Objects in the mirror are nearer than they appear
(121ème anniversaire de la naissance de mon grand-père paternel)
Il y a des années, sans doute la dernière fois que j'ai été au Canada avec mes parents, je me souviens avoir découvert cette mise en garde sur les rétroviseurs extérieurs de la voiture de location. Ce qui, au moins autant que mon expérience de conductrice, m'a permis de répondre à la question posée lors des séries d'entraînement du code de la route, que révise Numérobis: "L'image est plus déformée par le rétroviseur intérieur, réponse A ou les rétroviseurs extérieurs, réponse B?"
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| (Fruits d'un camélia) |
Car mon fils cadet s'est lancé dans le grand projet du permis de conduire, avec l'ambition de décrocher le code d'ici la fin des vacances. Et pour la conduite, je ne sais pas trop comment il va se débrouiller, vu qu'il a absolument tenu à s'inscrire à l'auto-école ici (parce que je pouvais l'accompagner dans la démarche?) alors qu'il passe l'année scolaire à la sous-préfecture.
Quoi qu'il en soit, il travaille le sujet d'arrache-pied, et me fait part des questions qui lui posent ptoblème. Elles m'étonnent parfois aussi, parce qu'il n'y avait rien de ce genre quand j'ai passé mon permis. Pas d'ad-blue ni de système isofix, au siècle dernier. Sur les règles de conduite, même quand elles ont changé, je ne me trompe quasiment jamais. Et puis, la pompe me répète suffisamment "gasoil, carburant pour véhicule diesel" pour que je sache quel type de carburant mettre dans quelle voiture (et non, on ne prend pas systématiquement le moins cher, mais ça, il le savait déjà).
A part le code, Numérobis fait aussi de l'allemand, pour préparer ses concours des école de commerce, et quand je vois ce qu'on exige de ces candidat·es, par rapport à ce qu'on demande à celles et ceux du CAPES d'une part (la traduction est hallucinante!) et au niveau qu'ont les élèves en sortant du bac d'autre part, je me demande qui pond ces sujets abracadabrantesques. En maths, c'est pire, et c'est pour ça qu'il révise aussi comme un forcené. Mais il n'y a qu'en allemand que je peux l'aider; et je crois bien qu'il progresse, heureusement.
Libellés : école, enfants
L'urticaire des blogopotes
(9 août)
Il y a des gens à qui tout un tas de choses donne de l'urticaire. C'est une expression que je n'emploie pas, et mon problème de peau qui gratte, c'est plutôt l'eczéma (mot à l'orthographe un peu plus alambiquée).
Je vais donc revenir à l'étymologie du nom, qui est bien sûr l'appellation latine de cette plante urticante par excellence:
Il ne fait pas bon croiser l'ortie au bord du chemin, quand on se promène nus-pieds ou en short. Mais si on arrive à la cueillir sans se piquer, elle peut donner un goût agréable à une quiche, une purée ou une soupe. Un producteur local de fromage en met dans une tome, et c'est excellent!
Libellés : brève(s)
Tourisme local
(5 août 2026)
Cette année, pour des raisons diverses dans lesquelles la paresse a également son rôle, je ne profite pas des grandes vacances pour partir. Mais, dans la mesure où la Bretagne est une région touristique, je n'ai pas très loin à aller pour me sentir en congé.
Depuis le temps que je vais me baigner (ou juste faire la crêpe) à la plage de Sainte-Anne-la-Palud, je n'avais pas encore fait la randonnée dite de la baie, qui passe justement par là. En théorie, le point de départ est au parking du monument à Jean-Marie Le Bris (il paraît qu'il faut dire "Le Brise"), mais j'ai choisi de démarrer à l'aire de stationnement que je connais le mieux, c'est-à-dire celle de la plage.
De ce fait, j'ai commencé par chercher mon chemin dans les dunes. Je dois dire que, une fois quitté le parking et jusqu'à la chapelle, il n'y a plus de balisage, et c'est le bon sens qui recommande de suivre la trace la plus large au milieu des
nids de poule terriers de lapins.
Mais la vue sur la baie de Douarnenez est déjà splendide, et on finit par arriver à la fameuse église.
J'en ai fait le tour, et j'aurais bien pris une photo de l'arche d'entrée de l'enclos (incomplet) si des jeunes gens du voyage n'avaient pas été en train de jouer aux boules précisément sous ce portique.
La fontaine (indissociable des chapelles bretonnes situées en dehors des bourgs) se trouve de l'autre côté de la route; et elle n'est pas tarie, malgré la sécheresse.
Ce qui manque, toutefois, c'est un balisage clair. Pas la moindre marque jaune en vue. Heureusement, la direction de la mer est facile à trouver.
Mais à peine la plage atteinte, il faut tout suite monter. Histoire de constater que certaines maisons jouissent vraiment d'une belle vue.
A dire vrai, à marée basse, il y a un raccourci qui évite de peiner dans la côte avant d'arriver au point de départ officiel et au monument au pionnier local de l'aviation (marin aguerri,dit l'inscription bilingue).
Par grande marée, la mer doit monter jusqu'au pied du banc, ou presque. Mais j'y étais à marée basse, et il y avait surtout des algues vertes (la météo leur est propice).
J'ai encore galéré à trouver le sentier, qui chemine le long d'une petite route de campagne. En vérité j'ai même dû prendre un itinéraire alternatif avant de rejoindre le tracé officiel, et j'ai dû faire demi-tour parce que j'avais raté une bifurcation, qui menait a un charmant petit tunnel de verdure.
Il faut dire que j'étais quelque peu distraite par ce qui se passait dans le ciel, et, pour mon plus grand bonheur, justement de l'autre côté du tunnel.
Voyez-vous cette voile?
Il y avait manifestement un baptême de parapente, dans un champ en lisière de falaise.
Et franchement, ces voiles au premier plan devant la ville de Douarnenez (qu'on devine sur la côte), c'était magnifique.
Mais il a bien fallu les quitter, parce que je devais prendre le sentier des douaniers vers le nord pour retourner à mon point de départ.
L'océan à gauche (pas tout-à-fait à perte de vue: c'est une baie très fermée!), la bruyère, le chèvrefeuille et le reste à doite, le soleil et à peine quelques nuages, vraiment, c'est une balade très agréable.
Et j'ai fini par apercevoir de nouveau la plage de Sainte-Anne. Ce qui est le dernier tronçon du parcours officiel est assez accidenté, avec des rochers dans lesquels on pourrait facilement se casser la figure et franchement, j'étais bien contente de ne pas avoir déjà toute la randonnée dans les pattes pour les franchir.
De retour au monument à Jean-Marie Le Bris, j'avais les pieds biens sales (merci la crème solaire qui a attiré et collé la poussière).
J'ai donc rallongé (encore) un peu le trajet pour longer la plage les pieds dans l'eau. Et vous savez quoi? Ça n'a même pas suffit à me décrasser.
Bref, j'ai dû faire 13 km au lieu des 11,5 prévus, et je n'avais plus trop le temps de lézarder, mais je suis bien contente de ma promenade.
Libellés : randonnée, régions
Le manitou des blogopotes
(2 août)
A ce sujet quelque peu déconcertant, et après avoir fait le tour des chantiers du coin, je suis en mesure de répondre par une pirouette:
Celui-là est posté à côté de la médiathèque en reconstruction.
Je ne sais pas si le dépositaire de la marque, à l'instar de celui d'une célèbre enseigne de location (de tout), a pensé à une graphie amusante pour "manie tout", mais j'avoue avoir exploré cette piste pour un plan B sur le sujet du jour.
Encore un peu de douceur
(31 juillet)
L'été, c'est la saison des confitures. De mûres, en particulier. Je m'étais donc mise en quête de ces petites baies gratuites, mais il semblerait que j'aie été un peu impatiente: les mûres ne le sont pas. J'en ai ramené juste assez (100 g tout pile) pour les mettre dans un gâteau.
Aujourd'hui, donc, recette de quatre-quart détourné (ou sublimé, c'est selon les goûts).
Je rappelle que le principe du quatre quart, c'est d'utiliser la même quantité d'oeuf, de sucre, de farine et de beurre (la personne qui avait envoyé la question posée aux jeunes dans l'émission du jeu d'Emile Euros rediffusée mercredi dernier a dû être un peu agacée que cette histoire de proportions disparaisse de la réponse acceptée. Evidemment que, dans un gâteau, il y a essentiellement ces quatre ingrédients!)
Moi, je complique un peu les fractions. J'ai mis:
- 80 g de farine de seigle
- 160 g de farine de blé
- 100 g de sucre blanc
- 80g de sucre muscovado
- 4 oeufs
- 240 g de beurre
et mes 100 g de mûres
J'ai commencé par mettre le beurre dans une casserole pour le faire fondre, doucement.
Pendant ce temps, j'ai mélangé les farines et les sucres, et puis j'ai cassé les oeufs dans le saladier.
J'ai retiré le beurre du feu et allumé le four (180°).
J'ai touillé un peu les oeufs dans le mélange sucre-farine.
J'ai versé doucement le beurre et mélangé jusqu'à obtenir une pâte homogène, dans laquelle j'ai ajouté les mûres avant de bien touiller de nouveau.
Le tout est allé dans un moule beurré, puis au four pour une quarantaine de minutes (peut-être plus, peut-être moins, en réalité je n'ai pas regardé, j'ai fait au "nez" et à la fameuse lame de couteau qui ressort propre et sèche).
Et voilà, un dessert ou un goûter de saison pas trop sucré!
Libellés : cuisine
Pour changer des chatons...
(28 juillet)
Parce qu'ils n'y a pas que les chatons qui sont mignons, aujourd'hui, c'est câlin de carottes (bio).
Libellés : brève(s), humeur
Le thème des blogopotes: brutal
(26 juillet 2026)
Brutal... voilà un adjectif avec lequel j'ai un peu de mal. Parce qu'il faut le distinguer de violent, et que, de toute façon, ni l'un ni l'autre ne me donnent envie de les illustrer, en ce moment. Il y a suffisamment de violence dans l'actualité comme ça.
Bref, je me suis souvenue que "brutal" (prononcé "broutaaal") était une exclamation plusieurs fois entendue lorsque ma sœur et moi avions été rencontrer nos correspondants roumains, en 1990 ou 91. Ils trouvaient par exemple la descente un peu raide d'un chemin de randonnée "brutal". De ce séjour, il ne me reste pas grand souvenir, si ce n'est que nous avions goûté le lait encore tiède de la vache familiale. Je ne sais même plus si j'avais apprécié ou pas. Et bien sûr, les quelques photos, en tirage papier, qui existent, sont perdues quelques part dans un carton.
Il a donc fallu trouver autre chose:
Le coup d'accélérateur donné par la conductrice a dû être brutal, pour défoncer ainsi le muret. A-t-elle confondu frein et accélérateur en se garant, ou bien a-t-elle cru avoir enclenché la marche arrière pour repartir? En tout cas, elle a fait appel à un dépanneur pour désencastrer son véhicule (et c'est comme ça que je sais que c'est une femme la responsable de ces dégâts, la dépanneuse sur le parking ayant attiré mon attention).
(Pour ne pas être brutale avec Monsieur Ouille,
j'écris ce message depuis mon téléphone.)
Libellés : humeur