De Nantes à Brest
(23 août)
Et voici ce qu'on peut voir, en pédalant le long du canal entre Nantes et Brest.
(En cliquant sur le photos, vous devriez pouvoir les agrandir...)
Un chouette endroit pour pique-niquer: à l'ombre et au calme. Car nous avons eu la chance d'avoir du beau temps pendant la première semaine. Du coup, nous préférions partir assez tôt pour pouvoir faire une longue pause à midi.
En effet, certains jours, la matinée était rude, par exemple lorsqu'il fallait franchir plusieurs écluses montantes, dont certaines assez imposantes:
En moyenne, nous avons parcouru une quarantaine de "bornes" par jour.
Numérobis était capable d'en faire au moins 20 tout seul avant de réclamer qu'on l'attache à mon vélo. Le Pirate, lui, ne s'est jamais plaint. K. a suggéré qu'on les marchande à une équipe cycliste dès notre retour...
J'aurais aimé trouver dans nos guides plus de renseignements sur la faune et la flore du canal.
Nous ne nous sommes pas arrêtés aux écluses transformées en maison d'interprétation, qui étaient d'ailleurs fort mal indiquées ("maison du canal", dans un autre département, c'était un gîte d'étape), et seules quelques communes font des efforts pour valoriser leur chemin de halage. Mais au moins, ces fleurs là, je sais ce que c'est...
(A dire le vrai, les nénuphars du canal n'étaient pas fleuris. Ces nymphéas-là se trouvaient sur la rigole secondaire.)
Libellés : loisirs, régions
Balade en presqu'île (ou presque)
(27 mars)
Pour la fin de semaine, je vous propose une petite randonnée tranquille du côté de Châteaulin. Je l'ai tentée il y a environ un mois, par un beau soleil...
12 kilomètres, au départ de l'ancienne gare de Châteaulin, une boucle sympathique qui passe d'abord par les sous-bois, puis un peu de campagne au milieu de la ville, et finit le long du canal.
En sortant du couvert des arbres, un petit chemin herbeux bordé de fleurs printanières (jonquilles et muscaris).
Vient ensuite un passage un peu aride, au milieu des cailloux, et pas très bien balisé non plus. Mais j'étais bien toujours sur le sentier, puisque j'ai fini par arriver au canal.
Je me suis trouvé un chouette endroit pour pique-niquer (en fait, il y a des espaces aménagés régulièrement, et notamment aux écluses), avant de faire demi-tour en passant par un sous-bois charmant.
En longeant le canal, j'ai rejoint la zone habitée, et trouvé cette amusante boîte à livres à côté du camping:
Je n'ai pas pensé à l'ouvrir pour voir ce qu'on pouvait y trouver ou vérifier qu'elle était fréquentée. Son emplacement, en tout cas, m'a semblé judicieux.
Et après environ trois heures de marche, j'étais revenue à mon point de départ, d'où je suis partie en direction de Camaret, mon point de chute pour randonner en presqu'île de Crozon.
Libellés : loisirs, randonnée, régions
Mille!
(2 octobre 2015)
Mesdames et Messieurs,
ceci est mon millième message. Je pourrais dire que je me suis creusée la tête longtemps pour trouver ce que je pourrais bien vous raconter d'extraordinaire pour ce numéro si particulier.
Et si je vous dit que je vais parler de ça:
j'ai bien peur que les plus fidèles d'entre vous ne s'exclament: "Quoi! Encore ce fichu canal de Nantes à Brest!" Après
le canal de Nantes à Brest à vélo, les considérations météo incluant un
canal sous la neige ou une
vision d'automne, elle ne va pas encore nous casser les pieds avec son canal, quand même?
Et bien si.
Parce que, si vous considérez cette borne d'un peu plus près, vous remarquerez son indication kilométrique. Et vous constaterez que, si vous voulez la voir en vrai, il faudra, soit vous dépêcher, soit attendre une trentaine d'années. Car cette borne, et cet endroit du canal par voie de conséquence, se trouvent habituellement au fond de l'eau (ah, vous comprenez mieux pourquoi vous aviez du mal à lire), plus précisément là:
Ce printemps, EDF a asséché le lac du barrage (afin d'entretenir l'édifice, les derniers travaux du même genre remontant à 1985), et il ne reste plus que l'ancien cours d'eau, qui fut un jour canal, mais qui n'en fait un peu qu'à sa tête, maintenant que plus personne ne l'oblige à passer par les écluses. Nous y sommes allés par un jour de beau temps, et en fin de période d'assec (le lac devrait être remis en eau cet hiver). Tout, ou presque, était vert sous le soleil.
Dès l'arrivée, nous avons constaté que la nature a repris ses droits. Sauf les arbres, qui, bien sûrs, n'auront plus jamais de feuilles. Certains spécimens ont cependant fort bien résisté, et on les aperçoit de loin, ainsi que les maisons en ruine:
De près, il paraît que c'est un chêne, sur la droite:
Une seule espèce d'herbe a envahi presque tout le fond du lac; cependant, on voit bien, par endroits, qu'il s'agit d'un terrain asséché.
Le P'tit Mousse a eu du mal à comprendre cette histoire de maisons qui s'étaient retrouvées au fond de l'eau. On voit pourtant bien aujourd'hui que des gens ont habité là:
(On dirait que l'eau est redescendue par à-coups, pour laisser de telles traces sur les pierres.)
Un petit tour en bateau?
(Plus loin, les pontons d'une base de loisirs surplombent ce paysage désormais verdoyant.)
Libellés : loisirs, régions