Définitions

 (29 janvier)

Puisque la question en taraude plus d'une, voici la réponse: un engrenage est un dispositif de transmission, qui contient plusieurs pièces, souvent circulaires, et parfois dentées. Un rouage est la pièce d'un mécanisme (d'horlogerie), et peut par conséquent être une partie d'engrenage.

J'ai donc bien photographié un rouage.

Et pendant ce temps, le chat profite de l'absence des enfants pour tester les lits (pas faits):

Chez le P'tit Mousse, ça sent encore l'adolescent, et la couette est bien chaude.

Mais il semblerait que ce soit plus confortable dans la chambre que le Pirate occupe si rarement:


Libellés : ,

Photo des blogopotes: rouages

 (25 janvier)

Alors, j'avoue que je n'ai pas cherché la différence entre rouage et engrenage avant de vous proposer cette photo:

Cette roue dentelée provient du mécanisme de ma montre, celle qui se remonte toute seule et que j'ai déjà fait réparer deux fois...

Et je n'ai pas mieux, aujourd'hui.
 

Libellés :

Tête en l'air

 (23 janvier)

Nous avons, au lycée, une collègue qu'on décrivait il y a quelques années comme "un peu perchée". Aujourd'hui, on dit carrément qu'elle est folle. En tout cas, une chose est certaine, elle ne comprend rien.

Dernier exemple en date: un collègue envoie un message pour annoncer une sortie avec un groupe de spécialité. Son intention est juste de prévenir de l'absence de certains élèves. Aucune demande pour trouver des accompagnateur·rices. Et la collègue de répondre "aucun problème, si mes élèves sont d'accord pour déplacer le cours, tu peux compter sur moi".

Déjà, elle n'a pas compris le sens du message. Ensuite, elle se fourre le doigt dans l'oeil jusqu'au coude en pensant que l'administration va l'autoriser à déplacer deux heures de cours pour aller au cinéma avec des élèves qu'elle ne connaît pas.

Et c'est comme ça tout le temps. Elle répond à côté de la plaque, ou elle envoie des messages à demi-compréhensibles à des gens qui, de guerre lasse, ne lui répondent plus. Elle-même prétend avoir donné une réponse à une question urgente alors que ce n'est pas encore fait (ce jour-là, la collègue qui attendait une réponse l'a eue par mail environ dix minutes après s'être fait dire "mais si, je viens de t'envoyer un message" par la collègue perchée).

Evidemment, avec les élèves ça ne peut pas être mieux. C'est elle dont j'avais déjà parlé une fois, me semble-t-il, et qui avait donné un sujet sans le relire, avec des questions portant sur des graphiques absents des annexes. Mais jamais elle n'aurait admis avoir fait une erreur. 

Elle s'immisce dans les conversations à grand renforts de "non mais vous vous rendez compte?", monopolise la parole pour dire tout et son contraire. On ne peut pas suivre le fil de sa pensée, il n'y en a d'ailleurs peut-être pas. Alors la plupart des collègues ne lui répondent plus et font leur possible pour l'éviter, et les échanges sont réduits au strict minimum.

C'est un peu triste, comme situation. L'autre jour, j'ai mangé dans la même pièce qu'elle, mais sans un mot dans un sens ni dans l'autre (elle a fini par comprendre que je faisais partie des gens qui n'aiment pas sa conversation). Si la mise à l'écart est une forme de harcèlement, alors on peut dire que cette collègue est harcelée. Mais elle est insupportable, et ne s'en rend pas compte.

 Moi, j'ai un peu plus les pieds sur terre. Et les yeux souvent au sol: en dehors des élastiques à cheveux, la chose que je ramasse le plus, ce sont les chiffonettes pour lunettes.

Libellés : ,

Pluviôse, ventôse, morose

 (21 janvier; et dire que j'ai pensé à mon titre sans songer à la date...)

Dans le calendrier révolutionnaire, les mois d'hiver s'appellent nivôse, pluviôse et ventôse. Pas de neige en décembre par chez moi, et plutôt ceci, lundi matin:

(Brumaire est un mois d'automne)

Alors, oui, c'est très joli, poétique, et tout ce que vous voulez. J'avais même publié, je crois, une photo de brouillard pour illustrer "cocon". Mais cet arbre est situé à peu près en face de la partie centrale du lycée, et j'ai pris la photo à dix heures du matin. De là, il était impossible de voir l'une où l'autre extrémité de l'établissement. Alors, vous pouvez imaginer le départ, de nuit, pour arriver en cours à 8 heures. Entre les bords de route invisibles dans la purée de poix et le marquage au sol défaillant, une collègue m'a expliqué qu'elle avait dû faire deux fois le tour d'un des ronds-points pour trouver la sortie. Et les élèves habillés en noir sous l'éclairage insuffisant des rues ne se rendent pas bien compte qu'ils risquent leur vie en traversant...

Bref, hier matin, pour le début de pluviôse, la météo était raccord:

(24 heures plus tard)

Il tombe des trombes d'eau, et tant qu'à faire il vente, aussi. La voiture tangait un peu dans les rafales dès hier matin, et je suis bien contente de ne pas devoir aller jusqu'à la préfecture aujourd'hui (où les commerçants ont été priés de se préparer à un débordement du Steïr et de l'Odet). D'autant que j'ai fort mal dormi.


 

Libellés : ,

Photo des blogopotes: Patience

 (18 janvier)

Anne nous propose aujourd'hui d'illustrer la patience.

Il y a pratiquement un quart de siècle, mais tout de même au troisième millénaire, j'ai fait une mauvaise chute. Marchant trop vite sur une plaque de gadoue, j'ai continué à avancer alors que le pied s'engluait en torsion, et je me suis fait une splendide "fracture spiroïde de la métaphyse tibiale inférieure gauche". En gros, je suis cassé la cheville, tibia et péroné. Et le chirurgien, dont le nom s'écrivait "PDG", en abrégé, dans le service, m'a annoncé trois mois sans avoir le droit de poser le pied par terre.

Cette paire de béquilles, qui prend aujourd'hui la poussière, est donc devenue mon alliée pendant plus de quatre mois. Parce que, évidemment, je n'ai pas eu le droit de reposer intégralement le pied tout de suite (seulement 20 kg, pour commencer); et parce que, même quand j'ai eu le droit de marcher, il a fallu réapprendre à le faire. Je me souviens de boiter devant le kiné qui m'expliquait qu'il fallait rééquilibrer le bassin...

A cette époque, j'ai donc dû faire preuve de pas mal de patience, et je me suis répété, comme des mantras, tous les dictons qui allaient en ce sens; dont beaucoup, il faut le reconnaître, viennent des fables de La Fontaine:
Patience et longueur de temps font mieux que force ni que rage.
Tout vient à point à qui sait attendre.
Rien ne sert de courir, il faut partir à point.
Chi va piano, va sano...

(Fun fact: le jour de la naissance du Pirate, j'ai croisé "PDG" dans l'ascenceur qui m'emmenait au service de la maternité, où cet enfant ne s'est pas vraiment fait attendre.) 

Libellés :

La mer monte

 (16 janvier)

Il paraît que l'Odet et ses affluents sont en vigilance orange inondation. Avec tout ce qui nous est tombé dessus ces derniers jours, ça ne m'étonne pas. les bassins de rétention sont pleins, et même le terrain de sport prend des airs de piscine.

(Au premier rang, des mouettes, plus petites que les goélands, juste derrière.)

Libellés :

Curieux effet

 (14 janvier)

Vraiment, je n'ai rien à raconter.

Sauf cette anecdote, peut-être?

J'ai une heure de cours fort mal placée, de 11 h 30 à midi et demie, avec une classe désagréable (les élèves sont tout aussi peu agréables pendant l'autre heure de la semaine, qui est un peu mieux située).

Voilà que deux minutes après midi pile, l'alarme incendie se déclenche. La pause bienvenue en milieu d'heure! J'étais presque aussi contente que les élèves.

Néanmoins, ce qui m'a étonnée, c'est la réaction de l'un d'eux: "On va avoir des frites!"

Nous sommes descendu·es, resté·es bien trop peu longtemps à mon goût dans la cour avant de remonter; et j'ai terminé le cours.

En sortant, j'ai constaté que la déduction / prédiction de cet élève était correcte: ça sentait les frites.

Probablement qu'un détecteur de fumée un peu sensible réagit au dégagement de vapeur engendré par la friture. Et donc, "alarme à midi, frites au menu"... 

Libellés :