Je dors mal

(24 février)

Je dors mal, parce que je dormirais bien sur le côté gauche, mais alors K. va me ronfler dans la figure.
Je dors mal, parce que je guette les contractions. En fait, j'en ai très peu, mais dès qu'il y en a une, j'attends la suivante, qui ne vient jamais. Et quand je dors, je rêve que j'ai des contractions, et ça me réveille.
Je dors mal, parce que Polichinelle s'agite. Deux minutes, c'est rigolo; mais c'est l'heure de dormir, là, maintenant, zut!
Je dors mal, parce que K. dort mal.
Je dors mal, parce que je cogite sur les billets que je pourrais bien vous écrire. Si mon cerveau était directement branché sur internet, vous auriez beaucoup plus de lecture...
Je dors mal, parce que quand K. se lève la nuit, il referme mal la porte de la chambre, et mon chat en profite pour venir ses coucher avec moi. Et un chat sur les jambes ou aux creux des genoux, certes, ça tient chaud, mais ça coince aussi terriblement.
Je dors mal, parce que la pluie fait des claquettes sur mon vélux. Ca va être sympa, ce boucan, quand il y aura un bébé à la maison...
Et quand j'essaie de faire la sieste, ce sont mes enfants qui me réveillent.

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Chère Madame Elisabeth

(22 février)

La polémique enfle autour du dernier livre de Mme Badinter, à propos de l'impossibilité d'être une mère parfaite, de concilier travail et famille...
Je n'ai pas lu le livre, et ne le connais donc que par le miroir déformant des médias et de la toile. Néanmoins, il semble que Madame Elisabeth en veuille aux écolos, accusés de faire régresser la femme en lui imposant allaitement et couches lavables, entre autres. D'après K., c'est un coup monté, si près des régionales...
Aussi, je voudrais préciser, pour toutes ces pseudo féministes, quelques points me concernant:

Premièrement, ici, c'est l'homme qui fait la cuisine. Et subséquemment les courses (alimentaires); parce que ce n'est pas la peine que je prenne l'initiative en ce domaine: toute provision achetée sans consultation préalable sera oubliée au fond du frigo.
Deuxièmement, K. a déjà conduit les enfants chez le médecin, il sent même mieux que moi quand ils en ont besoin. Et il a plusieurs fois été chercher le Pirate malade à la maternelle, tout simplement parce que son bureau était à 200m, et moi à 20km.
Troisièmement, je suis d'accord sur un point: rien ne sert de forcer une femme à allaiter. Elle risque de mal le vivre, et l'expérience sera ratée, voire désagréable pour le bébé. Aussi, si j'allaite mes enfants, ce n'est pas parce que je suis écolo, mais uniquement par conviction personnelle; parce que je ne me sens jamais autant femme que quand je suis enceinte ou que j'allaite. Oui, il y a probablement de la femelle mammifère en moi. Et j'aimerais bien qu'on arrête de me regarder de travers pour ça. De même que je voudrais qu'on laisse tranquilles les femmes qui ont choisi le biberon. Le problème, c'est que, comme, à la sortie de la maternité, les deux modes de nourrissage sont en gros à égalité, chaque "camp" voudrait reprendre le dessus sur l'autre.
Quatrièmement, aucun courant naturaliste ou écolo n'a fait pression sur moi pour que j'adopte les couches lavables. C'est une idée qui a lentement cheminé et a fini par s'imposer comme une évidence. Je tente l'expérience...
Cinquièmement, le retour au sein et aux couches lavables ne sont pas nécessairement des régressions pour l'espèce humaine. Certes, cela ressemble au début du siècle dernier. Mais il ne faut pas oublier que, depuis, les tire-lait et modes de conservation ont fait des progrès, et qu'on a inventé la notion d' "allaitement mixte". Nourrir son bébé au sein n'interdit donc plus le retour au travail. Idem pour les couches: il n'est plus question d'aller les frotter à la main au lavoir (dommage, on y perd en sociabilité!). J'ai une machine à laver et mes couches passent au sèche-linge.

En conclusion, je propose de voir dans ce "courant naturaliste" paraît-il dénoncé par Mme Badinter non pas une régression, mais un progrès pour l'humanité. Non pas selon un avancement linéaire, mais selon ce qu'on appelle en pédagogie une "progression en spirale": on revient sur l'ancien en le perfectionnant. Parce que le sein, du point de vue de la santé publique, est évidemment le meilleur mode d'allaitement. Et parce que les couches en tissu sont moins nocives pour l'environnement que celles en plastique.

PS: K. m'apprend qu'il a lu dans le Canard (enchaîné) du mercredi des Cendres que la famille Badinter est une grosse actionnaire du groupe Publicis, lequel fait son beurre, en partie, sur les couches jetables (les lavables "communiquent" très peu!), le lait maternisé et les aliments pour bébé. Dans des spots qui mettent en scène... des femmes au foyer.
PS 2: Oui, le problème des couches intéresse K. Il a conclu que les jetables étaient une aberration économique (t'as vu le prix?) et écologique (supprimons le plastique!).

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C'est pour quand?

(20 février)

D'après la roulette magique des médecins et les calculs savants de différents sites, en fonction de ma DDR (date des dernières règles), c'est, au choix, pour le 6, le 10 ou le 13 mars.
D'après mon horoscope, je vous rappelle que j'aurais dû accoucher jeudi, la semaine dernière.
D'après la démonstratrice en crêpes du supermarché, c'est pour dans quelques jours, parce qu'un ventre aussi bas ne peut pas tenir encore trois semaines. (C'est vrai que mon ventre est descendu, et que ce bébé pèse de plus en plus sur mes intestins.)
D'après le gynécologue, c'est pour ce mois-ci, puisque, "si vous n'avez pas accouché début mars..." Donc, la semaine prochaine.
Mes beaux-parents aimeraient bien que ce soit mercredi (l'anniversaire de mon beau-père; et il y a un créneau, puisque je vois le médecin mardi - je rappelle que le Pirate est né le lendemain d'un trifouillage gynécologique). Ma soeur préférerait lundi, pour son anniversaire à elle...
D'après mes calculs analogiques par rapport aux deux aînés, c'est pour la première semaine de mars.
Bon, ben, en tout cas, une chose est sûre: on n'a jamais été aussi près de cette naissance. Et ce sera un Tigre (pour les Chinois) et un Poisson (pour nous); parce que je n'accouche que sous des signes zodiacaux doubles (les aînés sont gémeaux).

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Terre à terre

(18 février)

A trois ans (et demi!) on reste encore au premier degré du langage. Deux exemples:

- Le Pirate explique que, Untel ayant butté sur une pierre, "il s'est cassé la figure". Réaction du petit frère: "Mais non, elle était pas cassée! On peut pas la casser."

- Comme je me demande si le thermostat du frigo fonctionne bien, j'annonce, un peu maladroitement sans doute: "Il va falloir que je vérifie sa température." A quoi Numérobis répond, du tac au tac: "Mais il a pas de fesses!"

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Mon pull rose

(17 février)

Ca doit faire 15 ans que je l'ai, ce pull. Un pull camionneur rose. Je l'avais commandé après la campagne de fouilles sur laquelle j'ai rencontré K...
Il m'a accompagnée en Allemagne, ce pull, quand je suis allée y étudier un semestre. Il devait être pratiquement neuf, et je le portais avec un caleçon (on ne disait pas encore "legging") gris.
Il a été un peu oublié, ensuite, parce que j'ai vite été reçue professeur, et que je me disais que ça ne faisait pas très sérieux, dans ce métier. Mais il est ressorti dès que mon gros ventre a pu être un prétexte à m'habiller ample ("Mais non, c'est parce qu'elle est grosse."). Il a donc accompagné mes trois grossesses. Je crois bien que c'est lui que je portais, il y a sept ans, quand je suis rentrée chez moi sous la neige, et que j'ai eu si peur sur la route glissante.
Cette semaine, il est encore sur mes épaules, parce que c'est le pull dans lequel je me sens bien, et que j'ai besoin d'un peu de réconfort. K. est parti dans le Sud (faire une communication) et je me sens un peu seule. Surtout, j'ai peur que Polichinelle choisisse ce mauvais moment pour pointer le bout de son nez. Une crainte irrationnelle de femme enceinte, peut-être: s'il fait comme ses frères, celui-là attendra encore deux semaines avant de sortir. (Et ne vous en faites pas, s'il se décide maintenant, j'appelle ma belle-soeur, qui est à 20 minutes et s'occupera des aînés.)
Je crois bien que c'est mon vêtement préféré. Pas forcément le plus vieux de ma garde-robe, mais celui dans lequel je me sens le mieux, assurément. Alors, même s'il commence à montrer des signes d'usure, même s'il est vraisemblablement déformé, je vais le garder encore...

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Appels de nuit

(15 février)

Mes enfants ne sortent pas de leur lit tous seuls, la nuit. Le passage au lit de grand n'a, du coup, posé aucun problème (sauf pour la sieste). Ils ne viennent pas non plus dans notre chambre avant d'être sûrs que l'un d'entre nous soit levé.
En revanche, ils ne se gênent pas pour hurler leurs soucis à travers la maison en plein milieu de la nuit.
Le grand classique, en la matière, est bien sûr: "J'ai fait pipi au lit!" Comme c'est crié assez fort pour réveiller Papa et Maman, ça réveille aussi souvent le frère. De plus en plus le grand frère, parce que le Pirate est, heureusement, de moins en moins sujet à ce genre d'accident. Quant à Numérobis, il n'est propre que quand il ne dort pas (oui, il mouille encore son lit à la sieste...), donc il passe encore le nuit avec une couche. Si bien qu'il n'est mouillé, normalement, qu'au petit matin, en cas de débordement. Aussi, quand il a appelé hier soir à 21h 30, et après m'être demandé s'il avait bien mis sa couche, j'ai conclu à une erreur. En fait, il faut peut-être positiver: sec à l'extérieur, il venait sans doute tout de même de faire effectivement pipi; et si cela commence à le réveiller, on doit être sur la bonne voie. Si ça se trouve, les réveils nocturnes du petit frère à venir vont lui permettre de franchir une étape?
Autre classique de la nuit: "Z'ai perdu mon doudou!" Celui-là ne nécessite plus d'intervention parentale depuis que Numérobis dort avec le Pirate: ce dernier peut allumer pour aider à retrouver l'ami perdu.
Plus insolite, le mélange des deux, entendu la semaine dernière vers trois heures du matin: "Z'ai perdu mon lit!" Je suis allée voir, bien sûr, et j'ai trouvé un Numérobis en travers de son lit, ne trouvant plus son oreiller ni le sens dans lequel se coucher. Il avait totalement perdu l'orientation, dans le noir. Une fois remis en place, il s'est rendormi très vite.
Ah oui, parce que je ne vous ai pas dit: quand nous intervenons au milieu de la nuit, nous pouvons généralement (sauf draps à changer) aller nous recoucher très vite, nos enfants étant eux-même pressés de retourner dans les bras de Morphée. Je sais, nous avons de la chance...

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Ma fibre écolo...

(12 février)

Mon jardin est envahi de grives qui cherchent à manger et se battent pour la moindre proie...

Je ne sais pas si c'est le fait d'être enceinte, ou alors la lecture du blog de Moukmouk, ou encore le fait de regarder Arte+7, mais je suis de plus en plus touchée par le problème de la sauvegarde de la planète. Par exemple, la famille est passée à l'eau du robinet, suite à un reportage alarmant sur le plastique. Et puis, je vais passer aux couches lavables.
J'entendais encore dire, hier matin à la radio, que les couches lavables sont une régression, qu'elles esclavagisent la femme, et patati, et patata. C'est ce que je pensais il y a deux ans encore. Et puis, c'est beurk, non? Depuis, je me suis renseignée. En fait, les couches lavables sont assez simples d'utilisation; et on n'est pas obligé de les laisser macérer dans un seau d'eau avant de les laver. Les selles partent dans "l'étoilette" (merci Numérobis) avec le papier protecteur, donc la couche n'est finalement pas plus sale qu'un pyjama d'enfant énurétique.
Le coût économique est inférieur à celui des couches jetables, même en tenant compte du prix de la lessive et de l'électricité. Et c'est tout bénéfice pour la planète: le Pirate et Numérobis ont quand même envoyé chacun dans la nature une tonne de déchets plus ou moins polluants... Les avantages pour le bébé? Il n'aura aucun produit chimique sur les fesses (d'où croyez-vous que vient la couleur bleutée de l'intérieur des pan-perce?) et sera, paraît-il, propre plus tôt. Certes, le nourrisson aura un popotin énorme; mais du coup, il sera langé en abduction, et ça, quand il y a des antécédents de LCH (luxation congénitale de la hanche) dans la famille (vive les Bretons!), c'est appréciable.
Donc, dès que je peux, je retourne à ma boutique magique, qui vend des couches lavables produites en Europe (parce que ce ne serait quand même pas très écolo de les faire venir de Chine) et plein d'autres trucs dans le même genre. Des lingettes réutilisables, par exemple, pour éviter les jetables ou les carrés de coton. Des écharpes de portage, aussi, mais ça, j'ai déjà. Comme les coussinets d'allaitement en tissu, qu'il faut que je pense à mettre dans ma valise pour la maternité, tiens.
Et la première féministe qui vient me dire que ce courant naturaliste rabaisse la femme, je lui dis zut, parce que je suis polie. Je tiens à mon travail, j'espère bien obtenir ma mutation et avoir un poste pas trop loin en septembre. Mais en attendant, je pense que le mettre au sein et le porter dans une écharpe sont les meilleures choses que je puisse faire pour mon bébé (et pour moi aussi, mais le sujet vaudrait à lui seul son billet). Et que les couches lavables, c'est une évidence pour la planète. Non, l'industrialisation n'a pas que du bon. Oui, on peut être mère et femme active!

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Heu, t'es sûre?

Signe solaire : Scorpion
Ascendant : ?

11 Février 2010
Vous prendrez part à un heureux événement aujourd'hui.

C'est comme ça que commence mon horoscope du jour...

Edit du 12: Bon, ben je suis toujours là, je n'ai assisté à aucun mariage (un jeudi, tu parles!), vu aucun baptême, ni versé aucune larme d'émotion pour la naissance d'un enfant. Néanmoins, les prévisions d'aujourd'hui quant à une (grosse) rentrée d'argent sont correctes: mon assureur vient de m'indemniser pour la Zwillingo...

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Prêter sa voix

(10 février)

C'est une expérience intéressante. Je prête ma voix pour un audio-guide; en allemand. Entendons-nous: je n'ai pas la prétention de guider toute la visite. J'interviens juste de temps en temps pour dire aux gens d'appuyer sur le bouton rouge (ou jaune) s'ils veulent entendre ceci ou cela, ou leur signaler qu'ils peuvent voir un film sur le même sujet sur le mur du fond. La visite, c'est un germanophone qui la commente; c'est lui aussi qui a écrit les textes.
Nous avons donc enregistré quelques petits bouts. Pour les réécouter la fois suivante, avant de procéder à l'enregistrement de morceaux plus grands (2'45, quand même! en introduction à une salle). Et je n'ai, curieusement, pas eu horreur de ma voix. Sans doute à cause de la distance entre l'enregistrement et l'audition. J'ai constaté aussi que mon accent était tout à fait correct. Encore heureux, me direz-vous, pour une prof d'allemand! Mais je n'avais encore jamais eu l'occasion de le vérifier. On me l'avait dit, cependant je ne m'étais jamais entendue. Parce que jamais enregistrée; même pas en labo de langues...
La technique a ceci de merveilleux qu'on peut bégayer, bafouiller, cafouiller sans soucis: ce sera coupé au montage. C'est impressionnant, la manière dont on arrive à supprimer ces petites hésitations et à corriger le flux verbal. C'est peut-être aussi pourquoi je n'ai pas détesté ma voix: elle était déjà "lissée", ce n'était pas vraiment moi qui parlais.

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J'ai mis dans ma valise...

(8 février)

En fait, non, je n'ai pas encore fait ma valise pour la maternité. Je rentre seulement dans la 36ème semaine, aussi, il me reste un peu de temps. Mais j'y pense. Et je me suis déjà procurée la liste fournie par la maternité. Il vaut mieux l'avoir, parce que toutes les maternités n'ont pas les mêmes exigences et ne fournissent pas la même chose: pour Numérobis, je me serais retrouvée sans couches, si je n'avais pas eu ce précieux document... La liste de cette maternité sudiste était d'ailleurs particulièrement comique, avec ses "soutiens-gorges d'allaitement (prévoir une taille au-dessus)"; au-dessus de quoi? Du niveau de la mer? Et son siège-auto; dans la valise, vous êtes sûrs?
Bref. J'ai donc sous les yeux celles du CHIC, qui me paraît être beaucoup plus raisonnable. Déjà, on me conseille de préparer deux sacs, un pour la salle de naissance, et un pour le séjour à la maternité.

Pour la salle de naissance, il me faut:
- ma carte vitale et mon dossier médical (au fait, c'est normal que l'anesthésiste n'ait pas demandé de bilan sanguin?),
- "un brumisateur, un peignoir et une paire de chaussons"; ah oui, le fameux brumisateur qui ne me sert jamais (pas le temps), mais que je mettrai quand même, au cas où...
- "des CD si vous le souhaitez..." Effectivement, la dernière fois, j'avais tenté la lecture, mais ça devient vite impossible; c'est sympa, cette histoire de CD,
- "une tenue pour votre bébé: une chemise en coton, un baby gros, une brassière de laine, un bonnet, une paire de chaussettes, une couverture bébé en polaire." Ah ben, ils ne fournissent pas le linge de lit pour bébé, ici? Et ils n'ont pas mis les pieds au rayon layette depuis longtemps, non plus: la dernière fois que j'ai trouvé des chemises en coton pour bébé, c'était il y a 7 ans; il doit m'en rester une, d'ailleurs. Je n'ai jamais vu de pyjama qui s'appelât autrement que "dors-bien", et pour la laine, même Ph_ild'ar met surtout de l'acrylique dans ses fils pour bébé; en plus, à cette époque-ci de l'année, on ne trouve pratiquement plus que du coton, collection été oblige...

Pour le séjour à la maternité, la maman est priée de prévoir:
- linge et nécessaire de toilette,
- "chemise de nuit ou pyjamas (si vous allaitez: préférez les pyjamas et pensez aux soutiens gorges d'allaitement)". Alors je note: une chemise de nuit suffit, mais des pyjamas, il en faut plusieurs... C'est la première fois que je vois des pyjamas sur une liste de maternité; la sage-femme qui nous préparait à l'accouchement, pour le Pirate, nous avait même expliqué qu'il valait mieux les éviter, parce qu'en cas de césarienne, l'élastique du pantalon arrive juste sur la cicatrice. Néanmoins, je vois que ces gens pensent comme moi: quand on veut mettre bébé au sein, c'est quand même beaucoup plus rapide de soulever un t-shirt que de déboutonner une chemise de nuit!
- "slips à usage unique". Ah, là, un bon point: la personne qui m'avait aidée à mettre mes effets personnels après la naissance du Pirate ne savait même pas que ça existait!
- une montre (ou un réveil) et un crayon. Ben oui, pour noter les heures de change et la qualité de la production du bébé; peut-être aussi les heures des tétées...

Pour bébé, il faut prévoir:
- "5 chemises en coton, 5 babys gros, 5 brassières de laine, un bonnet, une couverture bébé en polaire". Au moins, il ne risque pas d'avoir froid. Bon, alors, à la place des chemises, ce sera les bodys que j'ai en stock. 2 brassières, ça ira bien, parce qu'il ne les remettra pas plus de deux fois après sa sortie, on ne va quand même pas faire des frais pour des vêtements qui ne seront pratiquement pas portés (ce serait le premier, encore, je me poserais la question...). Et la deuxième couverture, elle ne sera pas en polaire; j'ai de très chouettes couvertures en coton épais, importées du Canada exprès pour le Pirate, j'en mettrai deux dans la valise, et puis ça fera certainement l'affaire... Il ne faut quand même pas oublier qu'une maternité, c'est chauffé à plus de 20°!
- "un thermomètre électronique", ah, ben, ça tombe bien, je viens justement de le retrouver...
- une tenue de sortie.
Et puis c'est tout. On ne lave pas bébé, vous avez remarqué? Non, parce que je veux bien que le gel de toilette soit fourni par la maternité (c'était le cas dans le Nord, mais pas sur la Côte d'Azur), mais les serviettes, quand même, ça m'étonnerait; bien qu'il soit sans doute plus facile de garantir l'hygiène du linge que celle des thermomètres...

Personnellement, j'ai cru entendre dire que la nourriture était plus que passable, et j'ai donc prévu de mettre aussi un peu de ravitaillement dans ma valise. De toute façon, il n'y a jamais de goûter, à l'hôpital. Et puis de la lecture, aussi. Même si je me ferai probablement mettre la télé, surtout si Polichinelle a la bonne idée de naître pendant les JO (et ne me parlez pas du décalage horaire, un nourrisson, ça mange aussi la nuit, à l'heure des matchs de hockey...).

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Cartes exprès

(5 février)

Comme vous le savez, quand on déménage, et qu'on a une voiture, on est prié de communiquer sa nouvelle adresse aux forces de police, via la préfecture (ou la sous-préfecture), histoire que les autorités puissent vous retrouver quand un radar vous flashe sur l'autoroute. Ou au cas où votre voiture serait empruntée par des malfaiteurs pour commettre quelque délit.
Si vous n'obtempérez pas dans le mois qui suit votre déménagement, vous êtes passibles d'une amende de 4ème classe.
Je me suis donc rendue (dans les temps, ce n'est pas parce que je ne le raconte que maintenant que je n'ai pas scrupuleusement respecté la loi) à la préfecture, munie de la carte grise du visiospace et du formulaire ad-hoc téléchargé sur le net, imprimé sur papier jaune et signé par K. et moi, puisque la carte grise était à nos deux noms (avec des prénoms complètement loups-phoques). Comme c'est moi qui accomplissais la démarche, je me suis inscrite comme "titulaire", K. étant le "co-titulaire". L'agent n'a fait aucun problème, puisque j'avais aussi les deux passeports, et m'a envoyée faire la queue à la caisse. "On vous appellera." Sauf que. Le 3/4 des "Monsieur" appelés ce jour-là étaient des Madames. Soit que Monsieur travaillât, et eut envoyé sa femme accomplir une énième démarche administrative. Soit que, comme dans notre cas, le nouveau certificat d'immatriculation ait été automatiquement édité au nom de Monsieur. Je n'étais plus que co-titulaire, et j'avais perdu mon prénom dans la bataille.
Quand le recommandé promis est arrivé, cinq jours plus tard (alors qu'on annonce à tout le monde un délai de deux semaines), il était bien sûr au nom de Monsieur. "C'est mon mari", dis-je à la factrice, qui me le remit sans broncher contre ma signature. Voyant que la chose venait de Lille, j'en ai déduit qu'il s'agissait bien du nouveau certificat (imprimé par l'Imprimerie Nationale, selon toute vraisemblance sur le site de Flers - en Escrebieux) et je l'ai ouvert sans scrupules. Pour découvrir que cette fois, même mon nom de jeune fille avait disparu. Autrement dit, le "co-titulaire" de la voiture pour laquelle je paie encore pourrait aussi bien être mon fils ou mon beau-père! K. n'est qu'à moitié ravi, lui aussi, puisque son prénom a été corrigé (et oui, ici, les prénoms bretons, ils connaissent!), et que donc il est beaucoup plus facile de faire le lien entre le propriétaire de cette voiture et son permis de conduire à lui, déjà quelque peu entamé. A ceci près que personne ne peut vérifier que la date de naissance coïncide (ben oui, à quoi croyez-vous que sert la date de naissance à indiquer sur le formulaire, si ce n'est à faire le recoupement avec les permis de conduire?). En effet, lorsque j'ai rempli l'imprimé, je n'ai mis que ma date (et mon lieu) de naissance, puisqu'on ne me demandait pas celle du "co-titulaire".
Quelques jours plus tard, K., ayant retrouvé la carte grise de sa moto, m'a envoyée faire la démarche pour l'obtention de son nouveau numéro de plaque (j'avais de toute façon besoin d'aller en ville). Cette fois, l'agent n'était pas du coin, et s'est fait préciser ce qui était le nom et le prénom du "titulaire". En revanche, elle a mal recopié l'adresse. La caissière s'est aussi excusée de m'avoir appelée "Monsieur". Il faut dire que ce jour-là, il y a avait assez peu de femmes envoyées par leur époux; et même, rendons justice au sexe prétendu "fort", j'ai vu un Monsieur accourir à l'intitulé "Madame". J'ai aussi vu une jeune femme venir se plaindre qu'elle attendait son certificat définitif depuis trois semaines. Chez nous, le recommandé est arrivé le surlendemain. Impossible de faire plus rapide. Parce qu'il s'agit d'une moto?
Du coup, j'ai aussi contacté l'assurance pour avoir les nouvelles cartes vertes. Ca devenait d'autant plus urgent que celles valables pour les anciennes plaques en 2010 ont été égarées pendant le déménagement. Nous roulerons donc maintenant avec des véhicules portant des certificats d'assurance valables, et des plaques nouveau modèle.

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Impeccable (prononcez "(im)pécop' ")

(4 février)

C'est le mot qui conclut ici une transaction ou une action rondement menée.
Je dois dire que ce matin, il me convenait tout à fait.
A 9 heures moins 20, je m'apprêtai à conduire les enfants à l'école, ils étaient en train de s'habiller pour sortir, lorsque j'ai entendu le bruit d'une voiture sur le gravier. Mais qui donc osait entrer ainsi chez nous? J'ouvre la porte: Tiens, c'est le facteur. C'est vrai, le petit âne vert m'a promis un colis pour aujourd'hui. Le facteur, donc, après avoir salué et fouillé dans son vaste coffre, en sort un énorme paquet. Diantre, j'aurais pensé que la partie encombrante de la commande viendrait plus tard! "Ah, mais ça marche bien, la poste", me dit le préposé. Je n'en ai jamais douté; c'est d'ailleurs pourquoi je défends le service public. Là n'est pas la question, cependant. Le facteur dépose donc l'encombrant colis dans l'entrée (je suis sûre que si je lui avait demandé de le porter au premier, il l'aurait fait; mais je suis contre l'esclavagisme), et conclut: "Impeccab'".
Tu parles, Charles! Non seulement je suis livrée au jour annoncé, mais en plus, à une heure qui me convient. Je suis partie le coeur léger conduire les enfants à l'école, puis j'ai pu me rendre à un rendez-vous que j'avais dans la matinée. Si le facteur était passé plus tard, il aurait trouvé porte close, et j'aurais été bien embêtée pour aller chercher le colis, même à l'agence postale communale; je ne suis absolument pas en état de porter un paquet de ce format, fût-ce sur 20 mètres...
Il y a des jours, comme ça, où on a de la chance.

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Gros bébé?

(2 février 2010)

Aujourd'hui, deuxième et avant-dernière visite au CHIC pour voir le gynécologue (nan, mais j'ai fait toutes les visites prénatales, faut pas croire; seulement, je vous rappelle que j'ai déménagé à Noël!).
Vu qu'il avait été un peu pointilleux sur la glycémie, l'autre fois, je redoutais le pire, avec une glycosurie non nulle (mais inférieure à 0.5 g) et une albuminurie de 0.07 g (il fallait aller les chercher!), mais surtout, hum, trois kilos en plus depuis que j'arrive enfin à me reposer. Et bien non. Il était satisfait du test (le grand, en trois heures) pour le diabète, qui n'a rien révélé du tout, même pas une petite intolérance au glucose. Il a fait son petit prélèvement (coucou, le streptocoque, t'es encore là?), mais il n'a pas commenté l'état du col. Et puis il a mesuré la hauteur utérine et demandé à voir le compte-rendu de l'échographie. Je me demande s'il ne trouve pas ce bébé un peu volumineux, lui aussi (tu parles, ça m'arrangerait qu'une partie des trois kilos soit allée rembourrer son popotin plutôt que le mien...).
Et puis il m'a demandé si j'avais des contractions. Et là, heu, comment dire, moi, personnellement, sur une échelle de 1 à 10, je classe les contractions de début de travail en catégorie 2, et celles de fin de travail en 7 ou 8. Dans ma mémoire, il a été bien plus douloureux de se faire opérer de la jambe (j'étais sous morphine, après, quand même) que d'accoucher sans péridurale (oui, je sais, on dit que "le mal joli s'oublie"). Donc, bon, ce n'est pas parce que je ne les sens pratiquement pas, docteur, qu'elles sont négligeables d'un point de vue médical. Et alors, quand il m'a ressorti la loi des "toutes les 5 minutes pendant une heure", je lui ai dit que je viendrais sans doute avant, parce que ça va plutôt vite, d'habitude. Et en plus, c'est un troisième. Donc si j'attends une heure, elles ne seront probablement plus toutes les cinq minutes, les contractions...
Ensuite, il m'a dit que si je n'avais pas accouché début mars, il faudrait prendre rendez-vous avec la sage-femme. Alors que le terme est mi-mars. Il a l'air de penser que Polichinelle va sortir avant. Ou ferait aussi bien de sortir avant. C'est vrai que Mardi-Gras, c'est le 16 février. Mais les deux grands frères sont sagement nés à 39 SA, malgré les prévisions des gynécologues (la veille de la naissance du Pirate, on nous avait dit que ce n'était pas pour tout de suite; et la naissance de Numérobis a été imminente pendant trois semaines).
Théoriquement, je revois le médecin le 23 février. En attendant, je dois encore rencontrer l'anesthésiste, à la fin de cette semaine.

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