La grande affaire des doudous

(12 juin)

L'autre soir, Numérobis un peu malade a quelque peu atteint son doudou, exceptionnellement sorti du lit, avec de la compote prédigérée. Hop, direction la machine à laver, et doudou de rechange dans le lit. Sauf que, pour la première fois, l'enfant a remarqué la légère différence de couleur entre les deux doudous. Mais comme il était trop patraque pour protester, il s'est endormi avec le remplaçant.
Au fond, mes enfants ne sont pas super acros à leurs doudous.
C'est que j'ai veillé à éviter toute addiction. La vue de ma nièce, qui, à l'entrée au CP, traînait encore la tête sale de sa poupée-doudou (c'était tout ce qu'il en restait) absolument partout, y compris à table, m'avait mise en garde. Il était hors de question que mes fils soient dépendants à ce point d'un objet.
Quand donc le Pirate, vers huit mois, s'est amouraché du doudou qu'il emportait à la crèche (sur requête des puéricultrices) au point de ne plus pouvoir s'endormir sans, je suis partie en quête d'un copain de rechange, car il était nécessaire de laver fréquemment la simili-serpillère, dont les pattes se faisaient allègrement mâchouiller. Le modèle ne se faisait plus, il avait changé de couleur: au lieu d'un tissu blanc, il y avait un motif de poissons. Le Pirate a certes fait une drôle de tête quand il a vu le nouveau doudou, mais il l'a accepté. Par la suite, j'ai racheté deux doudous à poissons, et les trois ont tourné dans son lit et dans la machine. Le doudou initial, dont les pattes étaient devenues de la dentelle, a fini à la poubelle. Mais ces doudous n'avaient la permission de quitter le lit qu'à titre exceptionnel.
Quand nous avons quitté le deuxième étage pour le premier, j'ai égaré la boîte des doudous de rechange. Je ne sais vraiment pas, en toute honnêteté, où elle est passée. Le Pirate s'est chargé de perdre le dernier doudou; celui-là, je crois bien que c'est moi qui l'ai dissimulé quand j'ai remis la main dessus, mais je ne sais plus où. En tout cas, maintenant, le Pirate dort avec des nounours, le doudou, c'est fini. Sevrage réussi.
Pour Numérobis, l'idée a été de procéder pareil. Sauf que la nounou est vraiment anti-doudou: elle refuse qu'un enfant amène chez elle son objet-fétiche de la maison. Néanmoins, celui que Numérobis a chez elle ressemble à celui de la maison, il est juste rouge au lieu d'être bleu. Le doudou de la maison ayant mis du temps à trouver un remplaçant (j'avais renoncé, et puis, je suis tombée dessus par hasard, dans une coopérative maritime, cet été), le numéro deux est nettement moins délavé que le copain d'origine. La technique d'utilisation est la suivante: on prend le doudou par les pieds dans une main, et le pouce de l'autre main va dans la bouche. Mais le pouce fonctionne aussi très bien sans doudou, et par conséquent le tissu magique ne sort du lit que si Numérobis est malade ou vraiment très fatigué.
D'où l'accident de l'autre soir...

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4 Commentaires:

At 3:13 AM, Blogger Moukmouk a bien voulu donner son avis...

Pourtant mes cousins ours de maison ont une grande importance... http://pohenegamouk.free.fr/index.php?2007/02/05/244-le-role-de-lours

 
At 9:52 PM, Anonymous Anonyme a bien voulu donner son avis...

Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blog.

 
At 11:40 PM, Anonymous Nanouk a bien voulu donner son avis...

Ah ça me rappelle rara de dark_chii qu'il avait fallu échanger contre un bisounours, qui avait vite cédé sa place au fameux nounours blanc
(comme quoi Moukmouk, on y revient toujours)

 
At 2:29 PM, Blogger Bismarck a bien voulu donner son avis...

Sauf que, contrairement à Rara, qui trainaît beaucoup, les chiffons à tête d'ours de mes enfants restent beaucoup au lit (comme ça, on ne les perd pas, c'est trop dramatique, la perte d'un doudou).

 

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