Encore une bonne raison de ne pas y aller
(14 avril)
Tutube me présente régulièrement des publicités pour un grand spectacle de danse chinois. Vous voyez sans doute de quoi il s'agit, ils font font aussi des campagnes en affiches. Les vidéos m'agacent, parce qu'on y voit des positions que je trouve exagérées, et je sais, pour avoir vu des séances d'entraînement filmées, que le ballet chinois malmène les petit·es danseur·ses. Certaines vidéos montrent des pratiques à la limite de la torture. (On voit la même chose à propos de l'entraînement des gymnastes soviétiques russes; les kinés savent bien que ce qu'on leur demande est au-delà du raisonnable pour un corps humain.) C'est la première raison pour laquelle je ne veux pas aller voir ce spectacle.
Il se trouve qu'en réalité, les personnes de cette troupe ne sont vraisemblablement pas entraînées en Chine, et qu'il y a une autre face cachée, tout aussi désagréable, comme le montre ce reportage diffusé sur Arte, et qui m'a aussi été suggéré par Tutube.
Il y a toujours des gens pour commenter, sous les vidéos d'entraînement excessif, que si on appliquait les mêmes méthodes en France, on aurait de meilleurs résultats. Et qui oublient les conséquences pour les corps maltraités, quand les jeunes gymnastes arrivent à l'âge adulte.
Ma nouvelle prof de danse est exigeante, elle corrige sans arrêt ce qui peut sembler de petits détails, mais elle le fait toujours dans le respect du corps de ses élèves. Elle répète d'ailleurs souvent qu'il faut s'en tenir à sa propre diagonale (son "en dehors") sans chercher à forcer. Et souvent, elle précise que si on fait mal le mouvement, on risque d'avoir mal ici ou là (plus tard). Ce qui n'empêche pas les jeunes danseuses qui suivent ses cours d'arriver à un niveau remarquable.
Libellés : humeur, loisirs
La photo des blogopotes: épistolaire
(12 avril 2025)
Voilà un adjectif qui n'est pas forcément facile à illustrer. Epistolaire revoie aux lettres qu'on ne s'écrit plus vraiment depuis l'avènement des courriels et pire encore, des réseaux sociaux.
Quand j'étais adolescente, pourtant, j'entretenais de grandes correspondances avec mes amies. La preuve en est ce carton, qui déménage de ci de là sans être ouvert, et qui contient sûrement les lettres de ma copine Caroline:
A l'époque (comme disent les élèves sans jamais préciser laquelle), nous habitions Paris, et à Paris, dans les années 1980, le facteur passait plusieurs fois par jour. Caroline pouvait poster une lettre le mardi soir, je la recevais le mercredi matin, et si j'arrivais à lui poster la réponse à midi, il pouvait arriver qu'elle reçoive ma lettre le mercredi soir.
Aujourd'hui, j'écris beaucoup moins de lettres. Le facteur ne passe même pas tous les jours pour m'apporter du courrier. Mais j'ai néanmoins, sur mon bureau, une petite boîte, où je range les missives auxquelles je dois répondre:
Il y a là notamment les dernières lettres de ma correspndante allemande de 4ème, avec laquelle j'entretiens depuis bientôt 40 ans une relation essentiellement épistolaire. La dernière fois que nous nous sommes vues, je venais de réussir le concours. Elle n'a jamais voulu me donner d'adresse mail et je ne connais pas non plus son numéro de téléphone; mais nous échangeons régulièrement des nouvelles.
Ces lettres ne sont probablement pas de la haute littérature et il n'y a pas de quoi en faire un roman. Car le roman par lettres est un style, ne l'oublions pas.
Libellés : loisirs
Soupirs maternels
(8 avril 2026)
Dimanche, J'ai voulu vérifier si j'avais bien déjà publié une photo de plant de colza. Il est en effet possible qu'elle ait en réalité été affichée comme photo du mois sur l'ancien site du Dr CaSo.
Bref, je suis tombée sur de vieux messages, que j'ai relus, et notamment celui-ci, qui m'a amusée parce que, aujourd'hui encore, le P'tit Mousse (qui devait avoir entre 2 et 4 ans à l'époque) enlève ses chaussettes dès qu'il en a l'occasion. C'est bien simple, en fin de semaine, il n'enfile ce type de vêtement que s'il doit sortir. Ce qui est un peu embêtant, c'est que, comme à l'époque, il retire ses chaussettes n'importe où, et qu'elles n'atteignent que difficilement le bac de linge sale (et pas toujours par paire). En pleine adolescence, cet enfant est probablement le moins ordonné de la fratrie. Alors, il y a des mois, j'avais commencé à lui demander de ranger son bordel bazar, en prévision du déménagement. Il s'y est pris le samedi, pour retourner le dimanche soir chez son père en me laissant ça:

Vous pouvez voir dans le coin à droite des boites de puzzles ouvertes. J'avais reçu la consigne d'y ranger les pièces que je trouverai au milieu du reste.
Il m'a fallu plus d'une heure pour en arriver là:
Vous voyez peu de différence, parce que les petits cartons devant les puzzles contiennent les livres de l'étagère qui est hors champ, sur la gauche. Encore deux heures de travail le lundi soir pour qu'enfin, tout soit emballé:
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(Photo prise un peu plus tard, après le passage d'un bon coup de balai.) Je vous avoue que, une fois ce temps perdu pour le reste, j'ai effectué une petite danse de la victoire. Enfin débarrassée du bazar de cette chambre! Sauf que, le lendemain matin, j'ai reçu un message du P'tit Mousse me demandant si je ne pourrais pas chercher sa convocation pour l'oral blanc de français. Elle devait être quelque part, pliée... Autant dire que j'ai envoyé cet enfant balader. Il connaissait le jour et l'heure 😉, il est allé à son oral sans préparation convocation. |
Libellés : enfants, maison
Les blogopotes en photo: résister
(5 avril 2026)
La première chose qui me vient en tête, avec ce thème, ce sont les paroles chantées par France Gall. ("Résiste! Prouve que tu existes!") Et il me semble avoir déjà publié ici le cliché d'un plant de colza qui avait l'air de danser sur cette chanson.
Je m'étais donc d'abord dit que, faute de mieux, j'irais chercher dans les archives cette photo. Sauf qu'elles sont nombreuses, les tiges de colza qui poussent dans un champ encore en friche, en ce moment. Et que j'ai donc trouvé cette autre résistante, là:
A la place de ce qui était l'an dernier un champ de maïs (et l'année précédente certainement une plantation de colza), il y aura bientôt un lotissement. Cette fleur montre une tentative de résistance de la verdure sur le béton... (Et sur la vue aérienne qui fait la publicité du bidule, on voit ma voiture devant la maison qui j'ai occupée jusqu'en mars.)
Libellés : brève(s)