Les aventuriers du lavabo
(22 septembre 2026)
La semaine dernière, de manière tout à fait subite et d'autant plus inattendue que je venais de passer un furet pour retirer les cheveux de l'écoulement, le lavabo du bas s'est bouché. Au moment de me rincer les dents, j'ai constaté que l'eau ne s'écoulait plus qu'au compte-goutte. Quand le P'tit Mousse est rentré, je lui ai signalé la chose, et j'ai remonté les brosses à dent au premier (où il y a un lave-main, dans les toilettes).
Et puis, le mercredi, nous avons entrepris le débouchage. Car oui, mon fils est venu voir s'il pouvait m'aider. J'avais prévu un miroir pour voir un peu mieux ce qui se passait entre la colonne et le mur, mais ce qui était le plus gênant, ce n'était pas l'absence de visibilité, mais bien la difficulté d'accès à l'écrou de serrage en sortie de siphon. Nous n'avions pas de prise, et ni lui, ni moi n'avons réussi à dévisser le bidule.
En revanche, le P'tit Mousse a regardé au-dessus s'il voyait quelque chose. Et comme il a vu une espèce de feuillet métallique, nous avons dévissé la bonde (l'occasion pour lui d'apprendre un nouveau mot) et découvert... une étiquette de fond de teint. La chose ne peut pas venir de moi. Elle ne pouvait être tenue responsable du blocage. Mais je me demande bien comment une étiquette peut se retrouver dans un écoulement de vasque.
Le lavabo était donc condamné au moins jusqu'à ce que j'aie fini de gratter les joints qui retenaient la colonne. Et en attendant, il fallait trouver un moyen pour que Monsieur Ouille puisse boire. Car cette bête ne boit (pratiquement) plus qu'au robinet du lavabo. J'ai donc commencé par mettre le verre à dents sous ledit robinet pour récupérer l'eau et la vider ailleurs. Mais c'était insuffisant, et j'ai fini par mettre le bol dans le lequel je mangeais, quand j'étais bébé, chez mes grands-parents.
Et Gribouille a commencé à boire l'eau dans le bol, abandonnant celle qui coulait du robinet. J'ai donc fermé ce dernier. Et je me suis dit qu'il faudrait continuer à faire comme ça, parce que, sans rire, il doit bien y avoir un litre d'eau qui coule pendant que Monsieur boit. Quel gâchi!
(Oui, je sais, il existe des fontaines à eau pour les animaux. J'en ai acheté une. Monsieur Ouille, dès qu'il n'est pas satisfait du débit, joue au plombier et la démonte, renversant l'eau. Donc, pour ce genre de dispositif, il faut que j'en trouve un qui ferme de manière sécurisée.)
Bref, vendredi après-midi, je me suis remise au décollage de joint, et j'ai fini par pouvoir retirer la colonne. Et là, l'écrou récalcitrant a moins fait le malin, je l'ai dévissé en un tour de main. J'avais bien sûr placé un seau sous le siphon (chose impossible avec une colonne en place), et quand j'ai retiré ce dernier, une eau très grise a coulé dans mon baquet. J'ai rincé le siphon (c'est un modèle qui doit être assez ancien, le fond ne se démonte pas) et constaté que c'était probablement un amalgame de poils (🐱) et de savon qui était responsable du problème.
Et quand le P'tit Mousse est revenu du lycée, la colonne était de nouveau en place et le lavabo opérationnel.
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La fragilité des blogopotes
(20 septembre)
Bon, fragilité, ce n'est pas tout à fait la même chose que fragile; l'un étant un nom, et l'autre un adjectif. Mais c'est tout de même fort proche.
Je vais vous raconter l'histoire de ce pot, trouvé avec une dizaine d'autres dans un vide-maison. La matière m'est inconnue, mais elle rentre incontestablement dans la catégorie "cassable", alors j'avais fait bien attention en les rapportant à la maison. L'idée était de m'en servir comme récipients de stockage pour du thé en vrac ou des herbes du jardin. Arrivée chez moi, je me suis dit que pour les nettoyer, j'allais verser dedans de l'eau très chaude. Et clac!
Il y avait manifestement une fragilité dans ce pot, dont le fond s'est détaché de manière assez nette, me laissant deux morceaux: un cul et un fût fendu (notez l'assonance).
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Le vrai peut quelquefois n'être pas vraisemblable
(17 septembre)
Heureusement, quand je n'ai pas d'inspiration, la salle des profs et ses anecdotes viennent à mon secours.
Aujourd'hui, une collègue de français est arrivée en soupirant devant la bêtise effarante de cet élève (de seconde professionnelle) qui lui a soutenu mordicus qu'on disait "une reproche, parce que ça se termine par un e".
Elle était trop estomaquée pour lui répondre "ah bon, et on dit 'une homme', aussi?".
Et puisqu'on est dans les bons mots, le P'tit Mousse, découvrant au goûter à quel point l'image sur un paquet de gâteaux peut être trompeuse:
"Ah ben il y en a qui n'ont pas beaucoup été à la plage, cet été!"
(Et sinon, le lavabo est complètement bouché, et le siphon trop compliqué à atteindre sans démonter cette cochonnerie de colonne; je gratte les joints et je vous raconterai - peut-être - la suite. C'est Gribouille qui est embêté, parce que ce lavabo est son abreuvoir.)
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Un objet pour les blogopotes
(13 septembre)
Le sujet du jour est "objet", ce qui mériterait une petite explication linguistique. Mais je ne suis pas sûre d'avoir une problématique et un plan convenable pour traiter ce thème avec des mots, donc je vais me contenter d'une suite de photos sans autre logique que: "objets vus cette semaine au lycée".
En commençant par ce dévidoir à bande adhésive, mais dépourvu du rouleau qui va bien. Objet disponible en salle des professeurs, et tout à fait symbolique de l'Education Nationale: il y a une bonne intention (la mise à disposition d'un outil) mais pas de moyens (où est le scotch?) et aucune confiance dans les utilisateur·rices (l'objet a été choisi pour son encombrement empêchant d'en faire discrètement un "emprunt définitif", et par ailleurs étiqueté pour dissuader tout·e voleur·se potentiel·e). On notera l'ironie (involontaire?) de l'étiquette apposée sur le carton de matériel.
Le deuxième objet est un câble, manifestement bien usagé, que le technicien qui l'a remplacé a oublié sur le bureau d'une salle de classe. Car tout n'est plus si pourri que ça
au Royaume du Danemark et les "tours" des ordinateurs (en tout cas, de certains d'entre eux) ont été remplacées par du matériel un peu plus neuf. Bon, du coup, les vidéoprojecteurs n'étaient plus reliés aux PC, et il a fallu que je bricole un peu (dans trois salles, quand même!) pour arriver à montrer ce que je voulais aux élèves; mais je m'en suis sortie, après avoir retrouvé sur un bout de papier cette note fort utile: "windows P".
Et puisqu'on dit "jamais deux sans trois", voici un dernier objet, quelque peu insolite. Je ne sais pas trop qui a laissé là cette minerve de voyage. Je me demande combien de temps elle va rester sous le bureau. Le ou la collègue s'en sert-il·elle pour faire la sieste entre deux heures de cours?
Libellés : école
Mister Brico
(9 septembre - ce titre est une private joke familiale, désolée)
Quand j'étais petite, je ne me souviens pas avoir vu mon père beaucoup bricoler. Ou alors, en pestant contre tel clou ou telle vis qui ne s'enfonçait pas correctement à l'endroit prévu, ou contre une notice de montage mal conçue (ceci n'est-il pas un pléonasme?).
Au collège, j'ai eu trois ans de cours d'EMT (éducation manuelle et technique) avant que cette matière ne se mue en "technologie", ce qui nous a valu un an sans cours, les professeurs étant parties en formation. En tout cas, c'est l'impression qui me reste (Diablotin corrigera peut-être). J'y ai appris à utiliser une scie, poncer, vernir, poser un motif en mosaïque, mais aussi à repasser (avec une pattemouille!) et un peu à coudre. C'est en physique que nous avons appris des rudiments d'électricité en concevant de petits circuits. Munie de ce maigre bagage, je me suis sentie capable, au lycée, de vernir moi-même ma commode. Et je pense que ces cours d'EMT (que nous n'appréciions pas plus que cela) nous ont au moins permis de nous rendre compte que nous pouvions toutes et tous faire quelque chose de nos dix doigts.
Quand je me suis mise en ménage, c'est le futur père de mes enfants qui bricolait. Il a conçu deux tables, des étagères et une bibliothèque, posé du papier peint et même démonté un escalier pour faire passer un sommier (décidément, les sommiers...), dans les différents logements que nous avons occupés. En revanche, c'est moi qui avais repeint les portes de la maison qu'il occupe encore (et je m'étais fait copieusement enguirlander, parce que ce n'était pas la bonne couleur); je croyais avoir mis la photo du résultat sur ce blog, mais je ne retrouve pas le billet. Et puis, lasse d'attendre qu'il veuille bien s'en occuper,c'est moi qui avais démonté le siphon du lavabo pour le changer. Peut-être eût-il suffit de changer le joint, mais cela ne m'est pas venu à l'idée, à l'époque.
Lorsque j'ai quitté le domicile conjugal, j'ai dû bricoler assez vite sous le lavabo (encore), parce qu'il manquait un petit écrou pour que la bonde puisse fermer. Manifestement, les propriétaires sont encore moins bricoleurs que moi, puisqu'ils ne l'avaient pas fait. En revanche, pour l'évier, l'agence de location a fait intervenir un plombier. Mais il n'empêche que je suis aussi capable de démonter un siphon, chose tout de même fort utile quand vous avez un papa qui bouche son évier avec de la graisse (et oui, chaud, c'est liquide, mais froid, c'est solide!) ou que certains membres de votre famille ont des cheveux longs qui forment un bouchon dans l'évacuation du lavabo. Il me semble qu'il s'agit là de bricolage de base, dans la mesure où il s'agit de dévisser, démonter puis remonter et revisser, en s'assurant qu'il n'y a pas de fuite.
En matière de fuite, si c'est la chasse d'eau qui goutte, et que votre Gribouille s'amuse à chasser les gouttelettes qui tombent, le ternet mondial regorge de vidéos pour vous aider à changer le joint, en fonction du modèle de votre chasse d'eau. Cela m'a été utile aussi, dans la maison de location. Et c'est là qu'il est temps de rappeler aux dames qu'elles sont capables de changer un joint, elles aussi. En cherchant un "tuto" pour mon robinet d'arrivée d'eau (je n'avais pas bien compris à quoi l'un des écrous était vissé, et n'arrivais pas à l'enlever), j'ai trouvé une vidéo où un monsieur faisait faire tout le travail par sa collègue, tout en donnant les explications (que je n'ai pas regardées jusqu'au bout, j'avais juste besoin de comprendre le démontage).
Souvenez-vous, j'avais aussi eu recours à la toile pour planter mon poteau de fil à linge, pour le plus grand ébahissement du vendeur et de mon papa. Mais là, je veux bien admettre que c'est un peu plus compliqué, notamment parce qu'il faut maintenir le fut droit pendant l'opération. Et j'avoue que cela rentre dans la catégorie des travaux qui me laisseraient un peu démunie, toute seule.
Souvent, les choses que je n'ose pas faire seule nécessitent, ou me paraissent nécessiter, un outillage un peu particulier. Je n'ai pas de perceuse, et ne saurais probablement pas poser seule une tringle à rideaux. Mais j'ai une collègue qui a réalisé seule une rambarde d'escalier, avec des scies dont je n'ai pas même retenu le nom. Elle est plus douée que mon papa pour les travaux dans une maison, cela ne fait aucun doute.
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(Ça n'est pas chez moi, mais là, il y a un truc qui cloche avec le pavage, non?) |
Revenons toutefois aux outils. Quand il s'est agit de remettre en place la porte qui cachait l'ex frigo, j'ai été acheter les charnières, et je savais qu'il me fallait aussi un tournevis en étoile pour enlever une barre de fixation devenue inutile et qui empêchait de placer une charnière. Parce que ça ne suffisait pas qu'il y ait des tournevis plats et des cruciformes, maintenant, il y a des étoiles. Et pour que ce soit encore plus compliqué de trouver le bon tournevis, bien sûr, il y a deux tailles, et une dénomination qui n'a rien à voir avec le schmilblick (genre HP 25 et HP 27). J'avais pris une photo de la tête de vis, elle était pour ainsi dire à l'échelle, je suis rentrée avec un modèle que j'ai emboité dans la vis avant de retirer l'étiquette-emballage, et j'ai vu que je n'aurais pas besoin de retourner échanger le bidule.
Les vis qui m'ont donné du fil à retordre, ce sont celles de la douille du luminaire. Parce que j'ai quelque part, mais je ne sais pas où, un lot de trois petits tournevis pour ces petites vis minuscules qu'on trouve au dos des appareils électroniques, à la fixation des branches de certaines lunettes et... dans les douilles. Il a fallu que je rachète un set de tournevis à plusieurs têtes. En revanche, pas question de payer 25 euros pour la pince à dénuder préconisée par les tutoristes de la toile. Au collège, nous avions ôté la gaine des fils avec nos ciseaux; cette fois-ci, j'ai utilisé un cutter. Toujours en faisant bien attention. Le plus difficile, dans cette opération de mise en place d'un abat-jour, ça a été de travailler avec les bras en l'air et la tête renversée. Ce ne sont pas des conditions idéales pour voir ce qu'on fait ni maîtriser ses gestes. Mais je ne me suis pas entaillé de doigt. Le risque électrique était écarté: j'avais coupé le courant au disjoncteur.
Voilà tout ce baratin pour dire que je peux effectuer de menus travaux chez moi, je n'ai quand même pas deux mains gauches. Mais j'aimerais bien connaître quelqu'un qui pourrait poser deux chatières, afin que Monsieur Ouille puisse aller à sa litière dans le garage cet hiver sans que nous n'ayions à subir les courants d'air. (Et non, je ne fais pas confiance au père de mes enfants pour le faire. Ma collègue, peut-être?)
Libellés : humeur, maison
La sérénité des blogopotes
(6 septembre)
Il s'agit aujourd'hui d'être serein.
Comme le ciel au-dessus de nos têtes, du moins une partie de la semaine.
Ou comme le canal (de Nantes à Brest), ce matin.
Flemme
(4 septembre - déclaration de la III ème République)
L'an dernier, avec des collègues, on discutait que la possibilité ou non de faire de (petits) travaux chez soi quand on est une femme célibataire.
Bleck a aussi évoqué le sujet dans ses commentaires.
Il faudrait que je prenne le temps de donner mon opinion sur la question.
En attendant, je vous propose de relire ce billet, qui compare le chat et l'homme comme compagnon de lit. C'était du temps de Flourig et Makhno; Gribouille est, je dois dire un peu moins discret.
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| (Je suis là, humaine!) |
(Comme je ne sais pas faire autrement, je tape dans la barre de recherche de blogger un mot qui devrait figurer dans le billet que je veux retrouver. Cette fois-ci, j'ai commencé par "dormir", et je me suis bien amusée, en relisant ces vieilles histoires. Mais j'ai trouvé un terme qui n'apparaît que dans le billet recherché - "ébranler", comme vous pouvez sans doute le constater dans l'adresse.)
Libellés : chats, humeur