Les enfants cuisinent

 (1er février)

Enfin, les enfants...

Il est 18h et des brouettes, je suis en train de peler des pommes de terres et des tompinambours pour faire une purée. Le P'tit Mousse traine dans la cuisine. Il cherche le cahier de recettes. Pour faire quoi? (J'ai plusieurs livres et fichiers de recettes, ce serait mieux de savoir ce qui l'intéresse pour qu'il cherche au bon endroit.) Un gâteau. Facile, le guide Choco addict est juste là, sur la petite table pliante. Il feuillette. Il veut une recette "sans pâte" (c'est-à-dire sans fond de tarte), parce qu'il faudrait attendre (laisser reposer la pâte).

Ah. Parce qu'il veut réaliser son gâteau maintenant? Ne pas brider cette envie de cuisiner, surtout. Ca va être difficile, je n'ai pas d'oeufs. Mais j'ai récemment emprunté un livre intitulé Je veux faire un gâteau mais je n'ai pas... à la médiathèque (Aurélie Thérond, éditions La Martinière), et j'ai copié ou photocopié un certain nombre de recettes. Les gâteaux sans oeufs sont à portée de main.

Le P'tit Mousse consulte, lit les différents processus, vérifie que nous avons le reste des ingrédients (la pâte de dates, non) et porte son choix sur des scones (nous n'avons pas de papier sulfurisé, mais j'ai des feuilles de silicone à mettre sur la plaque à pâtisserie, tout va bien). Il sort lui-même tout ce qu'il lui faut du placard, je lui donne un saladier et un bol pour le beurre ("tempéré", il faut expliquer) et il se met au travail. Oups, un peu trop de farine, je l'aide à rectifier. Il découvre la douceur de la farine sous les doigts en pétrissant. Je ne résiste pas, je commence à étaler la pâte et me fais gronder, alors je le laisser terminer pendant que je m'occupe de ma purée. Nous n'avons pas d'emporte-pièce rond, il ne veut pas d'un verre, les scones seront en étoile. Voilà, au four.

Et le P'tit Mousse range tous les ingrédients, met la vaisselle dans l'évier et nettoie même la table. Il surveille ses gâteaux et les sort lui-même du four.

Numérobis n'a même pas pu dire que ce n'était pas bon. Les scones sont peut-être juste un peu trop cuits, mais franchement, pour une première fois, c'est une réussite.

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On est - pas contents!

 (29 janvier)

Vous m'excuserez, je manque d'inspiration, et j'essaie de mobiliser celle qui me reste pour trouver un slogan percutant pour mardi. Parce qu'il faudrait arrêter de nous prendre pour des imbéciles. Comme dit mon Papa, plus le gouvernement fait de "pédagogie", plus il donne des arguments contre sa réforme. Et donc, il paraît que l'équilibre de 2030 a été calculé sur une hypothèse de non évolution du salaire des fonctionnaires. Le point d'indice, celui qui a été gelé en 2010 et à peine réévalué il y a deux ou trois ans, ne bénéficierait d'aucune augmentation d'ici 2030? On nous paie une misère (compte tenu de l'inflation) et on nous promet une retraite avec décote au bout?

(Sinon, dans le genre promotion gouvernementale ridicule, il y a celle pour la quatrième dose de vaccin, recommandée "dès 60 ans pour les femmes enceintes"; la personne qui lit le texte du spot radiophonique ne respecte pas la ponctuation [il y a une virgule, dans la version écrite], ou l'accentuation, mais en tout cas, le résultat est quelque peu surprenant.)

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Découverte

 (24 janvier 2023)

Vous le savez déjà, je fréquente assidument la médiathèque. En ce moment, c'est le grand prix littéraire BD du collèg; les élèves de 4ème et leurs parents, ainsi que les lecteurs de la médiathèque, sont invités à lire 15 albums de genres variés et à élire celui qui leur plaît le plus. Il y a un prix décerné par les enfants, et un par les adultes. Plus un prix pour les trois élèves qui lisent le plus vite tous les albums. Le P'tit Mousse est en quatrième. Il a emprunté des BD au CDI et à la médiathèque (chaque lecteur ne peut en prendre qu'une à la fois). Il a échangé des ouvrages avec ses camarades. Et il a profité de mes emprunts pour compléter ses lectures. Il a donc déjà tout lu, et est certainement sur le podium des lecteurs. Quant à moi, j'en suis à une dizaine d'albums, et je n'oublie pas d'exprimer mon point de vue sur la feuille prévue à cet effet à la médiathèque. J'ai juste un peu de mal à poursuivre mes lectures, parce que, comme chaque année, ce grand prix a un succès fou et il n'y a souvent plus un seul exemplaire disponible à la lecture...

Je vous parlerai donc aujourd'hui d'une autre découverte, faite également à la médiathèque. Ils ont un présentoir pour les nouvelles acquisitions (je suppose que cela n'a rien d'original) sur lequel j'ai aperçu ce livre:

C'est d'abord le titre qui m'a attirée, parce qu'il rappelle celui d'un film de Fritz Lang. Et puis, j'ai vu le nom de l'auteure. Et j'ai été piquée de curiosité. Cette fille était dans ma classe prépa! (Ou je devrais peut-être dire que j'ai eu l'honneur d'être dans la même classe?) A vrai dire, nous ne nous entendions guère; il ne serait pas faux de parler d'une forme de mépris réciproque. Aussi, vous pouvez me croire quand j'avoue que ce roman m'a vraiment emportée. J'ai aimé y retrouver l'atmosphère du métro parisien. J'ai apprécié le style, où l'on sent parfois l'influence de Zola, sur lequel mon ex-camarade a fait sa thèse. J'ai admiré la maîtrise de la langue (sauf une ou deux formes qui me chiffonnent, mais c'est la vipère en moi qui parle). J'ai attendu les nouveaux rebondissements avec impatience. En bref, j'ai dévoré ce roman, et je me demande si je ne vais pas chercher les autres, maintenant.


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Mais?

 (20 janvier)

(N'oublions pas de guillotiner le roi, demain.)

Cher·es ami·es, figurez-vous que pour arriver sur mon propre blog, je tape son nom dans la barre de recherche.

Et ce matin, je suis tombée sur ça:

On me promet des résultats esthétiques, mais je ne sais pas pour quoi faire. Et franchement, je ne vais pas cliquer sur le lien.

Sinon, hier, j'ai fait très fort: je suis allée accueillir les 9 élèves (sur trois heures de cours) qui ont bien voulu venir juqu'à moi au lycée. Et entre l'heure du matin et celles de l'après-midi, je suis allée à la manif, sous la pluie. C'était déjà impressionant de voir les gens qui convergeaient vers la place de la Résistance, et il y avait vraiment du monde. Des postiers (en veste à liseré jaune), des cheminots (avec banderole), des employés de chez Ty Piaque, Bon Duel, Bol au Rez, des gens en bottes et en cirés, des tas de parapluies, des bonnets mouillés, des enfants aussi... Au lycée, en revanche, très peu d'adultes et d'élèves. Je n'avais jamais vu si peu de places occupées sur le parking. Un succès à tous points de vue, donc (et là, on pourra dire que j'ai été payée à ne rien faire).


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Les rendez-vous de Numérobis

 (16 janvier)

Numérobis étant suivi pour son dos, il aurait dû voir sa spécialiste en décembre. Sauf que ce jour-là, il y avait une sortie scolaire à Paris. Dès l'annonce de la date du voyage, j'ai appelé pour faire décaler le rendez-vous. Nous étions en septembre, peut-être début octobre, il n'y avait pas de disponibilité avant février. (En revanche, la libération de notre créneau du 14 décembre a dû faire un·e heureux·se.) Aujourd'hui, ce rendez-vous approchant, je me suis dit qu'il fallait s'occuper de celui pour la radio de contrôle. J'y pense depuis quelques jours; j'avais même essayé d'obtenir une date sur internet, mais cela ne fonctionne pas, soit il n'y a aucune disponibilité, soit je ne peux pas prendre rendez-vous pour ce type d'examen sur le site (ben alors, pourquoi figure-t-il dans la liste?). J'ai donc appelé. Cinq minutes d'attente. Ils feraient mieux de revoir les possibilités de réservation sur internet... Bref, il va se faire photogaphier le rachis un mardi à 9heures. Pendant les vacances. Il va être ravi.

L'autre difficulté de Numérobis, c'est qu'il n'a plus de passeport. Le sien périme à la fin du mois. Or nous devrions aller au Canada cet été. J'ai donc, dès la rentrée aussi, cherché un créneau sur la toile pour faire renouveler le précieux sésame. Et je n'ai pas trouvé de rendez-vous avant la fin avril. S'il faut encore deux mois pour établir le document, nous devrions l'avoir tout juste pour le début des vacances d'été. Alors, quand j'ai entendu la semaine dernière à la radio une communicante gouvernementale vanter un nouveau service de l'ants qui permettrait d'obtenir une date à mois de 50 jours pour faire faire ses papiers d'identité, je me sui dit qu'il fallait aller voir. Et:


Encore une publicité mensongère...

Entre-temps, la situation se complique un peu, puisque, de côté du père, il y a une modification de l'adresse. La propagande régionale, au moment des élections, montrait une carte indiquant que toute notre commune était dotée de la fibre, ce qui était sans doute dans les tuyaux, mais n'est pas encore réaliste. Une des conditions pour avoir la fibre, c'est d'avoir un réseau de voirie tout bien numéroté. Quand j'ai rempli le formulaire de pré-demande du passeport de Numérobis, il habitait encore un lieu-dit. Adresse que le logiciel national refusait de reconnaître. Il me proposait le choix entre une impasse et un chemin (ou une route?). J'étais bien incapable de choisir; j'aurais eu tendance à dire "impasse", puisque c'est un cul-de-sac, mais je me serais trompée. Et surtout, j'étais bien incapable de donner un numéro. La maison a reçu son numéro la semaine dernière. Quand je vais faire demander un justificatif de domicile, je ne suis pas sûre que nous pourrons encore en avoir un qui corresponde à l'adresse renseignée en septembre. Pourtant, c'est la même maison. J'espère que la personne qui prendra la demande sera compréhensive.

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Traîtresse

 (11 janvier 2023)

Youpi!

D'après les annonces sur la réforme des retraites, j'ai gagné deux trimestres! Eh oui, j'ai pris (vous ne pouvez pas vous en souvenir, c'était avant l'ouverture de ce blog) six mois de congé parental pour que le Pirate ne soit pas séparé trop longtemps de son père, en attendant une mutation.
Six mois, ça fait donc deux trimestres.

Bon.

Mais à part ça, 23 (l'âge auquel je suis rentrée dans la fonction publique) + 43 (la nouvelle durée de cotisation), ça n'a jamais fait 64.

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Les bonnes surprises des vacances

 (9 janvier)

Notre séjour en région parisienne a aussi eu de bons côtés. Ne serait-ce que réunir les cousins pour des parties de Nine Tendo à 4...

J'avais réservé, pour le vendredi après-midi, une "visite immersive" de l'Opéra Garnier. Acueillis par des acteurs, mes enfants, ma nièce et moi avons formé un groupe pour résoudre des énigmes dans le bâtiment, dont il fallait observer certains détails. Les différents éléments étaient plus ou moins clairs, nous avons eu du mal avec certains morceaux et plus de facilité avec d'autres. Pour le dernier jeu, il nous restait à peine le temps, et il fallait trouver une équipe qui avait les éléments qui nous manquaient, afin de mettre nos connaissances en commun. Au final, notre dessin n'était pas tout à fait exact. Les deux plus vieux nous avaient lâchés pour explorer l'Opéra tous seuls, ils auront mieux vu le monument que les deux plus jeunes et moi (ah, ah, comment faire faire une visite culturelle à vos enfants de leur plein gré!), mais tout le monde a bien apprécié son après-midi.

Le dimanche après-midi, je me suis dirigée vers les animations de Noël proposées par la mairie, dans l'espoir de retrouver, dans les chalets du petit marché de Noël, le vendeur de pain d'épice alsacien qui m'avait ravie l'an dernier. Mais il n'était pas ou plus là (une partie des boutiques étaient fermées). Sur le chemin du retour, je me suis donc consolée en rentrant dans une petite surface orientale, manifestement tenue par des Turcs. Il y avait une bonne dizaine de thés différents dans des emballages de 1kg, en vrac, toutes sortes de fruits et légumes et de semoules, quelques pâtisseries... Curieusement, j'y ai vu aussi de la farine de blé noir. Et surtout, ces Turcs ont des accointances avec l'Allemagne, ce qui m'a permis de faire le plein de petits délices sucrés:



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