Petit chaperon rouge

(13 novembre)

Préambule qui n'a rien à voir: figurez-vous que pour compenser le nouveau mercrendredi d'hier, ma plus longue journée de cours de l'année, je suis aujourd'hui restée chez moi pour garder un P'tit Mousse malade, et qui, à l'heure qu'il est, est toujours à la sieste.
Bref.

Quand j'étais à la maternelle, il y avait un carnaval à l'école. En tout cas, il a eu lieu au moins une fois, et j'étais déguisée en petit chaperon rouge. Je n'en ai qu'un très vague et approximatif souvenir. Ma maman avait vraisemblablement cousu une cape rouge, et j'avais un panier. Ce panier, je l'ai gardé longtemps, il a servi à ranger des billes.
Néanmoins, il reste en moi une trace indélébile de ce déguisement, et elle ressurgit parfois.
La première fois, c'était lorsque je me suis cassée la jambe. Je me suis fais apporter ma robe de chambre à l'hôpital (j'y ai passé trois semaines, à cause de soucis de cicatrisation) pour pouvoir déambuler dans les couloirs. Et l'un des aides-soignants (un gars très sympa, mais ils étaient tous vraiment bien, dans ce service - je ne vais pas en dire du mal, une de mes camarades de danse y travaillait comme infirmière) m'avait surnommée "le petit chaperon rouge", parce que, oui, ma robe de chambre était rouge et avait une capuche. (J'ai toujours cette robe de chambre, mais le rouge tire désormais vers l'orange.)
La dernière fois, c'était la semaine dernière. Je retournai sur le parking après les cours, il pleuvait, et un collègue qui arrivait m'a fait tout haut la réflexion que je venais de me faire: j'avais, avec le petit bois en arrière plan et la capuche sur la tête, un faux air de petit chaperon rouge. Même si la couleur de mon manteau est officiellement "framboise", ou quelque chose du genre...

C'est grave, docteur?

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Mercrendredi

(9 mai)

Aujourd'hui, c'est mercredi. Ou vendredi. Ou les deux. Ca dépend si tu es une personne normale ou si tu travailles pour l'éducation nationale.
Parce que, pour les écoles primaires du Finistère (et d'un certain nombre d'autres départements), aujourd'hui est un jour travaillé. Ce qui permettra au vendredi 18 mai de ne pas l'être. Tu suis? On rattrape le pont de l'Ascension par anticipation. Dans le primaire, c'est simple.
Dans le secondaire, ça se complexifie. Parce que la plupart des collèges et lycées ont cours, normalement, le mercredi matin. Et donc, ce matin, il y a cours normalement (note l'usage pertinent de la virgule dans ces deux dernières phrase, je te prie). Ce matin, c'est un mercredi de semaine A. Mais cet après-midi, on rattrape les cours de vendredi après-midi prochain. Et donc, cet après-midi, c'est un vendredi de semaine B (et il va falloir que je fasse cours). Tu es perdu? Les élèves aussi, je te prie de me croire sur parole. D'autant que vendredi, ce sera de nouveau vendredi dans l'après-midi, mais en semaine A.
Je me demande qui est l'intelligent bureaucrate qui a suggéré cette modalité de rattrapage.
Je me demande aussi comment font les lycées, et je sais qu'il y en a, qui ont normalement des cours prévus à l'emploi du temps du mercredi après-midi, parce que sinon, il est impossible de caser les options. Ne me dis pas que ceux-là feront le pont sans rien rattraper du tout?
Je n'ose pas imaginer les problèmes de transport scolaire, ni le casse-tête pour les heureux élèves qui sont habituellement libérés le mercredi matin (comment venir à midi si le car de ramassage est passé pour 9 heures?). Je ne parle pas non plus de la question de la cantine (qui fonctionne comme un vendredi, mais éventuellement avec les horaires du mercredi - ah ben oui, chez nous, les cours ont lieu une demi-heure plus tôt le mercredi matin, parce que les primaires qui partagent le restaurant scolaire avec le collège ne sont pas là; sauf qu'aujourd'hui, ils seront là)...
Et donc, ça va être un grand n'importe quoi, cet après-midi.

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