La photo des blogopotes: épistolaire
(12 avril 2025)
Voilà un adjectif qui n'est pas forcément facile à illustrer. Epistolaire revoie aux lettres qu'on ne s'écrit plus vraiment depuis l'avènement des courriels et pire encore, des réseaux sociaux.
Quand j'étais adolescente, pourtant, j'entretenais de grandes correspondances avec mes amies. La preuve en est ce carton, qui déménage de ci de là sans être ouvert, et qui contient sûrement les lettres de ma copine Caroline:
A l'époque (comme disent les élèves sans jamais préciser laquelle), nous habitions Paris, et à Paris, dans les années 1980, le facteur passait plusieurs fois par jour. Caroline pouvait poster une lettre le mardi soir, je la recevais le mercredi matin, et si j'arrivais à lui poster la réponse à midi, il pouvait arriver qu'elle reçoive ma lettre le mercredi soir.Aujourd'hui, j'écris beaucoup moins de lettres. Le facteur ne passe même pas tous les jours pour m'apporter du courrier. Mais j'ai néanmoins, sur mon bureau, une petite boîte, où je range les missives auxquelles je dois répondre:
Il y a là notamment les dernières lettres de ma correspndante allemande de 4ème, avec laquelle j'entretiens depuis bientôt 40 ans une relation essentiellement épistolaire. La dernière fois que nous nous sommes vues, je venais de réussir le concours. Elle n'a jamais voulu me donner d'adresse mail et je ne connais pas non plus son numéro de téléphone; mais nous échangeons régulièrement des nouvelles.
Ces lettres ne sont probablement pas de la haute littérature et il n'y a pas de quoi en faire un roman. Car le roman par lettres est un style, ne l'oublions pas.
Libellés : loisirs





1 Commentaires:
Un mot bien illustré. Quand j'étais enfant, mon petit frère avait un correspondant vietnamien. A l'époque, ce genre d'échange épistolaire permettait aussi d'enrichir sa collection de timbres.
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