ont trouvé moins bon.
Il y manque quelque chose de croustillant, comme des morceaux de noix (on aurait un genre de brownie à la banane, car on sent bien le goût du fruit) ou des noisettes.
Libellés : cuisine
Retour au siècle dernier, voire même avant
(9 novembre)
Hier soir, Couleur m'a informée que ses équipes mettaient tout en oeuvre pour rétablir le réseau. Car la tempête Ciarán a bien tout fichu en l'air. Si nous avons correctement reçu les messages d'alerte, qui passent par la 4G, jusqu'à 7h ou 7h 30 jeudi dernier, à 8 heures, il n'y avait plus de réseau ni d'électricité. Et je n'avais pas de bonne vieille radio à pile (ni d'auto-radio, mais c'est une autre histoire). Comment, dès lors, obtenir des informations? Le dernier message disait de consulter le site de la préfecture, mais il était premièrement inaccessible pour beaucoup de gens, et deuxièmement, d'après le personnel de la mairie, pas à jour.
En effet, je me suis rendue à la mairie, profitant d'une accalmie le jeudi en fin de matinée, pour obtnenir quelques renseignements et signaler que nous étions dans le noir. Il n'y avait pas de journal disponible, les camions n'ayant pas circulé pour les livrer. Mais j'ai lu dans celui du lendemain que les différents opérateurs demandaient de les prévenir afin qu'ils puissent intervenir. Ah, et je préviens comment, sans réseau? De l'électricité, il y en avait à la mairie, qui est restée ouverte le samedi et le dimanche pour que les sinistrés puissent recharger leur téléphone, se faire à manger et même prendre des douches chaudes.
La nourriture était en effet un véritable défi. D'une part, il y avait le contenu des frigos et congélateurs qui était en péril. Et d'autre part, la plupart des foyers étant maintenant équipés de plaques qui ne fonctionnent pas sans électricité, il était compliqué de cuisiner. Le rayon pâté du supermarché à été dévalisé. Quant à moi, j'avais un petit réchaud à gaz de camping, déjà utilisé quand l'ancienne plaque avait rendu l'âme, et qui nous a bien sauvé la mise. Cependant, mes possibilités étaient d'autant plus limitées que je voyais le temps passer et ma réserve de gaz diminuer sans perspective d'amélioration. Je faisais les courses au fur et à mesure, en essayant de sortir quand il ne pleuvait pas, nous avons mangé froid (chips et pâté, comme tout le monde) et nous sommes aussi allés au restaurant le vendredi midi, entre deux averses.
Le jeudi soir, nous avions déjà tenté la pizzeria, mais il n'y avait plus de place. Les deux autres restaurants du bourg étaient fermés. Il pleuvait comme vache qui pisse. Nous sommes rentrés mouillés et bredouilles à la maison, juste avant qu'il fasse trop noir pour que nous ayons besoin d'allumer la lampe-torche prudemment emportée. J'étais gelée et dépitée, les enfants trempés. Mais nous avons dû nous contenter de semoule et d'une boîte de sardines. Je ne sais plus ce que j'ai sorti de mon chapeau le vendredi soir, mais le samedi, j'ai réussi à récupérer les soupes commandées au Potage des Chefs (une bonne action locale), et nous avions quelque chose de bon à manger.
L'autre défi, quand il n'y a pas de courant, c'est de trouver comment s'occuper, en particulier lors des (trop) longues soirées. Mais je crois que j'en ai assez raconté pour aujourd'hui, la suite plus tard...
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Drôle de pain d'épices
(23 octobre 1973)
C'est mon anniversaire. Et comme il n'y a personne pour me faire ni cadeau, ni gâteau, j'ai décidé que je me servirai fort bien moi-même.
Pour le cadeau, je n'ai pas encore trouvé.
Pour le gâteau, comme je n'avais pas d'oeufs, j'ai opté pour un pain d'épices "pot de compote". La recette est issue d'un livre sur les goûters pour enfants trouvé à la médiathèque, mais dont le nom m'échappe.
Il faut un pot (de compote, donc, ou équivalent) pour mesurer.
4 pots de farine (j'ai mis trois pots de farine de blé, et un de blé noir)
3 pots de sucre complet (du sucre muscovado, en remplissant moins le pot que pour la farine)
2 pots de compote (de la purée de pomme bio en voie de péremption)
1 pot d'huile neutre (alors là, folle que je suis, j'ai mis un peu moins d'un pot d'huile d'olive)
1 sachet de poudre à lever
1 cuiller à soupe de cannelle (oui, à soupe, la cuillère, c'est écrit comme ça, et puis j'adore la cannelle)
Préchauffer le four à 180°C.
Mélanger la farine et la poudre à lever, faire un puits.
Ajouter les autres ingrédients et bien mélanger.
Verser dans un moule (beurré) et enfourner environ 50 minutes. (Sur la fin, j'ai recouvert de papier alu pour éviter que le dessus du gâteau brûle.)
Bon appétit!
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(Un demi-gâteau, pour un demi-siècle)
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En voyant sur la table la page "gâteaux à la compote", Numérobis a fait la moue. Mais il a changé d'avis en goûtant celui-ci, moelleux à souhait. (Pour retrouver l'autre recette à la compote, vous pouvez taper "compote" dans le cadre de recherche, ou aller voir en juillet 2022.)
Libellés : cuisine
Je suis occupée
(11 juillet 2023)
C'est la saison des confitures.
Vous sentez cette bonne odeur de fraises? (avec un peu de framboises et de myrtilles) La confiture de fraises, ça aussi c'est une odeur des étés de mon enfance.
La rhubarbe, en confiture, en compote ou en tarte, c'est une découverte plus récente, un goût que je partage avec au moins deux de mes enfants.
Libellés : cuisine, psyché
Gâteaux adaptables
(4 avril 2023)
Il faut que je vous donne cette recette avant qu'elle ne soit plus de saison. Je l'ai trouvée dans un livre qui m'a tapé dans l'oeil lors de notre dernière visite à la Flaque, et qui s'appelle Le Gâteau dont tu es le héros. L'idée de ce recueil, c'est de donner 9 recettes de base et quelques unes de leurs déclinaisons, et tout plein de manières de varier ou adapter les mélanges, de façon à pouvoir créer, paraît-il, plus de 1000 gâteaux. En gros, on a absolument le droit de modifier la recette proposée ou de la faire cuire dans un autre type de moule (sauf les brownies, semble-t-il, pour éviter les mauvaises surprises).
Après avoir testé une recette de gâteau au citron, dans laquelle j'avais remplacé une partie du sucre par du miel (suggestion pratiquement absente du livre) et ajouté des graines de pavot, je me suis lancée dans
Le cake châtaigne et miel
(à ma façon, donc)
100g de farine de châtaigne
90g de farine à pâtisser
1 c. à café de levure chimique
1/2 c. à café de bicarbonate
70g de sucre blond + 1 sachet de sucre vanillé
75g de miel liquide (le plus liquide que j'avais, c'était du miel de rhododendron)
1 c. à soupe de confiture de marrons maison
115g de beurre (salé) fondu
120g de crème liquide
J'ai mélangé les farines, la levure, le bicarbonate dans un bol.
J'ai bien mélangé le miel et le beurre fondu avec le sucre, et puis j'ai ajouté la crème liquide, la confiture de marrons, et enfin les oeufs dans un saladier.
J'ai préchauffé le four à 180°C.
J'ai ajouté le mélange de farines dans le saladier.
J'ai beurré un moule à cake et y ai versé ma préparation.
J'ai enfourné 45 minutes.
Quand j'ai goûté la pâte crue qui restait dans le saladier (oui, je lèche les couverts, quand je fais un gâteau, ça vous dérange?), j'ai trouvé qu'elle avait un fort goût de châtaigne. Ce goût s'est résorbé à la cuisson.
Les enfants ont voulu tester le gâteau dès la sortie du four, il était tellement moelleux qu'il se défaisait. Ils en ont redemandé une part, et ils ont été d'accord pour dire que le cake aurait été encore meilleur avec des pépites de chocolat. Mais j'envisage aussi une version cuite dans des moules à muffins avec un glaçage au chocolat sur le dessus.
Une excellente expérience, donc. Je ne regrette absolument pas l'achat de ce livre.
Libellés : cuisine
Les enfants cuisinent
(1er février)
Enfin, les enfants...
Il est 18h et des brouettes, je suis en train de peler des pommes de terres et des tompinambours pour faire une purée. Le P'tit Mousse traine dans la cuisine. Il cherche le cahier de recettes. Pour faire quoi? (J'ai plusieurs livres et fichiers de recettes, ce serait mieux de savoir ce qui l'intéresse pour qu'il cherche au bon endroit.) Un gâteau. Facile, le guide Choco addict est juste là, sur la petite table pliante. Il feuillette. Il veut une recette "sans pâte" (c'est-à-dire sans fond de tarte), parce qu'il faudrait attendre (laisser reposer la pâte).
Ah. Parce qu'il veut réaliser son gâteau maintenant? Ne pas brider cette envie de cuisiner, surtout. Ca va être difficile, je n'ai pas d'oeufs. Mais j'ai récemment emprunté un livre intitulé Je veux faire un gâteau mais je n'ai pas... à la médiathèque (Aurélie Thérond, éditions La Martinière), et j'ai copié ou photocopié un certain nombre de recettes. Les gâteaux sans oeufs sont à portée de main.
Le P'tit Mousse consulte, lit les différents processus, vérifie que nous avons le reste des ingrédients (la pâte de dates, non) et porte son choix sur des scones (nous n'avons pas de papier sulfurisé, mais j'ai des feuilles de silicone à mettre sur la plaque à pâtisserie, tout va bien). Il sort lui-même tout ce qu'il lui faut du placard, je lui donne un saladier et un bol pour le beurre ("tempéré", il faut expliquer) et il se met au travail. Oups, un peu trop de farine, je l'aide à rectifier. Il découvre la douceur de la farine sous les doigts en pétrissant. Je ne résiste pas, je commence à étaler la pâte et me fais gronder, alors je le laisser terminer pendant que je m'occupe de ma purée. Nous n'avons pas d'emporte-pièce rond, il ne veut pas d'un verre, les scones seront en étoile. Voilà, au four.
Et le P'tit Mousse range tous les ingrédients, met la vaisselle dans l'évier et nettoie même la table. Il surveille ses gâteaux et les sort lui-même du four.
Numérobis n'a même pas pu dire que ce n'était pas bon. Les scones sont peut-être juste un peu trop cuits, mais franchement, pour une première fois, c'est une réussite.
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Anti gaspi: manger les restes
(1er novembre 2022)
L'an dernier, j'avais participé à un atelier anti-gaspi à la médiathèque. Il s'agissait d'apprendre à accommoder les restes. J'avais été un peu déçue (je me demande si je n'en ai pas déjà parlé ici), et à dire vrai, je n'ai réutilisé aucune des recettes expérimentées ce jour-là.
Ce qui ne veut pas dire que j'ai renoncé à manger les restes. Au contraire, c'est une pratique que j'avais déjà acquise, et que je poursuis avec plus ou moins de bonheur, en particulier les semaines où les enfants ne sont pas là, car il me reste toujours des petits bouts de ceci ou de cela après leur passage. Il s'agit juste d'anticiper un peu.
Par exemple, la semaine dernière, j'ai fait un genre de chili. Il en restait pas mal. J'en ai congelé une part pour la manger au lycée un midi (il y a un micro-onde, ce que je n'ai pas chez moi, et je n'ai plus mis les pieds à la cantine depuis le Covid) et il en restait encore un petit chouïa. Mais je savais quoi en faire. En effet, j'avais aussi préparé une tarte à la courge butternut et au gorgonzola (tiens, je croyais que j'avais publié la recette, mais non), en gardant le fond de la courge parce que sinon, il y en aurait eu trop.
Et donc:
Fond de courge butternut farci au chili et gratiné. C'était très bon, bien que le coeur ait été encore un peu tiède (mais j'avais faim!).
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