La photo du dimanche (46)
(16 novembre 2025)
Le thème proposé aujourd'hui par Virginie est "reflet", et là, j'ai des choses à montrer.
La dernière fois que je suis allée à Paris, j'avais remarqué un chouette reflet d'un ancien magasin "Felix Potin" dans les vitres d'un immeuble plus moderne, mais je n'ai pas réussi à le photographier correctement.
C'est beaucoup plus facile de capter le reflet d'une maison dans les baies du bâtiment d'en face dans les petites rues si peu fréquentées par chez moi:
Et puis, je savais que j'avais d'assez jolis clichés dans mes archives. Et comme le Pirate m'a demandé de lui trouver une vieille photo de lui, je me suis plongée dans les dossiers, et j'ai retrouvé des immeubles se reflétant dans des façades vitrées, là-bas, en Amérique.
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| (Toronto, 2011) |
Et un magnifique (en tout cas, c'est mon avis) coucher de soleil dans un port néerlandais.
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| (2014) |
Et puis, bien sûr, des photos prises le long du canal de Nantes à Brest. Il arrive que la surface de l'eau soit vraiment lisse comme un miroir.
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| (automne 2014) |
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| (janvier 2015) |
J'ai même trouvé une photo qui évoque l'hiver.
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| (janvier 2015, aussi) |
Et comme ça, je n'ai pas eu à essayer de prendre le reflet de Gribouille dans un miroir; c'était mon plan B...
Libellés : régions, voyage
Un autre petit tour
(14 août)
La semaine dernière à la même heure, j'étais à Lyon avec mes deux cadets. Ce n'était pas le meilleur moment, à l'approche d'un épisode caniculaire, et alors que la ville est en travaux (pour diminuer la place des voitures, m'a-t-il semblé), mais enfin je n'avais jamais vu la capitale des Gaules, et comme elle est facilement acessible en train, nous y avons passé quelques jours.
Numérobis n'aimant pas prendre les transports en commun, nous avons beaucoup marché, ce qui est un excellent moyen pour découvrir une ville. Depuis le Vieux Lyon, nous sommes montés sur la colline de Fourvière, en passant par des escaliers qui nous ont un peu rappelé Naples.
Numérobis a jugé que c'était comme dans le sud de l'Italie, en moins beau mais en plus propre. Ce qui me paraît assez correct, comme évaluation.
Evidemment, nous avons visité le musée gallo-romain. En passant assez vite, parce que mes enfants n'aiment pas les musées, et que nous avions déjà vu pas mal de choses plus ou moins du même ordre l'an dernier. (Pas de "gallo-" en Italie, bien sûr...) Et comme nous avons un peu tous entre 6 et 10 ans dans notre tête, nous avons admiré ces réalisations en brique:
Il y a trois maquettes en plastique coloré, qui fourmillent de détails historiques, drôles ou totalement déplacés. Nous avons par exemple retrouvé les stands de vente à emporter à l'antique signalés à Pompéi, et bien ri en découvrant un baigneur et les latrines derrière les murs ouverts des thermes. J'ai trouvé ça à la fois ludique et pédagogique, et mes enfants ont demandé les boîtes, qui n'existent pas, pour Noël.
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| (Ici, des ouvriers refont le pavage en costume du XXème siècle.) |
L'autre musée qui a intéressé mes ados est celui des marionnettes, sis dans l'hôtel Gadane, et dans lequel se trouve, entre autre, un exemplaire du PPDA des Guignols.
Nous avons aussi grimpé la colline de la Croix Rousse jusqu'au Gros Caillou.
Mais les métiers à tisser et la révolte des Canuts n'ont passionné ni le P'tit Mousse, ni Numérobis.
En revanche, je crois qu'ils ont bien apprécié une visite à laquelle je n'aurais pas pensé toute seule. C'est la dame de l'Office du Tourisme, où j'avais été acheter nos City-Card pour 24 heures, qui nous a proposé de découvrir les toits de Fourvière en famille.
Nous sommes donc, ce jour-là, remontés sur la colline, mais en prenant le funiculaire (la carte inclut les transports en commun), et nous sommes arrivés pile-poil pour le départ de la visite.
Au début, Numérobis et moi avons eu un peu peur, parce que la guide avait l'air de s'adresser à un public d'école primaire. De fait, les autres enfants étaient tous plus jeunes que les miens.
Et puis nous sommes montés, en nous avons pu voir la basilique depuis les galeries supérieures. Voir une belle église d'en haut est une chose dont je rêvais depuis longtemps.
Et nous sommes encore montés pour aller voir le carillon (juste au moment où il sonnait la demie). Un autre groupe commençait sa visite en dessous et en anglais (joli zeugme) quand nous sommes ressortis pour aller sous le toit, puis sur les coursives autour de ce toit.
Au passage, j'ai constaté que les ardoises étaient moins chaudes que les plaques de zinc avec lesquelles elles alternent. Peu étonnant, mais intéressant pour la recherche de la meilleure couverture.
Cependant le plus spectaculaire était évidemment la vue qu'on a depuis le toit de l'édifice.
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| (Sur ce cliché comme sur le premier, on voit la cathédrale.) |
Il paraît qu'on peut apercevoir le Mont-Blanc, mais les particules fines nous en ont empêchés.
Si les enfants eux-mêmes se sont demandés avant de partir ce que nous allions bien pouvoir faire à Lyon (question qu'on m'a posée plusieurs fois), je pense qu'ils ne sont pas mécontents de ce petit voyage. Quant à moi, la ville m'a bien plu et j'aurais été capable d'en visiter un peu plus si j'avais été seule (pas de ronchons à l'entrée des musées et des trajets sous terre plutôt que sur des dalles brûlantes). J'y retournerai peut-être, plutôt au printemps que sous la canicule, quand les travaux de voirie et à la gare seront terminés.
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Quatrième (et dernier) jour de l'odysée guérandaise
(5 août)
Mon dernier jour à Guérande était un dimanche, ce qui ne facilite pas les transports. Il devait faire moche, et en plus, la partie du GR qui prolongeait mon parcours était constituée essentiellement de la longue plage de La Baule. Cela s'annonçait un peu triste. J'avais envisagé de marcher ailleurs, mais les sentiers que j'avais repérés étaient en partie inondables, et il avait plu fortement pendant deux nuits, donc j'ai choisi de randonner à l'envers, en rejoignant Pornichet en bus pour revenir à pied jusqu'au même point d'arrivée que la veille.
Vous n'avez pas suivi? Peu importe, mon plan n'a pas exactement fonctionné non plus, puisque je n'ai jamais trouvé le bus de ma correspondance, et que j'ai donc dû aller jusqu'au port d'échouage de Pornichet à pied, avant de faire demi-tour.
A l'aller, j'ai longé la plage par la promenade (qui est en travaux). Il faisait un grand soleil, mais il y avait aussi pas mal de vent. Une dame faisait voler un cerf-volant et il y avait des kite-surfers dans l'eau. Sur la plage, peu de monde en maillot ou dans l'eau, et toutes sortes de vêtements, selon la frilosité des un·es et des autres.
Le petit port d'échouage est plutôt sympathique.
De ce point que je n'avais pas l'intention de dépasser, je suis descendue sur la plage. Cela me permettait d'avoir un autre point de vue, pour le retour. Et comme le sable était humide, il était aisé d'y marcher.
Au milieu de l'architecture en béton, il reste au moins ce vieil hôtel.
Et bien sûr, juste en face, la mer, et même des îles qu'on devinait au loin, mais qui ne se voient pas très bien sur les photos. Je crois qu'il s'agit du récif des Evens.
Etant donné les rouleaux, il y avait quelques surfeurs pour en profiter.
Pour déjeuner, je suis remontée sur le remblai. Je me suis installée sur un banc à côté d'une école de voile.
Comme cette plage, qui se vante d'être la plus belle d'Europe, fait 9 km de long, il y a plusieurs zones pour ranger son bateau, plusieurs clubs pour les enfants, et régulièrement des restaurants. Depuis que mes enfants ont fait de la voile, j'aime bien le bruit des gréments cinglés par le vent; et j'ai donc déjeuné dans un cadre charmant.
C'est peu après que la météo s'est gâtée. Le grain venait du Sud.
Le cliché ci-dessus vise le Nord et Le Pouliguen (la pointe où je n'étais pas exactement passée la veille), tandis que celui du dessous regarde vers le Sud et Pornichet.
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| (Je crois que j'ai pris la même dame en photo, celle qui marche pieds nus en regardant son téléphone.) |
Franchement, j'en avais un peu assez de cette plage, et comme j'ai vu qu'il y avait une espèce de marché dans une rue perpendiculaire, j'ai bifurqué vers le centre-ville.
Et là, il a fallu sortir le Quawouai. C'est dommage, parce que la pluie, associée à de nombreux fils électriques et beaucoup de branchages m'ont dissuadée de prendre en photo les fort jolies villas qui se trouvent derrière le front de mer bétonné. Franchement, je ne comprends pas pourquoi le GR ne propose pas une variante via ce quartier, qui doit avoir environ un siècle et qui est bien moins monotone que l'immensité de la plage et de ces grands immeubles.
J'avais le temps, je savais que la mer était à ma gauche et que je finirais par arriver au port de plaisance, alors je ne me suis pas inquiétée de me perdre dans le lacis de petites rues (pompeusement nommées "avenue").
Je suis arrivée en face du Pouliguen sous la pluie.
Il me restait plus d'une heure avant le bus, alors je suis allée vérifer que la plage avait bien été désertée.
Puis je suis remontée jusqu'à l'office de tourisme, et j'ai même eu le temps de remonter la ligne de bus sur quelques arrêts avant de m'embarquer pour rejoindre Guérande.
C'est fou le monde qu'il y avait dans cette petite ville. Ou plus exactement, à l'intérieur des remparts. Et ces gens pouvaient acheter les mêmes souvenirs, dans les mêmes enseignes, que ceux qui viennent à Quimper, à Concarneau ou à Locronan. A ceci près qu'en Loire-Atlantique, les boutiques de vêtements de ville (qu'on trouve encore à la Préfecture, mais ni dans la Ville-Close, ni à Locronan) sont remplacées par des boutiques de plage. Mais le chocolatier, la conserverie, le magasin de produits cosmétiques responsables sont les mêmes.
Je ne comprends pas bien l'intérêt de suivre la foule dans des villes qui finissent par se ressembler toutes. Un auditeur de France Inter parlait l'autre jour, à propos de surtourisme, de cités transformées en Diznèlande, et c'est un peu l'effet que cela m'a fait. Peut-être qu'il faudrait parler de
Breizhland pour toutes ces villes qui vivent de leur bretonnitude.
Là où les choses deviennent totalement absurdes, c'est que même les souvenirs sont faux. La spécialité de Guérande, chacun le sait, c'est le sel. Il y a donc un certain nombre de boutiques qui vendent du sel et des produits qui tournent autour. A la devanture de l'une, j'ai vu des moulins "spécial sel de Guérande", y compris celui-ci, aux couleurs de la Bretagne, et qui portait, comme quelques autres, une petite étiquette.
Ce sel de Guérande vient.. des Salins du Midi (83, c'est le Var)! (Et accessoirement, ça fait deux ans qu'il a été récolté; donc au moins un an qu'il est apte à être vendu, après séchage.)
Et pour finir quand même sur une bonne note, une photo presque sans touristes dessus, parce qu'il suffit de s'écarter un peu de l'axe (ou de venir tôt le matin) pour être plus tranquille.
(Oui, le soleil revenait, entre deux averses. En Bretagne, il fait beau plusieurs fois par jour!)
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La photo du dimanche (15)
13 avril
Aujourd'hui, c'est Mirovinben qui a choisi le thème. Il nous suggère d'illustrer fumée.
Je pourrais remttre le premier cliché publié dans le message précédent, puisqu'il montre un détecteur de fumée dans un train qui a eu une avarie liée à une émission de fumée, paraît-il.
Mais il m'a paru plus amusant d'aller rechercher dans mes photos de cet été celle du Vésuve qui a l'air de fumer, prise depuis Pompéi.
Evidement, ce n'est qu'un nuage de vapeur d'eau; pas de cendres lors de notre passage...
Libellés : voyage
Préférer le train?
(11 avril 2025)
En début de semaine, je me suis rendue à Paris. Initialement, nous avions programmé une rencontre d'anciens camarades de lycée. Mais au fur et à mesure des désistements, le dîner a été annulé, et je me suis donc retrouvée toute seule. Si j'avais pu me faire rembourser l'hébergement que j'avais réservé, je ne serai peut-être pas partie.
Faisant contre mauvaise fortune bon coeur, j'ai profité de l'après-midi pour me promener dans un quartier assez chic et visiter (enfin) le musée Jacquemart-André (encore un tuyau de Matoo).
C'est vraiment un très bel endroit. Je n'avais pas de réservation, et j'ai fait un peu la queue à deux heures de la fermeture, parce qu'ils limitent le nombre de visiteurs (ce qui est une excellente chose). Ensuite, j'ai flâné dans les rues alentour, pour échouer chez un chocolatier encore ouvert.
Le lendemain, je suis partie assez tôt de mon hôtel du quartier de l'Europe pour aller jusqu'à la gare Montparnasse à pied, en empruntant un détour par les passages couverts que je n'avais pas eu le temps d'apprécier vraiment, l'an dernier, quand j'avais accompagné les élèves de mes collègues d'histoire.
Comme il n'était pas dix heures, il n'y avait pratiquement personne.
Je suis arrivée à la gare à temps pour déjeûner tranquillement et m'asseoir dans un train où, contre toute attente, il y avait des places dont les numéros se terminent par 9 ou 0. Dans une rame classique, les places sont numérotées par 8, pour faire des carrés, sans doute. Mais dans les trains pourris pas chers, on met le plus de sièges possible.
Le train est parti à l'heure.
C'est à Redon que les choses se sont gâtées. J'ai trouvé curieux qu'on ralentisse à cet endroit; et la rame c'est complètement arrêtée à la gare, ce qui n'était pas prévu.
On nous a demandé de ne pas essayer de sortir pendant que le conducteur effectuait de vérifications. Il y avait eu semble-t-il de la fumée, quelque part dans le train.
Après trois quart d'heure d'arrêt, nous sommes repartis. Pour nous entendre dire, à Vannes, que les personnes assises dans la partie arrière du train devaient descendre et s'installer librement dans la première moitié du convoi.
J'ai eu deux pensées contradictoires: il y avait des familles avec des enfants, si on avait été dans un avion, le personnel leur aurait donné la priorité pour essayer de les recaser au mieux ensemble; et: si je voulais une place, il fallait que je me dépêche, puisque j'étais dans la toute dernière voiture et qu'il y aurait pas mal de monde devant moi. Heureusement, je marche encore assez vite et je n'avais qu'un petit sac à transporter.
Mais une fois assise, j'ai entendu une annonce qui a fait rire la plupart des passager·es autour de moi (et moi aussi): on cherchait un mécanicien. Est-ce qu'ils ne voulaient pas qu'on pousse la rame, pendant qu'on y était? Ou qu'on pédale, peut-être. C'est devenu moins drôle quand le chef de bord a indiqué que nous pouvions patienter sur le quai. Puis que les voyageurs pour Auray et Quimper étaient priés de descendre pour prendre le TGV qui arrivait "derrière nous". Pour ceux à destination de Lorient, c'était moins clair. Le train devait aller jusque là, mais pas tout de suite. Il ne repartait pas. Et le TGV suivant, celui dans lequel devaient monter les personnes à destiantion de Quimper, a finalement été indiqué sur une autre voie.
Le temps de se rendre sur le nouveau quai, une nouvelle annonce priait les voyageurs pour Auray de prendre le TER, s'il vous plaît, et ceux pour Lorient de rester dans le train en panne, parce qu'il n'y aurait pas assez de places (assises) dans le TGV. Effectivement, il y avait beaucoup de monde sur le quai, et la rame qui est entrée en gare n'avait qu'un étage, alorq que nous sortions de voitures à deux niveaux. J'étais du côté de la première classe, je me suis dit que j'avais bien le droit et une dame m'a invitée à m'asseoir en face d'elle pour terminer mon voyage.
Le train dans lequel je suis montée à Paris n'est jamais arrivé à Quimper. Celui que j'ai pris à Vannes circulait une heure quarante plus tard. Et combien croyez-vous que Wego me rembourse, sur ce trajet? Un quart du prix du billet, soit 12,25 euros, pas plus. (Et encore, si je veux un remboursement, il faut que je rentre mes coordonnées bancaires pour convertir ce qui n'est pour l'instant qu'un bon d'achat.)
A nous de vous faire préférer le train, qu'ils disaient.
(Au moins, à Vannes, nous étions sous un agréable soleil pour attendre, et personne autour de moi ne s'est énervé.)
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La photo du dimanche (8)
(23 février)
Lorque j'ai vu la liste des thèmes de l'année chez Virginie, celui d'aujourd'hui m'a fait un peu peur, parce que je ne prends pas, et je n'ai jamais pris, de photo en noir et blanc.
Et puis, j'ai eu une révélation. Il y a chez moi un sujet noir et blanc que je passe mon temps à photographier!
Monsieur Ouille a enfin compris l'intérêt du coussin (en couleur) sous le radiateur...
Une fois identifié le principe du sujet bicolore, je me suis souvenue que j'avais aussi pris des photos de pas mal de mosaïques, cet été. Et déjà, dans l'antiquité, il y avait des représentaions en couleur, et d'autres en noir et blanc.
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| (Attention au chien - Cave canem) |
Des images concrètes, à Pompéi.
Ou des motifs plus abstraits, aux thermes de Caracalla:
Libellés : loisirs, voyage
La photo du dimanche (7)
(16 février)
C'est Anne, aujourd'hui, qui nous demande d'illustrer "ailleurs".
Avec la grisaille qui nous mine, c'set sûr, en ce moment, on rêve de soleil et de partir ailleurs, comme les pasagers de cet avion:
Et pourtant, mes ailleurs à moi ne sont pas forcément très loin, même si c'est "le bout du monde":
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| (Land's End, en Cornouailles britanniques, si semblable à nos côtes du Finistère.) |
Et je remarque qu'ils ne sont pas nécessairement très ensoleillés non plus:
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| (La mer baltique, quelque part entre l'enclave de Kaliningrad et la Finlande.) |
Libellés : voyage
Mais remettez donc de l'ordre!
(12 février)
Cela fait je ne sais combien de temps que les travaux autour et dans la gare ont commencé, à la préfecture. Et le chantier évolue et se déplace sans arrêt, ce qui est un peu compliqué à suivre quand on ne passe pas par là régulièrement.
J'ai donc failli me faire avoir, quand j'ai conduit le P'tit Mousse à la gare pour l'expédier l'envoyer chez ses grands-parents. Heureusement que je n'aime pas être en retard et que nous avions un peu de temps. Mais pas tant que ça non plus.
D'abord, l'ancien parking est toujous en travaux. J'ai renoncé depuis environ deux ans à m'y garer, préférant le grand stationnement de la salle de sport, à l'arrière de la gare, et qui est d'autant plus pratique désormais que la nouvelle passerelle permet de traverser les voies sans faire de long détour. Mais ce parking doit devenir bientôt payant (pour les durées supérieures à 24 heures), et il y a en ce moment des travaux dont je suppose qu'ils visent à installer les barrières ou bornes, à l'entrée habituelle. Il a donc fallu faire un petit détour pour entrer, et constater qu'il n'y avait plus de place libre. En effet, le chantier empiète sur un certain nombre d'emplacements, d'autres sont réservés on ne sait pourquoi, et l'aménagement en cours du parking devant la gare limitant le nombre de places à cet endroit, les usagers se rabattent à l'arrière.
J'ai laissé ma voiture en bordure d'une allée, en me disant qu'elle ne gênerait pas beaucoup et que, de toute façon, je n'étais pas là pour très longtemps. D'après le P'tit Mousse, nous avions à cet instant 10 minutes avant le départ du train, qui était déjà à quai.
Il nous a d'abord fallu refaire le détour par la sortie la plus lointaine du parking, puis franchir la passerelle pour arriver à un mur de palissades. Mais par où donc entre-t-on dans la gare? Il a fallu contourner ce nouvel obstacle pour atteindre enfin le quai (le seul qui ne soit pas accessible depuis le haut de la passerelle, sans quoi nous y serions descendus directement; malgré l'absence d'affichage des trains au départ sur ladite passerelle, il était évident que ce seul TGV était celui que le P'tit Mousse devait prendre). Il n'y avait déjà pratiquement plus personne à l'extérieur du train.
Le temps de trouver la bonne voiture, et la voix à l'intérieur annonçait l'imminence du départ et demandait aux personnes accompagnant les voyageurs de bien vouloir descendre. Donc je ne suis pas montée, le P'tit Mousse étant bien assez grand pour trouver son siège tout seul. Il était à peine assis que le train démarrait.
Ouf!
Et comme, à quelque chose, malheur est bon, le quai vide m'a laissé tout le loisir de photographier ces anciennes publicités, qui semblent devoir rester préservées malgré les rénovations diverses et variées:
Libellés : humeur, service public, voyage
Préférer le train?
(3 janvier 2025)
Pour aller chez mon père en région parisienne, j'ai utilisé ma voiture.
Parce que ça revient nettement moins cher que le train, quand on voyage en famille.
A l'aller, le Pirate est parti seul, depuis la sous-préfecture universitaire, en TGV. Pour avoir un billet à 39 euros, il a dû prendre le train qui arrive à 21 heures à Paris. Tous les autres billets étaient plus chers.
En voiture, avec Numérobis et le P'tit Mousse, j'ai payé 32 euros et des cacahuètes de péage. Plus l'essence, un peu plus d'un demi-plein, mettons 50, voire 60 euros. On est toujours en dessous du prix du TGV, puisqu'on arrive à 30 euros par personne. Et au retour, nous étions 4 dans la voiture...
J'en conclus une chose: il faut augmenter le tarif des péages. Passer à au moins 40 euros de la Bretagne à Paris, en tout cas pour les personnes qui voyagent seules dans leur véhicule. Et prévoir un tarif pour les professionnels qui n'ont pas le choix.
Evidemment, c'est pratiquement impossible à appliquer, puisque les guichets sont automatiques et ne peuvent pas analyser le nombre d'occupants dans les habitacles, ni le caractère professionnel ou privé du déplacement.
Mais il va bien falloir trouver quelque chose pour que les gens se posent sérieusement la question du mode de transport.
(En dehors de la nécessaire amélioration des horaires et fréquences des trains, et du problème de la ponctualité.)
Et dans le même genre, je ne comprends pas pourquoi les taxes sur le transport aérien devraient pénaliser plus les voyageurs sur les vols long courrier.
Si je vais à Marseille en avion, alors que je pourrais prendre le train (pour plus cher...), c'est que j'ai choisi un mode de déplacement polluant. Mais si je veux aller à New-York ou à Bornéo, je n'ai pas véritablement le choix: il faut que je prenne l'avion. Bien sûr, un vol pour Bornéo pollue plus qu'un vol pour Marseille; mais ce dernier est évitable, alors que le premier l'est plus difficilement.
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Pompei
(3 novembre)
La véritable raison pour laquelle nous avons été en Italie cet été, c'est que le Pirate et Numérobis, depuis qu'ils avaient fait du latin au collège, réclamaient de visiter Pompei. Manifestement, Madame Petit (la bien nommée, mais en breton) avait su les convaincre que cet endroit est merveilleux, et elle avait enseigné suffisamment de choses au Pirate pour qu'il puisse nous servir de guide. Cet enfant (certes, il a 21 ans, mais ne reste-t-il pas mon fils?) est capable de reconnaître les bustes des empereurs romains, tant les cours de latin l'ont impressionné. Numérobis était aussi curieux de voir avec ses propres yeux tout ce que Mme Petit leur avait décrit. Et le P'tit Mousse, qui n'a pas fait de latin, est relativement informé en matière d'histoire ancienne et de mythologie.

Nous mîmes donc le cap sur Naples, ville fondée par les Grecs (eh oui nea polis, la ville neuve) pratiquement au pied du Vésuve, et qui n'a été épargnée par les différentes éruptions volcaniques qu'avec l'aide du vent, qui souffle majoritairement dans l'autre direction (vers le Sud, quoi). En revanche, les tremblements de terre et une vilaine coulée de boue et de cendres ont touché la ville grecque, et les Romains ont reconstruit plus ou moins par dessus.
Comme mes enfants bénéficiaient de tarifs réduits (très avantageux) non réservables sur internet, nous sommes partis de bonne heure et arrivés un peu avant l'ouverture du site. Les files étaient bien distinctes, un guide nous a orientés vers le bon guichet et conseillé de préparer les passeports (pour justifier les différents tarifs), et nous avons pu pénétrer dans les ruines.
L'endroit est resté aussi désert que possible. Il y a certes quelques panneaux pour indiquer les maisons les plus connues, mais fort peu d'explications, même pas pour renvoyer vers la bonne entrée quand les bâtiments se visitent dans un seul sens et qu'on vient de butter sur le sens interdit de la porte de sortie.
Le lupanar a été restauré, ainsi que beaucoup de fontaines. Grâce à Mme Petit, nous étions amplement pourvus en gourdes. Ce qui n'est pas le cas de tous les touristes qui viennent là. Comment peut-on venir visiter un site en plein air, en plein mois d'août en Italie, avec des enfants, sans prévoir à boire?
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(Restaurant d'époque)
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Nous avons vu, aux fontaines, des parents essayer de faire boire leurs jeunes enfants dans leurs mains. Evidemment, cela occasionne des queues et empêche de fermer l'eau après chaque utilisation, comme c'est pourtant recommandé par le règlement (que personne ne lit, il ne se trouve que sur internet). Or cette fermeture est nécessaire pour deux raisons. L'écologie, d'abord, et les hyménoptères, ensuite. L'eau qui coule en continu finit en effet par former des flaques, et les abeilles et autres frelons rafolent de cette eau croupie. Il vaut donc mieux choisir une fontaine peu fréquentée où le robinet est fermé de temps à autre pour remplir sa gourde.
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(Hauts trottoirs et ralentisseurs / passages piétons)
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Quant à venir avec des enfants, je ne suis pas certaine que ce soit une bonne idée. Nous avons croisé un groupe de Français, trois ou quatre adultes et quatre ou cinq enfants entre trois et sept ou huit ans. Les parents étaient en train d'enguirlander les enfants, parce que "évidemment, il y en a un qui dit qu'il est fatigué, alors tous les autres croient qu'ils sont fatigués aussi, mais ça fait que deux heures qu'on est là!".

Deux heures, en plein soleil, avec rien d'autre à voir que des maisons vides en ruine et quelques moulages moyennement réussis* de leurs habitants saisis par les cendres... Avec des enfants qui n'ont de l'antiquité romaine, au mieux, que quelques notions piquées dans Astérix. J'ai très bien compris le point de vue des enfants. Ca m'a rappelé nos visites de musées, quand mes enfants à moi (qui n'aiment pas spécialement la peinture, je l'ai dit cette semaine) étaient petits et que leur père pouvait s'arrêter un quart d'heure devant une toile. Et encore, les musées sont climatisés, eux!
Mes (grands) ados n'ont pas râlé, ils ont même accepté de marcher jusqu'à cette fameuse Villa des Mystères pour en admirer les fresques (restaurées). Pourtant, au bout de cinq heures de visite, Numérobis, en sevrage de corset, commençait à avoir mal au dos. Sur le retour, nous nous sommes donc contentés de monter sur ce qui fut sans doute une tour de guet pour voir l'ensemble du site.
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(Notez que les gens circulent plutôt du côté à l'ombre.)
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Et c'est à ce moment-là seulement que le P'tit Mousse s'est rendu compte de l'étendue de la ville. "C'est grand, quand même..." et voilà pourquoi nous n'avons pas pu tout voir.
* J'entends par là que pour des personnes habituées aux restitutions en 3D ou aux moulages des musées de cire, les plâtres de Pompei paraissent grossiers.
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Paréidolie de Toussaint
(Toussaint 2024)
Est-ce que cette dalle, à la sortie de Pompéi vers Herculanum, et donc, à l'entrée de la nécropole, n'est pas à sa juste place?
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