Vite fait bien fait

(28 février)



Aujourd'hui les gens, ça se passe par-là, avec même la réponse à la question que certains se posent peut-être encore: Mais sur quelle île ai-je donc passé une semaine l'été dernier?

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Congés d'hiver

(26 février 2013)

Les vacances, c'est le P'tit Mousse qui se lève à 10 heures du matin (samedi) et qui râle parce que tout le monde est déjà habillé. Il n'a même pas eu son petit déjeuner! Une fois son ventre rassuré, le P'tit Mousse a pleuré aussi parce que je ne pouvais pas l'emmener à la daadehie.
Les vacances, c'est le Pirate qui est invité à un anniversaire un jeudi après-midi (ça tombe bien, le mercredi, c'est Numérobis qui va fêter les 7 ans d'un copain).
Les vacances, c'est prendre le temps de faire un gommage avant la douche et un soin pour les cheveux après.
Les vacances, c'est manger des oeufs à la coque au petit déjeuner, parce qu'on a le temps.
C'est se vautrer sur un canapé improvisé en face de l'ordinateur (la TNT est défaillante) et regarder avec les deux grands un film qui parle d'un monde merveilleux peuplé de faunes, de centaures et de castors qui parlent. Et pouffer de rire quand le chat miaule en sortant du placard, parce que non, notre armoire n'est pas magique et ne recèle pas de monde secret.
Les vacances, c'est passer une heure dehors à couper des tiges mortes, et rentrer au chaud sous un plaid pour lire tranquillement.
Les vacances, c'est faire les courses avec les enfants, et s'arrêter à la petite boutique de gâteaux, juste à côté de l'usine qui sent si bon. Et ressortir avec une provision de goûter pour la semaine pour trois fois rien.
Les vacances, c'est vivre sans heure pendant une journée, parce que la pendule de la cuisine a des fantaisies inexplicables et que j'ai posé ma montre dans la salle de bain.
C'est aussi du temps pour ranger, mais ça, on verra plus tard...

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Mémoire

(23 février)

Quand on secoue une bouteille (pleine) à côté de Flourig, elle met ses oreilles en arrière et ne tarde pas à prendre la fuite. Ce bruit lui rappelle désagréablement celui du premier anti-puces que nous avait conseillé son vétérinaire, il y a une douzaine d'années, dans le Nord. Il y a belle lurette que nous n'utilisons plus de pschitt insecticide pour nos chats (Makhno, qui a l'âge du Pirate, n'a connu que les pipettes), néanmoins Flourig est restée traumatisée.
J'aurais pensé que la chute à la piscine, cet été, aurait marqué le P'tit Mousse. Or il était évident dès le départ qu'il avait dissocié la partie "bassin" (je joue dans l'eau et c'est rigolo) de la partie "vestiaire" (où c'est produit l'accident). Aujourd'hui, quand on lui demande où il s'est fait son bobo, et qu'on lui montre sa cicatrice sous le menton (elle est très discrète, je suis ravie), il ne sait pas quoi répondre. Si on lui parle de la piscine, il fait de grands yeux ronds. Il a, en six mois, totalement oublié sa chute sur le carrelage des vestiaires. Je crois qu'il se souvient quand même un peu du passage à l'hôpital. Mais quand j'ai émis l'hypothèse d'aller à la piscine pendant les vacances de février, il était ravi, et demandait déjà s'il y aurait des tapis comme la dernière fois.
La mémoire sélective, ça a parfois du bon...

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Marketing

(20 février)

(Un message avec une recette dedans)

Je vous ai déjà parlé de ces boîtes de gâteaux achetées surtout parce qu'elles étaient jolies. Il y en a encore deux pleines dans le placard à goûter.
Récemment, c'est Va-inné, la marque à la brioche gonflée, qui offrait une boîte, fort utile pour ranger son sucre ou sa farine, avec au choix dedans de la levure, de la poudre d'amandes ou des noisettes en poudre. Je n'ai pas résisté à l'appel de l'emballage, et j'ai choisi les noisettes. Sans avoir, bien sûr, la moindre idée de ce que je pourrai bien en faire.

Et puis, je suis tombée sur ces emporte-pièce:
D'un côté tu découpes la pâte en forme d'animal, de l'autre tu tamponnes l'animal sur le gâteau découpé. Les enfants étaient déjà en train de se répartir la tortue, la souris et le nounours (personne ne voulait du chat), et moi, je me disais qu'il était de plus en plus urgent de trouver une recette de sablés avec des noisettes en poudre.
Heureusement pour moi, internet regorge de solutions. En fait, la recette proposée est pratiquement toujours la même, mais j'y ai ajouté une petite touche personnelle, et je vous la livre bien volontiers.

150 g de sucre
125 g de beurre. Attention, il faut que le beurre soit en pommade ou coupé en petits morceaux, mais il est apparemment fortement déconseillé de le faire fondre.
150 g de noisettes en poudre
250 g de farine
1 oeuf
et une cuiller à café de cannelle

Battre l'oeuf avec le sucre jusqu'à ce que le mélange blanchisse.
Ajouter la farine (là, il me semble qu'il faut commencer à pétrir à la main).
Ajouter le beurre, puis les noisettes et la cannelle.
(Si vous avez fait fondre le beurre, mettez la pâte en boule une demie heure au frigo, c'est ce que je fais pour les sablés de Noël.)
Etaler la pâte sur un demi centimètre d'épaisseur. Découper les formes de votre choix (et, si vous avez la chance d'avoir des tampons, imprimez le motif qui vous convient).
Mettez au four (thermostat 6 ou 7) pour une vingtaine de minutes.
Et voilà!



On sent la cannelle juste ce qu'il faut, les sablés ne sont pas trop sucrés, et tout le monde a trouvé ça très bon.

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L'admirateur secret

(14 février)

En arrivant dans la salle des profs, je me dirige toujours vers mon casier, pour voir s'il contient quelque chose d'intéressant. Même si c'est la troisième fois de la journée, je vérifie le contenu: parfois la secrétaire, ou la Vie Scolaire, distribue un mot doux entre deux récréations...
Et que vois-je dans mon casier? Un petit sachet de chocolats. Et pas du chocolat bon marché, non, des mimi-tablettes de chocolat noir de chez [à côté]. Et rien, pas de petit mot pour m'indiquer la provenance de ce cadeau. Je regarde rapidement si d'autres collègues auraient bénéficié de la même attention, des fois que ce soit un présent collectif. Mais non, je suis la seule à avoir droit au chocolat, les autres casiers sont bourrés de papiers administratifs.
Alors je me demande quel parent d'élève pourrait bien avoir envie de me remercier pour quoi. Ou quel collègue aurait dit une méchanceté tellement énorme qu'il aurait envie de se faire pardonner. Mais je ne trouve pas. Je n'en veux à personne, et je n'ai pas non plus rendu service à qui que ce soit.
C'est alors que le collègue d'EPS entre dans la salle des profs. "T'as trouvé le chocolat?" Ah, oui, c'est vrai, il avait promis de payer des chocolats à celui (ou celle) qui pourrait répondre à cette question existentielle que lui posait sa fille: pourquoi dit-on "en Angleterre" et "au Maroc"?
(C'est à mon avis fort simple: on utilise en devant les noms de pays féminin, et au pour les masculins, sauf ceux qui commencent par une voyelle. La voyelle à l'initiale annule le genre, en français: on dit "mon assiette"...)

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Citations

(13 février)

Après avoir demandé où étaient les endroits les plus au Nord / au Sud / à l'Est et à l'Ouest où ses lecteurs étaient allés, Dr Caso aimerait maintenant savoir si nous avons une citation favorite.
En réalité, j'en ai plusieurs. Elles datent toutes d'il y a dix ans, quand je me suis cassé la jambe et qu'il m'a fallu plus de quatre mois avant de remarcher normalement. J'ai cherché, à l'époque, toutes les phrases que je connaissais et qui exhortaient à la patience. Comme "tout vient à point à qui sait attendre" et "patience et longueur de temps font mieux que force ni que rage", que j'aime bien pour le côté un peu vieillot de la langue. Bien sûr, dans le même genre, il y a aussi "lentement, mais sûrement", et éventuellement "rien ne set de courir, il faut partir à point" (oui, ça fait beaucoup de La Fontaine). Je ne dirais peut-être pas que, depuis, la lenteur est ma philosophie de vie. Mais cette expérience explique peut-être pourquoi K. a dit récemment que j'étais très patiente (ce qui n'est pas toujours vrai). J'ai sans doute appris à attendre...

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Les surprises du téléphone portable

(7 février)

Au début de l'année scolaire, j'ai reçu trois textos de Rebecca. Je ne sais pas qui est Rebecca. Elle voulait savoir quel livre il fallait prendre pour le français; je n'ai pas répondu. Est-ce que j'avais compris le cours de "biotech"? Ca m'étonnerait... Au troisième texto, j'ai répondu que je ne savais pas pour qui elle me prenait, mais que manifestement elle avait enregistré un mauvais numéro. Depuis, je n'ai plus de nouvelles de Rebecca.

Parfois, mon téléphone sonne en cours. De deux choses l'une: soit il y a trop de bruit pour que je l'entende, et alors ce n'est pas bien grave. Soit je l'entends, les élèves aussi, et je sors de la classe pour écouter ce que "école" me veut. Si je ne connais pas le numéro qui s'affiche, je rougis très fort, refuse l'appel et éteins le coupable. Mais "école", c'est forcément qu'il y a un problème avec un des enfants. Vendredi, c'est Numérobis qui avait plus de 39 ("Il a 39 ans, Madame?" "Mais t'es bête toi, elle les a même pas elle-même!") et qui a abrégé la fin du cours. Du coup, lundi, comme il était encore un peu bizarre, j'ai éteint mon téléphone avant d'entrer en classe (ce qu'il faudrait faire à chaque fois, oui, je sais). Et quand je l'ai rallumé à midi (c'est-à-dire à 13h 05), le "glong" des messages n'a pas tardé à me faire savoir que "école" avait appelé dès 10h 15 pour que j'aille chercher Monsieur Grippe Numéro 2.

Mardi soir, c'est la baby-sitter qui s'est signalée par un "glong" après 21h 30. Elle et moi communiquons essentiellement par textos, ça va bien avec nos forfaits étudiants. Elle voulait savoir si j'avais besoin d'elle vendredi soir (pour aller à la danse quand K. n'est pas encore rentré). J'ai regardé K., je lui ai demandé "Je n'ai pas besoin d'elle?", et il a dit que si, justement, il avait un apéritif ou un truc du genre, vendredi soir. Elle a bien fait de me sonner, la baby-sitter, sinon j'aurais découvert vendredi matin que ça allait être difficile d'aller danser.

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Dormir avec un chat

(5 février)

La première à m'avoir signalé que le P'tit Mousse ne voulait pas d'un chat dans sa chambre au moment du coucher est la baby-sitter. Il avait pleuré jusqu'à ce qu'elle ouvre la porte pour voir... un chat sortir de la pièce. Depuis, il a appris à dire "chat" au milieu des pleurs, puis "un chat dans ma chambre", et maintenant, il va lui-même ouvrir la porte à l'animal qui s'est laissé enfermer. Car les chats, de leur côté, ont relativement bien intégré l'interdit "on ne dort pas dans la chambre d'un bébé d'homme quand il est là". Quand il n'est pas là, le lit d'enfant étant muni d'une couette, il est fort confortable.
A vrai dire, la seule personne à dormir avec les chats, et avec laquelle les chats trouvent agréable de dormir, c'est moi. Flourig a bien tenté quelques fois les genoux du Pirate. Mais c'est moi qu'elle attend pour la sieste, défendant âprement sa place derrière mes genoux (je dors sur le côté) quand Makhno s'en approche. Ce genre de câlin n'est autorisé que pendant la sieste, les chats étant priés de dormir seuls la nuit.
Dormir avec un chat, plutôt qu'avec un être humain, présente quelques avantages. Par exemple, si le chat a besoin de trouver une position confortable, cela ne lui prend pas trop longtemps; et normalement, une fois installé, il ne bouge plus. De toute façon, même s'il bougeait, il aurait du mal à ébranler du même coup tout le lit. S'il se lève avant vous, le chat ne fait jamais grincer le sommier. Et il ne vous réveille jamais non plus s'il vient s'installer après vous. S'il prend fantaisie au chat de se coucher sur vous, son poids relativement léger (les miennes font entre 3 et 4 kg) se fait rapidement oublier. En tout état de cause, si je veux bouger moi-même, je ne suis pas coincée sous un chat. Et j'ai peu de scrupules à réveiller un chat dont la position me gêne. Le chat ne ronfle pas. Il ronronne, ou, comme Makhno, respire un peu fort, mais toujours de manière régulière, ce qui a un effet bien plus apaisant que des ronflements dont le rythme varie en fonction de l'agitation du dormeur. Enfin, ajoutons que le chat présente une température corporelle supérieure à celle de l'être humain, ce qui en fait une petite bouillotte pas très encombrante.

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Questions d'élèves

(2 février)

- Madame, en seconde, y a encore de l'allemand?
- Oui, jusqu'au bac. [Je le répète pourtant assez, non?]
- Oui mais seulement en bac général.
- Ca dépend, il y a des filières où...
- Et un bac commercial?
- Tu crois vraiment que tu vas faire du commerce sans langues vivantes? [Non mais c'est pas comme si l'Allemagne était le premier partenaire économique de la France, hein.]
- Et si on aime pas ça?
- [Au moins c'est franc.] C'est une matière obligatoire. [Comme la physique, Dieu sait si je n'aimais pas cette matière; les profs, ça allait encore, mais la physique, je n'y comprenais rien. Pourtant, une année, on a essayé de nous faire de la physique en allemand, de la DNL avant l'heure, mais ça ne m'a pas rendu la matière plus agréable. Non mais l'école à la carte, ce serait trop beau!]
- Et en S?
- En S aussi. [C'est un bac général, non?]

- Madame, pourquoi vous ne faites pas grève?
- Parce que je trouve cette grève un peu ridicule. On réclame une augmentation de salaire, alors que des sous, il n'y en a pas. Et puis il y a des tas de gens qui aimeraient bien être à ma place avec un boulot garanti à vie. [C'est pas le moment de la ramener avec nos privilèges de fonctionnaires, surtout dans ce collège où une partie des parents est employée par D o u x. Un peu de décence, bon sang de bois!]
Accessoirement, j'ai déjà été absente deux jours cette semaine, il faut bien que je travaille un peu, non?

(J'aurais bien fait un - autre - billet sur la grippe, mais j'ai peur de vous lasser avec nos soucis médicaux. C'est un blog de prof, ici, aussi!)

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