De qui se moque-t-on?

 (3 février)

Je passe beaucoup trop de temps à regarder les annonces du Bonqwoin alors que je n'ai rien à acheter. Je développe une sorte d'addiction, et je découvre des tas de trucs, hormis les néologismes orthographiques.

Par exemple, certaines personnes estiment qu'elles peuvent demander un prix exorbitant pour leurs objets. 500 euros (prix en baisse, ce n'est donc pas une faute de frappe) pour une table de nuit, même prétendûment "art déco", qui ressemble à celle que j'ai payée 20 fois moins chez Emma Hus, c'est sans doute un peu exagéré. Même si ce chevet est en (bien) meilleur état et plus joliment sculpté que le mien. Pas étonnant que ce meuble ne se vende pas!

Dans la catégorie des gens qui dépassent les bornes, il y a aussi cette dame (?) qui vend une veste de pluie Heptathlon à 49 euros. J'ai la même, je sais qu'elle vaut à peu près ce prix, neuve. J'ai été vérifier sur le site de la marque, elle vaut 53 euros. La vendeuse n'a pas l'air au courant que pour trouver un acheteur (ou plus vraisemblablement une acheteuse), il faut que le prix soit significativement plus bas qu'en magasin.

Et puis il y a les malin·es qui se disent qu'ils ou elles vont demander à une AI de générer une photo de l'article en contexte. Et là, je n'ai pas pu m'empêcher de rire en voyant cette illustration pour vendre une robe:

Je ne sais pas pourquoi le visage est flouté. Peut-être pour faire plus vrai? Peut-être que la dame a donné une photo d'elle, au départ? Mais dans quel monde est-ce qu'une soucoupe reste sous la tasse quand on prend cette dernière en main?
 

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Photo des blogopotes: origami

 (1er février 2026)

Quand j'ai vu cet intitulé, j'ai d'abord pensé que ça allait être compliqué. Certes, à une époque, j'ai su réaliser une grue en pliant du papier, mais j'ai oublié depuis comment on fait. En février 2016 (vous pouvez chercher dans les archives), j'ai emmené le P'tit Mousse pratiquer l'art japonais du pliage à la médiathèque, et nous avions fait un casque de samouraï chacun; mais depuis lors, ils ont disparu.

Et puis, je me suis souvenue qu'il a toujours des élèves qui offrent à leur professeur (de français ou de philosophie) des pliages représentant un animal ou une fleur, et que ces cadeaux restent souvent dans les salles de classe. Et, bingo! je suis en mesure de vous proposer ces charmantes perruches (ou sont-ce des perroquets?) aux couleurs des feuilles de brouillon:

Comme quoi, cela à parfois du bon de passer d'une salle à une autre au cours de la semaine.

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Définitions

 (29 janvier)

Puisque la question en taraude plus d'une, voici la réponse: un engrenage est un dispositif de transmission, qui contient plusieurs pièces, souvent circulaires, et parfois dentées. Un rouage est la pièce d'un mécanisme (d'horlogerie), et peut par conséquent être une partie d'engrenage.

J'ai donc bien photographié un rouage.

Et pendant ce temps, le chat profite de l'absence des enfants pour tester les lits (pas faits):

Chez le P'tit Mousse, ça sent encore l'adolescent, et la couette est bien chaude.

Mais il semblerait que ce soit plus confortable dans la chambre que le Pirate occupe si rarement:


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Photo des blogopotes: rouages

 (25 janvier)

Alors, j'avoue que je n'ai pas cherché la différence entre rouage et engrenage avant de vous proposer cette photo:

Cette roue dentelée provient du mécanisme de ma montre, celle qui se remonte toute seule et que j'ai déjà fait réparer deux fois...

Et je n'ai pas mieux, aujourd'hui.
 

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Tête en l'air

 (23 janvier)

Nous avons, au lycée, une collègue qu'on décrivait il y a quelques années comme "un peu perchée". Aujourd'hui, on dit carrément qu'elle est folle. En tout cas, une chose est certaine, elle ne comprend rien.

Dernier exemple en date: un collègue envoie un message pour annoncer une sortie avec un groupe de spécialité. Son intention est juste de prévenir de l'absence de certains élèves. Aucune demande pour trouver des accompagnateur·rices. Et la collègue de répondre "aucun problème, si mes élèves sont d'accord pour déplacer le cours, tu peux compter sur moi".

Déjà, elle n'a pas compris le sens du message. Ensuite, elle se fourre le doigt dans l'oeil jusqu'au coude en pensant que l'administration va l'autoriser à déplacer deux heures de cours pour aller au cinéma avec des élèves qu'elle ne connaît pas.

Et c'est comme ça tout le temps. Elle répond à côté de la plaque, ou elle envoie des messages à demi-compréhensibles à des gens qui, de guerre lasse, ne lui répondent plus. Elle-même prétend avoir donné une réponse à une question urgente alors que ce n'est pas encore fait (ce jour-là, la collègue qui attendait une réponse l'a eue par mail environ dix minutes après s'être fait dire "mais si, je viens de t'envoyer un message" par la collègue perchée).

Evidemment, avec les élèves ça ne peut pas être mieux. C'est elle dont j'avais déjà parlé une fois, me semble-t-il, et qui avait donné un sujet sans le relire, avec des questions portant sur des graphiques absents des annexes. Mais jamais elle n'aurait admis avoir fait une erreur. 

Elle s'immisce dans les conversations à grand renforts de "non mais vous vous rendez compte?", monopolise la parole pour dire tout et son contraire. On ne peut pas suivre le fil de sa pensée, il n'y en a d'ailleurs peut-être pas. Alors la plupart des collègues ne lui répondent plus et font leur possible pour l'éviter, et les échanges sont réduits au strict minimum.

C'est un peu triste, comme situation. L'autre jour, j'ai mangé dans la même pièce qu'elle, mais sans un mot dans un sens ni dans l'autre (elle a fini par comprendre que je faisais partie des gens qui n'aiment pas sa conversation). Si la mise à l'écart est une forme de harcèlement, alors on peut dire que cette collègue est harcelée. Mais elle est insupportable, et ne s'en rend pas compte.

 Moi, j'ai un peu plus les pieds sur terre. Et les yeux souvent au sol: en dehors des élastiques à cheveux, la chose que je ramasse le plus, ce sont les chiffonettes pour lunettes.

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Pluviôse, ventôse, morose

 (21 janvier; et dire que j'ai pensé à mon titre sans songer à la date...)

Dans le calendrier révolutionnaire, les mois d'hiver s'appellent nivôse, pluviôse et ventôse. Pas de neige en décembre par chez moi, et plutôt ceci, lundi matin:

(Brumaire est un mois d'automne)

Alors, oui, c'est très joli, poétique, et tout ce que vous voulez. J'avais même publié, je crois, une photo de brouillard pour illustrer "cocon". Mais cet arbre est situé à peu près en face de la partie centrale du lycée, et j'ai pris la photo à dix heures du matin. De là, il était impossible de voir l'une où l'autre extrémité de l'établissement. Alors, vous pouvez imaginer le départ, de nuit, pour arriver en cours à 8 heures. Entre les bords de route invisibles dans la purée de poix et le marquage au sol défaillant, une collègue m'a expliqué qu'elle avait dû faire deux fois le tour d'un des ronds-points pour trouver la sortie. Et les élèves habillés en noir sous l'éclairage insuffisant des rues ne se rendent pas bien compte qu'ils risquent leur vie en traversant...

Bref, hier matin, pour le début de pluviôse, la météo était raccord:

(24 heures plus tard)

Il tombe des trombes d'eau, et tant qu'à faire il vente, aussi. La voiture tangait un peu dans les rafales dès hier matin, et je suis bien contente de ne pas devoir aller jusqu'à la préfecture aujourd'hui (où les commerçants ont été priés de se préparer à un débordement du Steïr et de l'Odet). D'autant que j'ai fort mal dormi.


 

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Photo des blogopotes: Patience

 (18 janvier)

Anne nous propose aujourd'hui d'illustrer la patience.

Il y a pratiquement un quart de siècle, mais tout de même au troisième millénaire, j'ai fait une mauvaise chute. Marchant trop vite sur une plaque de gadoue, j'ai continué à avancer alors que le pied s'engluait en torsion, et je me suis fait une splendide "fracture spiroïde de la métaphyse tibiale inférieure gauche". En gros, je suis cassé la cheville, tibia et péroné. Et le chirurgien, dont le nom s'écrivait "PDG", en abrégé, dans le service, m'a annoncé trois mois sans avoir le droit de poser le pied par terre.

Cette paire de béquilles, qui prend aujourd'hui la poussière, est donc devenue mon alliée pendant plus de quatre mois. Parce que, évidemment, je n'ai pas eu le droit de reposer intégralement le pied tout de suite (seulement 20 kg, pour commencer); et parce que, même quand j'ai eu le droit de marcher, il a fallu réapprendre à le faire. Je me souviens de boiter devant le kiné qui m'expliquait qu'il fallait rééquilibrer le bassin...

A cette époque, j'ai donc dû faire preuve de pas mal de patience, et je me suis répété, comme des mantras, tous les dictons qui allaient en ce sens; dont beaucoup, il faut le reconnaître, viennent des fables de La Fontaine:
Patience et longueur de temps font mieux que force ni que rage.
Tout vient à point à qui sait attendre.
Rien ne sert de courir, il faut partir à point.
Chi va piano, va sano...

(Fun fact: le jour de la naissance du Pirate, j'ai croisé "PDG" dans l'ascenceur qui m'emmenait au service de la maternité, où cet enfant ne s'est pas vraiment fait attendre.) 

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