Un vieux traumatisme
(30 avril 2026)
Il y a 14 ans, pratiquement jours pour jours, nous rendions les clefs de notre location bretonne, après avoir emménagé dans la première maison dont j'ai été propriétaire.
Le moment était mal choisi, entre les jours fériés qui réduisaient l'ouverture de l'agence et la visite des correspondants allemands qui limitait mes disponibilités. J'avais essayé de négocier trois jours de rab pour finir le ménage, mais ils n'avaient rien voulu entendre. J'avais donc fait ce que je pouvais, et ce n'était quand même pas si mal.
Seulement, la c*n*sse de l'agence de location et les propriétaires en avaient décidé autrement. Le jour de la visite pour l'état des lieux de sortie, il pleuvait. J'avais laissé une serpillère sur le pas de la porte, mais Madame C* l'a enjambée, laissant immédiatement la trace de ses pas sur le carrelage de l'entrée, et s'exclamant derechef "Vous n'avez pas fait le ménage?". La suite a été à l'avenant, avec recherche des grains de poussière et mauvaise foi évidente, comme lorsqu'elle n'a pas retrouvé les traces sur le carrelage mentionnées dans l'état des lieux d'entrée (peut-être parce que je les avais nettoyées?).
Bref, la propriétaire est venue elle-même faire un grand ménage dans sa maison chérie, et elle a envoyé une facture indiquant 9 heures de travail, qui ont été ajoutées à d'autres petites choses, l'accumulation du tout excédant la somme versée en caution deux ou trois ans plus tôt. Ce papier nous a été envoyé en même temps qu'un état des lieux bourré de fautes d'orthographes (je me souviens en particulier des "accros" par terre). Bien sûr, nous avons refusé de payer la différence, c'était déjà beaucoup de ne pas nous rendre la caution, et j'ai refusé de signer le document tant que l'orthographe ne serait pas correcte. Chacun ses points d'exigence...
A l'époque, les 9 heures de ménage m'avaient parues totalement exgérées. Mais je m'en suis souvenue quand j'ai dû nettoyer la maison que j'ai louée avant d'en racheter une rien qu'à moi. Je crois bien que j'ai passé une douzaine d'heures à dépoussiérer et récurer, tellement l'autre c*nne m'avait traumatisée. Néanmoins, la différence, c'est que la maison que nous rendions il y a 14 ans était presque neuve, et que j'y avais déjà passé quelques heures. Alors que celle que j'ai quittée récemment est ancienne, et que les douze heures de ménage s'entendent depuis le départ.
Quand les déménageurs ont emporté le frigo, ils ont remis au jour quelques trésors que Gribouille avait perdus en dessous. Entre autre une noisette, ce genre de chouette petite bille dont il a semé un certain nombre d'exemplaires en divers coins du rez-de-chaussée. Comme je n'ai même pas passé un coup de balai le jour du départ, il y avait fort à faire. J'avais établi une liste, qui allait des stores aux bouches de VMC, en passant par les plintes et les interrupteurs.
Et puis, il y avait quelques traces d'humidité à traiter, par exemple dans ce qui fut la chambre du P'tit Mousse, ou bien les traces au niveau de la tête de lit du Pirate. Cet enfant (qui n'en est plus un) n'a pas couché souvent là, mais il avait tout de même marqué son territoire:
Il me parassait riqué de frotter le papier peint pour bien dégraisser, et les propriétaires avaient laissé les chutes au-dessus du dressing, donc j'ai pris mon esprit d'aventure à deux mains et j'ai effectué un petit raccord. Ma technique n'est pas très au point, et il y a des cloques, mais à dire le vrai, il y en aussi sous le papier posé avant mon arrivée...
En tout cas, la dame de l'agence n'a rien vu / rien dit. Il faut dire aussi qu'elle aurait eu beau jeu de me faire des remarques... Au départ, nous avions convenu d'une pré-visite dix jours avant l'état des lieux de sortie. Et puis, la nouvelle locataire (cette maison ne se loue-t-elle qu'à des femmes en instance de divorce?) a demandé si elle pouvait emménager un peu plus tôt. Ensuite, c'est l'agente qui a eu un empêchement, et la pré-visite n'a finalement eu lieu que trois jours avant la remise des clefs, ce qui m'aurait vraiment laissé peu de temps pour faire des retouches.
Bref, la dame a constaté qu'il restait un peu de poussière sur quelques murs (ah oui, j'avais pensé aux plafonds, aux coins, aux suspensions, mais pas au centre des murs...), que la hotte était certes encore sale, mais un peu moins qu'à mon entrée dans les lieux, que j'avais réparé la bonde du lavabo (fastoche, il manquait juste un écrou) et qu'il faudrait quand même changer les fenêtres. Elle a ouvert de grands yeux quand je lui ai dit qu'on m'avait prélevé un mois entier de loyer (alors que la nouvelle locataire arrivait le 10) et assuré que je serai remboursée avant la fin du mois. Ce qui fut fait: trop perçu du loyer et caution intégrale sont arrivés sur mon compte en moins de deux semaines. Ouf!




1 Commentaires:
Une véritable aventure...
Bleck
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