Ça chauffe (ou pas)

 (2 octobre 2026)

Alors oui, les élèves manifestent et bloquent les lycées de la Préfecture. Il paraît que certains établissements privés sont même fermés, aujourd'hui. Ce qui n'a pas empêché une manifestation juste devant le plus gros d'entre eux, puisque l'arrêt de bus est hors service.

En ce qui me concerne, j'étais mercredi dans un établissement où tout se passait bien, tandis qu'un autre était bloqué. Et jeudi, j'ai fait cours normalement dans ce deuxième lycée, alors que le blocus était complet dans l'autre. Jusqu'à ce jour, donc, je n'avais rien vu, mise à part la photo enfumée de l'accès au lycée de Numérobis, à la sous-préfecture.

Mais les élèves avaient annoncé un nouveau blocage pour ce matin, et, de fait, il a fallu négocier un petit chouia (mais nettement moins que des collègues arrivé·es un peu plus tard) pour rentrer. Et une fois à l'intérieur, en dehors de deux élèves présent·es à 8 heures, je n'ai vu que des adultes.

Les élèves tenaient le portail dans une ambiance musicale assez bon enfant, et laissaient tout de même passer les livraisons. On a essayé de les convaincre de rentrer, par roulement, manger à la cantine, afin d'éviter un monstrueux gaspillage alimentaire. Mais certains avaient prévu du ravitaillement (du vrai bon pain, entre autres).

Pendant ce temps, ça chauffait, paraît-il, devant le lycée du bas de la côte. Et du côté du P'tit Mousse, les cours avaient lieu normalement (c'est en sortant qu'il a vu les dégâts, et à l'heure actuelle, il cherche où prendre un bus pour rentrer).

Affaire à suivre, puisqu'il paraît que certains ambitionnent de faire durer le mouvement jusqu'aux vacances (mais attention, la semaine prochaine, il pourrait pleuvoir, et ce sera nettement moins rigolo de rester dehors à ne rien faire).
 

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Une ville pour les blogopotes

 (27 septembre)

Comme j'ai un peu la flemme de chercher une vue de Lyon depuis la cathédrale, et que je ne suis pas encore montée dans les tours de Saint-Corentin, je vous propose cette vue de la Préfecture depuis l'un des lycées où j'exerce :


Parce qu'une ville, c'est aussi des toits moches...

(Sans toits, vous pourriez également retrouver ici une vue panoramique de Pompéi, que j'ai visitée avec les enfants en août 2024.)

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Une étude un peu sadique

(25 septembre)

Je scrolle, je scrolle, et je tombe sur ça:

Méfiez-vous des survivants...
Pas sûre que ce soit la bonne manière de formuler les choses. Le problème, ce n'est pas les survivants, mais ce qu'on leur fait dire; ou plus exactement, la manière dont on interprète les statistiques les concernant.

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Les aventuriers du lavabo

 (22 septembre 2026)

La semaine dernière, de manière tout à fait subite et d'autant plus inattendue que je venais de passer un furet pour retirer les cheveux de l'écoulement, le lavabo du bas s'est bouché. Au moment de me rincer les dents, j'ai constaté que l'eau ne s'écoulait plus qu'au compte-goutte. Quand le P'tit Mousse est rentré, je lui ai signalé la chose, et j'ai remonté les brosses à dent au premier (où il y a un lave-main, dans les toilettes).

Et puis, le mercredi, nous avons entrepris le débouchage. Car oui, mon fils est venu voir s'il pouvait m'aider. J'avais prévu un miroir pour voir un peu mieux ce qui se passait entre la colonne et le mur, mais ce qui était le plus gênant, ce n'était pas l'absence de visibilité, mais bien la difficulté d'accès à l'écrou de serrage en sortie de siphon. Nous n'avions pas de prise, et ni lui, ni moi n'avons réussi à dévisser le bidule.

En revanche, le P'tit Mousse a regardé au-dessus s'il voyait quelque chose. Et comme il a vu une espèce de feuillet métallique, nous avons dévissé la bonde (l'occasion pour lui d'apprendre un nouveau mot) et découvert... une étiquette de fond de teint. La chose ne peut pas venir de moi. Elle ne pouvait être tenue responsable du blocage. Mais je me demande bien comment une étiquette peut se retrouver dans un écoulement de vasque. 

Le lavabo était donc condamné au moins jusqu'à ce que j'aie fini de gratter les joints qui retenaient la colonne. Et en attendant, il fallait trouver un moyen pour que Monsieur Ouille puisse boire. Car cette bête ne boit (pratiquement) plus qu'au robinet du lavabo. J'ai donc commencé par mettre le verre à dents sous ledit robinet pour récupérer l'eau et la vider ailleurs. Mais c'était insuffisant, et j'ai fini par mettre le bol dans le lequel je mangeais, quand j'étais bébé, chez mes grands-parents.

Et Gribouille a commencé à boire l'eau dans le bol, abandonnant celle qui coulait du robinet. J'ai donc fermé ce dernier. Et je me suis dit qu'il faudrait continuer à faire comme ça, parce que, sans rire, il doit bien y avoir un litre d'eau qui coule pendant que Monsieur boit. Quel gâchi!

(Oui, je sais, il existe des fontaines à eau pour les animaux. J'en ai acheté une. Monsieur Ouille, dès qu'il n'est pas satisfait du débit, joue au plombier et la démonte, renversant l'eau. Donc, pour ce genre de dispositif, il faut que j'en trouve un qui ferme de manière sécurisée.)

Bref, vendredi après-midi, je me suis remise au décollage de joint, et j'ai fini par pouvoir retirer la colonne. Et là, l'écrou récalcitrant a moins fait le malin, je l'ai dévissé en un tour de main. J'avais bien sûr placé un seau sous le siphon (chose impossible avec une colonne en place), et quand j'ai retiré ce dernier, une eau très grise a coulé dans mon baquet. J'ai rincé le siphon (c'est un modèle qui doit être assez ancien, le fond ne se démonte pas) et constaté que c'était probablement un amalgame de poils (🐱) et de savon qui était responsable du problème.

Et quand le P'tit Mousse est revenu du lycée, la colonne était de nouveau en place et le lavabo opérationnel.
 

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La fragilité des blogopotes

 (20 septembre)

Bon, fragilité, ce n'est pas tout à fait la même chose que fragile; l'un étant un nom, et l'autre un adjectif. Mais c'est tout de même fort proche.

Je vais vous raconter l'histoire de ce pot, trouvé avec une dizaine d'autres dans un vide-maison. La matière m'est inconnue, mais elle rentre incontestablement dans la catégorie "cassable", alors j'avais fait bien attention en les rapportant à la maison. L'idée était de m'en servir comme récipients de stockage pour du thé en vrac ou des herbes du jardin. Arrivée chez moi, je me suis dit que pour les nettoyer, j'allais verser dedans de l'eau très chaude. Et clac!

Il y avait manifestement une fragilité dans ce pot, dont le fond s'est détaché de manière assez nette, me laissant deux morceaux: un cul et un fût fendu (notez l'assonance).
 

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Le vrai peut quelquefois n'être pas vraisemblable

 (17 septembre)

Heureusement, quand je n'ai pas d'inspiration, la salle des profs et ses anecdotes viennent à mon secours.

Aujourd'hui, une collègue de français est arrivée en soupirant devant la bêtise effarante de cet élève (de seconde professionnelle) qui lui a soutenu mordicus qu'on disait "une reproche, parce que ça se termine par un e".

Elle était trop estomaquée pour lui répondre "ah bon, et on dit 'une homme', aussi?".



Et puisqu'on est dans les bons mots, le P'tit Mousse, découvrant au goûter à quel point l'image sur un paquet de gâteaux peut être trompeuse:
"Ah ben il y en a qui n'ont pas beaucoup été à la plage, cet été!"

 

 

 

 

(Et sinon, le lavabo est complètement bouché, et le siphon trop compliqué à atteindre sans démonter cette cochonnerie de colonne; je gratte les joints et je vous raconterai - peut-être - la suite. C'est Gribouille qui est embêté, parce que ce lavabo est son abreuvoir.) 

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Un objet pour les blogopotes

 (13 septembre)

Le sujet du jour est "objet", ce qui mériterait une petite explication linguistique. Mais je ne suis pas sûre d'avoir une problématique et un plan convenable pour traiter ce thème avec des mots, donc je vais me contenter d'une suite de photos sans autre logique que: "objets vus cette semaine au lycée".


En commençant par ce dévidoir à bande adhésive, mais dépourvu du rouleau qui va bien. Objet disponible en salle des professeurs, et tout à fait symbolique de l'Education Nationale: il y a une bonne intention (la mise à disposition d'un outil) mais pas de moyens (où est le scotch?) et aucune confiance dans les utilisateur·rices (l'objet a été choisi pour son encombrement empêchant d'en faire discrètement un "emprunt définitif", et par ailleurs étiqueté pour dissuader tout·e voleur·se potentiel·e). On notera l'ironie (involontaire?) de l'étiquette apposée sur le carton de matériel.

Le deuxième objet est un câble, manifestement bien usagé, que le technicien qui l'a remplacé a oublié sur le bureau d'une salle de classe. Car tout n'est plus si pourri que ça au Royaume du Danemark et les "tours" des ordinateurs (en tout cas, de certains d'entre eux) ont été remplacées par du matériel un peu plus neuf. Bon, du coup, les vidéoprojecteurs n'étaient plus reliés aux PC, et il a fallu que je bricole un peu (dans trois salles, quand même!) pour arriver à montrer ce que je voulais aux élèves; mais je m'en suis sortie, après avoir retrouvé sur un bout de papier cette note fort utile: "windows P".

Et puisqu'on dit "jamais deux sans trois", voici un dernier objet, quelque peu insolite. Je ne sais pas trop qui a laissé là cette minerve de voyage. Je me demande combien de temps elle va rester sous le bureau. Le ou la collègue s'en sert-il·elle pour faire la sieste entre deux heures de cours?
 

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