Nom de Zeus!

(8 mars 2017)

Dimanche soir, comme la météo annonçait encore de la pluie et des vents violents en sus, je me suis dit que ce serait pas mal d'être dispensée de cours pour intempéries. Après tout, ils le font, quand la tempête souffle dans le sud. Mais il faut croire que les Bretons sont capables de se déplacer par tous les temps.
Lundi matin, le vent soufflait effectivement, mais pas dans le sens habituel, si bien que le trampoline semblait résister. En revanche, nous avons été privé de courant à 7h 39. Il a fallu finir le petit déjeuner dans la pénombre, et allumer une bougie pour ouvrir les volets afin de faire rentrer un peu de lumière dans les chambres (Dieu merci, nos volets ne sont pas électriques comme ceux de certains de nos voisins, qui n'ont manifestement pas réussi à les lever à temps)...
Le Pirate est parti attendre son car. Et là, la première surprise était plutôt rigolote à voir. Le Pirate, lui, a trouvé ça moins drôle, vu qu'un abribus, normalement, ça sert à s'abriter de la pluie. Pas à jouer au culbuto géant.
(lundi soir)
Le car est arrivé, et nous étions trois voitures derrière avec Numérobis et le P'tit Mousse quand nous l'avons vu s'arrêter de nouveau 200 m après l'arrêt. Mais? Ah, ben oui, il y avait un arbre en travers de la route, incontournable, et une voiture de l'autre côté. J'étais heureusement au meilleur endroit pour faire demi-tour, grâce à une route adjacente. A l'intérieur du car qui reculait, il paraît que les jeunes ont crié "Ouais, on rentre à la maison!" (mais en fait, non, ils ont juste fait un petit détour). Sur l'autre route, deux arbres ne barraient qu'une partie des voies, et nous avons pu arriver à l'école. Albus, le copain du P'tit Mousse qui venait à pied, nous a bien fait rire: avec son petit gabarit, il était obligé de tourner le dos au vent pour arriver à avancer.
A côté de l'église, les collégiens qui attendaient leur car scolaire au bourg étaient encore là, chose inhabituelle à cette heure. Certains commençaient à s'inquiéter, d'autres étaient en train de téléphoner (à leurs parents?) quand un car vide est arrivé; on leur envoyait manifestement un véhicule de secours. A ce moment-là, j'ai commencé à trouver ça moins drôle: qu'était-il arrivé au premier car? (Le bruit court qu'il s'est trouvé coincé entre deux arbres, mais certains de mes collègues affirment l'avoir suivi sur une route secondaire pour retrouver leur chemin suite à... une chute d'arbre sur les voies.)
Quand j'ai voulu m'engager sur la quatre voies, il a fallu que je ralentisse: personne ne dépassait 40 km/h, et avec les feux de détresse. Le trafic a repris progressivement de la vitesse, mais pas trop. Devant moi, la remorque d'un camion a fait un écart sur la gauche, emportée par le vent. Là, j'ai commencé à trouver que c'était vraiment n'importe quoi, de nous envoyer travailler par un temps pareil. En arrivant à la préfecture, je n'ai pas pu prendre ma sortie habituelle: deux arbres barraient la bretelle. "Qu'à cela ne tienne, me dis-je, je vais faire demi-tour au prochain rond-point, je ne suis plus à une minute près." Sauf que. Il n'y avait pas de circulation dans l'autre sens, un arbre gisant là aussi. Si vous suivez bien, nous en sommes au sixième arbre tombé sur mon chemin, et au quatrième barrant complètement la route. J'ai appelé le lycée (puisqu'il était déjà l'heure de prendre les élèves en cours) et fait encore un long détour, parce que je ne connaissais pas d'autre route (et en plus, il y avait plein de monde), si bien que je suis arrivée avec 20 minutes de retard.
A 9h 30, le préfet se fendait d'une lettre déconseillant de circuler sur les petites routes, et indiquant aux chefs d'établissement qu'il fallait éviter d'exposer les élèves au danger des objets emportés par le vent (certains collègues ont croisé des poubelles qui traversaient sans crier gare). A 10h, nous nous racontions nos mésaventures pour arriver jusqu'à un lycée dont nous estimions qu'il aurait bien pu rester fermé (une collègue a trouvé une vitre explosée en entrant dans sa salle). Et encore, nous avions du courant: l'école du P'tit Mousse et de Numérobis, ainsi que la cantine, en ont été privé toute la matinée!
(Chez nous, l'électricité n'est revenue que juste avant 21 heures, mais quelques collègues n'en avaient toujours pas hier matin. Certains arbres, empêtrés dans des lignes électriques, n'ont été dégagés qu'aujourd'hui.)

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5 Commentaires:

At 5:56 PM, Blogger Tilia a bien voulu donner son avis...

Hébé ! la tempête chez vous, c'est pas pour information !
Vous avez eu de la chance, et je vous souhaite que ça continue (la chance, hein, pas Zeus, ni Hera, ou aucune de ces divinités colériques !).

 
At 8:56 PM, Anonymous Béatrice a bien voulu donner son avis...

J'ai vu des vidéos de vagues contre des rochers et des phares, Zeus c'était pas de la gnognotte !
J'espère que tout est revenu à la normale ...
Bises !

 
At 12:23 AM, Anonymous Dr. CaSo a bien voulu donner son avis...

Mortecouille, ça fait très fin-de-monde tout ça! J'espère que ça s'est calmé!

 
At 3:24 AM, Blogger Nanouk a bien voulu donner son avis...

Hé beh, toute une aventure!
Ici, mon Prophète était bien content d'avoir une journée de vacances le mois passé quand le verglas a paralysé la circulation dans le coin (son papa, quant à lui, est rentré après roulé 10 minutes et tapé un trottoir).

 
At 9:27 PM, Blogger Bismarck a bien voulu donner son avis...

C'est la première fois que je vois autant de dégâts, en 7 ans, et que nous subissons une coupure électrique aussi longue. M'est avis que, s'il avait mieux anticipé les choses, le préfet aurait au moins interdit les transports scolaires...

 

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