Dimanche, J'ai voulu vérifier si j'avais bien déjà publié une photo de plant de colza. Il est en effet possible qu'elle ait en réalité été affichée comme photo du mois sur l'ancien site du Dr CaSo.
Bref, je suis tombée sur de vieux messages, que j'ai relus, et notamment celui-ci, qui m'a amusée parce que, aujourd'hui encore, le P'tit Mousse (qui devait avoir entre 2 et 4 ans à l'époque) enlève ses chaussettes dès qu'il en a l'occasion. C'est bien simple, en fin de semaine, il n'enfile ce type de vêtement que s'il doit sortir.
Ce qui est un peu embêtant, c'est que, comme à l'époque, il retire ses chaussettes n'importe où, et qu'elles n'atteignent que difficilement le bac de linge sale (et pas toujours par paire). En pleine adolescence, cet enfant est probablement le moins ordonné de la fratrie. Alors, il y a des mois, j'avais commencé à lui demander de ranger son bordel bazar, en prévision du déménagement. Il s'y est pris le samedi, pour retourner le dimanche soir chez son père en me laissant ça:
Vous pouvez voir dans le coin à droite des boites de puzzles ouvertes. J'avais reçu la consigne d'y ranger les pièces que je trouverai au milieu du reste.
Il m'a fallu plus d'une heure pour en arriver là:
Vous voyez peu de différence, parce que les petits cartons devant les puzzles contiennent les livres de l'étagère qui est hors champ, sur la gauche. Encore deux heures de travail le lundi soir pour qu'enfin, tout soit emballé:
(Photo prise un peu plus tard, après le passage d'un bon coup de balai.)
Je vous avoue que, une fois ce temps perdu pour le reste, j'ai effectué une petite danse de la victoire. Enfin débarrassée du bazar de cette chambre! Sauf que, le lendemain matin, j'ai reçu un message du P'tit Mousse me demandant si je ne pourrais pas chercher sa convocation pour l'oral blanc de français. Elle devait être quelque part, pliée... Autant dire que j'ai envoyé cet enfant balader. Il connaissait le jour et l'heure 😉, il est allé à son oral sans préparation convocation.
La première chose qui me vient en tête, avec ce thème, ce sont les paroles chantées par France Gall. ("Résiste! Prouve que tu existes!") Et il me semble avoir déjà publié ici le cliché d'un plant de colza qui avait l'air de danser sur cette chanson.
Je m'étais donc d'abord dit que, faute de mieux, j'irais chercher dans les archives cette photo. Sauf qu'elles sont nombreuses, les tiges de colza qui poussent dans un champ encore en friche, en ce moment. Et que j'ai donc trouvé cette autre résistante, là:
A la place de ce qui était l'an dernier un champ de maïs (et l'année précédente certainement une plantation de colza), il y aura bientôt un lotissement. Cette fleur montre une tentative de résistance de la verdure sur le béton... (Et sur la vue aérienne qui fait la publicité du bidule, on voit ma voiture devant la maison qui j'ai occupée jusqu'en mars.)
Ca y est, dimanche, le beau temps étant de la partie, j'ai laissé Gribouille s'aventurer à l'extérieur.
Il est resté très prudent, dépassant à peine les marches qui mènent au jardin, pour commencer. Il a même passé un certain temps sur le rebord de la fenêtre qu'on voit sur la droite de la photo. Si elle n'offre pas une vue fantastique, elle avait le mérite d'être au soleil.
Et puis, ayant bien observé les alentours, le lendemain, il a demandé à ressortir dès que je suis rentrée du travail, et cette fois, il a quitté le jardin. En passant par le portillon (ouvert par le vent) qui donne sur une impasse. Et il s'est dirigé vers le site de l'institution voisine, dont j'avais prédit qu'il serait un chouette endroit pour se balader. Je ne sais pas s'il est effectiveemnt allé jusque là, mais en tout cas, je préfère qu'il parte dans cette direction, puisque, de l'autre côté, c'est la rue.
Ce soir, Gribouille a encore fait un petit tour à l'extérieur. Mais comme il a encore des choses à découvrir à l'intérieur, et qu'il est tout de même un peu froussard, il ne réclame pas trop de pouvoir poursuivre l'exploration du jardin. Tant mieux pour les oiseaux, qui ont l'air de fréquenter volontiers les lieux.
C'est ma couleur préférée, le bleu, sous toutes ses nuances...
Et on le trouve partout:
Dans le bleu du ciel, au dessus du lycée, lundi, quand j'ai fait l'aller et le retour entre les deux établissements à pied (deux fois 45 minutes, ça descend et ça remonte) pour profiter du beau temps et économiser le carburant.
Le bleu est aussi la couleur de la porte de la nouvelle chambre du P'tit Mousse.
Et mercredi, cela ne faisait aucun doute, il avait déjà largement investi les lieux.
Dire qu'il m'avait fallu plus de deux heures pour mettre son bazard dans les cartons...
A sa décharge, son étagère est trop haute pour cette chambre (très mansardée), et il a donc peu d'espace pour ranger ses affaires.
En fin de semaine, j'ai fait des aller-retours vers les bacs de tri et la déchèterie, et je suis tombée sur cette boîte, qui fut bleue et bien jolie (toutefois, je me demande si le couvercle va bien avec le fond).
Et puis, j'ai essayé de me promener un peu, pour ne pas rester sur cette impression de poussière accumulée dans l'ancienne maison. Et je me suis souvenue que, pour "couleur", j'avais pensé à celles du balisage des sentiers de randonnée.
Le bleu, c'est la couleur des petites boucles. Celle-ci se marche en plus ou moins une heure, selon la vitesse adoptée et la boue dans certains passages.
Il ne faut pas oublier d'admirer les myositis, sur bord du chemin.
C'est la saison, j'ai en même trouvé (un pied!) dans mon jardin.
Et puis, si je n'avais rien trouvé de mieux, je vous aurais montré juste ce gobelet:
C'est l'unique rescapé d'un lot de six. Les cinq autres ont été oubliés (par moi) dans une auberge de jeunesse autrichienne lorsque nous avons fait le tour du Lac de Constance à vélo, il y a des années. Lui était resté bien sagement à la maison. parce qu'il est bleu, et que c'est ma couleur préférée. J'aurais donc eu tendance à le prendre pour boire, alors qu'en itinérance, ma couleur, c'était le violet / mauve, le bleu étant pour quelqu'un d'autre.
(Chacun sa couleur, ça évite de partager les microbes quand on n'a pas eu le temps ou l'ocasion de faire la vaisselle.)
Pour Monsieur Ouille, le déménagement a été une rude épreuve. (Pour moi aussi, mais j'ai envie de parler du chat, aujourd'hui. Parce que j'aime bien raconter les choses du point de vue des chats, et que la dernière fois, c'était là.)
Pour le moment, Gribouille n'a pas testé le jardin, mais il a fait le tour de la maison, des coins et des recoins, du sol au plafond.
(Le dessus des placards de la cuisine n'avait manifestement pas été nettoyé.)
Et donc, il y a des choses qu'il aime, comme l'escalier, qui n'a pas de rambarde pleine, mais des barreaux, et ça, c'est quand même drôlement chouette pour jouer.
Le chat a aussi très vite retrouvé sa chambre:
Au début, c'était une blague, dans l'ancienne maison, cette histoire de chambre. Gribouille avait élu domicile dans la pièce que le Pirate a quelques fois occupée. Le lit, sous lequel il jouait à Forboillare, était aussi un bon endroit pour faire la sieste. Ce lit est maintenant dans le salon / chambre d'ami, et c'est là que mon chat passe le plus clair de son temps. Et comme il semble y dormir aussi la nuit, je devrais pouvoir fermer la porte de ma chambre...
Ce qui lui plaît manifestement moins, c'est que la porte d'entrée donne directement sur la rue (et dans la rue, il y a des voitures). Je ne peux pas lui donner tort sur ce point. Il n'a pas encore découvert qu'on pouvait aussi sortir par l'arrière, sur le jardin. J'attends encore un peu, ce nouveau logement étant trop près de l'ancien: je ne voudrais pas qu'il retourne, par erreur, là où je n'habite plus.
Pas de chance pour Gribouille, j'ai aussi changé ses croquettes. Et celles-là ne lui plaisent pas, confirmant l'observation que j'avais déjà faite qu'en achetant de la nourriture pour chats pas chère, on fait vraiment des économies: on paie moins, et elles durent plus longtemps...
Entre les cartons à faire ou à défaire, le tri et le ménage (à peine commencé), j'ai eu bien peu de temps pour penser au défi de la semaine. Et puis, accessoirement, je suis allée travailler, aussi.
Bref, je me suis souvenue que, pendant les vacances de février, nous étions allés visiter le jardin botanique de la sous-préfecture; et que nous avions profité de l'ouvertue des serres, en période de congés scolaires, pour y faire un tour.
Il faisait déjà beau à l'extérieur, mais encore plus chaud à l'intérieur, où un lézard prenait un bain de soleil:
(Le voyez-vous?)
(En dehors du lézard, nous avons découvert des plantes plus ou moins originales, et cette visite fut vraiment très intéressante. Si tous les conservatoires botaniques sont aussi pleins de bonnes surprises, je recommande - chaudement - de les visiter.)
Le 21 juin dernier, en allant chercher mon pain, je suis tombée nez à nez avec le bagad en grande tenue (enfin presque, il y a un sac de cornemuse qui n'est pas couvert).
Peu de temps après, j'ai lu dans le bulletin communal d'informations que ce même bagad se préparait, "en toute discrétion", à défiler à New-York pour la Saint Patrick.
C'est aujourd'hui, la Saint-Patrick...
(Et ce billet est programmé depuis le mois de juin, c'est bien pratique.)
Prof d'allemand et maman d'un Pirate et d'un Numérobis majeurs et vaccinés, ainsi que d'un P'tit Mousse de 15 ans. Et n'oublions pas Monsieur Gribouille le chat!