Vous avez dit "vacances"?

 (16 juin)

Alors, ce n'est pas parce que je ne fais plus cours que je suis en vacances. Notre proviseur veille au grain, et cette semaine, entre le lycée et le reste, rime plutôt avec:

- conférence (sur la santé mentale des jeunes, lundi)
- surveillance (mardi)
- suppléance, et puis danse (mercredi)
- souffrance (jeudi, "extraction" dentaire)
- deuxième chance (vendredi, pour organiser le redoublement du P'tit Mousse)

Pour samedi, j'hésite entre somnolence et nonchalance; et je n'ai enore rien prévu pour dimanche (bombance est peu vraisemblable, vu mes talents culinaires).


 Et sinon, puisque "plein d'essence", ça rime aussi: la preuve que je peux rouler plus de 1000 km avec ma voiture avant de retourner à la pompe (je remets le compteur à zéro après chaque plein).

 

Bon, il faudra quand même que je trouve deux dizaines de minutes pour parler (bac de) maths et visio en présentiel, parce qu'on ne s'ennuie pas dans l'Educ' Nat', au mois de juin! 

Libellés : , ,

Les blogopotes au jardin

 (14 juin)

Alors voilà, tandis que d'aucun·es se creusaient la tête pour illustrer le thème de la semaine dernière, j'étais quant à moi déjà en train de penser à celui de cette semaine, car je me suis payé (oui, 6 euros, pour la bonne cause) une petite randonnée qui passait, j'en étais sûre, par un jardin local (et pour ainsi dire devant chez moi, quelques kilomètres plus loin).

A travers des sentiers pas toujours accessibles mais exceptionnellement ouverts, dans une campagne un peu sombre du fait de la météo, le parcours prévoyait 11 km de marche.

Et au point le plus haut, le "jardin picart", en libre accès à l'année.

Ce n'est pas le genre de jardin où l'on peut admirer des fleurs ou plantes originales. Du point de vue botanique, il est assez peu entretenu (mais la toile mondiale me rappelle qu'on peut y pique-niquer, comme mes enfants l'avaient fait une année avec l'école).

C'est plutôt un bois ou un sous-bois, et il faisait vraiment très sombre, en y pénétrant, dimanche dernier.


 Un dolmen probablement factice plante un décor breton, mais ce n'est pas le thème du jardin. Je ne suis pas certaine, d'ailleurs, qu'il y ait vraiment un thème.

Un sculpteur a mis en scène, dans cet espace, ses oeuvres, qui font appel à différentes techniques.

Il y a de grands tableaux en mosaïque, et je pense que le lieu est évolutif, parce que j'ai l'impression d'avoir vu de nouvelles créations, d'une part, et parce que les allées elles-mêmes ne sont pas encore toutes aménagées.

Il est vrai que le parcours de la randonnée ne passait pas par les mêmes chemins que la dernière fois, ni par le circuit (jaune) habituel, en tout cas au début.


 

On le croisait ici, à contre-sens. J'ai voulu aller admirer le point de vue, un peu à gauche de la photo, mais des chênes ont poussé et on ne distingue plus les Monts d'Arrée.


Ensuite, il fallait descendre dans le petit bois. C'est toujours un peu aménagé, car on est ecnore dans le jardin.

Je me suis fait dépasser par trois ou quatre personnes qui n'avaient manifestement que faire des oeuvres présentées de part et d'autre du parcours. Pourtant les organisateurs avaient évidemment fait exprès de créer ce détour par le jardin...

Ces installations plus anciennes signalent l'entrée du lieu aux randonneurs (du circuit labellisé), avec le nom de Pierre-Yves Burban.

Pour moi, c'était l'indication que j'étais à peu près à mi-parcours, et qu'il ne restait plus qu'à descendre vers le bourg, non sans admirer la lumière qui baignait les champs (et les éoliennes) un peu plus loin.
 


Libellés : ,

Intermède courgette

 (11 juin 2026)

Allez, une petite recette, pour changer (et parce que ma vie n'est pas tout à fait rigolotte, en ce moment).

L'autre jour, dans mon magasin de producteurs bio, il y avait des courgettes siamoises.


 Le genre de truc qu'on ne vous vendra jamais dans un supermarché, parce que c'est carrément hors norme. Je les regardais, en les trouvant sympathiques tout de même, et en me demandant comment on pouvait les accommoder.

Et je me suis dit qu'avec des rondelles en forme de huit ou de lunettes, l'option gratin était toute indiquée.

Voilà bien longtemps (au moins deux ans, d'après les calculs du P'tit Mousse) que je n'avais pas réalisé un gratin de courgettes au bleu.

Il faut donc des courgettes (deux, ou une double comme la mienne!), de la pulpe ou du coulis de tomate, et un fromage bleu (je l'ai déjà fait avec du Roquefort, du Bresse bleu, et, cette fois-ci, du Gorgonzola); un peu de poivre, pour les adeptes (mais pas de sel, à cause du fromage), et pourquoi pas du thym.

On coupe les courgettes en rondelles de quelques millimètres d'épaisseur, et on alterne le couches dans un plat à gratin: courgette, fromage, tomate... avant d'enfourner pour environ une demie-heure.

Ça rend beaucoup d'eau:


Alors il m'est déjà arrivé de mettre du kasha (sarrazin grillé) au fond du plat pour absorber. Avec de la semoule ou du riz, ça doit fonctionner aussi: les céréales vont cuire dans l'eau rejetée par les courgettes, et le plat sera un peu plus consistant, pour les gens qui tiennent à avoir des féculents dans leur assiette.

Libellés :

La ritournelle des blogopotes

 (7 juin 2026)

Bon, normalement, une ritournelle, ça se chante. Ce n'est donc pas facile à prendre en photo. Mais Bob, via la toile mondiale, me dit qu'une ritournelle est aussi, au sens figuré, "ce que l'on répète continuellement". Bob ne précise pas s'il s'agit de paroles ou d'actes, alors je choisis de comprendre la deuxième acception.

Et avec Gribouille, c'est facile:

Pratiquement chaque fois qu'il sort, il rapporte un petit mammifère, qu'il fait danser sur le carrelage de la cuisine, pratiquement toujours au même endroit.

Ce qui rappelle la ritournelle vocale de mon père, tiens, quand mes enfants commencent à se disputer: "Vous pouvez vous battre, mais ne faites pas de taches de sang sur mon carrelage."
 

Libellés : ,

Une fois n'est pas coutume...

 (5 juin 2026)

Quand j'écrivais un pré-blog (une page internet, régulièrement modifiée) pour mon lapin, il y a 25 ans environ, il m'est arrivé de le faire depuis le CDI du lycée où je passais alors beaucoup de temps entre deux remplacements.

Depuis, j'avais arrêté.

Mais aujourd'hui, c'est le dernier vendredi, je n'ai rien de mieux à faire, j'ai dû me connecter à mon compte Gogole pour amuser les élèves avec un K-out, et je viens de retrouver cette image dans mon espace personnel sur le serveur du lycée:

 

C'est la capture d'écran d'une conversation avec une responsable technique (manifestement pas la bonne) à qui j'ai osé demandé (et manifestement, je n'étais pas la première à le faire) qu'on change la cartouche de toner de l'imprimante. Cette photo a reçu le titre "surlatete", et vous imaginez bien pourquoi.

Il y a 25 ans, quand on voulait changer le toner de l'imprimante, on allait à l'intendance, et soit on ressortait avec une cartouche qu'on pouvait installer soi-même, soit une personne plus compétente venait le faire dans la demie-heure. Aujourd'hui, sous prétexte que les machines sont plus performantes, il faut un·e technicien·ne dédié·e, à contacter via une plate-forme centralisée. En gros, il faut envoyer un message à Rennes, pour que la personne qualifiée soit mise au courant qu'on n'a plus de toner. (Enfin, en théorie; en pratique, si on arrive à croiser la bonne personne, ça va évidemment plus vite.)

Libellés : ,

Besserwisserin

 (3 juin 2026)

Ce terme allemand, et qui se dirait juste Besserwisser au masculin, désigne une personne qui est fort contente de faire savoir qu'elle est plus savante que les autres. Autant dire qu'il me va plutôt bien.

Derniers exemples en date, mes commentaires du dimanche chez Gilsoub, ou le message envoyé aux collègues d'un des lycée où j'enseigne, parce qu'une partie d'entre eux·elles ne respecte pas l'anonymat des candidat·es au bac et inscrit les prénoms des élèves dans les commentaires du livret destiné au jury de délibération. J'essaie de ne pas être trop cassante ou arrogante, mais je sais que mes remarques peuvent être assez désagréables à recevoir.

La première fois qu'on m'a fait sentir qu'il fallait que j'arrête de faire ma miss Je-sais-tout, ou en tout cas, la première fois dont je me souvienne, c'était au catéchisme. Je voulais sans arrêt répondre, et ça a fini par agacer les dames du caté.

Un deuxième moment très révélateur, c'était à cette époque-ci de l'année, quand notre prof de français lettres d'hypokhâgne nous avait demandé d'écrire un sonnet. Elle nous avait imposé des rimes, ou peut-être même les mots qui devaient se trouver à la fin de quatre vers, et à nous de nous débrouiller avec ça. Trois des rimes imposées étant -oupe, -er et -oile, ou bien deux des mots "poupe" ou "chaloupe" et "voile", en tout cas, le thème marin évident.

Sauf que je suis partie sur tout autre chose, et j'ai composé en octosyllabes, parce que ça m'est venu plus facilement qu'en alexandrins. Ça commençait comme ça:

Tous les joueurs veulent la coupe.
L'un d'eux, le drôle de la troupe,
A mis son maillot à l'envers.
Il est battu par un revers,

Et autour de lui on s'attroupe
???

Et puis il y avait un vers qui disait "Tandis qu'on déroule la toile", parce qu'évidemment, il s'était mis à pleuvoir, et mon sonnet s'appelait "Roland Garros".

C'était rigolo, ça m'avait pris du temps, pour respecter (presque) toutes les règles. Et je n'avais pas eu tort de choisir la métaphore, parce que le poème initial, que la prof nous avait lu, comparait une coupe de champagne à une barque sur l'océan d'une nappe, ou un truc comme ça.

Bref. Un seul autre élève s'était plié à l'exercice, ou avait osé proposer son oeuvre à la lecture. Et paf! je l'avais cassé, parce qu'il avait associé une rime féminine avec une rime masculine (en gros, il avait dû faire rimer "mer" avec "mère", ce qui est interdit en posésie classique, à cause du e qui termine le deuxième mot).

Parfois, je suis impitoyable.

(Lui aussi; il a encore cuisiné un mulot, hier.)

 

Libellés : ,

La photo des blogopotes: arabesque

 (31 mai)

En danse classique, l'arabesque est une position d'équilibre. Le danseur ou la danseuse, en appui sur une jambe tendue, lève l'autre jambe, également tendue, vers l'arrière. Le pied au sol peut être à plat, sur demie-pointe ou sur pointe. On peut faire des tours arabesque, garder la pose, ou encore pencher le buste pour amener la jambe arrière encore plus haut.

Il y a pratiquement 30 ans, ma plus jeune sœur et moi avions posé en arabesque.

J'ai caché les visages, mais c'est dommage, car on y lit une grande complicité. Sans doute la raison pour laquelle j'aime beaucoup cette photo.