Le bac philo en famille

 (18 juin 2024)

Numérobis dispose d'un avantage, par rapport à certains de ses camarades qui résident sur la commune et qui passent le bac. Sa mère est prof et surveille les épreuves (toutes celles de terminale). Il ne dépend donc pas des horaires de bus.

Car les horaires de bus, comment dire? ne sont pas tout à fait adaptés.

Pour la philo, ce matin, ça aurait été. Il pouvait partir avec son car habituel et a réussi à attraper celui du midi pour rentrer.
Mais demain et jeudi, les épreuves commencent à 14h (pour que les Antilles puissent composer sur les mêmes sujets, à 8h, heure locale). Et le seul bus urbain du milieu de journée arrive en ville à... 14h 05. Sinon, il faut partir pour 9h.


Mais ce matin, Numérobis a aussi préféré se faire conduire par sa maman, comme ça il a pu réviser encore un peu avant de partir.

Et puis, une maman prof, ça peut répondre au stress de dernière minute: "Est-ce qu'il faut que j'écrive une ligne sur deux? On nous avait dit ça, pour le brevet, je me souviens." Alors, non, mon fils, ce n'est plus la peine. C'était bien pour les anciennes copies, qui avaient de petits carreaux, mais sur les nouvelles nouvelles (celles où il n'est plus question d' "agraphage"), l'interligne correspond à une copie à grand carreaux, donc tout va bien, il faut juste sauter des lignes entre les parties.

"Et les citations, je les présente comment? Avec le titre, le nom de l'auteur et la date? Mais si je connais pas la date?" No panic, tu mets ce que tu connais, tu n'es pas censé avoir tout retenu non plus. Ca serait même un peu suspect.

Et "sur ma convocation, il n'y a pas de numéro de salle, pour le grand oral, c'est normal?"
Oui mon grand, chez nous ("cette adire", comme je l'ai lu dans une copie, dans le lycée où j'enseigne) tous les candidats arrivent dans la même salle, le jury vient leur y donner leur sujet, et après la préparation, les candidats rejoignent leur commission. Donc tu en sauras plus le jour J. Chez nous, les élèves ont même découvert la salle où ils passaient leur épreuve sur un tableau, ce matin.

A part ça, Numérobis a choisi le sujet sur les sciences et le besoin de vérité, je m'en serais un peu doutée.

Et j'ai trouvé le sujet de ma série (peu charitable) de l'été: les benêts, avec un épisode "Toto passe son bac", les candidat·es de ce matin m'ayant fourni quelque matière...

(PS: mon article sur la présentation d'une copie de bac a fait 110 vues la semaine dernière. il n'y a pas que Numérobis qui stresse!)

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Même le ciel pleure

(15 juin 2024)

Voici un texte souvent cité (parfois à tort et de travers), mais dont l'actualité me paraît certaine.

Viel zitiert, oft abgewandelt, manchmal missbraucht, immer noch aktuell:
das berühmte Zitat Martin Niemöllers

Als die Nazis die Kommunisten holten,
habe ich geschwiegen,
ich war ja kein Kommunist.

Als sie die Sozialdemokraten einsperrten,
habe ich geschwiegen,
ich war ja kein Sozialdemokrat.

Als sie die Gewerkschafter holten,
habe ich geschwiegen,
ich war ja kein Gewerkschafter.

Als sie mich holten,
gab es keinen mehr,
der protestieren konnte.

On trouve cette citation sur le site de la Martin Niemöller Stiftung.

Curieusement, la version française proposée ici ne donne pas le vers (ou la strophe) sur les communistes, et intercale une phrase pour les Juifs entre les syndicalistes et la dernière strophe. Wikipédia m'apprend que ce vers aurait été ajouté après 1945, et qu'en réalité, il n'y a pas de version absolument officielle.

Il n'est question, dans le texte de départ, que de la mise au pas de l'opposition politique. Néanmoins, le mécanisme qui consiste à démolir les communautés les unes après les autres, ou à s'attaquer d'abord à un groupe dont on élargit progressivement la définition (cf Matin brun) est un procédé bien connu des dictatures.

Alors aujourd'hui, en ces temps d'incertitude et de menace extrémiste, j'ai décidé d'aller faire un tour à la Pride.

Et sinon, plus drôle mais engagé quand même, allez voir la nouvelle création de Goguettes.

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A vaincre sans péril...

 (12 juin)

... on triomphe sans gloire.

C'est la période où les oisillons tentent de s'envoler. Et je connais un tueur en série qui en profite lâchement pour attraper ces pauvres volatiles incapables de décoller pour se sauver.



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Drôle d'ambiance

 (7 juin 2024)

Je crois que je n'ai jamais vu autant de monde à la salle polyvalente du bourg. Dimanche, j'irai y voter, mercredi, j'irai y répéter le spectacle que notre école de danse y donnera fin juin.

Mais aujourd'hui, j'y étais pour rendre hommage à un collègue de mon ancien établissement, qui a mis fin à ses jours en fin de semaine dernière. C'est Numérobis qui m'a appris la nouvelle, parce que P., la petite dernière de DC, avait été dans sa classe au collège.


DC était issu d'une famille d'agriculteurs, famille nombreuse dont il a reproduit le modèle.

Il était aimé de ses élèves, de ses collègues.
Une année, il m'avait accompagnée pour l'échange en Allemagne, parce qu'il était toujours partant pour un voyage scolaire et qu'il maîtrisait la langue.

Il avait beaucoup d'amis et était très engagé dans le monde associatif, notamment le club de foot.

Il avait grandi dans la petite ville où il habitait encore, y avait été au collège.

Pas étonnant qu'une personne si bonne ait réuni autant de monde pour lui dire au revoir.

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De la sélection

 (4 juin)

Il paraît qu'il y a des râleurs qui se plaignent de Parcoursup. La plateforme pratiquerait la discrimination. Oui, sans doute, les formations sélectionnent les meilleurs dossiers. Et donc, quand on n'a pas travaillé de l'année, que les professeurs ont mis des remarques peu encourageantes, que le conseil de classe a émis un avis défavorable ou réservé, ou qu'on a demandé des formations sans lien avec ses spécialités (genre, un BTS commerce international alors qu'on fait de la SVT et qu'on est nul en anglais), et bien, on a évidemment reçu des réponses défavorables.

Mais heureusement, il y a des élèves sérieux·ses, qui ont formulé des voeux en lien avec leurs compétences, et qui n'ont eu cette fin de semaine que l'embarras du choix. En témoigne ce message qu'un parent d'élève a envoyé à tou·tes les profs de sa fille:

Bonjour,

Je souhaitais vous remercier pour les cours et l'aide que vous avez apportés à vos élèves cette année et en particulier à M_e.
Grâce à ces 2 années en STMG, M_e a pu se constituer de bonnes bases et un dossier solide qui lui ont permis d'avoir différents choix dans ses sélections de voeux sur parcoursup.
Elle est quasiment admise partout et n'a plus qu'à choisir la meilleure option, ce weekend.

Merci et bonne fin d'année scolaire.

Cordialement

Comme quoi, on ne reçoit pas que des vidéos menaçantes, sur Pronote.

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Sur un chemin en contrebande

 (1er juin 2024)

Demain, l'association locale de course et de marche organise deux courses (8 et 11 km) et une randonnée, avec, me semble-t-il, un but caritatif.

Mais ce dimanche, j'ai prévu autre chose, et puis je n'ai pas vraiment envie de me lever tôt pour aller marcher, le départ étant certes libre, mais entre 8 h 30 et 9 h 30, histoire que tout le monde ait bien terminé ses 11 km à midi.

Alors, comme j'avais vu qu'un balisage était déjà en place, et qu'en plus, le tracé passait devant chez moi, je me suis dit que je pouvais peut-être essayer de le suivre dès ce samedi. J'ai été prise d'un doute quand j'ai vu qu'en réalité, il y avait deux balisages: un blanc et un jaune. Mais j'ai considéré qu'au pire, je ne ferais pas la grande randonnée, mais juste les 8 km.

Je suis donc partie ce matin sur la trace des rubans et flèches jaunes apposés un peu partout. en me dirigeant d'abord vers le stade, qui est le point de ralliement (et de toute façon, les flèches indiquaient sa direction).

Et je me suis effectivemnt retrouvée sur le cirduit de 11 km, plutôt pour de la marche que pour une course, ou alors un trail, vu les passages un peu compliqués par endroits. La pluie des dernières semaines a rendu certains aménagements nécessaires.

Le tracé a assez vite quitté la ville pour passer par des endroits que je ne sonnaissais pas, comme cette ferme manifestement abandonnée à une date pas trop ancienne (il y a l'électricité, certaines fenêtres avaient été refaites, en revanche, le câble téléphone abattu par Ciaran est toujours au sol).

Et puis le balisage m'a amenée jusqu'au Jardin Picart, dont j'ai déjà parlé ici. Sauf que cette fois, j'y ai pénétré par un autre endroit.

C'était vraiment agréable d'être dans le sous-bois tout en sentant la chaleur du soleil. Et comme ce jardin est sur les hauteurs, il n'y avait plus de passage boueux.

Arrivée là, j'ai reconnu la randonnée que j'avais déjà faite.

La vue est toujours aussi belle (surtout quand on a trouvé un moyen de dissimuler l'incinérateur municipal).

Je suis arrivée chez moi en empruntant plus ou moins le même chemin qu'au mois d'août, et constatant que je reconnaissais les lieux, alors que je ne passe jamais par là.

Une belle promenade, qui m'a mise de bonne humeur pour la journée. Marcher par beau temps, il n'y a pas de doute, ça fait du bien!






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C'est bientôt la fin, on dirait

 (27 mai 2024)

Bonjour à tous, 
 
Comme les années précedentes, je tenais à vous rappeler que les pistolets à eau sont interdits dans l'enceinte de l'établissement.
 
Ils seront systématiquement confisqués et ne pourront pas être rendus (de par leur trop grand nombre).
 
Je vous informe également qu'il semblerait que certains élèves achètent en grande quantité des pistolets afin de les revendre au sein même du collège.
 
Merci de votre vigilance,
 
(Message reçu via Pronote. En revanche, personne n'a jugé utile de m'informer que mon cours de 8h était décalé une heure plus tard...)

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