Ca y est, dimanche, le beau temps étant de la partie, j'ai laissé Gribouille s'aventurer à l'extérieur.
Il est resté très prudent, dépassant à peine les marches qui mènent au jardin, pour commencer. Il a même passé un certain temps sur le rebord de la fenêtre qu'on voit sur la droite de la photo. Si elle n'offre pas une vue fantastique, elle avait le mérite d'être au soleil.
Et puis, ayant bien observé les alentours, le lendemain, il a demandé à ressortir dès que je suis rentrée du travail, et cette fois, il a quitté le jardin. En passant par le portillon (ouvert par le vent) qui donne sur une impasse. Et il s'est dirigé vers le site de l'institution voisine, dont j'avais prédit qu'il serait un chouette endroit pour se balader. Je ne sais pas s'il est effectiveemnt allé jusque là, mais en tout cas, je préfère qu'il parte dans cette direction, puisque, de l'autre côté, c'est la rue.
Ce soir, Gribouille a encore fait un petit tour à l'extérieur. Mais comme il a encore des choses à découvrir à l'intérieur, et qu'il est tout de même un peu froussard, il ne réclame pas trop de pouvoir poursuivre l'exploration du jardin. Tant mieux pour les oiseaux, qui ont l'air de fréquenter volontiers les lieux.
C'est ma couleur préférée, le bleu, sous toutes ses nuances...
Et on le trouve partout:
Dans le bleu du ciel, au dessus du lycée, lundi, quand j'ai fait l'aller et le retour entre les deux établissements à pied (deux fois 45 minutes, ça descend et ça remonte) pour profiter du beau temps et économiser le carburant.
Le bleu est aussi la couleur de la porte de la nouvelle chambre du P'tit Mousse.
Et mercredi, cela ne faisait aucun doute, il avait déjà largement investi les lieux.
Dire qu'il m'avait fallu plus de deux heures pour mettre son bazard dans les cartons...
A sa décharge, son étagère est trop haute pour cette chambre (très mansardée), et il a donc peu d'espace pour ranger ses affaires.
En fin de semaine, j'ai fait des aller-retours vers les bacs de tri et la déchèterie, et je suis tombée sur cette boîte, qui fut bleue et bien jolie (toutefois, je me demande si le couvercle va bien avec le fond).
Et puis, j'ai essayé de me promener un peu, pour ne pas rester sur cette impression de poussière accumulée dans l'ancienne maison. Et je me suis souvenue que, pour "couleur", j'avais pensé à celles du balisage des sentiers de randonnée.
Le bleu, c'est la couleur des petites boucles. Celle-ci se marche en plus ou moins une heure, selon la vitesse adoptée et la boue dans certains passages.
Il ne faut pas oublier d'admirer les myositis, sur bord du chemin.
C'est la saison, j'ai en même trouvé (un pied!) dans mon jardin.
Et puis, si je n'avais rien trouvé de mieux, je vous aurais montré juste ce gobelet:
C'est l'unique rescapé d'un lot de six. Les cinq autres ont été oubliés (par moi) dans une auberge de jeunesse autrichienne lorsque nous avons fait le tour du Lac de Constance à vélo, il y a des années. Lui était resté bien sagement à la maison. parce qu'il est bleu, et que c'est ma couleur préférée. J'aurais donc eu tendance à le prendre pour boire, alors qu'en itinérance, ma couleur, c'était le violet / mauve, le bleu étant pour quelqu'un d'autre.
(Chacun sa couleur, ça évite de partager les microbes quand on n'a pas eu le temps ou l'ocasion de faire la vaisselle.)
Pour Monsieur Ouille, le déménagement a été une rude épreuve. (Pour moi aussi, mais j'ai envie de parler du chat, aujourd'hui. Parce que j'aime bien raconter les choses du point de vue des chats, et que la dernière fois, c'était là.)
Pour le moment, Gribouille n'a pas testé le jardin, mais il a fait le tour de la maison, des coins et des recoins, du sol au plafond.
(Le dessus des placards de la cuisine n'avait manifestement pas été nettoyé.)
Et donc, il y a des choses qu'il aime, comme l'escalier, qui n'a pas de rambarde pleine, mais des barreaux, et ça, c'est quand même drôlement chouette pour jouer.
Le chat a aussi très vite retrouvé sa chambre:
Au début, c'était une blague, dans l'ancienne maison, cette histoire de chambre. Gribouille avait élu domicile dans la pièce que le Pirate a quelques fois occupée. Le lit, sous lequel il jouait à Forboillare, était aussi un bon endroit pour faire la sieste. Ce lit est maintenant dans le salon / chambre d'ami, et c'est là que mon chat passe le plus clair de son temps. Et comme il semble y dormir aussi la nuit, je devrais pouvoir fermer la porte de ma chambre...
Ce qui lui plaît manifestement moins, c'est que la porte d'entrée donne directement sur la rue (et dans la rue, il y a des voitures). Je ne peux pas lui donner tort sur ce point. Il n'a pas encore découvert qu'on pouvait aussi sortir par l'arrière, sur le jardin. J'attends encore un peu, ce nouveau logement étant trop près de l'ancien: je ne voudrais pas qu'il retourne, par erreur, là où je n'habite plus.
Pas de chance pour Gribouille, j'ai aussi changé ses croquettes. Et celles-là ne lui plaisent pas, confirmant l'observation que j'avais déjà faite qu'en achetant de la nourriture pour chats pas chère, on fait vraiment des économies: on paie moins, et elles durent plus longtemps...
Entre les cartons à faire ou à défaire, le tri et le ménage (à peine commencé), j'ai eu bien peu de temps pour penser au défi de la semaine. Et puis, accessoirement, je suis allée travailler, aussi.
Bref, je me suis souvenue que, pendant les vacances de février, nous étions allés visiter le jardin botanique de la sous-préfecture; et que nous avions profité de l'ouvertue des serres, en période de congés scolaires, pour y faire un tour.
Il faisait déjà beau à l'extérieur, mais encore plus chaud à l'intérieur, où un lézard prenait un bain de soleil:
(Le voyez-vous?)
(En dehors du lézard, nous avons découvert des plantes plus ou moins originales, et cette visite fut vraiment très intéressante. Si tous les conservatoires botaniques sont aussi pleins de bonnes surprises, je recommande - chaudement - de les visiter.)
Le 21 juin dernier, en allant chercher mon pain, je suis tombée nez à nez avec le bagad en grande tenue (enfin presque, il y a un sac de cornemuse qui n'est pas couvert).
Peu de temps après, j'ai lu dans le bulletin communal d'informations que ce même bagad se préparait, "en toute discrétion", à défiler à New-York pour la Saint Patrick.
C'est aujourd'hui, la Saint-Patrick...
(Et ce billet est programmé depuis le mois de juin, c'est bien pratique.)
Il y a, depuis une bonne dizaine de jours, une petite polémique autour de Timothée Chalamet, l'acteur ayant expliqué que le ballet et l'opéra, non merci, qui ça peut bien encore intéresser. Je trouve un peu dommage de ne pas avoir la question à laquelle il a fait cette réponse (entre: "pour vous, quel est le type de spectacle le moins intéressant?" et "que pensez-vous de l'opéra?", le contexte me paraît un peu différent) et puis il me semble aussi l'avoir entendu dire quelque chose du genre "avec tout le respect que je dois aux gens qui travaillent dans ces domaines", mais enfin les réseaux sociaux se sont déchaînés, les opéras de l'hémisphère Nord ont répondu (pas celui de Sydney, à ma connaissance), entre autres comme ceci:
Si l'opéra de Paris a finement joué en montrant un extrait de son spectacle actuel, Nixon in China, où l'on voit des joueurs de ping-pong (Timothée est actuellement en promotion pour un film où il joue un pongiste), je n'ai vu personne ressortir la scène de Dune où il danse pour éviter les vers de sable et mettre dessus les noms des pas qu'il exécute, avec un commentaire du genre: "alors comme ça, tu n'aimes pas la danse?"
Bref, si on me demandait, à moi, quelle est ma passion, je répondrais certainement la danse. Et, comme leur disait leur publicité sur les sacs roses des années 1980 et 1990, la danse, c'est
En dehors de la danse, vous connaissez ma passion pour les mots, ceux de toutes les langues, et même les systèmes linguistiques, que j'aime bien comparer. Ce qui explique que j'aie beaucoup de livres à emballer pour mon déménagement. Mais ils font partie des objets les plus simples à ranger dans un format contraint, et je remercie mon ancienne passion pour le jeu Tétris...
Depuis que je suis passée chez Prune pour avoir la fibre, j'ai reçu quatre coups de téléphone à propos du rendez-vous d'installation. Je n'ai pas pu répondre aux trois premiers, parce que mon portable était en mode silencieux: je ne décroche jamais quand je suis au travail. Il y a eu chaque fois un message, dont un le samedi matin où Fabien m'annonçait qu'il allait rappeler le lendemain et que je ne devais pas hésiter à décrocher. (Oui, j'étais au boulot samedi matin, pour les portes ouvertes; non, Fabien ne m'a pas téléphoné le dimanche.)
(Ouvertes, les portes, on a dit.)
Le dimanche, j'ai regardé la petite vidéo qui va bien sur le site dédié et j'en ai conclu qu'il fallait que j'aille faire quelques vérifications dans la maison, parce que je ne me souvenais pas d'un raccordement téléphonique aérien, mais que je ne voyais pas non plus où il y aurait pu y avoir un regard pour un câblage souterrain. J'ai raté l'appel du lundi matin (à 8 h 34, j'étais déjà en cours), inspecté la maison et ses alentours dans l'après-midi, je n'ai pas mieux compris la situation, et j'étais en train de me dire qu'il fallait que je contacte le fameux numéro quand il s'est affiché sur mon écran.
Fabienne (ils sont recrutés sur leur prénom, chez Prune, ou bien j'ai mal entendu?) m'a posé les questions auxquelles j'avais tenté de répondre sur le site, et quand je lui ai expliqué que le poteau pour le raccordement aérien était au bout de mon jardin, mais qu'aucun fil n'arrive jusqu'à ma maison, et que je ne voyais pas non plus de regard, elle m'a dit que ça arrivait, certaines maisons peuvent être cablées en "aéro-souterrain", et dans ce cas, il n'y a effectivement pas de point de contrôle pour la partie enterrée de la ligne. Evidemment, le formulaire ne tient pas compte de ce cas particulier; mais maintenant, au moins, Prune est au courant.
Une autre qui est drôlement bien informée, c'est la Régie des Eaux. Je traîne, et je ne l'avais toujours pas contactée pour faire mettre l'abonnement à mon nom. Et bien je viens de recevoir un mail m'expliquant que, selon leurs informations, j'aurais acheté (très joli conditionnel, dans le message) la maison de telle adresse, et que je si je ne m'abonnais pas dans les quinze jours, ils allaient couper l'eau. J'ignore qui m'a dénoncée, mais comme il faut que ce soit quelqu'un qui pouvait donner mon adresse électronique, je soupçonne le notaire. Je vais donc compléter le formulaire que je n'ai pas eu besoin de demander et me mettre en conformité.
Alors, pour "sens", il y en a au moins trois, justement. Le sens qu'on donne à un mot ou une action, sa signification; le sens dans lequel on veut ou il faut aller, la direction; et le sens comme (organe de la) perception.
C'est cette dernière acception qui m'inspire le plus, bien qu'elle ne soit pas si simple à illustrer.
L'algorithme de Tutube m'a proposé l'autre jour une vidéo (en allemand) qui expliquait pourquoi il peut être utile d'associer une odeur à ses exercices de révision. En gros, le cerveau enregistre en même temps l'information sur l'odeur (qui se doit d'être inhabituelle) et celle du cours qu'on veut retenir. Je suppose que c'est plus ou moins le même principe que la fameuse madeleine de Proust (qui a failli être une biscotte, le saviez-vous?). C'est en vertu de ce double enregistrement que les pains aux raisins de mon ancien boulanger me faisaient penser à mon grand-père, et que le goût très prononcé de cardamome dans le dessert de dimanche dernier m'a immédiatement ramenée en Oman, où j'avais fait la découverte de cette épice que je n'utilise par ailleurs qu'à doses trop faibles pour sentir le même effet.
Et voilà que, en allant chez Prune (c'est plus joli que Marron, comme nom de fruit qui est aussi une couleur, non?) pour préparer l'installation de la fibre dans ma nouvelle maison, je suis tombée sur une publicité pour un téléphone qui se vante de dépasser les limites de ce genre d'engin, qui ne peut parler qu'à la vue, à l'ouïe et au toucher:
Bon, je ne suis pas vraiment convaincue par le procédé, qui repose sur des ajouts générés par l'IA pour mettre de l'ambiance sur les photos. Je veux bien que certaines personnes soient capables d'évoquer le parfum d'une rose en en voyant la photo, de même que des musicien·nes entendent la musique en lisant une partition, mais ce procédé de transformation d'une image ne me paraît pas suffisant.
Et sinon, sans transition et pour revenir au sens comme direction, je me suis souvenue que j'avais aussi photographié deux panneaux de circulation améliorés, à Audierne, l'an dernier:
(Pour ce qui est de la suite, je vais faire mon possible pour assurer une continuité du service, mais je vis une période intense de remplissage de cartons et de bulletins scolaires, avec conseils de classe et déménagement en vue, donc le temps et la connexion peuvent venir à manquer.)
Une école quelconque, à laquelle on accède par concours, a envoyé au lycée un fascicule avec des sujets-type. Il y a une épreuve de LV B, prétendument de niveau B1, puisque c'est le niveau que nos élèves sont censés atteindre en fin de terminale. Sauf que ce test est un questionnaire à choix multiples, qui ne permet donc pas véritablement de vérifier les compétences en expression (ni en compréhension de l'oral).
J'ai regardé les épreuves de néerlandais et de russe, pour rigoler. Il y a une quarantaine de questions, je ne les ai bien sûr pas toutes traitées, mais comme il y a un corrigé à la fin, j'ai pu constater que dans ces deux langues, j'étais tout à fait apte. Evidemment, "traduire" une phrase, quand on vous donne le choix entre quatre possibilités, c'est beaucoup plus simple que si on ne vous donne pas le moindre mot. Aussi, je ne m'autorise pas vraiment à m'attribuer un niveau B1 en russe, ni même en néerlandais, où je serais plus à l'aise pour m'exprimer grâce à la petite chouette verte. (Il y a trop longtemps que je n'ai pas fait de russe.)
Pour ce que la petite chouette peut m'offrir, je suis arrivée au dernier niveau, en néerlandais. Et donc, sauf à tourner en rond et répéter sans arrêt que "De studenten leren meer, als ze in groepen werken", et autres phrases que mon téléphone connaît lui aussi par coeur, puisqu'il me propose toujours le mot suivant avec pertinence, il fallait passer à autre chose.
Alors j'ai franchi le pas en dehors des langues indo-européennes. Et je me suis attaquée à celle qui me frustrait depuis longtemps. Quand j'étais petite, en effet, on pouvait voir dans le métro parisien des Turcs qui lisaient Hürriyet ou Milliyet, et c'était agaçant, parce qu'on avait l'impression de pouvoir déchiffrer titres et articles, mais sans comprendre quoi que ce soit, en dehors du mot futbol.
C'est très intéressant, parce que le turc est une langue agglutinante, c'est-à-dire qu'il faut ajouter des syllables à la fin des mots pour modifier leur sens dans la phrase, et qu'on peut combiner ces suffixes, un peu comme une déclinaison, mais en plus complexe. Köpek, c'est un chien; köpeği, le chien (à l'accusatif, oui, il y a une petite mutation consonnantique, mais ça ne me choque pas, hein, je vis en Bretagne), köpeğimiz, notre chien... Bref, je ne vais pas vous enquiquiner avec la grammaire turque; mais ce que je constate, c'est que, jusqu'ici, je m'en sors très bien sans explications, parce que je fais des comparaisons avec d'autres langues. Et l'autre remarque qui confirme l'idée que, plus on connaît de langues, plus c'est facile d'en apprendre une nouvelle, c'est que je me suis rendu compte hier soir que je commençais à comprendre sans passer par la traduction. De petites phrases, certes, mais c'est un début. Et puis on voit assez bien à quelle langue les mots transparents ont été empruntés (l'église et le musée viendraient du français que ça ne m'étonnerait pas, par exemple).
(L'autre fait qui semble se confirmer, c'est que la chouette adapte ses phrases à la culture du pays concerné. Si, en néerlandais, j'ai appris à dire "Je suis une banane", "Sa femme (à elle) est artiste" et à parler de sabots, en turc, on me dit qu'il y a beaucoup de chats à Istanbul et Ankara ("Ankara'da"), et les femmes sont dans la cuisine...)
Décidément, chaque fois que je vais dans mon nouveau jardin, je découvre quelque chose.
Après m'être réjouie de la présence d'orties (en deux endroits, dont je pense ne préserver qu'un seul), je me suis aperçue qu'il y avait aussi ça:
Un plant de buis. Et bien sûr, mangé par la pyrale.
Alors, pardon, mais je ne vais pas faire mon Idefix, sur ce coup-là. Ce pied est encore petit, il a sans doute été placé là pour être taillé en boule, au départ. Il est beaucoup trop près du mur et en lisière d'un genre de bac: il n'a pas d'avenir si on le laisse pousser. Je vais donc le couper à ras, ou presque. En tout cas, je vais éliminer toutes les branches feuillues. S'il repart, je tenterai de maîtriser sa pousse (en le mutilant façon bonzaï); sinon, bon débarras!
(Je n'ai pas trouvé de bambou, j'espère qu'effectivement il n'y en a pas, parce que ça aussi, c'est difficile à maîtriser.)
J'ignore qui a proposé le mot de ce dimanche, mais quand on parle de distorsion, il me semble qu'on pense d'abord aux images déformées dans certains miroirs.
Bien que je sache très bien où trouver ce genre de surface réfléchissante, et que j'aie même peut-être des photos de reflets déformés dans mes archives, j'ai eu une autre inspiration en voyant, un matin de cette semaine, le savon que j'utilise chaque jour.
Une distorsion, j'ai vérifié, c'est une torsion qui déforme. Je ne suis pas certaine de tordre le savon lorsque je l'utilise, mais enfin, le résultat est là: il a perdu sa forme initiale (qui était un beau pavé droit, pas ce parallélépipède rectangle à base en losange).
Prof d'allemand et maman d'un Pirate et d'un Numérobis majeurs et vaccinés, ainsi que d'un P'tit Mousse de 15 ans. Et n'oublions pas Monsieur Gribouille le chat!