Voisinage

(24 août)

Quand j'étais petite, nous habitions un immeuble qui avait été construit l'année de ma naissance. Un certain nombre de couples y avaient donc emménagé, comme mes parents, au moment d'agrandir leur famille, et beaucoup d'enfants étaient de mon âge. Nous jouions ensemble avant même d'aller à l'école, pédalant dans le jardin sous la surveillance de nos mamans, bien contentes de se retrouver pour discuter.
Un peu plus grande, je sonnais régulièrement chez le voisin d'en face, sur le même palier, et lui m'invitait aussi chez lui pour jouer aux plémobiles. Il avait des cow-boys, et imitait merveilleusement le bruit des colts, j'avais des pirates et une ferme. Parfois aussi nous regardions Croque Vacances sur leur télé, qui est resté en noir et blanc plus longtemps que la nôtre, et pas seulement à cause de Thierry la Fronde.
Une fois, pour son anniversaire, sa maman avait fait une maison en pain d'épices. et tous les ans, nous dessinions sur la nappe en papier. Tous les voisins du même âge étaient là, et aussi parfois les petits frères et petites soeurs, qui étaient également d'âge semblable.
Une année, tout ce petit gang avait fabriqué un code secret, et nous glissions dans nos boîtes aux lettres des petits mots que nos parents ne pouvaient pas déchiffrer, pour nous donner rendez-vous au local à vélo.
Et puis, le collège nous a un peu séparés, filles d'un côté, garçons de l'autre, et moi encore ailleurs, parce que j'allais au collège là où enseignait mon papa.

Aujourd'hui, c'est au tour de mes enfants d'entretenir des relations de voisinage. Le Pirate a découvert très vite que deux de ses camarades de classe habitaient à côté de chez nous. Il a fini par aller chez celui "d'en face" (sa maison est de l'autre côté de la rue où débouche notre impasse), et, un matin de juin, la maman de celui qui envoie parfois son ballon dans notre jardin (et qui habite dans la rue parallèle) est venue sonner pour demander si le Pirate pouvait les accompagner à la plage. Depuis, Numérobis a aussi fait la connaissance du petit voisin de l'impasse, un gamin de trois ans futé qui est déjà venu sonner pour demander si "il peut menir?". Si bien que, certains après-midi, mes enfants les passent entre chez nous et chez les voisins, parfois même totalement à l'extérieur. Je trouve cela bien agréable, et beaucoup plus sympathique que d'habiter seuls dans une école!

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2 Commentaires:

At 10:21 AM, Blogger zora a bien voulu donner son avis...

c'est genial ce genre de relations, et c'est juste ce qui me manque dans ma cambrousse profonde avec le premier enfant à plus d'un km...

 
At 1:18 PM, Blogger Bismarck a bien voulu donner son avis...

J'ai parfaitement conscience de notre chance...

 

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