Mister Brico

 (9 septembre - ce titre est une private joke familiale, désolée)

Quand j'étais petite, je ne me souviens pas avoir vu mon père beaucoup bricoler. Ou alors, en pestant contre tel clou ou telle vis qui ne s'enfonçait pas correctement à l'endroit prévu, ou contre une notice de montage mal conçue (ceci n'est-il pas un pléonasme?).

Au collège, j'ai eu trois ans de cours d'EMT (éducation manuelle et technique) avant que cette matière ne se mue en "technologie", ce qui nous a valu un an sans cours, les professeurs étant parties en formation. En tout cas, c'est l'impression qui me reste (Diablotin corrigera peut-être). J'y ai appris à utiliser une scie, poncer, vernir, poser un motif en mosaïque, mais aussi à repasser (avec une pattemouille!) et un peu à coudre. C'est en physique que nous avons appris des rudiments d'électricité en concevant de petits circuits. Munie de ce maigre bagage, je me suis sentie capable, au lycée, de vernir moi-même ma commode. Et je pense que ces cours d'EMT (que nous n'appréciions pas plus que cela) nous ont au moins permis de nous rendre compte que nous pouvions toutes et tous faire quelque chose de nos dix doigts.

Quand je me suis mise en ménage, c'est le futur père de mes enfants qui bricolait. Il a conçu deux tables, des étagères et une bibliothèque, posé du papier peint et même démonté un escalier pour faire passer un sommier (décidément, les sommiers...), dans les différents logements que nous avons occupés. En revanche, c'est moi qui avais repeint les portes de la maison qu'il occupe encore (et je m'étais fait copieusement enguirlander, parce que ce n'était pas la bonne couleur); je croyais avoir mis la photo du résultat sur ce blog, mais je ne retrouve pas le billet. Et puis, lasse d'attendre qu'il veuille bien s'en occuper,c'est moi qui avais démonté le siphon du lavabo pour le changer. Peut-être eût-il suffit de changer le joint, mais cela ne m'est pas venu à l'idée, à l'époque.

Lorsque j'ai quitté le domicile conjugal, j'ai dû bricoler assez vite sous le lavabo (encore), parce qu'il manquait un petit écrou pour que la bonde puisse fermer. Manifestement, les propriétaires sont encore moins bricoleurs que moi, puisqu'ils ne l'avaient pas fait. En revanche, pour l'évier, l'agence de location a fait intervenir un plombier. Mais il n'empêche que je suis aussi capable de démonter un siphon, chose tout de même fort utile quand vous avez un papa qui bouche son évier avec de la graisse (et oui, chaud, c'est liquide, mais froid, c'est solide!) ou que certains membres de votre famille ont des cheveux longs qui forment un bouchon dans l'évacuation du lavabo. Il me semble qu'il s'agit là de bricolage de base, dans la mesure où il s'agit de dévisser, démonter puis remonter et revisser, en s'assurant qu'il n'y a pas de fuite.

En matière de fuite, si c'est la chasse d'eau qui goutte, et que votre Gribouille s'amuse à chasser les gouttelettes qui tombent, le ternet mondial regorge de vidéos pour vous aider à changer le joint, en fonction du modèle de votre chasse d'eau. Cela m'a été utile aussi, dans la maison de location. Et c'est là qu'il est temps de rappeler aux dames qu'elles sont capables de changer un joint, elles aussi. En cherchant un "tuto" pour mon robinet d'arrivée d'eau (je n'avais pas bien compris à quoi l'un des écrous était vissé, et n'arrivais pas à l'enlever), j'ai trouvé une vidéo où un monsieur faisait faire tout le travail par sa collègue, tout en donnant les explications (que je n'ai pas regardées jusqu'au bout, j'avais juste besoin de comprendre le démontage).

Souvenez-vous, j'avais aussi eu recours à la toile pour planter mon poteau de fil à linge, pour le plus grand ébahissement du vendeur et de mon papa. Mais là, je veux bien admettre que c'est un peu plus compliqué, notamment parce qu'il faut maintenir le fut droit pendant l'opération. Et j'avoue que cela rentre dans la catégorie des travaux qui me laisseraient un peu démunie, toute seule.

Souvent, les choses que je n'ose pas faire seule nécessitent, ou me paraissent nécessiter, un outillage un peu particulier. Je n'ai pas de perceuse, et ne saurais probablement pas poser seule une tringle à rideaux. Mais j'ai une collègue qui a réalisé seule une rambarde d'escalier, avec des scies dont je n'ai pas même retenu le nom. Elle est plus douée que mon papa pour les travaux dans une maison, cela ne fait aucun doute.

(Ça n'est pas chez moi, mais là, il y a un truc qui cloche avec le pavage, non?)
 

 Revenons toutefois aux outils. Quand il s'est agit de remettre en place la porte qui cachait l'ex frigo, j'ai été acheter les charnières, et je savais qu'il me fallait aussi un tournevis en étoile pour enlever une barre de fixation devenue inutile et qui empêchait de placer une charnière. Parce que ça ne suffisait pas qu'il y ait des tournevis plats et des cruciformes, maintenant, il y a des étoiles. Et pour que ce soit encore plus compliqué de trouver le bon tournevis, bien sûr, il y a deux tailles, et une dénomination qui n'a rien à voir avec le schmilblick (genre HP 25 et HP 27). J'avais pris une photo de la tête de vis, elle était pour ainsi dire à l'échelle, je suis rentrée avec un modèle que j'ai emboité dans la vis avant de retirer l'étiquette-emballage, et j'ai vu que je n'aurais pas besoin de retourner échanger le bidule.

Les vis qui m'ont donné du fil à retordre, ce sont celles de la douille du luminaire. Parce que j'ai quelque part, mais je ne sais pas où, un lot de trois petits tournevis pour ces petites vis minuscules qu'on trouve au dos des appareils électroniques, à la fixation des branches de certaines lunettes et... dans les douilles. Il a fallu que je rachète un set de tournevis à plusieurs têtes. En revanche, pas question de payer 25 euros pour la pince à dénuder préconisée par les tutoristes de la toile. Au collège, nous avions ôté la gaine des fils avec nos ciseaux; cette fois-ci, j'ai utilisé un cutter. Toujours en faisant bien attention. Le plus difficile, dans cette opération de mise en place d'un abat-jour, ça a été de travailler avec les bras en l'air et la tête renversée. Ce ne sont pas des conditions idéales pour voir ce qu'on fait ni maîtriser ses gestes. Mais je ne me suis pas entaillé de doigt. Le risque électrique était écarté: j'avais coupé le courant au disjoncteur.

Voilà tout ce baratin pour dire que je peux effectuer de menus travaux chez moi, je n'ai quand même pas deux mains gauches. Mais j'aimerais bien connaître quelqu'un qui pourrait poser deux chatières, afin que Monsieur Ouille puisse aller à sa litière dans le garage cet hiver sans que nous n'ayions à subir les courants d'air. (Et non, je ne fais pas confiance au père de mes enfants pour le faire. Ma collègue, peut-être?)

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4 Commentaires:

At 5:43 PM, Blogger Bleck a bien voulu donner son avis...

Ah là, j'adore la disposition du pavage, de collection le truc... "bah, ça fait la rue Michel !!"

Bleck

 
At 5:46 PM, Blogger Bleck a bien voulu donner son avis...

Je me demande également combien de fois l'habitant des lieux s'est cogné plein but dans le mur avant de viser correctement la porte...

Bleck

 
At 7:54 PM, Blogger Mme Chapeau a bien voulu donner son avis...

Et toutes ces compétences, ont-elles intéressé vos trois garçons?

 
At 7:47 AM, Anonymous Béatrice a bien voulu donner son avis...

J'admire ;-) (je sais aussi faire des "trucs", mais je n'aime pas ...)
très belle journée !

 

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