Comment ça, de l'énergie solaire?

(12 février)

Non mais, il y a en ce moment, alors même que nous guettons les débordements de rivières et autres fossés, des fois que ça empêcherait les transports scolaires de passer*, une offensive de fort mauvais goût de la part des vendeurs de panneaux solaires. Sans rire, j'ai reçu quatre appels en une semaine pour me proposer une étude gratuite. Dont deux coups de fil à un quart d'heure d'intervalle.
Le premier venait de loin, et "Sandrine" a commencé par me demander si j'étais bien propriétaire au 4 Klaus Machintruc. Alors, Sandrine, dis-moi, dans ta formation express, on n'aurait pas oublié de te préciser qu'il y a des lettres qui ne se prononcent pas, à la fin de certains mots, en français? Parce qu'alors, tu aurais su qu'on ne dit pas le s final, dans un "clos". Trop facile de la berner, celle-là, en lui répondant que non, je ne suis pas propriétaire à cette adresse. Ce n'est même pas un mensonge: c'est mon ancienne adresse, et j'y étais locataire (mais avec le même numéro de téléphone).
Un quart d'heure plus tard, la jeune femme qui appelait pour les mêmes raisons, mais semble-t-il de la part de mon distributeur de courant, maîtrisait beaucoup mieux la langue française. Notre conversation ayant commencé de la même manière, elle a tout de suite compris, elle, qu'éventuellement je pouvais être propriétaire ailleurs, et vraisemblablement pas trop loin, puisque j'ai conservé mon numéro de téléphone. Il m'a fallu un peu plus de temps pour m'en débarrasser, mais j'ai au moins appris une chose: sur nos ardoises synthétiques, il est fort vraisemblable que des panneaux solaires seraient peu rentables, ou en tout cas, mettraient du temps à l'être. Surtout si le soleil continue à se planquer derrière cette belle couche de nuages.

* Ce n'est même pas une blague: un de mes établissements était fermé vendredi pour cette raison.

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