L'urticaire des blogopotes
(9 août)
Il y a des gens à qui tout un tas de choses donne de l'urticaire. C'est une expression que je n'emploie pas, et mon problème de peau qui gratte, c'est plutôt l'eczéma (mot à l'orthographe un peu plus alambiquée).
Je vais donc revenir à l'étymologie du nom, qui est bien sûr l'appellation latine de cette plante urticante par excellence:
Il ne fait pas bon croiser l'ortie au bord du chemin, quand on se promène nus-pieds ou en short. Mais si on arrive à la cueillir sans se piquer, elle peut donner un goût agréable à une quiche, une purée ou une soupe. Un producteur local de fromage en met dans une tome, et c'est excellent!
Libellés : brève(s)
Tourisme local
(5 août 2026)
Cette année, pour des raisons diverses dans lesquelles la paresse a également son rôle, je ne profite pas des grandes vacances pour partir. Mais, dans la mesure où la Bretagne est une région touristique, je n'ai pas très loin à aller pour me sentir en congé.
Depuis le temps que je vais me baigner (ou juste faire la crêpe) à la plage de Sainte-Anne-la-Palud, je n'avais pas encore fait la randonnée dite de la baie, qui passe justement par là. En théorie, le point de départ est au parking du monument à Jean-Marie Le Bris (il paraît qu'il faut dire "Le Brise"), mais j'ai choisi de démarrer à l'aire de stationnement que je connais le mieux, c'est-à-dire celle de la plage.
De ce fait, j'ai commencé par chercher mon chemin dans les dunes. Je dois dire que, une fois quitté le parking et jusqu'à la chapelle, il n'y a plus de balisage, et c'est le bon sens qui recommande de suivre la trace la plus large au milieu des
nids de poule terriers de lapins.
Mais la vue sur la baie de Douarnenez est déjà splendide, et on finit par arriver à la fameuse église.
J'en ai fait le tour, et j'aurais bien pris une photo de l'arche d'entrée de l'enclos (incomplet) si des jeunes gens du voyage n'avaient pas été en train de jouer aux boules précisément sous ce portique.
La fontaine (indissociable des chapelles bretonnes situées en dehors des bourgs) se trouve de l'autre côté de la route; et elle n'est pas tarie, malgré la sécheresse.
Ce qui manque, toutefois, c'est un balisage clair. Pas la moindre marque jaune en vue. Heureusement, la direction de la mer est facile à trouver.
Mais à peine la plage atteinte, il faut tout suite monter. Histoire de constater que certaines maisons jouissent vraiment d'une belle vue.
A dire vrai, à marée basse, il y a un raccourci qui évite de peiner dans la côte avant d'arriver au point de départ officiel et au monument au pionnier local de l'aviation (marin aguerri,dit l'inscription bilingue).
Par grande marée, la mer doit monter jusqu'au pied du banc, ou presque. Mais j'y étais à marée basse, et il y avait surtout des algues vertes (la météo leur est propice).
J'ai encore galéré à trouver le sentier, qui chemine le long d'une petite route de campagne. En vérité j'ai même dû prendre un itinéraire alternatif avant de rejoindre le tracé officiel, et j'ai dû faire demi-tour parce que j'avais raté une bifurcation, qui menait a un charmant petit tunnel de verdure.
Il faut dire que j'étais quelque peu distraite par ce qui se passait dans le ciel, et, pour mon plus grand bonheur, justement de l'autre côté du tunnel.
Voyez-vous cette voile?
Il y avait manifestement un baptême de parapente, dans un champ en lisière de falaise.
Et franchement, ces voiles au premier plan devant la ville de Douarnenez (qu'on devine sur la côte), c'était magnifique.
Mais il a bien fallu les quitter, parce que je devais prendre le sentier des douaniers vers le nord pour retourner à mon point de départ.
L'océan à gauche (pas tout-à-fait à perte de vue: c'est une baie très fermée!), la bruyère, le chèvrefeuille et le reste à doite, le soleil et à peine quelques nuages, vraiment, c'est une balade très agréable.
Et j'ai fini par apercevoir de nouveau la plage de Sainte-Anne. Ce qui est le dernier tronçon du parcours officiel est assez accidenté, avec des rochers dans lesquels on pourrait facilement se casser la figure et franchement, j'étais bien contente de ne pas avoir déjà toute la randonnée dans les pattes pour les franchir.
De retour au monument à Jean-Marie Le Bris, j'avais les pieds biens sales (merci la crème solaire qui a attiré et collé la poussière).
J'ai donc rallongé (encore) un peu le trajet pour longer la plage les pieds dans l'eau. Et vous savez quoi? Ça n'a même pas suffit à me décrasser.
Bref, j'ai dû faire 13 km au lieu des 11,5 prévus, et je n'avais plus trop le temps de lézarder, mais je suis bien contente de ma promenade.
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Le manitou des blogopotes
(2 août)
A ce sujet quelque peu déconcertant, et après avoir fait le tour des chantiers du coin, je suis en mesure de répondre par une pirouette:
Celui-là est posté à côté de la médiathèque en reconstruction.
Je ne sais pas si le dépositaire de la marque, à l'instar de celui d'une célèbre enseigne de location (de tout), a pensé à une graphie amusante pour "manie tout", mais j'avoue avoir exploré cette piste pour un plan B sur le sujet du jour.
Encore un peu de douceur
(31 juillet)
L'été, c'est la saison des confitures. De mûres, en particulier. Je m'étais donc mise en quête de ces petites baies gratuites, mais il semblerait que j'aie été un peu impatiente: les mûres ne le sont pas. J'en ai ramené juste assez (100 g tout pile) pour les mettre dans un gâteau.
Aujourd'hui, donc, recette de quatre-quart détourné (ou sublimé, c'est selon les goûts).
Je rappelle que le principe du quatre quart, c'est d'utiliser la même quantité d'oeuf, de sucre, de farine et de beurre (la personne qui avait envoyé la question posée aux jeunes dans l'émission du jeu d'Emile Euros rediffusée mercredi dernier a dû être un peu agacée que cette histoire de proportions disparaisse de la réponse acceptée. Evidemment que, dans un gâteau, il y a essentiellement ces quatre ingrédients!)
Moi, je complique un peu les fractions. J'ai mis:
- 80 g de farine de seigle
- 160 g de farine de blé
- 100 g de sucre blanc
- 80g de sucre muscovado
- 4 oeufs
- 240 g de beurre
et mes 100 g de mûres
J'ai commencé par mettre le beurre dans une casserole pour le faire fondre, doucement.
Pendant ce temps, j'ai mélangé les farines et les sucres, et puis j'ai cassé les oeufs dans le saladier.
J'ai retiré le beurre du feu et allumé le four (180°).
J'ai touillé un peu les oeufs dans le mélange sucre-farine.
J'ai versé doucement le beurre et mélangé jusqu'à obtenir une pâte homogène, dans laquelle j'ai ajouté les mûres avant de bien touiller de nouveau.
Le tout est allé dans un moule beurré, puis au four pour une quarantaine de minutes (peut-être plus, peut-être moins, en réalité je n'ai pas regardé, j'ai fait au "nez" et à la fameuse lame de couteau qui ressort propre et sèche).
Et voilà, un dessert ou un goûter de saison pas trop sucré!
Libellés : cuisine
Pour changer des chatons...
(28 juillet)
Parce qu'ils n'y a pas que les chatons qui sont mignons, aujourd'hui, c'est câlin de carottes (bio).
Libellés : brève(s), humeur
Le thème des blogopotes: brutal
(26 juillet 2026)
Brutal... voilà un adjectif avec lequel j'ai un peu de mal. Parce qu'il faut le distinguer de violent, et que, de toute façon, ni l'un ni l'autre ne me donnent envie de les illustrer, en ce moment. Il y a suffisamment de violence dans l'actualité comme ça.
Bref, je me suis souvenue que "brutal" (prononcé "broutaaal") était une exclamation plusieurs fois entendue lorsque ma sœur et moi avions été rencontrer nos correspondants roumains, en 1990 ou 91. Ils trouvaient par exemple la descente un peu raide d'un chemin de randonnée "brutal". De ce séjour, il ne me reste pas grand souvenir, si ce n'est que nous avions goûté le lait encore tiède de la vache familiale. Je ne sais même plus si j'avais apprécié ou pas. Et bien sûr, les quelques photos, en tirage papier, qui existent, sont perdues quelques part dans un carton.
Il a donc fallu trouver autre chose:
Le coup d'accélérateur donné par la conductrice a dû être brutal, pour défoncer ainsi le muret. A-t-elle confondu frein et accélérateur en se garant, ou bien a-t-elle cru avoir enclenché la marche arrière pour repartir? En tout cas, elle a fait appel à un dépanneur pour désencastrer son véhicule (et c'est comme ça que je sais que c'est une femme la responsable de ces dégâts, la dépanneuse sur le parking ayant attiré mon attention).
(Pour ne pas être brutale avec Monsieur Ouille,
j'écris ce message depuis mon téléphone.)
Libellés : humeur
Des nouvelles de ma carte grise
(21 juillet 2026)
Ah, les vacances, avoir enfin du temps pour soi pour les démarches administratives!
Ce matin, je me suis collée à la déclaration de ma nouvelle adresse aux différentes organisations auxquelles je donne généreusement. Et j'ai constaté que je devais perdre la mémoire, parce qu'en me connectant sur certains sites, l'adresse était déjà correcte, alors que je ne me souviens absolument pas avoir signalé le changement. Peut-être à une ou deux solicitations téléphoniques, mais certainement pas à tous les organismes qui ont les bonnes coordonnées (je le sais, j'ai noté chaque signalement).
Enfin, toutes les données de ces sites ne sont pas exactes non plus. Ainsi l'un d'eux indique: 23/02/0029 comme date de naissance. Un seul de ces nombres est exact. Et vous vous en doutez, ce n'est pas le dernier (ça, ce serait plutôt un numéro de département, non?). Je montrerai ça à mes enfants, la prochaine fois qu'ils me traitent de vieille.
Je me suis aussi lancée dans des démarches auprès de mon assurance maladie et de ma mutuelle, à propos du P'tit Mousse et de son ex appareil dentaire. Et de sa couverture par la mutuelle désormais obligatoire des professeurs. J'avoue que l'expérience d'Anne me fait avancer plutôt à reculons, sur ce dossier. Déjà, je ne comprends plus à qui ni où ni comment envoyer la demande d'entente préalable. Ensuite, Âme et Lie me dit que le P'tit Mousse n'a pas de complémentaire santé (alors qu'il a eu deux contrats de mutuelle, et puis qu'il a été radié d'un - évidemment celui qui était connu de la Sécu, je suppose...). C'est le bazar, comme disait ma nièce.
Il y a en revanche un dossier sur lequel je dois faire un mea culpa, et c'est celui du certificat d'immatriculation de mon véhicule. Car, si les choses ont traîné, ce n'est pas tout à fait la faute de l'administration. Je n'avais pas compris que c'était à moi d'aller consulter régulièrement le site pour voir s'il y avait du nouveau, et il y a donc eu un délai assez long avant que je pense à fournir les pièces complémentaires, puis de nouveau un temps avant que je voie qu'il fallait payer (bon, là, c'est eux qui ont déraillé pendant quelques jours), mais ensuite il n'a pas fallu une semaine pour que je reçoive enfin la carte grise à mon nom.
Avec tout de même une bizarrerie:
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| (En haut: la carte toute neuve; sous le pli: le dos de l'ancienne carte) |
La date du prochain contrôle technique indiquée ne correspond à aucun renseignement fourni par moi (et elle est inexacte). L'ancien certificat portait une date en 2022. Cette visite a été faite, et a permis de coller le petit papillon qu'on peut voir sur le bas de la photo, rayé parce que j'ai bien fait un contrôle en 2024, et j'ai fourni ce rapport à l'administration pour obtenir ma nouvelle carte grise. Cela n'a pas grande importance, puisque les deux certificats sont en ma possession pour prouver ma bonne foi, et que, de toute façon, la voiture va repasser au contrôle d'ici la fin de l'été. Mais je me demande toute de même comment il se fait que cette date (caduque) soit restée dans la mémoire du dossier de la voiture.
Libellés : enfants, humeur, service public