Les blogopotes: romarin

 (19 avril)

Bon, alors là, c'est presque trop facile.

Il y a quelques années, j'ai eu une élève d'origine néerlandaise qui s'appelait Roosmarijn (oui, comme Rosemary en anglais, c'est bien la plante, paraît-il symbole de fidélité amoureuse à cause de son feuillage persistant, et dont le nom commence comme celui de Roméo - je suis en train de lire Shakespeare dans le texte); elle se faisait appeler Roos (Rose, quoi), peut-être que la seconde partie de son prénom était trop souvent écorchée par les Français·es, ou bien elle trouvait ridicule de porter le nom d'un aromate.

Je ne peux évidemment pas publier de photo de cette élève (et d'abord, je n'en ai pas), mais il se trouve que dans mon jardin, il y a un romarin, et pratiquement juste devant, un rosier.

Il y avait aussi un romarin, en pot, dans le jardin que j'ai quitté récemment. Et puis, il y a ces arbustes qui font haie, devant la supérette:

Donc je n'aurais pas été en panne d'inspiration sur le sujet.

Et encore, je suis nulle en cuisine, ce qui m'empêche de vous montrer les utilisations de cette plante. Je m'en suis aussi servie pour éloigner les mites, il me semble, ces bébêtes n'aimant pas vraiment les odeurs fortes.

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Authentification réussie

 (17 avril)

Le P'tit Mousse ayant 16 ans depuis février, il était temps de le faire recenser ("quoi?" a demandé son grand-père, pas très au courant des démarches à accomplir). La chose n'était pas aisée, car le jeune homme est récalcitrant, et que la mairie ferme généralement avant que nous soyons lui et moi rentrés (oui, cet enfant a aussi un père, mais je ne suis pas certaine qu'il soit mieux renseigné que le mien sur les formalités administratives).

Bref, j'avais mon fils sous la main, un justificatif de domicile récent (puisque je dois en fournir partout pour ma nouvelle adresse) et il était trois heures de l'après-midi; j'ai demandé au P'tit Mousse s'il avait son passeport, et je lui ai annoncé que nous allions le faire recenser et faire mettre à jour mon inscription sur la liste électorale. A tout hasard, vu que mon fils ne porte pas mon nom et qu'il faudrait peut-être expliquer pourquoi il logeait chez quelqu'un qui ne s'appelle pas comme lui, j'ai embarqué aussi le livret de famille. Sur lequel est également mentionné le divorce (vu que je devais faire rayer le "épouse Truc" sur la liste électorale, c'était parfait).

La dame de l'accueil nous a d'abord dit que normalement, le recensement se fait sur rendez-vous. J'ignorais la chose, et j'ai vaguement jeté un oeil sur le site municipal depuis, sans trouver cette information. Bref, étant donné que nous avions tous les documents (livret de famille y compris, quelle chance), elle a fait le nécessaire pour se reconnecter au réseau (après une coupure accidentelle) et commencé à remplir tous les champs du questionnaire.

Au moment du numéro de téléphone, le P'tit Mousse ne savait pas répondre, j'ai donc cherché dans mon appareil intelligent. Mon fils ne connaît pas non plus son adresse mail, il a fallu que je la retrouve. Et quand la dame a voulu rentrer mon lieu de naissance, sa machine ne voulait pas du nom brut* (pas Villiers, mais imaginez une commune du même genre qui existe en quelques exemplaires), alors j'ai précisé le "sous Machin" qui va bien, et le numéro du département, et tout de suite, ça allait beaucoup mieux.

Ensuite, elle a demandé si elle pouvait garder le justificatif de domicile ou si elle devait en faire une copie, et je lui ai rappelé qu'il lui en faudrait un pour modifier mon inscription sur la liste électorale. Elle est revenue avec la photopie, et en deux clics, mon cas était réglé. Elle n'a pas jugé utile de me demander une pièce d'identité pour s'assurer que j'étais bien moi. Il faut croire que j'avais donné suffisamment de renseignements concordants pour prouver la chose...

(Une glycine s'échappe...)
* sur ma carte électorale, c'est le nom de la commune brut qui figure; et le plus souvent, quand je veux remplir un formulaire, on ne veut pas du "sous Machin", disparu (me dit la toile mondiale) en 1983. Encore un coup des gens qui ne veulent pas être "sous" ou "bas", ni "du nord", je suppose. Il ne reste, je crois, que le Bas-Rhin et le Nord à ne pas avoir honte de leur appelation; les plus ridicules étant à mon sens les "Alpes de Haute Provence" en remplacement des "Basses Alpes" et les "Hauts de France", qui seraient moins sujets aux inondations s'ils étaient effectivement un peu en hauteur.
 

 

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Encore une bonne raison de ne pas y aller

 (14 avril)

Tutube me présente régulièrement des publicités pour un grand spectacle de danse chinois. Vous voyez sans doute de quoi il s'agit, ils font font aussi des campagnes en affiches. Les vidéos m'agacent, parce qu'on y voit des positions que je trouve exagérées, et je sais, pour avoir vu des séances d'entraînement filmées, que le ballet chinois malmène les petit·es danseur·ses. Certaines vidéos montrent des pratiques à la limite de la torture. (On voit la même chose à propos de l'entraînement des gymnastes soviétiques russes; les kinés savent bien que ce qu'on leur demande est au-delà du raisonnable pour un corps humain.) C'est la première raison pour laquelle je ne veux pas aller voir ce spectacle.

Il se trouve qu'en réalité, les personnes de cette troupe ne sont vraisemblablement pas entraînées en Chine, et qu'il y a une autre face cachée, tout aussi désagréable, comme le montre ce reportage diffusé sur Arte, et qui m'a aussi été suggéré par Tutube.


 Il y a toujours des gens pour commenter, sous les vidéos d'entraînement excessif, que si on appliquait les mêmes méthodes en France, on aurait de meilleurs résultats. Et qui oublient les conséquences pour les corps maltraités, quand les jeunes gymnastes arrivent à l'âge adulte.

Ma nouvelle prof de danse est exigeante, elle corrige sans arrêt ce qui peut sembler de petits détails, mais elle le fait toujours dans le respect du corps de ses élèves. Elle répète d'ailleurs souvent qu'il faut s'en tenir à sa propre diagonale (son "en dehors") sans chercher à forcer. Et souvent, elle précise que si on fait mal le mouvement, on risque d'avoir mal ici ou là (plus tard). Ce qui n'empêche pas les jeunes danseuses qui suivent ses cours d'arriver à un niveau remarquable.

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La photo des blogopotes: épistolaire

 (12 avril 2025)

Voilà un adjectif qui n'est pas forcément facile à illustrer. Epistolaire revoie aux lettres qu'on ne s'écrit plus vraiment depuis l'avènement des courriels et pire encore, des réseaux sociaux.

Quand j'étais adolescente, pourtant, j'entretenais de grandes correspondances avec mes amies. La preuve en est ce carton, qui déménage de ci de là sans être ouvert, et qui contient sûrement les lettres de ma copine Caroline:

A l'époque (comme disent les élèves sans jamais préciser laquelle), nous habitions Paris, et à Paris, dans les années 1980, le facteur passait plusieurs fois par jour. Caroline pouvait poster une lettre le mardi soir, je la recevais le mercredi matin, et si j'arrivais à lui poster la réponse à midi, il pouvait arriver qu'elle reçoive ma lettre le mercredi soir.

Aujourd'hui, j'écris beaucoup moins de lettres. Le facteur ne passe même pas tous les jours pour m'apporter du courrier. Mais j'ai néanmoins, sur mon bureau, une petite boîte, où je range les missives auxquelles je dois répondre:

Il y a là notamment les dernières lettres de ma correspndante allemande de 4ème, avec laquelle j'entretiens depuis bientôt 40 ans une relation essentiellement épistolaire. La dernière fois que nous nous sommes vues, je venais de réussir le concours. Elle n'a jamais voulu me donner d'adresse mail et je ne connais pas non plus son numéro de téléphone; mais nous échangeons régulièrement des nouvelles.

Ces lettres ne sont probablement pas de la haute littérature et il n'y a pas de quoi en faire un roman. Car le roman par lettres est un style, ne l'oublions pas.


 


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Soupirs maternels

(8 avril 2026)

Dimanche, J'ai voulu vérifier si j'avais bien déjà publié une photo de plant de colza. Il est en effet possible qu'elle ait en réalité été affichée comme photo du mois sur l'ancien site du Dr CaSo.

Bref, je suis tombée sur de vieux messages, que j'ai relus, et notamment celui-ci, qui m'a amusée parce que, aujourd'hui encore, le P'tit Mousse (qui devait avoir entre 2 et 4 ans à l'époque) enlève ses chaussettes dès qu'il en a l'occasion. C'est bien simple, en fin de semaine, il n'enfile ce type de vêtement que s'il doit sortir. Ce qui est un peu embêtant, c'est que, comme à l'époque, il retire ses chaussettes n'importe où, et qu'elles n'atteignent que difficilement le bac de linge sale (et pas toujours par paire). En pleine adolescence, cet enfant est probablement le moins ordonné de la fratrie. Alors, il y a des mois, j'avais commencé à lui demander de ranger son bordel bazar, en prévision du déménagement. Il s'y est pris le samedi, pour retourner le dimanche soir chez son père en me laissant ça:

Vous pouvez voir dans le coin à droite des boites de puzzles ouvertes. J'avais reçu la consigne d'y ranger les pièces que je trouverai au milieu du reste.

Il m'a fallu plus d'une heure pour en arriver là: 

Vous voyez peu de différence, parce que les petits cartons devant les puzzles contiennent les livres de l'étagère qui est hors champ, sur la gauche. Encore deux heures de travail le lundi soir pour qu'enfin, tout soit emballé:

(Photo prise un peu plus tard, après le passage d'un bon coup de balai.)

Je vous avoue que, une fois ce temps perdu pour le reste, j'ai effectué une petite danse de la victoire. Enfin débarrassée du bazar de cette chambre! Sauf que, le lendemain matin, j'ai reçu un message du P'tit Mousse me demandant si je ne pourrais pas chercher sa convocation pour l'oral blanc de français. Elle devait être quelque part, pliée... Autant dire que j'ai envoyé cet enfant balader. Il connaissait le jour et l'heure 😉, il est allé à son oral sans préparation convocation.


 

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Les blogopotes en photo: résister

 (5 avril 2026)

La première chose qui me vient en tête, avec ce thème, ce sont les paroles chantées par France Gall. ("Résiste! Prouve que tu existes!") Et il me semble avoir déjà publié ici le cliché d'un plant de colza qui avait l'air de danser sur cette chanson.

Je m'étais donc d'abord dit que, faute de mieux, j'irais chercher dans les archives cette photo. Sauf qu'elles sont nombreuses, les tiges de colza qui poussent dans un champ encore en friche, en ce moment. Et que j'ai donc trouvé cette autre résistante, là:

A la place de ce qui était l'an dernier un champ de maïs (et l'année précédente certainement une plantation de colza), il y aura bientôt un lotissement. Cette fleur montre une tentative de résistance de la verdure sur le béton... (Et sur la vue aérienne qui fait la publicité du bidule, on voit ma voiture devant la maison qui j'ai occupée jusqu'en mars.)

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Ouverture des portes

 (31 mars)

Ca y est, dimanche, le beau temps étant de la partie, j'ai laissé Gribouille s'aventurer à l'extérieur.

Il est resté très prudent, dépassant à peine les marches qui mènent au jardin, pour commencer. Il a même passé un certain temps sur le rebord de la fenêtre qu'on voit sur la droite de la photo. Si elle n'offre pas une vue fantastique, elle avait le mérite d'être au soleil.

Et puis, ayant bien observé les alentours, le lendemain, il a demandé à ressortir dès que je suis rentrée du travail, et cette fois, il a quitté le jardin. En passant par le portillon (ouvert par le vent) qui donne sur une impasse. Et il s'est dirigé vers le site de l'institution voisine, dont j'avais prédit qu'il serait un chouette endroit pour se balader. Je ne sais pas s'il est effectiveemnt allé jusque là, mais en tout cas, je préfère qu'il parte dans cette direction, puisque, de l'autre côté, c'est la rue.

Ce soir, Gribouille a encore fait un petit tour à l'extérieur. Mais comme il a encore des choses à découvrir à l'intérieur, et qu'il est tout de même un peu froussard, il ne réclame pas trop de pouvoir poursuivre l'exploration du jardin. Tant mieux pour les oiseaux, qui ont l'air de fréquenter volontiers les lieux.
 

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