C'est long, un mois...

 (12 mai)

Avec un titre pareil, je pourrais parler du peu de jours de classe qui restent avant les congés d'été.

Mais cette réflexion sur la longueur des mois m'est venue en consultant mes messages sur le site de l'ANTS (de nouveau disponible) où j'ai commencé* la démarche pour faire modifier l'adresse de la carte grise et en profiter pour faire rayer le nom du titulaire, puisque cette voiture est, depuis le divorce, en ma seule propriété.

Et donc, la messagerie me signale que les messages ne sont conservés que trois mois, et que j'ai une poignée de messages non lus. Ce qui m'étonne un peu, dans la mesure où je n'ai effectué aucune démarche en 2026.

Oui, mais voilà: 


... il y a trois mois, nous étions encore en décembre 2022.

Ce qui est inquiétant, c'est qu'on m'annonce "quelques semaines" de délai, et je me demande, si la durée des semaines est proportionelle à celle des mois, quand je vais bien pouvoir recevoir mon nouveau certificat d'immatriculation. 

* commencé seulement, parce que n'ai pas joint toutes les pièces dont on m'avait annoncé qu'elles étaient nécessaires, mais seulement celle qu'on m'a explicitement demandée (la preuve de mon changement d'état matrimonial) et un justificatif de domicile (parce que oui, j'ai deux demandes en une, je sens que ça va être rigolo) 

Libellés :

Rouge encore, mais un peu plus sérieux

 (10 mai 2026)

Le rouge, c'est la couleur que je n'utilise pas pour corriger mes copies. Une couleur un peu violente pour les yeux, paraît-il, mais faite pour être vue, en tout cas.


 Rien d'étonnant, donc, à ce que les bornes d'incendie, les extincteurs, les boîtes à lettres britanniques (sans parler des cabines téléphoniques) portent cette couleur.
On s'est rendu compte depuis que le orange était encore plus voyant, et, de fait, j'ai déjà une élève qui s'est plainte, un jour que j'étais toute contente d'essayer un feutre orange au tableau, que cette couleur lui faisait mal aux yeux.

Bref, revenons au rouge, celui de la place du même nom dont j'ai des photos quelque part, mais pas sur cet ordinateur ni sur la toile. Il paraît que "rouge" (красный) signifie aussi "beau, chic". Et voilà sans doute pourquoi, traditionnellement, les fauteuils des théâtres sont tendus de rouge, chez nous aussi.

(Le luxe de l'Opéra Garnier à Paris.)

Toutes les voitures rouges ne sont pas nécessairement plus belles qu'une voiture ordinaire, mais celle qui s'est installée sur la place de stationnement juste devant ma maison m'a privée d'un emplacement confortable.

Celle-là, elle rentre dans la catégorie du rouge voyant qui agace.

Heureusement, pour me réconforter d'avoir dû faire trois pas de plus pour rentrer chez moi, j'avais repéré, à ma boutique bio et locale, ces fruits rouges dont le P'tit Mousse et moi avons fait notre dessert:

Car oui, il y a du rouge aussi dans la nature, au milieu des autres couleurs qui s'étalent joyuesement au soleil.
Du rouge qui fane un peu dans les camélias et les rhododendrons, du rouge qui marque les feuilles nouvelles dans les haies qui seront bientôt toutes vertes.

Et, pour finir, le beau rouge de ce bouton, promesse d'une première rose dans mon jardin.

(Et je suis impatiente, et pas peu fière, parce que c'est la première fois de me vie que je taillais un rosier.)
 

Libellés :

La photo des blogopotes: rouge

 (10 mai)


 Parce que toutes les souris ne sont pas vertes...

 (A suivre, mais cette photo-là ne pouvait être que toute seule.) 

Libellés :

Ça commence mal...

 (7 mai 2026)

Un collègue a laissé traîner cette pochette en salle des profs.

Même pas capable de recopier sans faute...

(Et c'est bien gentil, Monsieur le ministre, d'annoncer qu'à partir de dorénavant, on va sanctionner l'orthographe indigente; mais comme ça fait des lustres qu'on ne l'a pas fait, les élèves n'ont pas [tou·tes] fait l'effort d'apprendre, et ce n'est pas en 6 mois qu'ils et elles vont y arriver. Une réforme, il faut la mener du bas vers le haut, pas en partant de la Terminale.) 

Libellés : ,

L'émotion des blogopotes

 (3 mai 2026)

Encore un truc pas facile à photographier. Alors je vais prendre des chemins un peu détournés.

Pendant mon séjour à Paris, je suis allée faire un petit tour au Père-Lachaise. Lorsque j'habitais chez mes parents, nous étions assez près de cet endroit pour que mon père nous y emmène de temps à autre à pied, en particulier quand nous avions des visiteur·ses à qui il voulait faire découvrir le lieu. Je ne connais pas ce cimetière aussi bien que lui, mais j'aime bien m'y promener.


 C'est un endroit calme, forcément, et agréable du fait de la végétation. (Bon, ce jour-là, il y avait des élagueurs, mais il fallait vraiment être à proximité pour les entendre.) Je crois qu'il y a aussi des animaux, comme des renards, mais on ne doit guère les voir en plein jour; et des corbeaux, bien sûr (ah zut, "fable", ce n'est pas le thème du jour).

Or donc, je savais que je pouvais trouver la tombe de Balzac, et effectivement, elle est toujours là.

On aperçoit un peu en retrait derrière le tombeau de deux princesses russes, et c'est en cherchant le meilleur angle pour avoir les deux à la fois que je me suis rendue compte qu'il y avait, juste en face de Balzac, un monument à Alfred de Musset.

En sortant de ce bosquet, je suis tombée sur un couple qui cherchait la tombe d'Edith Piaf. Elle n'était sans doute pas loin, mais je n'avais pas spécialement envie de me lancer dans une quête ou un pélerinage. Je voulais surtout profiter du lieu et flâner, un peu au hasard.

Et c'est non sans une certaine émotion que je suis arrivée près des tombes de personnalités qui, assurément, n'étaient pas là lors de ma dernière visite:

Celle du grand Manu est toujours fleurie (peut-être parce qu'on n'était pas loin du jour anniversaire de sa mort), alors qu'Yves Coppens est manifestement en train de tomber dans l'oubli.

C'est peut-être lui qui a voulu les choses ainsi, mais j'avoue avoir eu un petit pincement au coeur en voyant qu'il n'y avait pas de nom sur la pierre, et juste une petite plaque posée par les services funéraires de la ville. Se souviendra-t-on encore de lui dans 100 ans?

Et puis, presque à côté, j'ai vu aussi celle-ci, quelques jours avant la découverte d'une plaque de rue à son nom dans le Marais, cette tombe-ci:

En voilà, un gars qui a suscité des émotions! (Et pourtant, ce monument est certainement moins fleuri que celui de Piaf ou de ne je ne sais plus quel grand médium, dont j'ai vu qu'il attirait également la foule.) 

Libellés :

Un vieux traumatisme

 (30 avril 2026)

Il y a 14 ans, pratiquement jours pour jours, nous rendions les clefs de notre location bretonne, après avoir emménagé dans la première maison dont j'ai été propriétaire.

Le moment était mal choisi, entre les jours fériés qui réduisaient l'ouverture de l'agence et la visite des correspondants allemands qui limitait mes disponibilités. J'avais essayé de négocier trois jours de rab pour finir le ménage, mais ils n'avaient rien voulu entendre. J'avais donc fait ce que je pouvais, et ce n'était quand même pas si mal.

Seulement, la c*n*sse de l'agence de location et les propriétaires en avaient décidé autrement. Le jour de la visite pour l'état des lieux de sortie, il pleuvait. J'avais laissé une serpillère sur le pas de la porte, mais Madame C* l'a enjambée, laissant immédiatement la trace de ses pas sur le carrelage de l'entrée, et s'exclamant derechef "Vous n'avez pas fait le ménage?". La suite a été à l'avenant, avec recherche des grains de poussière et mauvaise foi évidente, comme lorsqu'elle n'a pas retrouvé les traces sur le carrelage mentionnées dans l'état des lieux d'entrée (peut-être parce que je les avais nettoyées?).

Bref, la propriétaire est venue elle-même faire un grand ménage dans sa maison chérie, et elle a envoyé une facture indiquant 9 heures de travail, qui ont été ajoutées à d'autres petites choses, l'accumulation du tout excédant la somme versée en caution deux ou trois ans plus tôt. Ce papier nous a été envoyé en même temps qu'un état des lieux bourré de fautes d'orthographes (je me souviens en particulier des "accros" par terre). Bien sûr, nous avons refusé de payer la différence, c'était déjà beaucoup de ne pas nous rendre la caution, et j'ai refusé de signer le document tant que l'orthographe ne serait pas correcte. Chacun ses points d'exigence...

A l'époque, les 9 heures de ménage m'avaient parues totalement exgérées. Mais je m'en suis souvenue quand j'ai dû nettoyer la maison que j'ai louée avant d'en racheter une rien qu'à moi. Je crois bien que j'ai passé une douzaine d'heures à dépoussiérer et récurer, tellement l'autre c*nne m'avait traumatisée. Néanmoins, la différence, c'est que la maison que nous rendions il y a 14 ans était presque neuve, et que j'y avais déjà passé quelques heures. Alors que celle que j'ai quittée récemment est ancienne, et que les douze heures de ménage s'entendent depuis le départ.


 Quand les déménageurs ont emporté le frigo, ils ont remis au jour quelques trésors que Gribouille avait perdus en dessous. Entre autre une noisette, ce genre de chouette petite bille dont il a semé un certain nombre d'exemplaires en divers coins du rez-de-chaussée. Comme je n'ai même pas passé un coup de balai le jour du départ, il y avait fort à faire. J'avais établi une liste, qui allait des stores aux bouches de VMC, en passant par les plintes et les interrupteurs.

Et puis, il y avait quelques traces d'humidité à traiter, par exemple dans ce qui fut la chambre du P'tit Mousse, ou bien les traces au niveau de la tête de lit du Pirate. Cet enfant (qui n'en est plus un) n'a pas couché souvent là, mais il avait tout de même marqué son territoire:


Il me parassait riqué de frotter le papier peint pour bien dégraisser, et les propriétaires avaient laissé les chutes au-dessus du dressing, donc j'ai pris mon esprit d'aventure à deux mains et j'ai effectué un petit raccord. Ma technique n'est pas très au point, et il y a des cloques, mais à dire le vrai, il y en aussi sous le papier posé avant mon arrivée...


En tout cas, la dame de l'agence n'a rien vu / rien dit. Il faut dire aussi qu'elle aurait eu beau jeu de me faire des remarques... Au départ, nous avions convenu d'une pré-visite dix jours avant l'état des lieux de sortie. Et puis, la nouvelle locataire (cette maison ne se loue-t-elle qu'à des femmes en instance de divorce?) a demandé si elle pouvait emménager un peu plus tôt. Ensuite, c'est l'agente qui a eu un empêchement, et la pré-visite n'a finalement eu lieu que trois jours avant la remise des clefs, ce qui m'aurait vraiment laissé peu de temps pour faire des retouches.

Bref, la dame a constaté qu'il restait un peu de poussière sur quelques murs (ah oui, j'avais pensé aux plafonds, aux coins, aux suspensions, mais pas au centre des murs...), que la hotte était certes encore sale, mais un peu moins qu'à mon entrée dans les lieux, que j'avais réparé la bonde du lavabo (fastoche, il manquait juste un écrou) et qu'il faudrait quand même changer les fenêtres. Elle a ouvert de grands yeux quand je lui ai dit qu'on m'avait prélevé un mois entier de loyer (alors que la nouvelle locataire arrivait le 10) et assuré que je serai remboursée avant la fin du mois. Ce qui fut fait: trop perçu du loyer et caution intégrale sont arrivés sur mon compte en moins de deux semaines. Ouf!



 

Libellés : ,

La photo des blogopotes: série

 (26 avril 2026)

Le dimanche matin, je téléphone à mon Papa, et il cause pendant des heures. En conséquence, il me reste peu de temps pour traiter le vaste sujet du jour.

"Série", ça va des écrans au sport, en passant par le baccalauréat ("séries générale et technologiques"), les "gels de série" chez la petite chouette verte, et par mes cours de physique de cinquième. A l'époque, on nous apprenait des choses utiles, comme la différence, en électricité, entre un montage en série et un montage en parallèle. Il y aurait donc des tas de trucs à photographier, mais je vais me limiter au domaine littéraire.

Quand j'ai emménagé, et malgré un premier tri fait avant de quitter l'ancienne maison, je me suis rendue compte que j'allais manquer de place pour ranger mes livres, et en particulier les romans policiers. J'ai donc procédé à un nouvel écrèmage, avec pour principe de ne garder, au maximum, que quatre ouvrages par série:

Et voilà, moins d'Arnaldur Indridason, et moins de chat qui..., ça laisse un peu de place pour de nouveaux livres.
 

Libellés :

Sortir un ado de sa torpeur

 (24 avril)

Mon jardin est très chouette, j'y découvre sans arrêt de nouvelles choses (y compris des trous dans l'herbe, dans lesquels je trébuche), mais il y a un truc qui me chagrinait, c'était la disparition du fil à linge.

Il y a eu, à une époque, un fil (de fer) tendu entre trois poteaux, sur le côté sud du jardin. Mais les occupant·es successif·ves ont eu envie de planter des tas de trucs, et se sont probablement dit qu'il valait mieux le faire sur les bords, si on voulait pouvoir continuer à tondre sans soucis. Je peux donc passer la tondeuse facilement, il n'y a pas de recoin biscornu ou de rosier / rhododendron / dahlia à contourner, mais je ne peux plus tendre de fil entre les poteaux à linge:

Depuis le montant le plus proche de la maison, on ne voit pas le suivant. Ce deuxième poteau avait une magnifique casquette de lierre, que j'ai retirée pour laisser respirer un rosier qui pousse à son pied, et aussi parce que c'est lui que je voulais utiliser pour installer ma corde.

Le troisième poteau ressemble à ça:

Le lierre est plus récent, il reste un morceau de l'ancien fil à linge, mais l'emplacement était le moins favorable à un réemploi, à cause de l'érable (du Japon) qui pousse beacoup trop près. (Je ne suis pas certaine que les plantations le long des murs d'enceinte respectent la réglementation en matière de distances.)

J'avais donc un montant en béton près de la maison, et un autre à peu près au milieu du jardin, mais je ne savais pas quoi en faire. Jusqu'à ce qu'une annonce sur Lebonqwoin me donne la solution: un monsieur proposait un seul poteau à linge, l'autre étant hors d'usage. J'ai regardé sur la toile comment il fallait s'y prendre pour sceller ce genre de machin dans la terre, ça n'avait pas l'air trop compliqué, alors j'ai acquis le poteau de mes rêves.

Chez le marchand de matériaux de construction, j'ai trouvé le béton qui va bien, "sans malaxage", et j'ai demandé au vendeur comment l'emporter. Le monsieur m'a demandé où était ma voiture, parce que le sac pesait 25 kg et qu' "il eût été préférable" que je me gare plus près. Diantre, il cause drôlement bien, cet homme. Bon, il était nouveau et a quand même demandé à son chef ce que c'était que ce béton bizarre pendant que je rapprochais ma voiture, mais non, la madame ne s'était pas trompée, c'était bien ce qu'il lui fallait pour planter son poteau.

De retour à la maison, j'ai réquisitionné le P'tit Mousse pour qu'il m'aide à sortir le sac de la voiture, puis à positionner et tenir le poteau pendant que je jouais à la bricoleuse. Et puis j'ai laissé le poteau en place. Mais ce n'était pas tout à fait du goût du jeune homme, qui, après le goûter, a demandé quand nous allions installer le fil. Parce que, tant qu'à faire, autant terminer ce que nous avions commencé. Et voilà, avec l'aide de mon fils, j'ai maintenant une corde à linge fonctionnelle dans mon jardin:

(Et Gribouille peut toujours chercher, le P'tit Mousse a soigneusement ramassé tous les petits bouts de plastique que nous avons coupé pour réussir à passer le fil dans les divers trous.)

Libellés : ,