Curieux effet

 (14 janvier)

Vraiment, je n'ai rien à raconter.

Sauf cette anecdote, peut-être?

J'ai une heure de cours fort mal placée, de 11 h 30 à midi et demie, avec une classe désagréable (les élèves sont tout aussi peu agréables pendant l'autre heure de la semaine, qui est un peu mieux située).

Voilà que deux minutes après midi pile, l'alarme incendie se déclenche. La pause bienvenue en milieu d'heure! J'étais presque aussi contente que les élèves.

Néanmoins, ce qui m'a étonnée, c'est la réaction de l'un d'eux: "On va avoir des frites!"

Nous sommes descendu·es, resté·es bien trop peu longtemps à mon goût dans la cour avant de remonter; et j'ai terminé le cours.

En sortant, j'ai constaté que la déduction / prédiction de cet élève était correcte: ça sentait les frites.

Probablement qu'un détecteur de fumée un peu sensible réagit au dégagement de vapeur engendré par la friture. Et donc, "alarme à midi, frites au menu"... 

Libellés :

photo des blogopotes: savon

 (11 janvier 2026)

Le thème de ce dimanche est assez simple, au fond. Tout le monde utilise du savon. Avec plus ou moins de réussite, quand il s'agit de savon liquide:

Pourquoi y a-t-il toujours qulequ'un·e qui laisse couler le savon à côté de sa main?
(Chez moi, il n'y a que du savon solide, ça évite ce genre de problème; mais évidemment, dans des espaces publics, on considère que c'est moins hygiénique.)

Cependant, quand Monsieur Ouille revient tout crado d'une virée sous les voitures, je me demande si le savonner serait une bonne idée.

Et puis, il y a le savon qu'il faudrait passer au P'tit Mousse, qui ne travaille vraiment pas assez. Son professeur principal s'inquiète des résultats dans certaines matières. J'ai regardé de plus près et fait quelques calculs: s'il ne redresse pas rapidement et radicalement la barre, il n'aura pas son bac...
 

Libellés : ,

Une histoire de thermostat

 (7 janvier)

La France grelotte, le pays est paralysé par la neige.

Ah bon? Pas le moindre petit flocon par ici. Du verglas, un tout petit peu, mais franchement, ça ne valait pas la peine de suspendre les transports scolaires pour autant. Ou alors, au cas par cas, certains endroits ayant été plus touchés que mon coin à moi.

Surtout, la présence d'élèves en plus grand nombre (il en manquait un tiers, lundi et hier) aurait permis, grâce à la chaleur humaine, de réchauffer plus rapidement les bâtiments. Car dans les deux lycées que je fréquente, (presque) tout le monde a eu froid, en ces deux premiers jours de classe. Parce que, bien sûr, les établissements n'ont pas été chauffés pendant les vacances, que ce sont, malgré des travaux plus ou moins récents, de relatives passoires thermiques, et qu'il faisait donc entre 10 et 15 degrés dans les salles de cours.

Cela ne m'a pas vraiment dérangée. J'avais un bon pull, et puis, chez moi, il ne fait pas bien chaud non plus. J'ai beau régler la chaudière pour avoir une température ambiante de 20°, il ne fait que 15 à 16, dans mon salon. Et je ne vous parle pas de la chambre. Quand j'ai loué, l'agente immoblière m'a affirmé que les propriétaires ne chauffaient jamais l'extension où je dors, le radiateur du salon suffisant à assurer une température convenable dans cette pièce. L'aspect (brûlé) du convecteur électrique démentait absolument cette affirmation, et, de fait, si je ne chauffe pas, la température peut descendre à 10°, pendant la nuit, dans ma chambre.

Et vous savez quoi? Ca ne me dérange pas forcément. Hier soir, j'ai réchauffé un peu avant de me coucher. Et puis j'ai pris ma bouillote (la vraie) et Gribouille s'est installé à mes pieds. Nantie de ça et sous ma couette en polaire, avec une chemise de nuit en polaire aussi, j'ai bien dormi. J'ai même eu un peu chaud, à un moment (les hormones, sans doute); en tout cas, j'ai enlevé les chaussettes avec lesquelles je m'étais endormie. Il y a des nuits où j'ai froid, et je redoute un peu les nuits à venir, qui s'annoncent venteuses, mais je trouve toujours un moyen de me réchauffer.

Quand j'étais encore mariée, cela étonnait toujours ma belle-mère quand elle me voyait descendre au petit déjeuner, l'hiver, sans avoir encore enfilé mon pull. (Il était parfois sur mes épaules, tout de même.) Mais c'est que sa maison à elle était, de mon point de vue, surchauffée, avec plus de 20 degrés dans la cuisine. C'est tellement plus facile de s'adapter à un froid raisonnable qu'à la chaleur!

Libellés : , ,

Photo des blogopotes: ultime

 (4 janvier)

Cette année, c'est Anne qui a collecté les mots pour proposer le thème de la photo du dimanche. Et comme elle les a mis plus ou moins dans l'ordre où ils lui ont été suggérés, on se retrouve de manière un peu paradoxale à traiter "ultime" pour le premier jour...

Ultime, c'était le surnom que la fille Menthe à l'eau avait donné à sa petite dernière, sur son blog, autrefois. Elle doit bien avoir 16 ans, maintenant, Ultime; elle est peut-être même majeure. Et je ne sais pas ce que sa maman est devenue.

Ultime, ça veut dire dernier, mais pas seulement. Ca veut aussi dire qu'il n'y a rien après, qu'on ne peut pas aller au-delà. Et de ce fait, en voile, cela désigne une catégorie de bateaux qui sont bien au-dessus des autres, par leur proportions comme par leur vitesse. Et ces géants des mers arrivent habituellement au but de la course bien avant les voiliers de plus petite taille.

Ultime, suivant qu'on le place avant ou après le nom qu'il qualifie, ne signifie pas la même chose. Un ultime effort, c'est le dernier qu'on fait après tant d'autres, et qui exige qu'on aille puiser ses dernières forces. Alors qu'un effort ultime, ce pourrait être le premier qu'on fait, et il est censé être extraordinaire. Le cadeau ultime, ce serait celui qui surpasserait tous les autres, le top du top des cadeaux, particulièrement bien choisi et adapté à la personne qui le reçoit.

Mais l'idée de ce défi, c'est de proposer une photo, pas de faire un cours de linguistique ou de grammaire (sinon, je pourrais déblatérer aussi sur le fait que quand on demande des "mots", les gens donnent en général des noms, pardois des adjectifs, et pratiquement jamais des verbes).

Alors vosi la mienne: quand le boulanger a oublié la partie salée de ta commande et que tu dois te rabattre sur l'ultime boîte de surgelés de la superette:


Libellés :

Pas très original

 (2 janvier 2026)

Bon, ça ne va pas être très original, hein, mais permettez-moi, chers lecteurs et chers lectrices, de vous souhaiter une année 2026 aussi bonne que possible.

Puisse cette nouvelle année s'épanouir tranquillement, avec plus de petits et grands bonheurs que de peines, et qu'elle vous garde en bonne santé!

Libellés :