Bilan des vacances
(1er septembre)
Vous ne voulez quand même pas que je vous fasse un bilan de la rentrée le jour-même? J'ai autre chose à faire (ou pas, vu qu'en général, le jour de la rentrée des élèves, il n'y a pas cours) et j'ai programmé ce message pour que vous ayez un petit quelque chose à vous mettre sous la dent en attendant la reprise des publications ennuyeuses.
Pendant ces vacances, je n'ai pas bougé. Enfin ça, c'est ce qu'on dit de façon familière quand on n'a pas quitté son adresse habituelle pour voir d'autres paysages.
En réalité, j'ai bougé un peu, parce que ma soeur du Canada était là, et que nous voulions passer du temps un peu ensemble, et que nos enfants se voient un peu aussi. Donc, il y a eu la visite de la citadelle de Port-Louis, une séance de laser-game, un tour dans un labyrinthe et puis la découverte du cairn de Gavrinis.
Par rapport à celui de Barnenez (essayez de taper ce mot dans l'outil de recherche, j'avais mis une photo il y a quelques années), il est ridiculement petit. Mais c'est l'intérieur qui est remarquable.
Le couloir et la chambre sont bordés de gravures que les archéologues ne savent pas vraiment interpréter. Nous avons eu la chance de faire la visite avec une jeune femme qui connaissait remarquablement son sujet et savait aussi très bien en parler. Et puis, comme il faut prendre un bateau pour se rendre sur cette petite île du Golfe du Morbihan, les kilomètres parcourus en valaient la peine.
Bien sûr, j'ai fait aussi un peu de randonnée, mais pas trop à cause de la chaleur. Et puis j'ai bougé dans mon jardin. Il paraît que du point de vue de l'effort physique, une heure de jardinage vaut une heure de marche. Ce ne sont certes pas les mêmes muscles qui sont sollicités, mais c'est bien aussi d'alterner, non? En tout cas, j'ai passé quelques heures à arracher du lierre. De toute façon, la "pelouse" est grillée et pleine de "mauvaises" herbes, alors soulever de la terre poussière pour tirer les tiges rampantes ne peut pas être une catastrophe. J'espère avoir aussi liquidé le fatsia dont j'ai découvert fin août qu'il poussait le long du mur mitoyen, derrière le camélia des mésanges (qui semblent revenues, elles).
Et puis, je me suis activée dans la maison, pour vider des cartons (il en reste quelques uns) et trouver une nouvelle place à leur contenu. Il fallait entre autres que mon bureau soit fonctionnel pour la rentrée. Et pouvoir de nouveau écouter des CD sur mon lecteur du siècle dernier est un vrai bonheur. Il a fallu également remonter la porte du placard qui a contenu un frigo encastré jusqu'au début de l'été. Le gars qui a payé pour venir le démonter avait enlevé les charnières, qui semblaient liées au réfrigérateur. J'ai fini par en acheter d'autres et les poser.
En matière de bricolage, je me suis aussi occupée du tiroir du bas de la commode, qui coinçait: je l'ai enlevé pour passer les rainures au savon de Marseille, avant de le remettre. Ça glisse nettement mieux! J'ai enfin posé le luminaire acheté à Anne (qui en fait autant en une journée que moi en une semaine) il y a des mois, parce qu'il va falloir de nouveau allumer, le soir.
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| (Oui, maintenant, ce sont les Billy qui font moche.) |
Et j'ai changé le robinet d'arrivée d'eau des wc du haut. Gribouille avait repéré, quelques jours après notre installation, un bac de glace vide sous la cuvette. Je m'étais dit que ce n'était pas bon signe, ce récipient ayant certainement servi à recueillir l'eau d'une fuite. Mais je n'ai rien remarqué avant le mois de juillet, quand j'avais deux enfants à la maison (et donc, plus de tirages de chasse d'eau). Il y avait bien une fuite. Le robinet d'arrivée portait même des traces de corrosion. Je l'ai démonté
pour constater qu'il manquait carrément un des deux joints. Donc j'ai racheté ce qu'il fallait et remonté le tout. Et j'en ai profité pour revisser la lunette, qui avait une méchante tendance à s'esquiver quand je m'asseyais dessus.
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Effets de lumière
(28 août)
Bien sûr, j'avais été voir l'éclipse de soleil dans un endroit avec une vue totalement dégagée à l'ouest, nommément la plage de Sainte-Anne-la-Palud. Numérobis m'avait accompagnée. Je crois que c'est la première fois qu'il voyait une éclipse (vu que, lors de la dernière visible de chez nous, nous étions en classe avec interdiction formelle de regarder à l'extérieur - qui a dit qu'on n'avait pas prévu assez de lunettes, cette année?). En tout cas, la même nuit, c'était la première fois qu'il voyait des étoiles filantes. Au début, il a pris un satellite pour une Perséide, et puis il en a vu une une du coin de l'oeil, et il s'est relevé dans la nuit pour y retourner (et filmer).
Quant à moi, c'est mercredi soir que j'ai découvert un phénomène lumineux dont je ne soupçonnais pas l'existence. Il y avait de l'orage, et la nuit était tombée, sauf que la lune était presque pleine et éclairait donc relativement bien. J'avais éteint la lumière pour essayer de voir des éclairs (je ne me souviens pas en avoir vu d'horizontaux, hormis en photograph+++ie, avàççççççççççççççççççç [merci Gribouille] avant ce soir-là), et j'ai vu tout autre chose, entre les flashes. Un arceau blanchâtre, dans le ciel. Enfin, pas tout à fait blanc. La lune était derrière moi, c'était un arc-en-ciel nocturne. Car oui, la lumière du soleil, réfléchie par la lune, peut aussi être diffractée la nuit, même si c'est beaucoup moins visible.
Et pour en finir avec les effets de lune, ce matin, j'ai pu voir la fin de l'éclipse.
(Photo très moche, mais le mode nuit ne permet pas de zoomer, et le satellite de la terre apparaît toujours plus loin sur les photos que dans la réalité.)
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Tourisme local
(5 août 2026)
Cette année, pour des raisons diverses dans lesquelles la paresse a également son rôle, je ne profite pas des grandes vacances pour partir. Mais, dans la mesure où la Bretagne est une région touristique, je n'ai pas très loin à aller pour me sentir en congé.
Depuis le temps que je vais me baigner (ou juste faire la crêpe) à la plage de Sainte-Anne-la-Palud, je n'avais pas encore fait la randonnée dite de la baie, qui passe justement par là. En théorie, le point de départ est au parking du monument à Jean-Marie Le Bris (il paraît qu'il faut dire "Le Brise"), mais j'ai choisi de démarrer à l'aire de stationnement que je connais le mieux, c'est-à-dire celle de la plage.
De ce fait, j'ai commencé par chercher mon chemin dans les dunes. Je dois dire que, une fois quitté le parking et jusqu'à la chapelle, il n'y a plus de balisage, et c'est le bon sens qui recommande de suivre la trace la plus large au milieu des
nids de poule terriers de lapins.
Mais la vue sur la baie de Douarnenez est déjà splendide, et on finit par arriver à la fameuse église.
J'en ai fait le tour, et j'aurais bien pris une photo de l'arche d'entrée de l'enclos (incomplet) si des jeunes gens du voyage n'avaient pas été en train de jouer aux boules précisément sous ce portique.
La fontaine (indissociable des chapelles bretonnes situées en dehors des bourgs) se trouve de l'autre côté de la route; et elle n'est pas tarie, malgré la sécheresse.
Ce qui manque, toutefois, c'est un balisage clair. Pas la moindre marque jaune en vue. Heureusement, la direction de la mer est facile à trouver.
Mais à peine la plage atteinte, il faut tout suite monter. Histoire de constater que certaines maisons jouissent vraiment d'une belle vue.
A dire vrai, à marée basse, il y a un raccourci qui évite de peiner dans la côte avant d'arriver au point de départ officiel et au monument au pionnier local de l'aviation (marin aguerri,dit l'inscription bilingue).
Par grande marée, la mer doit monter jusqu'au pied du banc, ou presque. Mais j'y étais à marée basse, et il y avait surtout des algues vertes (la météo leur est propice).
J'ai encore galéré à trouver le sentier, qui chemine le long d'une petite route de campagne. En vérité j'ai même dû prendre un itinéraire alternatif avant de rejoindre le tracé officiel, et j'ai dû faire demi-tour parce que j'avais raté une bifurcation, qui menait a un charmant petit tunnel de verdure.
Il faut dire que j'étais quelque peu distraite par ce qui se passait dans le ciel, et, pour mon plus grand bonheur, justement de l'autre côté du tunnel.
Voyez-vous cette voile?
Il y avait manifestement un baptême de parapente, dans un champ en lisière de falaise.
Et franchement, ces voiles au premier plan devant la ville de Douarnenez (qu'on devine sur la côte), c'était magnifique.
Mais il a bien fallu les quitter, parce que je devais prendre le sentier des douaniers vers le nord pour retourner à mon point de départ.
L'océan à gauche (pas tout-à-fait à perte de vue: c'est une baie très fermée!), la bruyère, le chèvrefeuille et le reste à doite, le soleil et à peine quelques nuages, vraiment, c'est une balade très agréable.
Et j'ai fini par apercevoir de nouveau la plage de Sainte-Anne. Ce qui est le dernier tronçon du parcours officiel est assez accidenté, avec des rochers dans lesquels on pourrait facilement se casser la figure et franchement, j'étais bien contente de ne pas avoir déjà toute la randonnée dans les pattes pour les franchir.
De retour au monument à Jean-Marie Le Bris, j'avais les pieds biens sales (merci la crème solaire qui a attiré et collé la poussière).
J'ai donc rallongé (encore) un peu le trajet pour longer la plage les pieds dans l'eau. Et vous savez quoi? Ça n'a même pas suffit à me décrasser.
Bref, j'ai dû faire 13 km au lieu des 11,5 prévus, et je n'avais plus trop le temps de lézarder, mais je suis bien contente de ma promenade.
Libellés : randonnée, régions
A sec
(10 juillet 2026)
Cet hiver, il a beaucoup plu. Je crois qu'on avait établi un record de jours successifs sans soleil. On n'en pouvait plus de toute cette eau, et on voulait... autre chose.
Avril a été conforme à un mois d'avril, plutôt clément par ici. Et puis en mai, ma foi il a fait frais, et je me souviens d'avoir ressorti mon dicton "en mai, remets ton gilet".
En juin, on a vu fleurir cet affichage dans les abribus:
Parce qu'il commençait à faire chaud, et que la Bretagne avait atteint un premier niveau d'alerte sécheresse. Et puis, on a eu une première vague de chaleur, si inattendue que les corps ont souffert: le P'tit Mousse a saigné du nez tous les jours. Il en a un peu plaisanté, faisant le compte des cours / salles / professeurs qui avaient été témoins de ces épistaxis*.
Comme j'avais repéré des ventilateurs sur le bonqwoin, je me suis dépêchée, au moment où on annonçait la deuxième vague de chaleur, d'en acquérir un. Cet objet est indispensable dans la chambre occupée par le P'tit Mousse, sous le toit. Et nous avons relativement bien supporté cette deuxième vague, peut-être aussi parce qu'elle a duré moins longtemps.
Les températures un peu descendues, et juste avant deux jours fort humides (on parle de crachin breton, seulement, pas de grosses pluies dévastatrices), j'ai tondu mon herbe. Je me suis vite rendu compte que c'était probablement la dernière fois que je passais la tondeuse avant longtemps; mais il fallait bien couper la tête aux herbes folles, non?
Et puis la troisème canicule est arrivée. L'herbe jaunit, j'ai cru rêver quand j'ai vu un employé municipal tondre les bordures, lundi: deux jours plus tard, ce qui était encore un peu vert dimanche avait pâli. Et dans l'après-midi de ce mercredi, j'ai reçu ça:
Ce qui m'étonne, c'est que le préfet avait pris sa décision dès le vendredi 3, et que les mairies et les citoyen·es n'ont été informé·es que 5 jours plus tard. Comme ça tout le monde a eu le temps de laver sa voiture / remplir sa piscine / noyer son jardin. Mercredi matin (à 10 heures), j'avais été un peu choquée de voir que la mairie faisait encore arroser les fleurs des plates-bandes.
Chez moi l'herbe tondue est jaune, il ne reste d'un peu vert que la partie laissée vaguement en friche (parce que la nouvelle rallonge est trop courte, excellent prétexte pour vérifier les bienfaits de l'absence de tonte), les pissenlits et autres adventices craquent sous les pas, les fleurs grillent, bien que les pieds des arbustes soient à l'ombre les uns des autres. Je n'arrose que la menthe, la sauge et la mélisse, qui sont à mi-ombre, et la verveine et les framboisiers, qui souffrent énormément. Et bien sûr, j'attends le soir pour effectuer cet arrosage, avec l'eau que le chat n'a pas bue et qui est celle que je tire du robinet en attendant qu'elle chauffe pour la vaisselle.
J'ai mis un récipient avec de l'eau aussi, au fond du jardin, mais je ne sais pas si les oiseaux l'ont trouvé et peuvent boire dedans quand le chat n'est pas là (ce serial killer nous a rapporté un troglodyte mercredi soir, il ne faisait manifestement pas assez chaud pour qu'il renonce à la chasse).
Et quand j'entends les voisins se préparer pour aller à la plage à 9 heures et demie, ça m'agace; parce qu'ils vont être au bord de l'eau au moment le plus chaud de la journée. C'est sûrement très bien pour fuir la chaleur chez soi, mais j'espère pour leur peau qu'ils ont un bon parasol. Enfin, tant que les gens ne comprennent pas que la plage, c'est mieux avant 11 heures (ou après 17 heures), ça me va très bien, je peux profiter dans le calme:
* épistaxis est le nom savant (et grec) du saignement de nez. Un mot entendu à Chypre en version originale, il y a belle lurette, quand le P'tit Mousse s'est mis à saigner du nez au moment de l'embarquement et qu'une hôtesse a fait déplacer l'infirmier de l'aéroport pour savoir s'il était raisonnable de faire monter cet enfant dans l'avion.
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Le quotidien des blogopotes
(5 juillet 2026)
Un quotidien, c'est un journal. Mais je ne lis pas de journal. Et je suppose, aussi, que ce "quotidien" est plutôt l'adjectif, qui s'oppose à "éphémère", en quelque sorte.
La première idée qui me vient, très certainement à cause de cette prière qu'on appelle le Notre Père, c'est le pain. Denrée dont je mange tous les jours, effectivement. Baguette (pas trop blanche, merci, c'est quand même meilleur cuit!), ou pain plus spécial, aux noix, aux graines, au levain... J'avais beaucoup apprécié les différentes sortes de pain disponibles en Allemagne, lors de mes premiers séjours dans ce pays. Je les aime toujours autant, mais les boulangers tricolores ont, depuis, largement diversifié leur gamme, et le pain allemand s'en trouve un peu moins exotique.
Le pain, il y en a pratiquement tous les jours au petit déjeuner. Quatre tartines, deux avec du beurre, une de confiture et une au miel. Inlassablement, sauf le dimanche, où la brioche et la pâte à tartiner viennent rompre la monotonie. Parfois, pour mettre un peu de fantaisie, j'achète des crêpes ou un croissant. Mais pour sortir un peu de la routine, je peux aussi prendre mon petit déjeuner dehors:
(En tout cas, tant que les fortes chaleurs ne sont pas quotidiennes...)
Libellés : humeur, régions
C'est l'oral à la plage...
(2 juillet)
Comme annoncé, je me suis rendue hier pour une demie-journée d'interrogation dans un petit lycée pas très loin de la Ville Close. Et heureusement que j'avais regardé le trajet avant (j'utilise très peu mon GPS, qui n'est pas à jour des derniers ronds-points ou sens interdits, ce qui peut être embarrassant en ville), car l'endroit n'est absolument pas indiqué. Je savais que c'était près de l'hôpital et d'un collège qui, eux, bénéficient d'une signalisation correcte. Et j'ai réussi à trouver une place à l'ombre, près du complexe sportif voisin.
Il ne faisait plus trop chaud, et la température dans la salle était tout à fait convenable. Mon collègue spécialiste était fort avenant et sympathique, et, comme je m'y attendais, les questions choisies par les candidats tout à fait abordables par une non-spécialiste, puisqu'ils traitaient tous de quelque chose en rapport avec l'environnement ou l'écologie (ce qui est normal, vu que le "2D" de l'intitulé de leur série renvoie au développement durable). Je ne me suis donc pas ennuyée, et là encore, c'est heureux, parce que j'avais quand même commis la folie de veiller pour regarder le match de foot.
En sortant, j'ai dépassé l'aire de camping-cars pour aller jusqu'à la mer, mais je ne me suis pas promenée sur le sentier côtier ni ne suis descendue tremper mes petits pieds. Un méchant mal de crâne, sans doute lié à la fatigue, commençait en effet à se faire sentir. Je suis donc sagement rentrée chez moi me reposer, afin d'être fraîche et dispose pour la réunion de ce matin.
(Et demain, dernier conseil pédagogique - pour avoir des infos sur les effectifs - et pot de fin d'année, et puis c'est fini pour cette année!)
Libellés : école, régions
Les blogopotes au jardin
(14 juin)
Alors voilà, tandis que d'aucun·es se creusaient la tête pour illustrer le thème de la semaine dernière, j'étais quant à moi déjà en train de penser à celui de cette semaine, car je me suis payé (oui, 6 euros, pour la bonne cause) une petite randonnée qui passait, j'en étais sûre, par un jardin local (et pour ainsi dire devant chez moi, quelques kilomètres plus loin).
A travers des sentiers pas toujours accessibles mais exceptionnellement ouverts, dans une campagne un peu sombre du fait de la météo, le parcours prévoyait 11 km de marche.
Et au point le plus haut, le "jardin picart", en libre accès à l'année.
Ce n'est pas le genre de jardin où l'on peut admirer des fleurs ou plantes originales. Du point de vue botanique, il est assez peu entretenu (mais la toile mondiale me rappelle qu'on peut y pique-niquer, comme mes enfants l'avaient fait une année avec l'école).
C'est plutôt un bois ou un sous-bois, et il faisait vraiment très sombre, en y pénétrant, dimanche dernier.
Un dolmen probablement factice plante un décor breton, mais ce n'est pas le thème du jardin. Je ne suis pas certaine, d'ailleurs, qu'il y ait vraiment un thème.
Un sculpteur a mis en scène, dans cet espace, ses oeuvres, qui font appel à différentes techniques.
Il y a de grands tableaux en mosaïque, et je pense que le lieu est évolutif, parce que j'ai l'impression d'avoir vu de nouvelles créations, d'une part, et parce que les allées elles-mêmes ne sont pas encore toutes aménagées.
Il est vrai que le parcours de la randonnée ne passait pas par les mêmes chemins que la dernière fois, ni par le circuit (jaune) habituel, en tout cas au début.
On le croisait ici, à contre-sens. J'ai voulu aller admirer le point de vue, un peu à gauche de la photo, mais des chênes ont poussé et on ne distingue plus les Monts d'Arrée.
Ensuite, il fallait descendre dans le petit bois. C'est toujours un peu aménagé, car on est ecnore dans le jardin.
Je me suis fait dépasser par trois ou quatre personnes qui n'avaient manifestement que faire des oeuvres présentées de part et d'autre du parcours. Pourtant les organisateurs avaient évidemment fait exprès de créer ce détour par le jardin...
Ces installations plus anciennes signalent l'entrée du lieu aux randonneurs (du circuit labellisé), avec le nom de Pierre-Yves Burban.
Pour moi, c'était l'indication que j'étais à peu près à mi-parcours, et qu'il ne restait plus qu'à descendre vers le bourg, non sans admirer la lumière qui baignait les champs (et les éoliennes) un peu plus loin.
Libellés : randonnée, régions
Sous le soleil, exactement
(27 mai)
Comme j'avais promis à Béatrice de promener Liesele, il a bien fallu que je me bouge un peu, au lieu de rester chez moi tranquillement à l'ombre corriger les dernières copies de l'année.
Vous n'êtes pas sans savoir qu'il sévit en ce moment une canicule précoce, et j'ai donc dû composer avec la chaleur. Balader mon invitée de papier, oui, mais pas au risque d'attraper une insolation non plus. En dehors de quelques endroits frais, j'avais envie de l'emmener voir la pointe du Raz, endroit où tout·e finistérien·ne mène ses visiteur·ses, parce que c'est le bout du monde, quand même.
Lundi matin, je me suis donc levée presque à l'heure habituelle, pour pouvoir profiter des heures les moins chaudes du jour. Car j'avais décidé de ne pas payer le parking de la Pointe, mais de me garer à la plage de la Baie des Trépassés, en contrebas. Parce que faire pratiquement une heure de route pour poser sa voiture, marcher 20 minutes jusqu'au point de vue (certes magnifique) et faire demi-tour, cela ne me paraissait pas très intéressant. Et je savais que le sentier côtier relie la Pointe et la Baie.
Au bout de 40 minutes de voiture, j'étais enfin au bord de la mer.
Mais de là, il restait encore 8 km en voiture jusqu'au bout du monde, et certainement plus par le sentier côtier. J'ai donc décidé de poursuivre jusqu'à la plage prévue.
L'endroit est fréquenté par les sufeurs. C'était marée montante, il y avait un petit vent (et par conséquent quelques vagues), et donc déjà quelques vans sur le parking, où j'ai quand même trouvé de la place sans problème. Pas de souci non plus pour retrouver le GR, sur ma gauche.
N'est-ce pas que c'est beau, cette Baie des Trépassés?
La montée était parfois un peu rude, mais la vue tellement agréable, de bout en bout, que j'étais bien contente d'être venue.
On pouvait voir l'île de Sein, au large, et encore les phares qui se trouvent derrière.
Et puis la végétation, ajoncs, bruyères et autres, sentait extraordinairement bon.
Juste après avoir pris cette photo, en me remettant en route, j'ai fait peur à un gros lézard, peut-être bien un
lézard vert occidental, en tout cas, c'est la première fois de ma vie que je rencontre ce genre de reptile dans la nature.
Et, au bout de 50 minutes de montée, je suis enfin arrivée au point le plus occidental de la France.
(C'est nul, parce que sur la photo, on devine à peine Sein, alors que l'île se voyait parfaitement.)
Je suis redescendue par le même chemin, qui était un peu plus fréquenté, y compris par des gens sans chapeau ni casquette, voire avec les épaules et le dos dénudés, ce qui ne m'a pas paru très malin (surtout la dame qui avait déjà manifestement une ride de déshydratation sur un décolleté bien rouge).
Il ne m'a fallu que 40 minutes pour rejoindre la baie, envahie par les surfeurs (cherchez les points noirs, dans l'eau).
Comme cela m'arrive si souvent, j'ai quitté la plage à l'heure où les gens arrivent...
Bilan: un bon bol d'air (iodé), 50 minutes de montée et 40 de descente (en baskets, ce qui n'est pas vraiment un bon choix, car les semelles n'accrochent pas assez), 1 litre d'eau avalé, et j'étais bien contente de trouver la deuxième gourde dans ma voiture, 0 coup de soleil, des vues magnifiques et l'envie renouvelée de partir en rando cet été (mais seulement s'il ne fait pas trop chaud).
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Péripéties trainesques (encore...)
(21 avril 2026)
La semaine dernière, je me suis rendue à Paris, pour voir deux spectacles (de ballet) à l'opéra.
J'avais réservé mes billets de train il y a longtemps, et ceux pour Garnier et Bastille il y a pratiquement un an, dans le cadre d'un abonnement. Et j'avais même pris une assurance, au cas ou un imprévu m'empêcherait d'arriver aux représentations. La veille du départ, j'avais vérifié les horaires, en me disant que j'étais large, et qu'au pire, si le train était en retard, je pourrais toujours aller directement au spectacle.
Etait-ce une prémonition, une intuition?
Il se trouve que mon train partait de la Préfecture à un horaire qui rendait possible l'économie du stationnement, à condition de prendre le bus (possibilité qui existait aussi au retour, et ce, même en cas de retard). J'ai donc effectué le trajet uniquement en transports en commun.
Tout s'est passé normalement jusqu'à Rennes. Et puis, le TGV a ralenti, et le "chef de bord" nous annoncé que, comme nous avions pu le voir sur l'appli, un accident de voyageur allait nous retarder d'au moins une heure. L'appli n'est pas installée sur mon téléphone, mais j'avais reçu un SMS prévoyant (seulement) 20 minutes de délai. Néanmoins, la situation a rapidement évolué dans un sens peu favorable.
De une heure dix, on est passé à trois heures de retard, avec des annonces successives du contrôleur qui a même suggéré, alors que nous arrivions au Mans, que les voyageurs qui le souhaitent fassent demi-tour.
Chacun·e calculait au fur et à mesure le nouvel horaire d'arrivée, en particulier les voyageur·ses qui avaient une correspondance. Dans la rangée d'en face, un Italien se faisait répéter les annonces, qu'il ne comprenait pas bien. Quand il a été certain de rater son vol pour Milan, il est descendu du train, et nous ne l'avons plus revu. Heinz-Dieter et sa femme, qui voulaient rentrer chez eux à Osnabruck via l'Eurostar pour Cologne, ont aussi eu besoin d'un peu d'aide pour comprendre toutes les informations, notamment ce qui concernait la prise en charge de leur nuitée à Paris, puiqu'eux aussi allaient rater leur correspondance.
Quant à moi, je calculai que je ne pourrais pas passer à ma location pour déposer mon sac avant d'aller à l'opéra, et me suis donc mise en quête d'une consigne pour déposer ce bagage. (En théorie, les sacs à dos sont interdits en salle comme de vestaire, mais j'ai vu des gens rentrer avec des sacs à peine moins volumineux que le mien...)

Contrairement à ce qu'on nous avait annoncé au départ, nous avons eu le droit de descendre en gare du Mans, où l'on nous avait annoncé deux heures d'arrêt. Certain·es voyageur·ses râlaient vaguement auprès des agents, demandant pourquoi on ne repartait pas, et le personnel a patiemment expliqué que le procureur de la République devait d'abord se rendre sur place, qu'on ne pourrait ensuite circuler que sur des voies secondaires le temps qu'on ramasse les morceaux à la petite cuiller, la personne s'étant jeté sur les voies à un point stratégique en sortie de Paris (ce qui rendait un détour éventuel par Nantes inefficace), et que sur ces voies ne circulent que trois trains par heure.
Dans la voiture, chacun·e prenait son mal en patience; Heinz-Dieter disait que le rapprochement franco-allemand consistait donc désormais à avoir, de chaque côté de la frontière, des trains qui circulent mal; on discutait tranquillement. On a même plaisanté quand le chef de bord a fait une annonce pour nous inviter à rappeler nos ami·es qui étaient éventuellement allé·es jusque dans la gare. C'aurait été bête qu'il·elles ratent le départ du train!
Le Wego arrêté sur le même quai que nous est reparti en premier, il y a eu une annonce nous invitant à venir chercher des bouteilles d'eau, et puis nous avons pris la voie touristique via Tours et Versailles (mais sans escale supplémentaire), pour arriver à Paris avec 3 heures de retard. (Ce qui m'a permis de récupérer 75 % du prix du billet.) Le chef de bord nous a remercié au moins deux fois pour notre patience. Il doit avoir plus ou moins l'habitude se faire enguirlander...
Je suis passée déposer mon sac dans un resto derrière l'opéra, et je suis donc arrivée, environ trois quart d'heure avant le début de la représentation, par l'arrière du bâtiment, côté entrée des artistes. J'ai alors vu un gars très grand, cheveux mouillés et allure de danseur (oui, il avait un port particulier), sortir par cette issue réservée. Vérification faite, je suis à peu près certaine qu'il s'agissait d'
Hugo Marchand.
Manifestement, il y avait
quelqu'un d'important dans l'un des trains circulant dans l'autre sens. Et il est arrivé avec encore plus de retard que moi (tant mieux, j'aurais raté mon spectacle, avec 4 heures trente de retard!).
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Les blogopotes: romarin
(19 avril)
Bon, alors là, c'est presque trop facile.
Il y a quelques années, j'ai eu une élève d'origine néerlandaise qui s'appelait Roosmarijn (oui, comme Rosemary en anglais, c'est bien la plante, paraît-il symbole de fidélité amoureuse à cause de son feuillage persistant, et dont le nom commence comme celui de Roméo - je suis en train de lire Shakespeare dans le texte); elle se faisait appeler Roos (Rose, quoi), peut-être que la seconde partie de son prénom était trop souvent écorchée par les Français·es, ou bien elle trouvait ridicule de porter le nom d'un aromate.
Je ne peux évidemment pas publier de photo de cette élève (et d'abord, je n'en ai pas), mais il se trouve que dans mon jardin, il y a un romarin, et pratiquement juste devant, un rosier.
Il y avait aussi un romarin, en pot, dans le jardin que j'ai quitté récemment. Et puis, il y a ces arbustes qui font haie, devant la supérette:
Donc je n'aurais pas été en panne d'inspiration sur le sujet.
Et encore, je suis nulle en cuisine, ce qui m'empêche de vous montrer les utilisations de cette plante. Je m'en suis aussi servie pour éloigner les mites, il me semble, ces bébêtes n'aimant pas vraiment les odeurs fortes.
Libellés : maison, régions
La photo des blogopotes: bleu
(29 mars)
C'est ma couleur préférée, le bleu, sous toutes ses nuances...
Et on le trouve partout:
Dans le bleu du ciel, au dessus du lycée, lundi, quand j'ai fait l'aller et le retour entre les deux établissements à pied (deux fois 45 minutes, ça descend et ça remonte) pour profiter du beau temps et économiser le carburant.
Le bleu est aussi la couleur de la porte de la nouvelle chambre du P'tit Mousse.
Et mercredi, cela ne faisait aucun doute, il avait déjà largement investi les lieux.
Dire qu'il m'avait fallu plus de deux heures pour mettre son bazard dans les cartons...
A sa décharge, son étagère est trop haute pour cette chambre (très mansardée), et il a donc peu d'espace pour ranger ses affaires.
En fin de semaine, j'ai fait des aller-retours vers les bacs de tri et la déchèterie, et je suis tombée sur cette boîte, qui fut bleue et bien jolie (toutefois, je me demande si le couvercle va bien avec le fond).
Et puis, j'ai essayé de me promener un peu, pour ne pas rester sur cette impression de poussière accumulée dans l'ancienne maison. Et je me suis souvenue que, pour "couleur", j'avais pensé à celles du balisage des sentiers de randonnée.
Le bleu, c'est la couleur des petites boucles. Celle-ci se marche en plus ou moins une heure, selon la vitesse adoptée et la boue dans certains passages.
Il ne faut pas oublier d'admirer les myositis, sur bord du chemin.
C'est la saison, j'ai en même trouvé (un pied!) dans mon jardin.
Et puis, si je n'avais rien trouvé de mieux, je vous aurais montré juste ce gobelet:
C'est l'unique rescapé d'un lot de six. Les cinq autres ont été oubliés (par moi) dans une auberge de jeunesse autrichienne lorsque nous avons fait le tour du Lac de Constance à vélo, il y a des années. Lui était resté bien sagement à la maison. parce qu'il est bleu, et que c'est ma couleur préférée. J'aurais donc eu tendance à le prendre pour boire, alors qu'en itinérance, ma couleur, c'était le violet / mauve, le bleu étant pour quelqu'un d'autre.
(Chacun sa couleur, ça évite de partager les microbes quand on n'a pas eu le temps ou l'ocasion de faire la vaisselle.)
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